L.e MiouLet a'Oroivai
Avant le coiilluent de la Aliouze daiis la Siuule, arrive à
è^^uche le petit Sioulet, ou Sioulet d'Orcival. Comme pour tous
ï^os ruisseaux qui alimentent la Sioule, il faut aller bien loin
^-^liercher ses sources. La plus élevée est sur le tracliyte, der-
*^ière le puy deLoueire, à la grande fontaine de Servières, à
1-400 mètres environ. Une autre source, la fontaine de Gouteix,
>=^^^ présente dans les mômes conditions et à la même altitude,
^lerrière le puy de Combperret. Le ruisseau formé par ces deux
>*^:)urces descend sur les conglomérats ponceux jusqu'à Servières,
'>ù il a sans doute entraîné les alluvions volcaniques au point
«<le mettre le granité à nu. Il y recueille la petite source de
^erv^ières, et, un peu plus loin, un filet d'eau fourni par le
basalte d'une coulée qui descend du puy de Servières. L'eau
i'uisselant alors sur les conglomérats trachytiques passe sous
lc?s basaltes de Malvaisse et de Rouchaube et retrouve le granité
nux Planchettes, au-dessus d'Orcival. Le cours d'eau continue
*^t traverse Orcival sur le granité. Le ruisseau de Fléchât,
naissant au-dessus du village de ce nom, vient s'y joindre,
iiprès avoir contourné un joli dyke boisé situé au sud de Saint-
\Iartin- de -Tours. Los eaux réunies passent sous le pont de
Naint-Martin (793), puis en-dessous de Farges, mais là elles
entrent sur l'argile sableuse (749^ «pii marque les limites de
Tancieu lac d'Olby. Le cours de la petite rivière qui était presque directement sud nord devient alors très-siuueux et ses eaux arrivent à la Sioule (rive gauche), près du moulin de Monteillet. Sou trajet est de 16 kilomètres.
L<u Aliouzo.
Sa source, comme celle de la Sioule, se trouve à uue assez, grande altitude, sur les traeliytes pyroxéniques , derrière le village des Estombles (1118), dans la commune de Saint-Sauves, canton de Tauves. Ses eaux descendent bientôt dans une petite vallée creusée dans les tufs ponceux. Elles passent au village des Granges (1069) et entrent dans le canton de Rocliefort ou l>lutôt séparent ce dernier canton de celui de Bourg-Lastic , qui tous deux sont limités par elle sur une certaine étendue; mais dans les montagnes un peu élevr^es un ruisseau ne chemiiio jwis longtemps sans qu'un autre .vienne à sa rencontre ; aussi le ruisseau de Verdeix, naisssant sur les hauts plateaux à la fontaine de la Pouse (environ 1280), descend pour atteindro la rive droite de la Miouze. Au-dessus du hameau de Trador, il rencontre une nappe de basalte formant escari)emont ; il s*en précipite en belle cascade.
I^ cascade du Trador occupe un joli cirque de nmdiocro grandeur dans les trachytes et les basaltes. I^ chute d'eau n'a pas une grande hauteur, mais Teau tombe de la manière la plus gracieuse ; elle s'élance et se divise en rubans nombreux dont le plus large, celui du milieu, fait un soubresaut peu après son départ. Il rencontre des inégalités de la roche qui lui impriment diverses impulsions. Ces lames argentée-^; descendent d'un escarpement d'un beau noir et aussitôt qu*elles ont atteint la base de ce mur vertical, elles l'encontrent un rorher sur lequel elles se divisent de nouveau en gerbes rayonnantes et é(.*umeuses ; on dirait que ce rocher a été dispost» exprès pour donner naissance à une seconde cascade. On im se lasse pas d'admirer ce site et la chute qui doit son oxistonce à une coulée de basalte du massif de l'Estombles. On peut atteindre, sans difficultés, en escaladant quelques blocs, le point méuie où
^at? l^^au de la cascade. On peut aussi )j«?uétrer derrière la ^^ ^'^wiu, se reposer sur un lit d'herbes et de fleurs humectées
^ . ^'•*'"iA«'^p la campagne à travers des prismes limpides qui par-
^^ Atuirment les objets et souvent aussi les embellissent.
