‹ L'eau sur le plateau central de la FranceChapitre 20 sur 43 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Le» Alllaents de la Dordogne.

]L<a DuraïKlo.

La Burandc a ses sources dans le canton de Latour. La plus élevée sort du trachyte sur le flanc occidental du puy Redon , au 31ont-Dore, à environ 1650 mètres d*altitude. Le ruisseau atteint lientôt une vallée boisée , creusée dans les conglomérats pon- ^)eux (1233) , et après avoir longé la base du plateau de la Ger- 1)audie , il reçoit à droite les ruisseaux des burons de Montaigut <ît celui de la Jarrige qui lui apporte les eaux des hauts sommets trachytiques qui s'y réunissent par trois branches, lesquelles courent sur les pelouses. Dès sa jonction au ruisseau de la Jarrige, la Burande abandonne les terrains volcaniques et creuse son lit dans le granité. Elle prend à gauche le ruisseau de Sousla-Roche, passe à Sarsenat (982) et recueille, à droite, au moulin Taquet, le ruisseau de la Fayette qui nait dans les tufs ponceux près des burons de la Jarrige.

La Burande passe à la Chaudorie au-dessous de Latour, sur

granité, et près de Porte se trouve (rive gauche) l'affluent de

la Gagne. Cette petite rivière est, elle-même, formée do plusieurs

ruisseaux dont les sources sont très-éloignées. Tel est d'abord

le ruisseau de Chastreix, venant des puy s de Pouge et de Mont-

i^on sur trachyte à environ 1400 mètres et passant sur le granité,

au-dessous du plateau basaltique de Chastreix ; puis le ruisseau

de Chovet qui sort de la nappe de basalte de la Masse (1190).

Ces deux ruisseaux formaient un lac à leur confluent. U couloo de basalte en constituait la digue au-dessous du villag de Chastreix. Maintenant cette digue est en partie usée et Teau partagée en plusieurs niasses , jaillit sur des prismes étages e semble se rej)oscr un instant dans le bassin qu'elle a creusé pied de la colonnade, j)0ur aller plus loin former de nouvelles chutes. Il y avait pn^s de la cascade quand nous la visitâmes le 12 juillet 1854, de tros-beaux groupes de Doronicum ati«— triacum entretenus sur les lx)rds du lïassin [Kir une humiditi^ constante.

La Gagne continua ensuite sur le granité en faisant de nom breux détours dans une vallcHî dont elle a bien visiblement us(^ les parois. Il lui arrive à gauche le ruisseau de Barbaud dont 1^ lit est constamment sur le basalte et dont Torigine se trouve danr un marais cratériformo Jo grande dimension , situé sur le pla teau de la Masse , commune de Chastreix. I-a Gagne passe alor^ en^e*5S0us de Laty et d*Orbevialle , continuant ses détours rejoint la Burande pn»s dos Portes, après avoir séjourné autrefoi en-dessous d*Eyragno pour former un petit lac.

C'est dans ces deux vallws de la Burande et de la Gagne séparées par le prolongement du large plateau basaltique d lîousquet, que l'on |)eut étudier le phénomène névéen dans tou son dévelopi^ement. Les granités y sont usés et choqués d'u c<5té, préservés de l'autre, et ces caractères singuliers qui s présentent comme une énigme sur de vastes proportions dan«= la Scandinavie, sont ici réunis sur un espace restreint et offron eux-mêmes au géologue l'explication de leur origine. Nous avonf=5 décrit avec détails c<»s terrains dans le cinquième volume do? nos Epoques (jéolofjifpies de rAitverfjfie.

I^ Burande, pn»s de I^tour, otTro j)lusiours cascades dan^ son cours. Au-dossous de Corbeit, et avant d'arriver à Montoux , on entend de loin un bruit ccmsidérabU». C'est la Burande trèsgrosse après les pluies , qui s'échapjxî tout entière d'un étroit ]>assageà travers les granités et dont les eaux écumantes courent avei; rapidité et se précipitent sur les rochers. Un petit moulin, mû par une force considérable, ajoute encore à la h?auté pittoresque de cette jolie cascade.

Au-cLessous de Montbaillard, la Burande offre l'affluent (rive

gauche), du ruisseau de Montoux. Ce dernier naît sur le bord de

ia nappe basaltique de Lessard. Il alimentait autrefois un ancien

^ac situé entre Montoux et Préliveix. C'est maintenant une vall(5e

a55soz large dont le sol est tourbeux, le fond plat, au milieu duquel

^^ 3.j>orçoit quelques saillies de granité. Il n'est pas difficile de

'■^^oo IX naître remplacement des Portes de granité qui fermaient

ia ^'a.llée , mais qui n'ont {)u résister à l'action de Teau et des ma-

choquants qu'elle entraînait.

