CHAPITRE XXU
Saite des AttLueni» de la Dordoi^e.
I^a Rivière de la Oère.
Le Cantal ofire un si grand nombre de belles vallées qn Ton est embarrassé pour y choisir ses promenades et y étudie la nature qui se présente partout admirable et grandiose. Mai parmi ces profonds sillons qui dirigent presque tous leurs eau? dans la Dordogne, il n'en est pas de plus intéressant ni de plu pittoresque que la vallée de la Cère. Il n'existe rien , en Au vergne, de plus beau et de plus admirable que cette vallée ses affluents qui dans le haut du val coulent sous la somb verdure des Sapins, ses sources pures comme la fratcheur d ses prairies, ses rochers suspendus, les ruines des vieux ma noirs, rien de plus varié et de plus digne de captiver l'attentii» Partout la Cère s'écoule rapidement, tantôt sous de vieux arbres tantôt resserrée entre des précipices , modérant ou acoéléran sa vitesse selon les inégalités du sol, ou s'élançant en belles cades. Il nous serait impossible de décrire toutes les merveill de cette vallée et de toutes celles qui viennent s'y ouvrir. Le Cantal au point de Mie pittoresque est le département pri vilégié de la France.
Cette jolie rivière prend naissance dans la commune de Saiàt Jacques-des-Blats, un peu en dessous et au sud du passage d Liorant, à l'opposé des sources de l'Alagnon. La Font-^e-Cèr^^ sort au milieu de buissons de Hétre^:, sur une petite pelouse e^
sGT't d'abreuvoir aux bestiaux que l'on mène paitxe à cette altitude. Son eau limpide s'est creusé un lit peu profond, auquel xient se joindre bientôt des ruisselets nombreux dont les existent presque au sommet de œs hautes montagnes.
N'oiia^ citerons les ruisseaux de Bournioux, de la Bouissoune, de
J, del Castel, del Nègre, de Chamette, del Barrât, de Lan-
du Yiaguin, du Bos, du Chourchis, etc. Ces nom-
br^i^i^^K ruisseaux descendent rapidement sur des pelouses
brilX.£Uit au soleil, ou bien ils courent à l'ombre de Sapins sé-
cu l£i.Jjes ; ils bruissent entre les blocs amoncelés dans leur lit et
^^^a^^^^nt ils offrent, en hiver, d'étincelantes stalactites de glace
^^ <3.<s colonnes de cristal. Plus tard à la fonte des neiges, ce
^>=i>^ des chutes, des rapides, des cascades ornées de la fraîche
tation du printemps.
Gère a déjà une certaine importance quand elle entre dans
la <^<=Hnmune de Thiezac qui occupe à peu près le centre de la
^'^-1 1.^^. Les environs de ce bourg sont remarquables par leurs
^'^^^fe-«::B.té8 naturelles. Des éboulements de conglomérats trachy-
^^^^^■^^58 qui eurent lieu en 1818 et surtout dans le douzième siècle
o^^"^ X^iesque barré la vallée. On voit d'énormes masses couvertes
<1^ l^oaquets d'arbres , dispersés partout et qui ont dû arrêter
^l.^ue temps le cours de la rivière et former un lac au-dessus
"pillage. On désigne sous le nom de Pas-de-Compaing,