, " '*~~^-*^3ssous de la cascade et au-d?s:sus <lu villace arrive
I ^^^s^sau de Ricolas, naissant aussi pn*s de la fontaine de
^^^^-^ 3. La Miouze )>oursuit son cours dans une vallée prinii-
dant trois kilomètres, jusqu'à la cabane de l'Aigue-Brut.
uvait un ])etit lac doniin«'^ par un pic de basalte et
^^^quel venaient arx)utir doux ruisseaux qui existent en- ^ ^ ï-'ua à gauche, venant de l'étang de la Grange, l'autre
, plus important et fonné lui-méine des ileux ruisseaux,
ouse et desFnnix, tous deux alimentés {uir dn belles
es (1259), dont on voit jaillir les eaux on avant et eu
du puy do Prétie, derrière la l>aiime d'Ordenche.
deux cours d'eau suivants affluent sur la rive gauche,
le canton de Boui^-Lasti<î ; ce sont le grand c»t le j»etit
de Barreix, le premier sortant de la fontaine du Mouil-
ruisseau de Kiou|K\vr(>ux qui naît sur le haut plateau
ueuille descend sur les trachytes pyroxèniqucis et se
clans la Miouze prè'^ <lu plateau dos Angles, sur le mica-
^'^^^^ (rive droite).
» ^^^Vi.^ la rive gauche arrive un ruisseau dont le cours ne
"~ l^^-^se pas trois kilomètres et «pii change de nom trois foi*-*.
-i ^^^. source c'est le ruisseau des Puvs, plus l)as le ruisseau
^^"Xoulin d'Heume et vers sa jonction, le ruisseau des Rioux. ^ ^ - ^X Miouze ser|>ente au fond d'une gorge sauvage, au milieu ^^ ** "^illis et des rochers; elle fait mouvoir le petit moulin de ^^"lusset,. puis elle roc;oit irive gaucho) le ruisselet des Plan- ^'^tjes, sortant de l'étang du moulin de Banson. *^^^ massif du puy de Banson s'oppose à l'arrivée dos eaux ^ la rive gauche de la Miouze ; mais deux ruisseaux se d/'- ^'^'^^«nt sur sa rive droite avant qu'elle n'atteigne la Sioule, '^ont ceux du Pont-Barbo (;t drî K(X^hefort.
ruisseau de Pont-Barbe e^t remarquable par son cours *^^*long et presque dn)it. Il prend naissanoe au Mont-Dore,
«lerrière ia baune d'Onienche à la ft^otaine lie Graveiietre, joint ses eaux à celles de la fontaine du puy de Prétie ^1359' , .S4ius le nom de ruisseau de la Vergne et à celles de la source «le rOiseau iI212 ; il creuse immédiateuient son lit dans les <*<»nglomérats ponceux ; il suit toujours la mtuie vallée, sillonne l**s argiles sahleu^^es à Perpezat. les quittf* en dessus du massif basaltique de la Croix-des-Cbemiiis jniur eatrer sur k s gneiss [892 avec le nom de ruisseau de Pont-Barbe et vient directement joindre la Mittuze aprî^s un cour< direct de 12 kilomètres.
Le ruisseau de Roi?hefort a sa s-iuroe derrière la roche Malvialle et derrière les phonolit€>s du Roc-Blanc en\iron 1300^ et de la roche Tuillière, au milieu de taillis fourrés et de belles plantes montagnardi's. Ces sources forment le ruisseau de la Plane, creusé dans les ei>nglomérats trach^'tiques. Bientôt il i^st rejoint par le ruisseau du Pra-d'Auroux . qui a jxmr origine la belle fontaine de ce nom. située au pied du puy d'Auroux environ 1400 . Toutes ces s<>ur*-e< qui alimentent les ruisseaux de la Miouze sortent à l'extrémité de |>etites coulées de trach\'te cachées par le gazon. Quand le cours d'eau qu'elles forment est assez puissant, il dégrade les conglomérat^ j^juceux et met à nu le terrain primitif. C'est ce que Ton voit en dess*jus du village de la Plane, où a lieu sur ce terrain la jonction de deux ruisseaux, lesquels continuent directement du sud au nord sur ce terrain jusqu'au moulin du Fr«>ux, où ils reprennent leur rours sur le basalte jusqu'auprès de Rochefort. Là ils atteignent lo terrain primitif et se joignent bientôt au véritable ruisseau de RiK'hefort, dont nou^^ allons maintenant rechercher les sources.