^s la jonction de ce ruisseau , la Kurande dont la vallée a ^^^^ I>rofondément creusée , entre dans le canton de Tauves , à "^-^'^ t.— Vieux, où elle a laissé quelques alluvions et où elle est rorxcioi^lj.(',e rive droite, par le ruisseau de Burandoux. Celui-ci °^*"^ au-dessus de Férérolles, près de la foret de la Roche, com- ^^^-^^^^ et canton de Latour; il coule ensuite sur le basalte et se J^ ^ *>^^ sous le nom de ruisseau de Pissol au ruisseau des Aissanis

^^^^^ t la naissance a lieu très-loin et sur tracliyte dans la commune .^^ I-^tour, près des limites de celle de Chastreix. Après cette jonc- ^^*~^ , le Burandoux coule sut le granité , passe sous les basaltes ^ "^ ''oueix , du Montel et d'Aulhiat et arrive à la Burande.

ne fois à Pont-Vieux (716), ce dernier cours d*eau ne reçoit '^ ^^ 5^ de suppléments , il s'enfonce de plus en plus dans une vallée ^^^ pentes rapides et boisées où il a déposé autrefois des allu-

sur les deux rives, alors qu'il était alimenté par une plus

^ide quantité d'eau. Ijc terrain houiller de Singles est traversé

la Buxande; elle a dil y laisser séjourner ses eaux vers le

^jlin de Serre où des alluvions plus modernes indiquent le fond

ancien bassin. A deux kilomètres à l'ouest de ce moulin,

mêle ses eaux à celles de la Dordogne.

X^a naniado et lo Oliavanon.

Ram)Eide a ses naissants dans le département de la Creuse, le terrain primitif des communes de Mont- Guillaume, Saint-Aignant et de Flayat. Elle reçoit les trop-pleins de sieurs étangs, et à peine née, elle sépare les départements la Creuse et du Puv-do-DAme sur la lisière du canton Pontaumur.

La commune de Fernoël, dans ce canlon du Puy-de-Dôme, lui envoie, sur sa rive gauche, le ruisseau de La Chaise, petit conn d'eau très-stuueux, courant sur le granité et provenant do plusieurs étangs situés près du village de La Chaise (750). A une petite distance, dans le canton de Pontattmor, en-dessous de Ville- Vergue , la Ramade a formé autrefois un joli petit lac dont le fond qu'elle traverse encore est recouvert de prairies et d'alluvions.

Un peu plus bas , la Ramade constitue dans le déparlement do la Creuse d'autres étangs dont les sources s'ajoutent encore à ses eaux. Klle sépare assez longtemps le canton d'Hermeat du département de la Creuse, m dirigeant du nord-ouest au sud ou au sud-est, ot reçoit, sur sa rive droite, la Miousette qui descend du terrain primitif de la Creuse , laquelle vient elle-même de recueillir le ruisseau du Feix, dont l'origine est la même que celle de la Miousette.

A partir de cet affluent , la rivière prend le nom de Chavanon et coule dans des gorges très-profondes qui séparent le départemont do la Corrèze de celui du Puy-dc-Dâme ; dans ce dernier département, c'est-à-dire sur sa rive gauche, arrivent très-près l'un do l'autre les ruisseaux d'Orcet et de Montelbrut.

Dans le département du Puy-de-Ddmc, et par conséquent sur sa rive gauche , le Chavanon reçoit d'abord le ruisseau de Maljieire ou ruisseau de la Ganne-du-Ray dont la source est à RausEot, commune de Briffont. Le Chavanon contourne alors, dans (les gorges profondes, le massif primitif et sauvage sur lequel est bili le village de Puy-Rayuaud et, dans le fond d'un de ces profonds d(V)urs Itù arrive le ruisseau de Corne qui est aussi trèsonmiasé daim li< terrain primitif; une belle prairie s'étend sur les IkinU de w joli ruisseau. J'y arrivai le 1" août 1854, le soleil vunaît h \man d'y )>énétn>r. On n'entendait que te bruit des eaux ot 11) ohiuit des uiaoaus. Des bois de Hêtres et de Chênes parsemés du Twiliblot descendent sur les pentes abruptes et l'on arrive dui uns do oes retraites pastorales, st^our du calme et de la Hri)\lutV<. Vient ensuite le ruisseau du Bourg qui passe au sud du lliiiirii-Ltstio. A deux kilomètres de la jonction de ce ruisseau HU IMUW le principal affident du Chavanon , c'est la Clîdane.

celJl

Le diavanon se dirige alors à Touest, fait un crochet vers le nord et toxjunant brusquement au sud, marche en ligne droite penplusieurs kilomètres au fond des escarpements primitifs qui constituent ses rives.

béai de Rozière et le béai de Côte-Chaude, après avoir épui^^K^ leurs chutes et leurs rapides dans les vallées sauvages du ^i3as et de Savennes se réunissent pour se verser dans le Oln^avanon au milieu des bois. Le dernier ruisseau qui se rend ^^ O^havanon sur sa rive gauche, est un filet qui nait près uo «Savennes et qui fait tourner le petit moulin de Roux.

^i^JT sa rive droite, tout aussi sauvage et aussi escarpée que

k x-i-^^e gauche, le Chavanon n'a que très-peu d'afQuents; il n'y

^ S^^s-^re que deux ruisseaux dont l'un passe près d'Eygurande

^^ ^. ^-^ tous deux recueillent leurs eaux sur les gneiss de cette

P^^^mMi du département de la Corrèze,

Chavanon fait sa jonction à la Dordogne (rive droite de i] en-dessous du massif primitif où se trouve le village :radel situé à 766 mètres d'altitude.

Tjm GHidanet nin vient du Clia^anon.

