‹ L'eau sur le plateau central de la FranceChapitre 21 sur 43 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Suite de» Affluent» de la Dordogne.

i Le Suc-de-Rond forme le dernier chaînon , au nord , de ces puys gigantesques qui composent le réseau des monts cantaliens. De cette immense gibbosité découlent plusieurs sources qui forment : au levant, le ruisseau de Maurinie; au couchant, celui de Marlhou ; au nord , la rivière de Sumène et le ruisseau de Rignac. En descendant le cours de ce dernier ruisseau, vous admirez en passant les cascatelles d*Espinasse, de la Rybeirette et de Rignac , le pont de Tautal , dont la travée hardie est à 25 mètres d*élévation , et plus bas , la fontaine minérale des Rêvantes vous invite à tremper vos lèvres altérées dans ses eaux acidulés et froides.

» Au-dessous de Tautal , le ruisseau de Rignac se réunit à la Sumène qui prend sa source entre les montagnes de Conteir et de Charlieu , au lieu dit Font-Sumène et au-dessus des bois de Cournil ou Cornhill, où se trouvent les carrières exploitées de phonolite d'EscouroUe. Elle baigne de ses eaux les villages de la Pierre-Grosse, de Marcombe , dominés au couchant par une vaste coulée de phonolite fissile, du Pradal, hameau riant et bien abrité, et de Valette, village de peu d'importance.

> Plus loin , vers Test, et sur le ruisseau de Lignes, se trouve la cascade du Gour. Elle cache sa fine nappe de gaze argeojtée 4emère les colonnettes bronzées de la gigantesque, chausséei^

basaltique du haut de laquelle elle se précipite à regret m laissant échapp'^r un murmure plaintif. En avant de la chxm gît un bloc de basalte, détaché par les eaux du murcyclopéen q^ forme, à cet aspect, le passage subit de la montagne à la vallé Ce bloc est un créneau de cette étonnante muraille aux ciselure si variées, aux proportions si grandioses qui, en tombant, livré passage aux eaux qui forment la cascade pittoresq"* du Gour. Ce n*est pas d'un seul jet qu'elle se précipite ; Tefli serait moins beau sans doute , car retenue dans sa chute j^ d'innombrables saillies sur lesquelles elle s'éparpille en flots ^ gaze perlée, elle arrive ainsi de chute en chute, en décrives, mille et mille arabesques qui se perdent en festons changean t jusqu'au rebord extérieur d'une riche corniche formée , vers milieu de sa hauteur, par la sommité des prismes, sur lesqu^ elle rebondit pour s'épandre ensuite en gerbes floconneuses tomber enfin en gouttelettes nacrées sur les débris amoncelés a bas de sa chute. Joignez à ce tableau les eflfets d'un beau solei couchant, dont les rayons reflétés par la nappe écumeuse, pré sentent à l'œil ravi toutes les nuances de l'arc-en-ciel, surtou si vous avez pu pénétrer un instant sou8 la voûte humide de la grotte que forment les prismes en retrait, vous emporterez de ces lieux un bien doux souvenir.

» Mais Décembre a ramené les frimas, plus de bruissements, plus de murmures. Une immense stalactite de glace aux facettes miroitantes, a remplacé pour quelques mois la parure d'été de la Naïade du Gour. Immobile dans sa prison de glace, elk attend, impatiente, le retour des beaux jours ; mais prêtez une oreille attentive, vous l'entendez soupirer tout bas. Ces girandoles de cristal afiectant toutes les formes , ces colonnes torses ces ogives, ces mille et une fantaisies de l'ornementation, ceî portiques, ces grottes diaphanes, ne forment-ils pas un brillan contraste avec la teinte lugubre des objets d'alentour. Au printemps le réveil !

» Continuant sa course vers le nord, la Sumène attein bientôt Menet, chef-lieu de commune bâti sur une plaine fertile auboid'd'un lac profond que domine à l'ouest le puy de Ménoiit ààtà lès flancs décharnés par les entailles que la mine a creu-

sé&s dAns la roche traclij'tiquc exploitée , se reflètent dans les eatuc azurées du lac. Plus loin est Je moulin de la Clidelle où Von voit sourdre, presque dans le lit de la rivière, deux source?^ d'ea.ux minérales très-fréquentées pendant l'éto.

» Encaissée dans une gorge profonde, avant d*avoir toi^u le rui5sse£Lu de Neuvialles, au-dessous de Lescure, la Sumèno, prenajat alors son cours vers Tiiuest, passe à Salsignac, au Bech, villa^^ groupé sur un rocher, à Antignac, chef-lieu de commune, à. VifÇTion, et se réunit au-dessous de Vebret, au ruisseau de ^ iouloii provenant des montagnes de Trizac. Triste paysage : à droit:^, à gauche, des sommets escarpés, boisés quelquefois, deuiad^s souvent et attestant par leurs formes bizarres et contoumées, ce qu'il a fallu d'efTorts aux temps géologiques pour ^ïifarà^^r, dans de si énormes proportions, des masses si inifK>- ^^^^^5^ de granité, de gneiss et de micaschiste!

ant d'atteindre Vebret, et plus loin, les plaines de »s, la Sumène ondule à travers de fertiles prairies que ^^.ux, grossies par les pluies d'automne ou par la fonte ^^** ï^eiges, inondent souvent.