Nous les trouverons en haut de la vallt»e de la Roche-Sauadiùre, daiis ses j^arties les plus siiuvages. L^s iilets les plus t'»lovés avoisiuent le lac de Guéry, et souvent il suttit d'une niottt^ do gaztm jHUir i»hangi^r la dirtN?tion de ces eaux, élevées il onvirtMi 1^50 mètres, jxmr les envoyer à TOcvan j>ar deux hiutos tW»s-dilVéri>nte^, (ku l'Allier et la I^ùre, ou par la Dor- «lo^uo.
C'UH iHXWX dt»8iHMulent dans la vallée siuivag^^ de la n>che Naoïuloiru, Ou a j^eine à les suivre si>us le? taillis fourrés et
^^ w /a magnifique végétation qui les abrite. Un torrent vient o/ncijre; il descend du puy de I-.ouèire dans le taillis, et sur
^ ^>0-rxi« végète le l)eau Pavot jaune, désigné sous le nom
» '^^^^^^^i^wiopsù cambrica ; Teau sV'coule dans cette vallée sur
'^^'^ :lomérats ponceux et sur d'innombrables débris de pho-
fi^rovenant des magnifiques prismes des roches Tuil-
Sanadoire. Elle a déblay<î ensuiti? ces conglomérats
sur la roche primitive jusqu'à Rochefort, où elle
^basalte qu'elle n'a pu creuser jusqu'au fond. Ici c'est
'^au de Fontsalado, qui, réuni plus loin au ruisseau
*lane, constitue le ruisseau de Rochefort, qui passe
>us de Massages, en dessous* du Colombier et qui atteint
*^ grmn€L et le petit MIoulet de I^ontaumur.
affluonta <lo la Sioule (rlire nçàuclic).
Xraste bassin occupé par une multitude de ruisseaux te le cours d'eau dont nous allons parler. Presque partout ^ j^ *^ terrain primitif qui domino; aussi oos eaux sont-elles
^^^lement pures.
dans la partie sud du canton d*IIerment, dans la com-
^^^ de Tortebesse, que se trouve la source du petit Sioulet,
\ *^ pente du bois do Clergeat. Une autre source descend
^^oulin des Renards et alors le petit Sioulet s«»pare les com-
*^ ^ de Brifi*ons et de Tortebesse.
"^I>rès avoir passé dans le cantr)n d'IIerment, au moulin de
^*^l^fer et à celui de Ilonzet, ce cours d'eau descend sur un es-
<ie grès houiller, où il ro^'oit le ruisseau de Gannersial et
^ chez Empête (708). Il a dil former dans la commune de
^gnat un lac allongé, d'un kilomètre environ de longueur,
le fond est occupé aujourd'hui par des prairies et des allu-
^ (689). Un peu plus loin, un lac semblable commençait
^^oulin de chez Calleux, et recevait autrefois les eaux de
l ^i^urs ruisseaux qui se jettent maintenant directement dans
7*^Oulet. Sur la rive gauche c'est le ruisseau de Laussepied,
^^^ant an-dessus de Boisset ; <ïur la rive droite celui de Sir-
SOUS, qui naît dans la commune de Prondines, et baigne la .^^M \z base du petit dyke basaltique de la Faye. Il faut ajouter encore ^3 le filet d'eau de Faudèche.
Avant de sortir du canton d'Herment, le petit Sioulet est:^rejoint par le ruisseau de Gauuiard, au moulin du Soulier (639\ . f Ce ruisseau a des sources nombreuses provenant du terraio^^-
primitif de la commune de Saint-Germain ; tels sont les ruis ^^^mom
seaux de Chadeu , de Malganne {l'2'2) , de Tétang de Farges^ ^ eux-mêmes tres-ramific^s et prenant, une fois réunis, le nonw de ruisseau de Vildemanche, puis de Laveix ou de Lacau. IF y a une nouvelle jonction avec le ruisseau de Feicheix, produi* Jm- .m.M Xîxli j)ar le trop-plein de l'étang de Malganne et par le ruisseau d^ J&> Mij ( Faydet, qui succède au ruis^^au de l'Etang dans la communes m-'w: Mu^un de Giat. Ce sont tous ces cours d'eau réunis qui constitiien-^rzM:^^ .«leij le ruisseau de Gaumard.