Clidane qui va rejoindre la rive gauche du Chavanon ,

non-seulement tout le canton de Bourg- Lastic, mais

le ses affluents remonte à travers le canton de Tauves

1,^ ^^c^Ti'aux limites de la commune de Murat-le-Quaire, canton

^E^ochefort.

^us pouvons considérer aimme source de cette rivière, tseau des Gannes ou de la Nugère, naissant sur le micaste, au-dessus de Chanonet, commune de BrifTunt, et tout ^^^^^^ de la limite de la conmiuno de Tortebesse (970), Le ruisseau ^^ ^ii^hanonet rejoint bientôt celui do la Nugère et ils descendent

en ligne droite du nord au sud , jusqu'au moulin de

>inat| où ils reçoivent le liiet d'eau de Trois-Poux. C'est alors

^vière de Clidane qui porte aussi le nom de Sioule. Sa vallée

Eieuse peu à peu ; le ruisseau de Feix vient aboutir près du

de la Yeyle (862) , et à 6 kilomètres en-dessous et tou-

sur la rive gauche se trouve l'affluent le plus important de

le^

cett? ri\-ière ; c'est encore te ruisseau de la Ganue ou de Forcad^ qui s'étead très-loin. Ce cours d'eau est lui-même alimenté paxle ruisseau de la Loubière, lequel recueille Ips eaux du ruisseau de la Cluze, village bâti sur le fond d'un ancien lac. Le ruisseati de Forcade coule d'abord sur les conglomérats, où il prend naissance sous les basaltes de Pailler et des environs , puis sur le granile jusqu'à son embouchure dans la Clidane.

Cette jonction s'opère en un lieu très-:îauTage , et alors, la Clidane tourne à l'ouest et se dirige rapidement vers le Chavanoni Elle fait beaucoup de petits détours et ne reçoit plus que des filets d'eau insignifiants.

La Clidane est profondément encaissée dans les gneiss et dans les micaschistes, elle passe près des ruines d'un \ieux château construit sur la cime déchiquetée d'un rocher qui domine le torrent, ou descend par de nombreux lacets le chemiu qui borde le précipice, el dés le commencement de la descente, on entend le bruit des eaux qui courent porter leur tribut à la rivière de Chavanon. Les Hêtres et les Bouleaux sont dis|>ersés par groupes sur ses pentes e«;arpées, et l'on voit les saillies des rochers s'élever en cimes démantelées au-dessus de la verdure. Au moulin de Tauvert, la Clidane s'échappe d'une gorge resserrée, elle arrose une prairie arrondie indiquant lo fond d'un lac régulier et rejoignant ses deux bras détournés pour l'irrigation, elle s'engage de nouveau dans des gorges retrécies. Ce ne sont, dans une partie de son cours, que des défilés ou de petits cirques dont on a fait des prairies fertiles abreuvées des eaux les plus pures.

A un kilomètre du moulin de Tauvert, elle atteint le Cha- Tanon [631).

IM Rue Ae Condat od Oran<le-Roe<

PItunenrs rivières du département du Cantal ont reçu le nom

de Rue ou Rhue. La principale est celle que l'on désigne sous

le nom de Grande-Rue et qui porte directement ses eaux dans

la Dordogne. Elle a sa source dans le département du Pay-

SDT le Cézalier, au puy de Chamaroux , près de Mont-

, à 1478 mètres d'altitude. « Ce n*est d'abord, dit M. Louis Robin , qu'un faible cours d'eau comme toutes les rivières du Oantal à leurnaissance; mais bientôt le ruisseau de Lascombes, tii de Trémiseau et plus bas la rivière d'Egliseneuve (la Cla- ), qui descend, impétueuse, des environs de Vassivières, emnent confondre leurs eaux dans son lit, et continuant alors course vers l'ouest , la rivière, ainsi accrue , atteint le riant fertile bassin de Condat, gracieuse oasis, ou après une course désordonnée, au fond de la gorge étroite et resserrée dans laquelle trouvait captive, elle ondule sur une riche mosaïque de Houx roulés.

»► I^es petits ruisseaux de la commune de St-Genès-Champespe desoondent tous dans le Cantal et se jettent dans la Grande- Rue ^tt— de^ssous de Condat. Tels sont les ruisseaux de Laspialades, de l*Estresse, de Maignat qui prend sa source à l'Arbre, et qui prisse à Saint-Genès, le ruisseau de la Rodelle, ceux de Pa- 'androux, de Poux, et de Gabœuf.

^ I^^^i Rue a dépassé les hautes culées du pont en iil de fer qui

'^li^ ses deux rives; la Santoire a mêlé plus loin son onde à la

siexiLX^^; alors plus confiante en sa force, elle affronte hardiment

*^ï^ ^On lit de rochers, les sombres forêts de Maubert, des Gaulis

9^* ^* étendent à droite, et celles de Peyrelègue, de St-Âmandin

®^ ^^ Chavagnac qui bordent son autre rive.

n n'arrive de Saint-Amandin au carrefour de Cournéiiou ,

aller à Trémouille, qu'en passant la Rue sur une perche

pin jetée d'un rocher à l'autre , dans un endroit resserré,

ont d'un goufire profond et tourbillonnant, passage difficile

ux, qu'on n'aborde pas, une première fois surtout,

^ un serrement de cœur.