** A. partir de Vebret, les belles prairies de Saignes et de Vie

^^ déroulent sous vos yeux. En face, vers Touest, c'est Lampret

^^ lo plateau de Champagnac d'où la vue embrasse un horizon

*^^xxieiise : les pics nuageux du Mont-Uore, le rocher d'Urlande,

^*-^t- Etienne et son chdteau, le puy d'Augoules, pyramide

*^^cée de trachyte porphyroïde ; au midi le puy Violent ,

*^ S^uc-de-Rond , les montagnes de Trizac et de Salers et, dans

^^ plan plus rapproché, les escarpements de la Mousselie,

^ La, Page, l'immense colonnade de Chastel et de Millac, etc.;

'^ ^fjs le nord, Tétonnante coulée phonolitique des orgues de Bort,

^^ plus bas les méandres ombragés de la Sumène se présentent

^ Vos yeux.

* Après avoir parcouru les prairies de Vie, la Sumène pé-

^^ti^e, en se dirigeant cette fois vers le sud, dans le bassin

*^^U.iliey de Vendes, passe à Largnac où existent des carrières

^ S>^s houiller, baigne les murs crénelés de l'ancien château

liassignac et arrive à Vendes après avoir reçu, d'abord

Ruisseau de Marlhou descendant de la Font-Boudoire çt

du Suc-de<-Rond , qui passe rapide et bondissant, dans la gorgm' du bois Marlhou , sur les ruines de l*ancienne Cottheuge , e( ensuite la rivière de Mars venant du puy Mary. La Sumèm fait une trouée au-dessous du pont de Vendes, dans la montagne aride, et va se perdre dans laDordogne, au-dessus d* Arches, après un parcours de 55 kilomètres. » ( Louis Robin. DicU hisL et staL du Cantal, t. V, p. 423.)

Le ruisseau de Betliel, un des petits affluents de la Sumène, est formé en partie du trop-plein qui s*échappe de Tétang de Sourniac et en partie des eaux qui descendent des hauteurs du sud. Il alimente d'abord le moulin de Sourniac, traverse ensuite le magnifique bois de haute futaie du même nom qu'il partage en deux, et va se jeter dans la Sumène vis-a-vi de Furlanges, commune de Vevrières.

Rivièro (le Mars ou de la Mars.

€ La rivière de Mars prend sa source au puy Marj'. Comm dans presque toutes les vallées principales du Cantal, oeil 4e Mars ou du Falgoux est couverte de bois. Ici, c'est un très-belle forêt de haute futaie, de Hêtres et de Sapins, qui" conmience à la base du puy Mary et se prolonge sur tou la surface de la vallée pendant plus d'une lieue; ensuite su une longueur de plus de trois lieues , la partie gauche est cou verte de bois taillis. Le côté droit, à partir du hameau de La et même des burons d'Escaires, ne laisse apparaître, de en distance, que quelques bouquets de Hêtres. Cette partie généralement dépourvue de végétation , très-ravinée et remar< quable par de nombreux et singuliers accidents de terrain,

» Les hauteurs qui dominent le hameau de Franconèche son entièrement couvertes de basalte, reposant sur un conglomérat puis on aperçoit des déchirures fort belles dans le tuf basaltiqu et dans le conglomérat trachytique. En face sur la gauche la vallée, se présente le beau rocher du Merle, composé d basalte tabulaire ou prismatique. Le roc des Ombres, de- celui du Merle est, comme ce dernier, composé de basalte er de oonglomérat.

ce

» Le Falgoux est le chef-lieu d'une petite commune divisée en Tine grande quantité de hameaux. Après avoir dépassé le ux, les hauteurs de la droite do la vallée sont basaltiques, is la couche la plus inférieure du basalte jusqu'au sommet du £»uc-de*Rond, on pourrait compter plus de 600 pieds de ooQches de cette espèce de roche se recouvrant les unes les cLutres.

> Un peu avant d'arriver au hameau de Besse, et près d'une

trè»— lelle cascade , est la grotte de V Homme-Noir formée natu-

'©lleroent dans le conglomérat. A partir du Falgoux , une végé-

^*^oxi plus riche se fait remarquer : les arbres fruitiers deviennent

pi'is nombreux et au hameau de Vauxmiers la rivière de Mars

^^Oïxixnence à rouler ses eaux sur le gneiss. » (BouttLET.)