Le petit Sioulet a liai sa course dans le canton d'Herment j:*" m-w^iut'^ il entre dans celui do Pontaumur, où nous allons voir une foui M ^mzm ouJe de ruisseaux grossir ses eaux. Le premier vient joindre sur 1 W -:Kr Ja rive gauche, un peu au-dessus du moulin des Brousses. Il porLV — :«: ^:~Drte le nom de ruisseau de Chez-Fave à son affluent, mais il chanfizs:^^ ^ ^^^Re de nom plusieurs fois. Il naît dans la commune de Giat ^^ ^ et
s'appelle le ruisseau de Got. A trois kilomètres de sa sourczz^^HKi -«rce il alimente l'étang de Giat, en ce moment desséché (736) et î==sr ^ se
nomme alors le ruisseau de l'étang de (liat. A la Ribière, sg^ ^^ second étang et changement de nom. Il est alors le ruisseau JH-^ de Ribière, Il a dû fonner un lac au moulin de l'Envie, lac qi^»^ M=^^ 9'^' s'élargissait jusqu'à la Chaumette. Il ne prend définitivement Z ^^^ ^^ nom do ruisseau de Chez-Faye, qu'au moulin de la Rouelle (72 S{)\\ cours est de 21 kilomètres.
En face, c'est-à-diro sur la rive droite et au-delà d' petit élargissement (0'21) du petit Sioulei vient le ruisseau Borie-nasso, prenant naissance à Gondelon, au sud du pu Saint-Gulmier.
I#e petit Sioulet continue dans une valkn^ sauvage et sinueux'*' ot à deux kilomètres au nord du puy Saint-Gulmier, adm Hur sa rive droite le ruisseau de Saint-Genest. Une des source; de ce cours d'eau est dans la commune de Prondines, uDf^
.«lutre près de la Granle , dans la commune de Saint-Hilaireles-Monges et deux autres près du village des Bouchons, dans la môme commune.
Le petit Sioulet s'avance toujours sur les roches primitives «et reçoit (rive gauche) un de ses principaux affluents, le ruisseau ^e Tix (687). Les sources de ce ruisseau sont toutes situées sur les limites du département de la Creuse et du Puy-de- Dome; la plus éloignée, celle qui forme le ruisseau du Got, prend môme naissance dans le premier de ces départements. Au moulin Vernet en dessous de Solignat, le ruisseau de Chabrol vient rejoindre celui du Got, après avoir formé autrefois un petit lac près de ce moulin. Ces deux cours d'eau réunis forment le ruisseau du Vernet, qui va passer au nord de la très-petite commune de la Celle. Un peu avant la Celle, arrive encore l'eau des deux étangs de Chaludet et de l'étang Filias. A un kilomètre en dessous de la Celle, le ruisseau du Vernet entre dans le grand et bel étang de Tix (705). Cet étang est encore alimenté par le ruisseau de l'Eclauze, par le trop-plein de rétang du Croc et par celui d'un autre petit étang.
L'eau de l'étang de Tix sort au chAteau de ce nom et reçoit bientôt le ruisseau de l'Etrade, naisisant tout -à-fait sur la limite du département de la Corrèze, lequel remplit l'étang de Grasserot (706) avant de rejoindre les eaux de Tix. Ce dernier ruisseau a dû autrefois former un petit lac en dessous de Marcollangr». Il recueille les trop-pleins des étangs de BufiFevent et de Bouvière, le filet d*eau du Mont et arrive à Condat. Il poursuit son cours sinueux sur le granité et prend encore les trop-pleins des étangs de Courteix et de Chaverlanges, il fait un grand crochet au-dessous de Chénérailles et arrive au Sioulet.
Ce dernier ainsi renforcé n'est plus le petit Sioulet, mais le Sioulet proprement dit ; il prend les ruisseaux ]>eu dévelopjx^s de Ribeyrolles et de la Rodde, fait un coude à l'extrémité du plateau basaltique de l'Halle, arrive à Val et à Chambon.