-Après avoir reçu les ruisseaux de Couderc, de Trémouille,

Saint-Amandin , la Rue se réunit au-dessous de Coindes,

autre rivière qui porte le même nom , sauf une légère dif-

ce dans l'orthographe, la Rhue de Cheylade, qui vient du

Itfaij. Confondant alors et leurs eaux et leurs noms , elles

^^pient sous la dénomination de Grande-Rue ^ les plaines

^^hamboOy d'Embort et de Sarraus, et forment bientôt la cas*

de Rochemont ou Saut-de*la-SauIe, »

M. BouLIlet a décrit avpc soin cette belle chute de la rivi^ de Rue. < Quand on est à Saint-Thomas , dit-il , on n'est plu qu'à 20 minutes du Saulrde-lorSaule, nom de cette belle cascadt Pour y parvenir, on suit le sentier à droite de la rivière , et o arrive sans fatigue jusqu'à mi-chemin. Là se présentent des dil Ëcultés très-propres àîntimider les personnes non habituées au mauvais pas des montagnes. En présence d'escarpements inac cessibles, on n'a plus d'autre chemin que le lit de la rivière vous la remontez en posant les pieds sur des pierres lisses i glissantes, et l'oreille est frappée du bruit des Ûots qui vous en viroonent et de celui de la cascade elle-m<5me; vous chemim d'un pas mal assuré à travers les pointes de rochers que l'actio des eaux a mises à nu. Quelles dîRîcultés la rivière n'a-t-elle pa eu à vaincre pour se pratiquer un lit dans des rochers d'une ni ture si dure et si compacte (gneiss porphyrique traversé de filon de diorite) ! L'imagination comprend-elle les e&orts qu'il a fall à ces eaux tumultueuses et tourbillonnantes pour creuser, dan les escarpements entre lesquels elles boudissent et s'échappeni ces cuves profondes, ces niches parfaites et polies comme 1 marbre le mieux travaillé , que l'on y voit à diverses hauteurs et l'existence do cette suite de sillons plus ou moins profonds que l'on observe sur les roches délaissées par les eaux , de ce ttillonK anfUYi Homblables à ceux que trace la charrue, n'est-ell pas auMHÎ un 8ujet d'élonnement? C'est bien là l'ouvrage mer vnilh'ux (les siècles.

I Après avoir franchi péniblement, mais non sans un vif in térAt,(!n4 accidents divers, images frappantes de destruction vouH voua trouvez en Eooe du Saul-de-îa-Saule , qui serait bie inioux nommé U SaïU-de-la-Rue. C'est par une espèce de cani en ponto (]ue cette rivière, dont le cours est généralement tro rapide, est ]>arrcnuo à creuser dans le roc sur sa rive gauche qu'on U voit se précipiicr dans un bassin profond , avec un inipétuusitt! d'autant plus grande , que ce passage , très-étroii n'oAt point en rapport avec la masse d'eau qui js'y accumuk 1/impulsion incessante qu'elle reçoit des eaux supérieures, t ooll* qu'elle exerce à son tour, parl'e&etde sa chute, sont tdle (|U'i1 i>i) nlaulttt utiairaemeat, un bruit étrange, que l'on pourrai

rfe /

coyn.yz»arer au rugissement du Lion. Lorsque la rivière grossit par i^s pluies ou la fonte des neiges, le canal ne suffit plus à son écov». l ement ; la portion surabondante étant refoulée par Ténorme rooli^^r dans lequel est pratiqué le canal, va se jeter sur sa rive <lï"c>î'C^, et se réunir aux eaux provenant de la cascade. De mauvais ^^j? broussailles, quelques arbres rabougris , que Ton aperçoit ^^Jf* l^^s hauteurs qui dominent d'un côté ces lieux sauvages, sont i^^ ^^Stils objets qui viennent contraster avec cent qui forment ^'^i=^2s^mble de ce singulier tableau. Ces eaux furieuses qui se bri 53^^ ut comme en une poussière contre d(3S rochers arides, aux- ^^^1^^ leur action séculaire a imprimé les formes les plus extraoran:i.^fc.iies et les plus variées; ces bruits as«;ourdissants , qui se y^^l^^iit et se confondent avec le croassement lugubre ^du Coraçias ^ "^<:^ rouge; tout se réunit dans cette scène, pour causer lasur- P^*^^ et causer de vives émotions. » (Descript. hist. et scientif. Haute- Auvergne , p. 379.)

Bouillet se plaint de T inexactitude des dessins qui repréut cette magnifique cascade ; que dirait-il des images sur •'ergne insérées dans le Tour du Monde, de Charton, et un Guide au Mont- Dore , deux ouvrages édités par Ha- 3? Heureusement que l'Auvergne n'a rien de commun avec létendues copies de ses paysages et de ses merveilles, quelque distance de là , le ruisseau de Soulou , qui vient ^ ^int-Etienne, se réunit à la Rue sur sa rive gauche ; elle a J^ xeçu de l'autre rive, la rivière de Varentaine, et le ruisseau ^ 1^ Crégut qui prend sa source dans le beau et grand lac de m. Elle pénètre alors dans le département de la Corrèze, nte la scierie et le fourneau d'essai de minerais de fer «lint-Thomas , atteint le pont de Saint-Thomas, formé d'une ^ arche, remarquable par sa hardiesse et son élévation, et joindre à laDordogne au-dessous du village de St -Thomas, 1 un parcours d'environ 46 kilomètres. * (Louis Robin. DicL •- ti hist. du Cantal, t. V, p. 97.)