••f Saint- Vincent occupe une partie resserrée et profonde de *^ "V'ïillée et, à peu de distance de Chanterelle, toujours en des- ^^^^^ciant le cours de la rivière, on atteint les limites de la vaste ^^ J>opuleuse commune d'Anglards. Plus loin , le château Alontbrun, commune de Meallet, s'élève à la cime d'un ma-

dont la base est baignée par les eaux de Mars. ^ -A partir de ce point la vallée se resserre de nouveau et Ton "v-oit plus sur les rives de la Mars que des escarpements, des ers, des broussailles jusqu'à ce qu'enfin ses eaux aillent oonfondre avec celles de la Sumène, au lieu de Vendes, une de Bassignac, que traverse la route impériale. n est bon de remarquer encore que la rivière de Mars, flon encaissement en certains endroits, n'en est pas moins ée, dans presque tout son cours, de fort belles prairies ^rfie arrose et fertilise. » (De Sartiges d'Angles. Dici. hist. f<«l. du Cantal, t. II, p. 153.)

X^'AtuBo ot la cascade do Salins.

rivière d'Auze prend naissance près de la montagne

Soutanes, dans la conmiune du Falgoux. Elle arrose une

des communes de Saint-Bonnet et d'Anglards.

Un kilomètre à l'est de Salins, la rivière d'Auze se précipite

iculairement d'une hauteur de 30 mètres, et forme

la plus belle cascade du département. L'aspect de cette ct^^-^jte, connue dans le langage du pays sous le nom de Bay (nt^^^^on), sa majestueuse élévation, le site pittoresque qui renvirr^ca^jine donnent au paysage un caractère particulier de beauté qui

étonne et charme la vue (De Sartiges). » Plusieurs des xi.^ituralistes qui ont visité cette cascade ont essayé de la àéc^rd^^ Voici la description que le docteur Peghoux en a donné &^^^ le tome VI des Annales scientifiques de TAuvergne : c Que

se représente, dit-il, deux plateaux basaltiques élevés, se lap^

chant et s'unissant aux escarpements abruptes d'une moni qui termine subitement un beau vallon. C'est au milieu de anfractuosités, et par-dessus des murailles verticales de pieds de haut, que la rivière d'Auze s'élaoce dans im go\ pour se briser et disparaître au milieu de blocs amoncelés et roches en débris. Nous descendions du village de Salins loisqi tout-à-coup nous vimes la cascade. Que sa vue nous parut û posante 1 Le soleil glissant le long des montagnes du Cantal qi Fon apercevait dans le lointain, venait illuminer la partie su] rieure du jet ; mais plus bas, derrière la ligne blanchissante, toi était sombre, mystérieux. Ce n'était pas une obscurité vul et sans éclat que nos regards suivaient le long de ces roches pendiculaires, sous ces voûtes profondes. La couleur foncée basalte , modifiée par celle des Lichens et des tapis de verdi qu'entretient perpétuellement une vapeur humide, ofiOrait \^ — * teintes les plus chaudes au pinceau de l'artiste. AuHlessous cette zone magique se balançaient des arbustes légers et aérii Un sentier tracé sur la pente des rochers conduit au pied de cascade, et c*est lorsqu'on est placé au milieu de son cirqc immense, qu'on en apprécie toute la majesté au fracas de !'< qui se brise sur les pointes des rochers, et à la vue du pays riant qui se déployé au-delà des ruines dont on est entouré.

» Dans les hivers de 1789 et de 1829, les habitants du psuront eu le singulier spectacle de la congélation de cette chute véloce et si mobile. Du pied de la cascade s'élevait à la haut de 50 à 60 pieds une pyramide cristalline toute chargée festons stalactiformes. Dans le haut, la glace, fixée au roehi s'était étendue de proche en proche et avait formé un canal d'i

i'ea.ia ne sortait que pour rencontrer^ à quelques pieds audessous, la pyramide congelée. Ainsi, moins cette courte intersection, un arc de glace avait pris la place de la courbe immense de la chute de Salins, et réfléchissait au soleil toutes les ana^ixces de rarc-en-cicl. »

Plusieurs personnes frappées du grandiose et de Toriginalité de oette cascade ont aussi essayé de la décrire ; nous nous bornerons à rapporter encore la description de M. Durif. t La ririère d'Auze, dit-il, rencontrant dans sa course un escarpement perpendiculaire de plus dû cent pieds, se précipite, du haut de Ist ooulée basaltique, en décrivant une énorme ellipse, tombe fracas, et après avoir touché le fond de Tabîme, se relève en .is brouillard et rejaillit on poussière. Le nuage est si intense lue , pour peu qu'on s'approche, on se sent pénétré de pluie. Pour bien saisir l'ensemble de la cascade, il faut la regarder des h&uteurs de face, au moment surtout oii le soleil pose son arc- ^ïi- cîel sur ces vagues agitées, et anime leur masse écumeuse des J^iix colorés de sa lumière. On peut la contempler alors dans *oute sa splendeur, contrastant par l'éblouissante blancheur de *oii onde, avec la couleur noire du rocher. Cette chute au bruit terrible, domine et couvre tous les autres bruits. Nul n'a jamais ®ii tendu dans le vallon d'Auze, le souffle de la brise penchant ^ ti^ des blés et faisant bruire le feuillage. Le chant des lui-même se trouve absorbé par le tumulte du mt, aussi à la longue, ce long mugissement fatigue; on ît avoir devant soi un immense désespoir, se dévorant sans et ne voulant ou ne pouvant être consolé. » (DicL stati- ^9nc du Cantal, t. Il, p. 393.)