C'est à ce dernier point que le ruisseau de Bezanton vient faire sa jonction. Sa source est très-loin dans la commune de Heume-l'Église, canton de Rochefort ; mais le ruisseau auquel elle donne nai^^sance pénètre bientôt dans le canton d'Herment
et coulant toujours sur le granité passe au pont du Diable et h Pérol, occupe ensuite le fond d'une vallée boisée et entro dans le canton de Pontgibaud par la commune de Cistemela-Forêt. L y reçoit immédiatement les très-petits ruisseaux do la Ganne et du Redondet, puis celui de Cisternes. Il limite sur une étendue de quatre kilomètres les cantons de Pontgibaud et de Pontaumur. Sur sa rive droite viennent affluer les ruisseaux du petit Bezanton et des côtes de Montglandier.
Deux coudes successifs amènent le Sioulet à Pontaumur oii ses eaux ont di\ autrefois former un lac très-pittoresque (519). Ce lac occupait un bassin allongé bordé de roches d'hémitrènes. Des cailloux roulés en tapissent le fond traverse par la rivière.
Au point où sont les portes de cet ancien bassin, on retrouve les mêmes rochers d'hémitrène que de l'autre côté de la rivière. C*eM. cette roche qui formait sans doute le barrage du lac dont le fond nivelé est couvert de si belles prairies. On voit cette digue en dessous de la ville, près du point où la Saunade rejoint la rive gauche du Sioulet.
Deux ruisseaux de la commune de Mérinchal, dans le département de la Creuse, ceux de RuUier et de Lazeix se réunissent à la limite du département du Puy-de-Dôme et forment le ruisseau du moulin de Pailler, qui, après avoir reçu les filets d'eau de la Gorce , de Maldière, de Chanterane et de la Gourange, devient la rivière de Saunade. Elle fait de nombreux détours au fond d'une vallée de gneiss ; elle s'adjoint le ruisseau de Tralaigues formé lui-même par l'étang de Pontourtet et par le ruisseau de Raby, dont la source est trè»-loin près de Vivier, dans la commune de Montel-de-Gelat.
La Saunade reçoit encore, et toujours sur sa rive gauche, le ruisseau de la Ganne-du-Soup , produit des belles sources de Font- Violet, dans les bois de Villossanges, puis le ruisseau du Fressinet et atteint à Pontaumur la rive gauche du Sioulet.
De Pontaumur à Miremont, les filets d'eau qui joignent le Sioulet sont insignifiants. Il déroule ses ondulations dans une vallée primitive et boisée des plus pittoresques, et fait uu
^ ^Ê S'^d crochet avant d'arriver à Miremont, où K? nii^soau dci
^m ^^celade lui apporte son tribut. On a là sous los yeux uu
^m ^bannant paysage auiuié par des eaux pures et rapides dé-
V i*'oyant leurs méandres sur un sol trcs-aeeidcnt<».
V £^ grand étang de Chancelade (671) situé dans les communes I ^6 tfontel-de>Gelat et do Charensat, à cheval sur les deux
^Qtons de Saint-Gervais et de Pontaumur, est alimenté par
Plusieurs ruisseaux du département do la Creuse, ainsi que
*^ ï© filet d*eau des Courtades et de Tétang de Malganne.
® ^^ <3igue, située à son extrémité orientale, sort le ruisseau
vJh^uicelade , ordinairement abondant. Il coulo aussi sur
^ïT^ii primitif. A cinq kilomètre; environ au-dessous do
^^^giae arrive le ruisseau de Diolet ou de Charensat, lequel
^^'^^nt sur la limite de ces deux communes est grossi par les
^*^ des étangs de la Faye et de Parinet et rentre dans le
^^'^^^ de Pontaumur pour rejoindre le ruisseau de Chancelade.
Ce r^ .
. ^^ïnier passe à I^ Hirc et à Partout et reçoit à Tingaud le
^^^au de Ramade, venant de Chez-Doucet, ainsi que celui de
^-'Hauraette, venant du hameau de ce nom. Avant d'arriver
^^^^golier, on voit la jonction du ruisseau do Barges sur le
1 ^^^in houiller. Ce dernier naît à la s»)urce de Fontardy dans
, ^^Ommune de Montel-de-Gelat. Il s'appelle d'abord le rif
^ ^ois-de-Roche et serpente beaucoup. .Vrrivé en dessous de
'^sse, il y trouve le ruisseau de Tétang de Méridas, qui sort
^ffet de cet étang de la commune do Villossanges et qui
j ^^^d en passant ceux des Vignettes et de la belle fontaine
^Charbonnier dans les bois de Villossanges. On voit que le
J)le ruisseau de Chancelade a une aire très-étendue.