I^a OloinoujBo, affluent cle la Itue d.e Oondat.

^-^^6 bonne partie des eaux qui naissent sur les basaltes du t sud du canton de Besse descendent dans le département

urt Ht au

du Cantal. Le point le plus éloigné, où la Clamouse reçue* ses eaux, se tiviuve sur les traehvtes, derrière Vassivières {1 Son cours tK^s-sinueux a lieu sur ces roches jusqu'au pont même nom ; 118*2 . La Clamouse prend au pont les eaux qui ;urn)sé de vastes prairies derrière le puy Merle ; elle court des tapis de verdure, charmantes prairies émaillées de to les fleurs du printemps. Les dômes feuillées du Hêtre descend*. enf jusque sur l<*bord des eaux, des buissons de Saules fornlëa t rfç

petits gr^mp-^s arrondi'^ sur la prairie et Teau murmurante ck2 siHis leurs branches enlacées. Des Callha paluslris indiqu K*s jKÙnis les plus marécageux ; ils sont nains à laides fleurs milieu des cazoas de Sphagnuin. Ces prairies sont littéralem cvHiTt'rtes de Narcisses jaunes Xarris^us pseudO'narcism4j i?raudes fleurs* à ;ii>iets orau£>*s.

Plus Ivis, e:ii:v E-:liseneuve et le pont de Clamouse, les ea du ruisseau parA:'55:en: noires; elies courent sur les rochers, bo: dissent au uiuiou des prairies : elles se perdent sous la verfr teuilUv des ari^re>, lu;taui tvnire des massifs de basalte, l blsAMchi'^jMiîît vio leur tvu!iîe et s'élançant en poussière argen sur U^ Moiis^ics su>iv:idi;e< aux rochers. Pendant ce long traje^^ d'K^îU'Vnou^e au vont de Clamouse. nous restâmes en ad-^ mtr^tiv'u dcvau: ».ys Ivaux paysage^ p^ur lesquels cependant 3 U Wv^tun* tt'eiurlovait autre chose que ses Hêtres et ses prai-ru»5t, s*^ iNJiux :.îuvide< et les noir> rochers de ses volcans (3C

Klle eutr^* sur It^ bdsalies et coule rapidement jusqu'à E^i lu^u^\^ ou vU*îA o:i la viestcie sous le nom de Rue; elle a reçu l l.afArci' ^ur sji r:\e >lrv^::e le ruis^au Vert dont la belle somce «v^iuuuv IV< V'çsarvis, s** trvnive à la hase du puv du Bois-Noir V* j^ K<^x^''uo U\^ n;iss**au\ de Groleix de Chabanial, d'En— Ht^Wi%^ UVt>\ vviui du lac de Chambedaze et celai do dv I.A tVv ^tiu' à U hase du puy de I^ Veysse. Le dv Chs*«u*<» > v^'«t v.Uvlr\» a *ïïiuche à Egîiseneuve, amenant a l\\^u vk* U N'Uc s^n;rvv du bur^^n de La Fumade.

Vu aW«»**^vh dKjilis^^nouw et sur te^rrain primitif, arrire, aj ^ «K^KlvMW^ s^uuv>:iuk<«^« le ruissteau de Lonbanerve. qui lai imjSm^^ ^ ivvH^^^lU KHis le$ âWts d'eau de la commane d'EspinchaE'-

c*est-a-dire las ruisseaux de Jambe, de la Gazonne, d'Espinchal et de Fourneau-Haut, ce dernier formé par les sources abondantes des Grandes-Bandes, et celui d*Espinchal, par les dpgoj-gooirs du lac de La Godivelle (14351.

I^a 8auU>lro, ufnuoiit do lu liito Uo c?onaut.

ux ruisseaux qui s'échappent, Tun du crol de Cabre

l^^ ''«■isseau de Pradines), et Tautre du puy Mar^, viennent se

'^•^xi. ir, après avoir quitté la région alpestre, en face de la Vigerie,

^^ 'oxTnent la rivière de Santoire. Elle coule d'abord vers le nord

jas^c^ia'au-dessous de Colanges, dans un vallon étroit, embelli

'^^'^^K^.mioins par des prairies fertiles, dessinées avec symétrie, sur

' *^ x^*^ et Fautre versant , par dos liaies presque rectangulaires.

^'^^^^ la rive gauche, on remarque Tantique château des seigneurs

ienne, et sur la rive droite, le rocher de la Queille, sur le-

1 était bâti un temple consacré à Diane, qui fut démoli sous

le ^^^^^e de Charlemagne.

nsuite la rivière, décrivant une courbe au midi, jusqu'au vilde Monteil, prend sa direction vers le nord. La croupe des ts s'afiaisse par degrés; le vallon s'élargit, la rivière coule P^'^-^K^s à Taise^ et bientôt, elle atteint le pont de la Gazelle, en face d^ ^Ségur. Elle a reçu déjà les eaux de Tétang de Sauvage , qui s ^^^^tiappent au moyen d'un canal taillé dans le roc, du ruisseau 1.8 Gazelle, de celui deVialat, et, continuant ses ondulations ^■«fc.vers les prairies qui bordent ses rives, elle arrive à Saint- "^"^xrnin, pour y recueillir la rivière de I^^udres, vouant du *-*^*^on, et plus bas, à Saint-Bonnet, le ruisseau de la Pradier, lui arrive des montagnes opposées ; là se trouve la fortedémantelëe de Lugarde, gardienne autrefois du défilé lequel s'engage la Santoire.