Après la cascade , TAuze continue sa course à l'ouest

tme gorge accidentée. Elle est successivement grossie du

lu de Fageoles qui se perd sous des monceaux de rochers

de la cascade de Salins, et du ruisseau de la Camp, qui

avoir arrosé une partie des communes de Saint-Bonnet

^leDrugeac, se jette dans l'Auze au-dessous du moulin de

^**«imbtes. Au-delà de ce point la rivière creuse de plus en plus

lit dans un horizon sauvage et rempli d*épaisses forêts, tra-

aa« dessous de Mazproles, la route d'Aurillacà Mauriac,

et plus loin, celle de Mauriac à Pleaux ; sépare ces deux derniers cantons, arrose les communes de Drignac et dé Brageac et Hd jette dans la Dordogne près do la Ferrière, commune de Tourniac, après un cours do 23 kilomètres.

» Le Cantal compte plusieurs cours d*eau du même nom, parmi lesquels il faut mentionner un ruisseau torrentueux qui baigne les communes de la Capelle-del-Fraiâse, la Besserette, Junhac, Senezergues, et se jette dans le Lot non loin de Vieille- Vie. » (Deribier.)

. I^a Maronno et l'Avpre.

« La vallée de Maronne et celle que baigne TAspre, prennenfl naissance à peu de distance Tune de l'autre. Elles se réunissenr à 3 à 4 lieues do leur origine ; mais dans le court trajet qu'eU parcourent séparément, Taspect qu'elles présentent diffère d' manière frappante.

» La rivière de la Maronne qui doit conserver son no: après avoir reçu les eaux de TAspro, s'échappe de la montagn de Pratmau , voisine du pittoresque roc du Merle ; elle coul dans un bassin généralement large , découvert et bien cultiv< qui ressemble d'un bout à l'autre à une longue prairie. De beai villages animent ses rives et les montagnes qui les entou: nourrissent les meilleures vacheries de l'Auvei^ne.

» Au nord et à l'ouest, les rampes de la vallée montent rap: dément vers le plateau qui les termine ; des corniches basaltique forment, ça et là, comme une bordure circulaire à Textràmi de ce plateau. Le basalte se montre parfois en longues coul d'autres fois , il étonne par ses masses énormes arrêtées le conglomérat. De ce côté du vallon , la montagne n'a subi d'échancrure, et nul ruisseau ni ruisselet n'en intenom; la courbure.

» Au bord méridional, le coup d'oeil est plus imposant; du de la vallée s'élève un grand massif auquel elle sert de ceia Ce massif déchiré par quelques ravins, gravite vers la cime zonnée du puy Violent. A ce dernier s'enchaînent le puy Pein et le puy de Boude composés de basalte amorphe. Viemii

ansuile le puy Gros et d'autres mamelons intéressants pour Ib gpi^Iogae.

» A l'ombre de oes hauts sommets, la Maronne coule paisiblŒxient et sans bruit, en décrivant autour de la base du puy Violent un circuit dirigé de Test à Touest. Après être descendue d^ l«i montagne où jaillit sa source, elle baigne les environs dmx bameau de Recusset, près duquel on remarque un gisement d*Làaiijne; elle laisse ensuite sur la droite les hameaux et vitde TEspinasse, les Maronies, le Meynial et le Couderc. —delà de ce dernier village, finit le premier gradin ou plan krieur de la vallée. La rivière parvenue au bord d'un banc dc^ basalte qui unit les racines des montagnes opposées, s'élance P^»" une haute et majestueuse cascade vers l'étage inférieur ^** bittmn. Ici, le ton du paysage se modifie ; la vallée, plus riche ^^ l>lus vêtue, oflFre en même temps une plus grande accidents. Quelques hameaux se détachent sur le revers nord-ouest, pied des pentes abruptes par lesquelles on atteint le plateau ^^ «Sders. A Tautre aspect , on aperçoit Saint-Paul, chef- lieu ^^ 1« vallée. Plus loin la Maronne reçoit le ruisseau dé Malrieu, M de celui de Vielmur. Après avoir, par ce tribut , accru importance, elle pénètre dans un horizon nouveau; le cadre * *^ïandit de toutes parts ; une vaste plage de prairies se déve- ^^^ï^jie sous les yeux. Au milieu de ces prairies et devant le village ^^ CDledar, la rivière de Saint-Paul rencontre l'Aspre qui vient ^ontanges.