6 Sioulet, augmenté de ce cours d'eau à Miremont, en
r^Dit bientôt un autre (rive droite) qui a aussi son importance.
^t le ruisseau de Teissoux.
VJne des sources de ce dernier est très-éloignée, toujours sur
granité, au Claveix (850) , comnmne de Cisternes-la-Forét,
^s le canton de Pontgibaud et tout près du canton de Roche-
L^^t. L'eau qui s'en (hjouIo, après avoir parcouru 4 kilomètres
ns la direction sud-nortl, se joint au moulin des Monts au
isseau de L#avidou et continue dans la mémo direction encore
sur une longueur de quatre kilomètres, et admet alors sur sa rive gauche le ruisseau de Ribouly, prenant naissance au nord du Cheix, dans cette même commime de Cisternes-la-Forêt. Après avoir réuni toutes ses eaux, le Teissoux roule au fond d*une vallée sauvage, y fait de nombreuses circonvolutions et se yerse dans le Sioulet (rive droite).
Cette rivière du Sioulet a recueilli, comme on Ta vu, une Uiultitude de ruisseaux et égoutté un grand bassin hydrographique. Elle n'a plus à faire que huit kilomètres pour atteindre la Sioule. Elle accomplit ce trajet au fond de gorges pn>foude> «t dénudées (475), contournant les massifs primitifs qui lui ofiDraient trop de résistance et montrant partout la puissance d'érogion des eaux courantes et rapides. Des lacs ont dû exister sur différents points de son parcours, mais on n'en voit plus les tr>8Uîes aujourd'hui. C'est à Pont-du-Bouchet, au poiut de jonction des trois cantons de Poutaumur, de Pontgibaud et de Manzat qu'a lieu la réunion de la Sioule et du Sioulet (468).
La petite rivière de Rouble, tributaire de la Sioule, prend naissance dans la conunune de Teilhet, canton de Menât, dans une vallée formée par le terrain houiller, entre les deux villages de MazeroUes et de la Rodde, à environ 650 mètres d'altitude. Soin courç est peu sinueux; elle passe à la Faye, Chez-Ranoux, à Mazaubel^ à la Viale et entre dans le canton de Montaigut, en dessous de Puy-Sidoux. Elle reçoit (rive gauche) le petit ruisseau des Cros, passe à Chambon et à Montjoie (526), reçoit le ruisseau des Rivaux qui vient des terrains primitifs du Quartier ^riv.e gauche) et continue son cours jusqu'à Saint-Eloi. Dans tout ce trajet la Rouble sépare presque nettement le terrain houiller du terrain primitif, mais un peu avant Saint-Eloi, elle ob^donne le terrain houiller, prend à Saint-Eloi (rive gauche) le fuissea^u des Moulin^, et va j^asser sous le monticule porphyrique de Montclou qu'elle laisse sur sa rive droite. A gauche viennent se verser au môme confluent les deux petits ruisseaux ift Kigonaes et de l'Etang, qui naissent près de Montaigut,
— îll -
/ftiis; sur la rive droite lo ruisseau da Cliovalior^; ut à i^auehi'
cel ti i de la Ganne (ôOT) qui «Ic^-eond <lu IJuisu*!. Sur la nionii*
W%'#^» , le ruisst^au de la lUiursi' ani(*iie K's t*aux de liuxinn»'.
-V partir de ce poiut la valK^e de la liouhle se creuse davan-
'•"^S^*^ et la rivière olFre un j)lus grand nombre de sinuosités.