Ici tout change d'aspect , le vallon se réduit à une étroite au fond de laquelle la Santoire torture vainement ses mugissantes pour miner les parois de son lit de Procuste. l>asaltes qui dominent Saint-Bonnet à l'est se sont rapprochés ^ la, rive droite; ceux de Lugarde, sur l'autre rive, ont suivi ^*^^-ne impulsion ; leur jonction était imminente, si une main

toute-puissante ii y eût mis obstacle, et, les eaux de la Sautoi aidant, il s'est formé, au-dessous de Saint-Bonnet, une profonde qui ne sVrrête qu'à la Rue de Condat. Du milieu la rivière s'élance, à près de cent trente mètres de hauteur,. une pyramide eflSlée de basalte, qu'on nomme Roche-Pointue. Non loin de là se trouve un rocher d'arragonite fibreuse, et surles deux versants , les bois de Combrit et de Font-Sainte des — cendent jusqu'à la berge. Au-dessus du village de LaQuairie» des masses d^ basalte, réunies en cônes énormes, forment pair leur retrait, de profondes crevasses que l'on appelle Tranchcules, dans lesquelles on ne pénètre pas sans danger. On y trouve do la glace pendant les plus fortes chaleurs de Tété. Les tufs basaltiques, au nord du village, sont à ciment calcaire, ce qui explique la fertilité remarquable des prairies arrosées par les sources abondantes, qui naissent au pied de ces rochers d'origine ignée. On aperçoit, en face, les restes mutilés de l'ancienne abbaye de Feniers, et la Santoire, alors débouchant dans le bassin de Condat, vient , en perdant son nom , mêler ses eaux à celles de la Rue, après avoir parcouru environ 43 kilomètres. » (Louis Robin. DicL hist. et staL du Cantal, t. Y, p. 279.)

X^a Hiiiic do Clieylcide. ciffluenl do la Hue de Oondat.

« En avant d'Escourolle , deux ruisseaux se réunissent pour former la rivière de Rhue : le ruisseau de Chamalières , venant du puy de la Tourte, et le ruisseau de Claux, originaire du puy Mary. Ces deux jumeaux qui courent parallèlement dans deux petits vallons, séparés par les mamelons du Christ et de Cezeins forment, avant de se confondre dans le môme lit, les deux belles cascades d'Escourolle et du Sartre, qui tombent l'une et l'autre, tantôt en colonnettes de cristal , tantôt en éventail transparent , selon que l'eau abonde, dans un bassin ovale où leurs ondes agitées tourbillonnent un instant, pour le quitter en ocumant.

» La vallée de la Rhue oflfre plus bas depuis Cheylade jusqu'au-dessous de Terron un paysage riant et varié. Le cours de la rivière, quoique sinueux , s'écarte peu de la ligne droite ; ses rives, tantôt déprimées, tantôt plus accusées, s'élèvent en

douces , du thalweg jusqu'au faite. La vallée est alors évasée, et sur les deux versants, de nombreux villages s*écb.^ï'i^^nnent par maisons groupées ou isolées. Cheylade est à la ba^-s^^^ du plateau redouté du Limon , en tête d'un verdoyant tapis d^ ^"ertiles prairies qui s'étend jusqu'à la Rhue. La Bastide, quL:i. ^touche à la montagne, Rastoul, le Sagoueix, la Chastô, qui dô-îs-d^^ndent graduellement jusqu'auprès de la rive; et plus haut, le <Z5:ltaiâteau des Mouleires, celui du Caire, et la grotte curieuse !e dans le roc au-dessus du village, Taussac, Nastrac, Lrde , Pouzols et Terron , voilà pour la rive droite, la face de Cheylade , sur la rive gauche , c'est Selins , Roch. ^3 :«rM3onteix aux sources fertilisantes , bâti au pied d'un roc escau ■~;^:>-^, Péchadoire sur la crôte de la montagne, la Font-Sainte et le <:^l::i.ef-lieu de la petite commune de Saint-Hippolyte.

3^- Xa Rhue sert de limite sur presque toute l'étendue de son mrs entre les arrondissements de Murât et de Mauriac ; elle t plusieurs ruisseaux ou petites rivières, telles que la GroUe, dit encore des cascades et atteint la Rue de Condat. » is Robin. Dict hi^L et statisL du Capital, t. V, p. 15L)

'^m. Vëronne • afauont de la lilme de Olieylade.

ins une espèce de cirque, ouvert seulement au nord, et

^^^^^^onné aux autres aspects, par les soubassements du puy de

Toiirte et du Suc-de-Rond, se réunissent, dans la partie

I^lu.s basse, quelques minces filets d'eau : ce n'est pas encore

""^^ ^Wière, c'est la Véronne à sa source.

"* fiientôt elle atteint le village de L'Estreit, reçoit, en avant

^^ -"^^.rneau d'Embesse, le ruisseau de Rioucros qui, venant de

^^^^ lui apporte le faible tribut d'une onde claire et limpide

e du cristal de roche, et se dirige du midi au nord.