^ Le ruisseau de Malrieu et celui de Vielmur dont on vient de

r, fDrment le déversoir du puy Violent. Ces deux ruisseaux

it des flancs du pic et creusent deux gorges assez intéres-

daas le massif dont il est le point culminant, le ruisseau

"Viebnir, désigné aussi sous le nom de ruisseau du Rat,

cascade au Chaumeil. Il a été l'objet d'une expérience

iense. Une contestation s'étant engagée sur le point de sa-

% si fat Truite avait ou non la faculté de remonter au travers

ounadeSy on résolut de s'en assurer en empoisonnant les

da Rat depuis sa source jusqu'à la cascade du Chaumeil ,

sur l'espace d'une lieue. L'épreuve fut faite avec

Irile quantité de chaux qup certes pas un poisson ne pouvait

y survivre. Tout périt en effet. Après la pêche, coins et recoins furent fouillés à diverses reprises ; rien n y restait. Un an se passa sans qu*on se préoccupât du ruisseau ; enfin les contestants voulurent connaître les résultats de leur expérience. Jour fut pris pour une pêche nouvelle. Or, ô prodige! le ruisseau était plus poissonneux que jamais. Truites et fretins tombaient de tous côtés dans le filet. Les incrédules se tinrent pour battus, payèrent l'enjeu, mangèrent le poisson, et l'ascension dos Truites par le flot môme des cascades devint un fait acquis à la science icthyologique.

» Si la vallée de Saint-Paul ou de la Maronne est la vallée favorite des agronomes, si elle offre partout le tableau de la richesse pastorale, la vallée d'Aspre réserve ses sites pour les artistes leur ouvre une mine inépuisable. Autant la première offire ui caractère paisible, autant la gorge d'Aspre est animée par h bruit des chutes d'eau et des torrents. Autant la vallée de la Ma — . ronne est découverte, régulière et uniforme en quelque soi dans ses perspectives, autant les défilés de l'Aspre, au-dessu5^ deFontanges, sont boisés, abruptes, heurtés et mouvementée dans leurs paysages si divers. La rivière d'Aspre qui s'y précipite^ est formée de deux torrents ; celui de Chavaspre et celui de Cha-svaroche ou d'En-Blaeau. Les sources du premier jaillissen .M"^- ^^^ du puy Gros, qui domine le Bois-Noir. Ce bois d'une beauté -^^ -^Kat romantique et sauvage, occupe, sur une étendue de 610 hectares un entonnoir profond fermé par de hautes montagnes qui m s'ouvrent qu'à l'ouest. Ses Sapins, puissants et rameux, étendei leur sombre manteau jusqu'aux sommités de la gorge; la lisièi de la forêt se détache sur un collier de rochers qui formel bordure à l'horizon. Ces hauteurs appartiennent, vers la droit aux montagnes d'Orcet, de la Peyre-Delcros, de la Roche-Tail lade ; vers la gauche, elles {X)rtent le nom de puy Gros et dipmontagne du Floquet. Dans les profondeurs du bois, toml et retentit le flot de deux splendides cascades. Au-dessous fait remarquer encore celle de la Grange-du-Coin. On ne rait exprimer la sévère majesté qu'ofire l'ensemble de ces liei reculés au fond des montagnes.

» En sortant de la forêt le torrent de Chavaspre bondit enooi

u haut de plusieurs rochers et se creuse un canal profond sur H^s berges duquel on trouve les empreintes de plusieurs veux fossiles. La Chavaspre arrive ainsi rapidement au village e la Bastide qu'elle traverse de chute en chute pour aller re- ^)indre le torrent d*En-Blaeau ou de Chavaroche.

3 Celui-ci prend naissance entre la montagne du même nom

3t la Roche-Taillade, Là, se trouve un col gazonné qui fait com-

uniquer la vallée de TA^spre avec celle du Falgoux, et par

eguel on arrive aussi vers le col de la Roche-Noire et la vallée

e Jordanne. Le ruisseau de Chavaroche descend de ce col en

reusant de plus en plus la gorge où il roule ses eaux ; son cours

e perd sous les bois épais qui le couvrent ; mais on ne cesse

*eotendre le bruit de ses chutes ; près du buron de Roussel ,

J forme deux jolies cascades et reçoit un autre ruisseau dont

e cours est très-accidenté.

3 Le ruisseau de Chavaroche est encore remarquable par es nombreuses baignoires ciselées, en quelque sorte, dans lit et dont quelques-unes sont très-profondes. 3 Cependant nous arrivons à la Bastide , où les deux cours *eau se réunissent. Ce village occupe un point d'où l'on peut facilement visiter toutes les merveilles de la vallée du Falgoux.