^-- l<-3 va bientôt faire la limite entre les départements du Puv-
*'o — r3ônie et de rAllior, et à Tendroit m'''me où ses eaux tou-
'^-^^"Z!^ M \ t œ dernier département, elle recueilloà droiti» un ruisseau
*^* * «^ "fc t le cours est très-proloufré, <-'est le ruisseau <1.' Routr**, formée
^"^ i — ~ï iieme di?3 ruisseaux (!r Virne Ht de VoujriTot (pii naissent
^'^^ * B. 'ïss. la c.Hmnnun"" do MourcMiilIo, eantnn dj Montaipil. La
*• ^ ^:i.He fait idusifur-î rnw]i»«ts, à Sauteloup, eî pWs do là arriva,
"* ' *- ** 1 a rive gaucho, lo ruis-ieau dos Rii)lo> ou du moulin «TAugi'nîS
*'' ^ '•^ j)rend naissance sur hr^ lorrains piimitirs do hi l'omnnnie
ïrîuxièrcs. O sont le> doinières eaux (pn^ lui envoient ]os
^*^*^ *"^^ius du Puy-de-IVnn'. Lo ruisseau do la Bégausse, lui
*^' ^ ^ ^ *• ne, à droite, celles d*E<'liassi<Tes et de> environs.
-*^ — ^a Double court alors tros-longtemps dans une belh^ vallé'o.
"* *- ^-^^ a complètement quitté le dt''partement du Puy-de-Dome et
* ^ ===5^ortira pas de celui de TAllior. Elle fait une grande inllexitm
.^"^ >nouliu Cornussat où vient aflhuT ^rlve gauche'; une petite
^■^ ^^fre qui va chercher ses eaux ju^quau Montel ot à Mont-
^. ^^^^ ^^:*ault. Trois petits ruissclots abordent ensuite sa rive dn^ite.
^^^ autre uaissant àVous;ao se verse sur sa rive «raucho, et
:3oub!e j>as^e sous CLantoIh» oh elle fait un large dé*tour.
artir de ce |»oint elle abandonne le terrain primitif et entre
^ les terrains tertiaires ou alluvicns. Dans la commune»
;^ ^^ <^intrat et tout pW's du ohof-lieu est rallluent (rive droite;
^'^ ^e petite rivière dont hîs eaux sont recueillies dans un véri-
"^ *^^ ïe roseau de petites vallées creu-^écs dans lo sol primitif, et
" ^ ^ tinuent sur les terrains de sédiments, à ]lellenav<\ St-Bonnot,
^rroux, etc.
^rès de Chareil un autre affluent de la rive gauche pnMul sa
ssance dans les étangs du Theil et du Mas et suit une longue
w ^l(»e dans le terrain primitif. C'est le dernier affluent de la
*~^iible qui rejoint, à Barutet, la rive gauche de la Sioule.
Xa petite rivière qui passe à Saiut-Pour(;ain pour se roiidn»,
sur la rive gauche, dans la Sioule, a sa source à 1( de la ville, près du village du Theil, et reçoit, en pi de quelques étangs.
CHA1>ITRE XVIIl
Le Cher et mem mÊÊkuemtm,
^•^ ^=4épartement du Puy-de-Dôme n'envoie qu'un faible tribut ^' ^"^ivière du Cher. Quelques ruisseaux qui prennent nais-
sur les terrains primitifs du canton do Montaigut et
*^ *^ cz^nsat , envoient aussi leurs eaux dans la Loire , ou elles
"^^i^ent qu'après un très-long parcours. Le Cher les re-
. ^^ «^X^ avant de passer à Montluçon et les verse dans la Ix)ire,
imoins, ces petits affluents du Cher sont assez nombreux
, *^^xir cours assez long. En tirant une ligne drfjite d'Youx
^ *^^^ritaigut on a la ligne do partage des eaux entre les bassins
l^ Sioule et du Cher; toutes colles qui s'écoulent à Test
Cîotto ligne tombent dans la Sioule, celles qui vont à l'ouest
' ''^^'tant dans le Cher ; la plujmrt des cours d'eau de ce dernier
^"^^^in prennent naissance dans des étangs situés sur le terrain
"^^x nous suivons la ligne de faite en partant du nord et nous . ^'^Seant vers le sud , nous trouverons les ruisseaux ou petites *^res dont les noms suivent.
"■^^i ruisseau de Montmazot , partant de l'étang do ce nom (560),
, ^^ le canton de Montaigut, arrose la commune d'Ars et sort
^ ^vpartement à la Tartasse jwur entrer dans le département
X* allier, dans la commune de Ronnet où il rejoint un ruisseau
^ ^ ^'écoule dans le Tardes, tributaire du Cher.