^ -^ voir la Véronne serpenter follement à travers les prairies

^ ^ ^*étendent du village de l'Estreit jusqu'au pont d'Atier, on

'^'^ douterait guère que, quelquefois convertie en torrent im-

vix, elle devient un sujet de dévastation pour les propriétés

^ *• ^Ordent ses rives. Aj)rès les orages, l'inondation atteint dans

"" vallée une proportion effrayante; et lorsque les eaux.

rentrées dans leur lit, permettent de jeter un coup-d'ceil de

tcsse sur ces ravages d'un instant. Ton a peine à compieni

combien une quantité si considérable de débris a pu s'accamo — Z^fce^ ^^^

en si peu de temps , sur les rives d*un ruisseau ordinairemi

si calme et d'un si faible volumo.

» En face du village d* Alberoclie , la Véronne reçoit sur rive gauche, le ruisseau de Marinie qui prend sa source au S de-Rond. Après avoir contourné à l'ouest, le plateau basaltiq^ de Flageol, sur le versant oriental duquel s'étale au soleil village do la Badde, avec ses toits de plionolite tégulai le ruisseau de Marinie sort à faire jouer le moulin d'Aubai? Arrivé au pont d'Atier, on (Mitend le bruit sourd de la qui porte ce nom. Au-dessous du pont, la riAdère s'élaigit et forme une nappe transparente, qui laisse apercevoir la sommité noirâtre et pentagonale des prismes basaltiques qui tapissent le fond de son lit. A la voir ainsi glisser et s'étendre avec complaisance d'une rive à l'autre, on dirait qu'elle quitte à regret l'ombre et le mystère d'une double ceinture d'Aulnes, de Frênes de Noisetiers qui ornent ses rives; encore quelques pas, et vous % ^^

vous trouvez tout à coup en face d'une de ces merveilles dont ^ %

la nature est si prodigue au Cantal ; vous êtes en face de la cascade du pont d'Atier. ^

» Cette limpide nappe d'eau que vous admiriez tout à l'heure, parvenue à un escarpement d'environ 20 mètres d'élévation , se précipite en masse du haut de la coulée basaltique, avec un fracas étourdissant, tourbillonne quelques instants dans le gouffre profond creusé en forme d'entonnoir au pied de la colonnade, pour se relever ensuite en épais brouillard, et retomber de nouveau en gouttelettes fines et pénétrantes. Perché sur le bord de l'abîme, comme un cormoran sur le haut de la falaise du cap Breton , tel apparaît à l'œil étonné le moulin du pont d'Atier dont la bnme silhouette se projette incertaine, au milieu de la brumeuse vapeur, sur les prismes réguliers qui ornent le fond de ce tableau.

» Là se termine le haut- val ou la montagne, et c'est là seulement que commence la vallée réelle de la Véronne. On voit à droite le village de Ferrif , bâti sur le ruisseau du même nom.

Tun des affluents de la Véronne. Il recueille en passant la source miraculeuse de la Font-Sainte , qui sort en bouillonnant du jocher sur lequel est bâtie la chapelle dédiée à la Vierge. De nombreux villages sont situés sur les bords de la rivière; quelques-uns sont bâtis à mi-côte sur un terrain argileux, tenace, dans lequel existent des couches profondes de lignites schisteux.

» Une chose digne de remarque , c*cst que malgré Tidentité de constitution géologique du vallon , le sol de la rive gauche parait bien plus fertile que celui de la rive droite , et la végétation y est bien autrement active. Les bois de la Garde, de Freytet, de Saussac, s'étendent et se déployent comme une large ceinture entre les prairies qui bordent la Véronne et les terres cultivées où les herbages qui composent la partie supérieure du plateau , tandis que le versant opposé ne présente à l'observateur, surtout vers la partie haute, qu'un terrain dénudé, coupé çà et là par de larges déchirures , que l'on distingue aisément à la forme rubanée des couches d'argile de diverses couleurs, alternativement bleues, rouges, jaunes, etc., qui courent, capricieuses, dans une direction parallèle à celle de la rivière.

» Ensuite la Véronne atteint le bassin sur lequel se trouve bâti Riom-ès-Montagnes, chef-lieu de canton. Ce bassin a cela de remarquable, qu'il paraît avoir été formé par les dépôts successifs que la rivière y a accumulés , à une époque probablement postérieure , sinon contemporaine de la formation du terrain crétacé. M. Robin suppose que l'apparition des basaltes a exhaussé la partie du vallon dans lequel la Véronne avait creusé son lit; et qu'ayant opposé ainsi un obstacle infranchissable à l'écoulement des eaux, il dut y avoir, à cette époque, un amas considérable d'eau qui envahit toute cette partie du bassin, et y forma ces dépôts puissants de sable et de cailloux roulés dont se compose la butte du Champ-de- Valette et le sol des autres propriétés riveraines , voisines du ruisseau des Sarrazins.

> Après avoir reçu, au-dessous de Riom, le ruisseau des Sarrazins , la rivière , pénétrant dans une gorge profonde et res-

serrée, coule sans changer de direction, du midi au nord , reçoit à gauche le ruisseau }irovenaut de l'étang de la Grange , et va. se réunir au-dessous de La Platle , et près de la forêt d'Algères, R la Rhue de Cheyiade, après enviroa 20,000 mètres de parcours. » (Robin. Dicl. hixt. et Ktatîst. du Cantal, t. V, p. 535.)