> Au-dessous de la Bastide , la vallée d'Aspre présente pen- ^«clant quelque temps une surface assez plane. La montagne s'éïève beaucoup plus du côté du nord que du côté opposé ; sur ^es pentes et à diverses hauteurs figurent plusieurs villages , ;puis le lit de la vallée devient plus profond ; la riWère s'encaisse centre des rochers boisés et coule au fond d'un ravin sauvage. On arrive, en la côtoyant, à Seilhols-Haut , où se trouvent 3es beaux quartz résinites décrits par M. Bouillet dans son intéressant travail sur la Haute-Auvergne. Sur la rive droite, le Cuzol-Haut et le Cuzol-Bas attirent les regards ; près du dernier, une belle cascade descend en serpentant du conglomérat. Au-delà de Cuzol , le ravin s'ouvre et s'élargit : la vallée proprement dite commence à se développer, offrant des deux côtés de l'Aspre, mais principalement du côté droit, une longue nappe de prairies. A la tête de cette nouvelle région , se dessine trèsgracieusement le bourg de Fontanges, un des plus beaux types

de village du Haut-Pays, et renommé par ses blanchis^^eries qui doivent leur réputation aux eaux de TAspre.

» C'est à peu de distance de ce lieu que la vallée se réunit à celle de la Maronne ou de Saint-Paul. Le pays au milieu duquel s'opère le confluent des deux rivières et celui des ruisseaux de Malrieu et de Vielmur, est d'une incomparable beauté ; la nature semble s'être plu à y répandre ses dons, prairies, vergers, eaux vives et abondantes , arbres de toute espèce , champs couverts de riches cultures, tout paraît y être animé d'une force végétative admirable. Il faut , pour saisir l'ensemble du tableau et comprendre tout ce que ses proportions ont de grandiose , l'observer du haut des promenades de Salers.

» Au-dessous de cette \dlle , la vallée de la Maronne se continue large, riante et plantureuse. La tour crénelée de Palmont domine majestueusement les prairies, et au-delà près du hameau de Theil, on remarque une couche de basalte placée entre deux couches de conglomérats et un dyke couronnant le tout^ Un peu plus loin , le i)etit vallon de Saint-Remy rejoint la vallée principale, on atteint enfin Saint-Martin-Valmeroux , où la route d'Aurillac à Mauriac franchit la Maronne avant de traverser le bourg.

y^ En descendant la vallée au-dessous de Saintr-Martiu , on s'aperçoit que ses maisons sont construites sur des détritus volcaniques et des gneiss. Cette dernière roche se montre à découvert au-dessus et près du pont de la Maronne à droite; au-dessous elle est cachée , mais pendant une très-petite traversée , par les atlerissements de la rivière, par les effets de la culture et, dans quelques parties par le conglomérat. On la retrouve de nouveau, aussitôt après avoir passé le petit ruisseau de Barbi^uel. Très-près de ce ruisseau (rive gauche de la Maronne) , se trouvent les eaux minérales de Foiit-Sainte. La végétatioiu , dans cette partie de la vallée, est très-active et très-variée. De l'autre côté de la rivière , en face de la Font-Sainte, on remarque dau$ un petit ravin, des couches hori2;ontales de trachytes bleuâtres, recouvertes par le conglomérat.

» A partir du hameau d'Ambials, la rivière s'encaisse de plus en plus dans le gneiss ; la vallée se rétrécit et est en partie oou-*

verte de bois jusque près de Saint-Christophe. Saiûte-Eulalie et Loupiad sont situés près de là. Cependant la Maronne s*en-^ fonce dans des gorges plus profondes, tortueuses, abruptes, hérissées de forêts de Chênes. A Espont elle reçoit la Bertrande, grossie de la Doire et de la Soulane. Ses détours égalent les replis du serpent. Elle passe au-dessous de Soulanges, de Langairou et du Pont^Bas, recueille les eaux du ruisseau d*Ârnac, de Saint-Rx)uffy et la rivière d'Incon , et arrive en continuant à rouler au fond d'abîmes horribles jusqu'au pont des Ëstourroo où elle est traversée par la route d'Aurillac à Pleaux. En cet endroit, la Maronne commence à devenir flottable; elle sert à l'exploitation des belles richesses forestières qui couvrent ses bords. Elle baigne encore pendant quelque temps la commune de Cros-de-Montvert , qu'elle sépare de la Corrèze, puis quitte entièrement le département du Cantal et va se jeter dans la Dordogne au-dessus de Brivezac, après un cours de 44,250 mètres, dont la direction générale est de Test nord-est à Touest sudouest. » (De Lajuubie. Dicl. hisL et statisL du Cantal » t. lY, p. X43.)

I^a Uertrando» affluent ao la Marcasme.

€ Cette rivière prend naissance au-dessous du puy Chavaroche, D*abord très- voisine de l*Aspre et de la Jordanne, elle s'éloigne cmsuite de ces deux rivières, surtout de la seconde qui en est séparée par deux grandes vallées et de larges plateaux.