L'étang de la PraJt» ^582 situé tri»s-près Je Montaigut, pruà^^i^ ^\ii
le ruisseau de Rinage qui passe dans la commune de Crouz ^hIW
et y reçoit sur sa rive gauche le ruisseau de Genillat , celui du
la Fourrière, celui de Grandsaigne, celui de la Ganne, né ^^^^-^ur
1(» granité de Plamonteix, et sort de la commune de'^'irlet pi )ur
entrer dans le département de rAllier ^463), où, npi^ayni m w ^y
encore de nouveaux afîluent^ , il est devenu une petite nvi -^^^re qui s'écoulr dans le Tardes.
Le ruisseau d'Aizier, canton do Pionsat, sort du petit et au-dessus du Quartier près do Villemontagne; il a formé aut— fois un petit lac en dessous de Chez-Porte ^555). Il recueille "mm
peu au-delà sur sa rive gaucho le ruisseau de Fouh»n , puise ie
ruisseau de la Ganne ou de la Cellette, puis à Pitmsat mdme^ ** toujours sur sa rive gauche , le ruisseau de I^mourette qui dl^ cend des c<Meaux voisins de la commune de Gouttières, sur limite des cantons de Pionsat et de Saint-Gervais. Ce niiîisea^^ remplit l'étang de Durât (522), avant de se n?unir au rui^sesi^ d'Aizier, qui prend alors le nom de ruisseau de Pionsat on de Ikiron. Avant d'entrer dans le département de rAllier, il est rejoint par le niisseau de Lacoste, dont le cours assez piolongî^ a lieu [jartout sur le granité. Il coule longtemps aA'ec de nombreu<5cs sinuosités, faisant la limite entre les départements du Puy-do-Dome ot do TAHier, et se jette dan^ le Cher au moulin Ramaux.
Le ruisseau de Johet, naissant dan-^ la commune deBu!ç<ière*t sous RoclifMVAgoiU , de-cend à Rou])ras et recueille sur sa rive droite le rui<;seau de? Mazan. Au-dessous do Rouhras, il a creu'^ son lit assez profond au point do jonction des granite<« et des |)orph}TCS qu'il n'a pu atta(jucr (M')\ Lo ruisselet de Chante^ perdrix qui pa^se son"; Roucoulait dans une valhk» de porphvw des plus sauvages, ot la petite rivièr.^ qui j>rend alors lo nom de Mousson, longeant toujours le terrain de porphyre, va Êiînsa jonction au Cher, sur une j)etite plaine d'alluvion sîtuA^ au bas du monticule sur lequel Ch;ltcau-sur-Cher est bââ.
Knfin le< eaux qui s'égouttent d'^s collines granitique^ de U o<mimune de Verghea^ sont fournies j)ar les trop pleins de rêiao^ de la Prade et de l'étang Neuf. Ils fonnent la petite
de A-^ .aimpeluse qui longe le terrain porpliyrique , re(;oit à droite '^s :»• «^^Bisseaux du bois de Rochat et de Gros-Bois , et atteint le Cher
•^u — <fï. ^ssus du hameau et du bois de Bertange.
Rivièro de l'CECll , oinuoiit du Otior.
e des sources de la rivière de TŒil, commenc? dans le dément du Puy-de-Dôme près de la Villatte (529) et du Mont, n de Montaigut. Elle coule sur le granité dans une vallée centuée sous le nom de ruisseau du Cluzeau , ou de Sau- 5. Ce ruisseau atteint la rivière de TŒil (rive gauche) au in dosBalladiers, département de TAllier. Cette rivière coule Commeutry sans pénétrer sur le terrain houlller , et y reçoit gauche), la Banne qui recueille aussi quelques filets d*eau dans le canton de Montaigut.
rivière de TŒil ainsi grossie après un cours prolongé
e granité, traverse le terrain houiller de Deneuille, reçoit
■^oirat (rive droite), le Morgon et plusieurs autres rivières
•«ndant des terrains de trias du Bourboimais , puis se jette
cette dernière, après avoir traversé un bassin hoùilléï
teint le Cher sur sa rive droite , à Méaulne.