Là» Rlvlèrv <le 'l'reiiluliitt. affluent de lu Urundo-Rue-

La petite rivière de Trentaine ou de Neutibnd, qui se jette dans la Graude-Rue, rive droite, recueille ta majeure parue de ses eaux dans le caatou de I^tour. Néanmoins sa source principale, la fontaine de Neuffond se trouve dans le canton de Bes^e, sur le flanc sud du puy de Paillaret. Ses eaux arrivent bientôt sur un (prrain tourbeux [1224}, où croissent des Pins sylvestres rabougris et oii le Xarcissc jaune et la Cardamine des prés acquièrent tout leur éclat. Le ruisseau passe près des buron<; de la montagne de Coustat ; il reçoit un filet d'eau naissant sur l>asalte, prés des burons de la Bartbe, et coule ensuite nord-est, sud-ouest sur le terrain primitif du canton de Latour. Il passe en dessous de Chomeille, à la Baubie, près de Picherande, où il arrose des prairies étendues, et à Lamure, à l'extrémité d'un dyke de basalte, se trouve sur sa rive gauche l'affluent du ruisseau de Cb au vet, sortant du beau lac de ce nom [1166] et dont le cours est de 5 kilomètres. ï^e ruisseau de Moulbat ou de Samery lui arrive sur la même rive et le ruis<t?au de Neufiond ainsi grossi, prend encore près de I^ajouxfrivti droite) le ruisseau de Gouyoux dont la source est à la Baubie. Dès cette dernière jonction, il perd sou nom de Neuffond pour prendre celui de l'Kau-Verte, peut-être parce qu'il étale son cours sinueux au milieu de vertes prairies.

L'eau-Verte a dû former un lac au moulin des AuberLs, eu dessous de ce village, et au moulin de la Vassin, elle se confond avec la Trentaine, moins importante que le ruisseau de Neuffond ou de l'Ëau-Verie.

La Trentaine a des source? nombreuse^*, situées très-loin et ti^haat dans le canton de Latour. La plus éloignée sort du tnichyte ei'Irfl lepicdeSancy et le puy Gros, à environ ITOOmètreo

— ibl —

d*altitiide; elle forme encore un autre ruisseau des Neuffond5;, puis une autre source existe au sud de ce même puy Gros, et Von. ^voit ces deux ruisseaux descendre dans les cirques fleuri» de œs belles vallées, couler d'abord sur les trachytes, approfondi r ensuite leur lit dans les conglomérats ponceux et se réunir à un kilomètre du village de la Mararige. La Trentaine quitte biexi txTit après les conglomérats poDceux poixT outrer sur le granité et touftt près du village de Pommier, conmmne de Saint-Donat, viGCkt. sur sa rive gauche le ruissf^au deTarafiet, passant audes3ULS de Picherande sur le basalte, puis à Cbareire dont il />reucîl le nom jusqu*à sa source, située au Mont-Dore, à Touest du f>i:iy de Paillaret. La rivière de Trentaine, coulant alors sur. terjr^vîji primitif, passe près de Ginnes où elle rocueille un lilet d*&SLXJL et en dessous de Brimessange, sur sa rive droite est la joxiction du ruisseau de même nom, lequel part du Sac et d «JL basalte d*Ussamat. Très-près sur la même rive , descend le jTxaisseau de Pallut dont la source est au puy Gros, près de ^Sfiiot-Donat. Toujours du même coté arrive le ruisseau do CSioux, qui a dû former un petit lac au-dessous de Fouilhat, pi3Lis les ruisseaux de Mont-Genoux et de Borrbouloux , naissant la commune de Bagnols.

' Trentaine entre dans le département du Cantal et atteint yy^^rxtût la rive droite de la Grande-Rue.

civière de Diège prend sa source ou plutôt ses sources cx^ns 1^ département de la Creuse, pri»s de Villeferre et à une très— j>^^jg distauce de celle de la Creuse qui coule en sens c^iitr^^ij^ pour joindre la Vienne, laquelle verse ses eaux dans

^^^ferre est donc près du point de partage des deux plus §S «icxH bassins bydrographiques de la France.

y^ village est situé dans le départcnjent de la Creuse, très- *1 ^ ^e la limite du département de la Corrèze . La Creuse nidt __ ** le département qui porte son nom, tandis que la Diège a ^^Uices sur le terrain granitique de la Corrèze qu'elle a*ahan-

donne pas. Elle reçoit bientôt sur ses deux rives, de nombreux ruisseaux descendant du plateau de Mille- Vaches et du platcsaa de Soumat et de Belle-Chassaigne, elle passe au village de Saint-Gennain , s*engage dans les gorges de Confolens, se rapproche de la petite ville d'Ussel qu'elle laisse sur sa rive gauche. Elle reçoit sur la même rive , à quatre kilomètres au-dessous de cette dernière ville, la Sarsonne qui va chercher ses premières eaux sur les terrains primitifs de la Creuse et coule sur les gneiss de la Corrèze, nord-sud, jusqu'à Saint- Deseiy où elle reprend le granité jusqu'à sa jonction à la Diège. Cette dernière continue sa course avec quelques sinuosités et atteint la rive droite de la Dordogne en dessous de Roche-les-Peytoux.

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