» La Bertrande appartient au bassin secondaire de la Maronne. Son cours régulièrement dirigé de l'orient à l'occident, peut être considéré comme décrivant une ligue mitoyenne dans le département. Ainsi que la plupart des vallées intérieures du Cantal, celle de la Bertrande est formée dans la zone volcanique, et comprise en grande partie dans cette zone. C*ost là que s'épanouit la région la plus accidentée, la plus verdoyante et la plus belle de son bassin. On désigne cette région sous le titre de vallée de Saint-Chamand ou de Saint-Projet à cause des deux chefs-lieux de conunune qui l'animent.

> Cette yallée, étroite mais profonde, est resserrée par deux chaînes parallèles qui descendent, l'une et l'autre, des soubassements du puy de Chavaroche. La chaîne méridionale s'incline insensiblement et peu à peu ; mais la chaine septentrionale, an c*ontraire, fortement déprimée dès le principe, aux environs du village de la Roche, s'arrondit en un col bas et d'un accè^ facile, par lequel on se rend à la Bastide et au Bois-Noir, dans la vallée de l'Aspre. Au-delà de ce col , la montagne se relève et ne dessine plus qu'un profil légèrement ondulé. De part et d'autre du vallon les pentes sont très-escarpées , parfois même presque verticales ; mais elles présentent d'ailleurs un contraste fréquent dans la région volcanique du Cantal. Tandis que les escarpements exposés au midi sont hérissés de rochers, dépouillés de toute végétation, secs, nus et sillonnés de ravins qui, par les temps orageux, dévastent les campagnes inférieures, l'autre revers du vallon réjouit la vue par les épais massifs de ses forêts de Hêtres déployées en un large ruban sur toute l'étendue de la montagne. Cà et là un mamelon surgit où l'arrête fait saillie, et sur un piédestal naturel , des bouquets d*arbres aux touffes arrondies, ombrageant un beau duvet de mousse, offrent de romantiques belvédères d'où l'œil plonge sur un fond lointain rembruni par les Sapins du Bois-Noir, au-dessus desquels la Peyre-Delcros et d'autres pics décharnés élèvent leurs cimes dans les cieux.

» La vallée même commence par des steppes à peu près déserts dont le silence n*est interrompu que par la cornemuse d'un pâtre ou par Ic^ tintements des clochettes d'une vacherie. La rivière |)éuètre ensuite à travers de^: taillis. Plus bas ses bords deviennent plus aninu>$. De pauvres villages couverts en chaume sont jotiW sur les Cl^teaux. Le tapis vert du bassin développe unn furto vi^p^^tation entre les mille tertres qui le découpent en touM «tnnu, c^t font ressembler ces prés aux cases d'un damier. On trart^rw avoc plaisir les villages de Saint-Projet, de Conches, puiN Mil Arrivi^ à Saint-Chamand« dont le château avec ses tours (HirHWtN imutuit une impression sinvre. Dans les rochers des •nvintnN it^ tmuv^nt des grattes curieuî^es , dont l'une domine AgfA*bl«»iu«^iU It» |>a>*^sa^\

> A Saint-Chamand, passe la route d'Aurillac à Clennont par Mauriac. Elle franchit la rivière un peu avant Saint-Chamand, et au-dessous de Télégante façade d'Autrières. Ces lieux marquent le point où le bassin de la Bertrande subit une transformation notable dans sa physionomie. Aux deux côtés de la rivière, ne s'élargit plus, en effet, un lit de vallée plane et uni. Ija vallée proprement dite disparait. Il ne reste plus de part et d'autre que des pentes élargies, accidentées de monticules aux formes diverses, et de terrasses plus ou moins inclinées, qui remontent des bords de la rivière jusqu'à la crête de la montagne. Sur cette crête se détachent de grandes roches verticales, et parmi elles, un grand massif basaltique surnommé les Orgues de Lùubejac, à cause de la moderne et gracieuse maison de campagne qui se montre à leurs pieds.

» Au-dessous de Loubejac, la vallée se resserre, ses bords se rapprochent. Elle prend l'aspect d'une gorge boisée, pauvre, rocheuse. La rivière décrit plusieurs sinuosités. Elle reçoit, au Rouffet, la Doire ou rivière de Toumemire. A l'embouchure de cette dernière, et sur les rochers qui s'avancent entre les deux rivières, sont assises les arches d'un pont très-pittoresque. Plus bas, le ruisseau de l'Hôpital, venant du nord, se jette aussi dans la Bertrande ; plus bas encore, se réunit à elle la rivière de Vais. Fortifiée par ces cours d'eau et par ceux que lui envoient plusieurs ravins, à droite et à gauche, la rivière parcourt en tournoyant une série de précipices au fond desquels ses flots se brisent contre mille blocs roulés dans son lit. Des bois de Chênes d'une exploitation difficile, assombrissent l'un et l'autre coteau, mais font leur seule richesse. Enfin la Bertrande termine son cours et porte ses eaux à la Maronne au-dessous d'Exponts, conunune de Saint-Martin-Cantalès, après avoir parcouru celles de Saint-Projet, Saint-Chamand , Saint-Cirgues-de-Malbert , et Saint-IIlide. Le cours de la Bertrande a 29 kilomètres de longueur. » (Dict. hisL et stal, du Cantal, 1. 1, p. 257.)

X^a. I>olre» affluent de la Bertrande.

« La Doire est une petite rivière dont la source se trouve sur la montagne de Fournet , commune de Lascelle, au revers nord

de la chaîne qui borde la riante vallée de la Jordanne. Son oours est dirigé de Test à rouest. Elle baigne les conununes de GirgoJs; Touvnemire. Saint-Cemin et Saint-Cirguea de Malb^rt. Au-rdeaK sous du chef-lieu de cette dernière commune , elle se jette dans la Bertrande , après un trajet de 30,800 mètres eATÎron.

» Les seuls affluents de quelque importance qui vionnoot la grossir sont le ruisseau de la Merlie, et le ruisaeau de Lafctfi. L*embouchure du premier est située près de la route d'AutiUae à Mauriac, celle du second près de Saint-Ciigues^de-MalberC

» La vallée de la Doire commence au milieu d*ime montage à vacheries ; elle n*est à son origine qu'une pelouse qui se ploie, s'incline et forme une ondulation de plus en plus marquée entre deux croupes gazonnés. Ici pas d'habitation, le fond du paysage est un alpage solitaire, qu'atteignent quelques taillis. Piâ un sentier, pas de trace du pas de l'homme. Bientôt le pli du terrain se change en une gorge profonde et sauvage, le filet d'eau grandit, se réunit au ruisseau du Gaël, devient torrent et gronde, en courant de chute en chute au fond des bois. Plus loin» le sol est défriché çà et là ; il se partage en prés de montagne sil^ lonnés par une irrigation régulière et bordés par des haies de Coudriers, d'Aubépines et de Pruniers sauvages, au-dessus desquelles s'élèvent des Frênes, des Hêtres et quelques Erables. Les hameaux, les villages se succèdent sur les collines; la gorge s*élargit et monte par mille gradins , du lit de la Doire au sommet des deux chaînes qui accompagnent la rivière. Bois, terres, prés, champs de Genêts ou Bruyères rougeâtres, se disputent ces rampes accidentées ; mais peu à peu la Doire se dégage des rochers qui l'étreignent, s'épanouit au fond d'un' large bassin, et vient humblement saluer les quatre hautes tours d'Anjony. A la cime d'un promontoire derrière lequel bondit un torrent, sur un roc escarpé, au flanc duquel courent des guirlandes de Lierre, et se dessinent les Eigs-zags de quelques sentiers, le beau donjon du moyen âge laisse passer dédaigneusement les siècles, et resplendit encore de tout l'éclat de sa physionomie féodale.

» Après avoir serpenté à mille pieds au-dessous de ce majestueux château et du pittoresque village de TourneoBiird , étage

derrière lui sur les hautes berges du torrent, la Doire vient décrire une gracieuse ceinture autour des prairies de Faussange ; elle y arrive sous un rideau de feuillages et touche presque à ses jardins. Cependant la vallée continue à se développer vers l'ouest. De part et d'autre , elle ressemble à une longue et ondoyante prairie qui descend jusqu'aux bords de la rivière ; mais au-dessus de ces pentes gazonnées, régnent deux coteaux d'un aspect trèsdifférent : le coteau nord est aride , jaunâtre et semé de rochers, tandis qu'au versant méridional, les forêts pendent du haut de la montagne comme d'épaisses draperies. En cheminant à pied, on traverse plusieurs villages ; Laubac, Saint-Martin-Valois, Saint-Cernin , chef-lieu de canton. Les plis et replis de la route conduisent au pont de Saint-Cernin. Vers cet endroit, la vallée se resserre et passe des terrains volcaniques aux terrains schisteux et gneissiques. Les racines des moatagnes forment un défilé étroit et très-sinueux, au fond duquel glisse la Doire. Dans les serpentements de ce défilé se cache le château de BournafleL La fSOtge de la Doire circule autour de lui et se continue , tantôt élargie pour quelques instants et laissant apercevoir qudques prairies, tantôt se rétrécissant pour n'apparattre à Tceil que Comme un immense et sauvage ravin. C'est dans cette partie in^férieute de son cours qu*est bâti le village de Saint-Cirgtted^ Malbert, village dominé par un vieux château. Saint-Cirgues xi*est pas éloigné du confluent de la Doire avec la Bertrande. Ri^i de plus triste que les lieux où se réunissent ces deux mrières : des montagnes à pic les pressent de part et d'autre, fadasent entre elles un espace étroit et ne présentent sur leurs %B9carpements que le sillon des ravins , la dent du rocher ou les maigres touffes des Chênes rabougris qui végètent sur cette "tente ingrate. » (De Lalâubie. Dict. hisU et Hut. du Cantal, X. ra, p. 360.)

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