CHAPITRE XXIII
Le Ba»»in du Lot.
01-1S avons déjà vu que lu départemonl du Cantal envoyait tou.teï55 ses eaux dans deux dos grands bassins hydrographiques "^ lit. Planée, dans les bassins de la Dordogne et de lal-ioire; uno 55e\ile artore du massif du Cantal, TAlagnon, appartient à ce aerii i ^sr bassin ; il se rend à la Loire par l'intermédiaire de la riviere ci* Allier. Tous les autres ruisseaux ou cours d*eau, au nomnre d'onviron cinq mille, descendant du grand massif du Cantal ^i~i*05?jant ses admirables vallées, affluent plus ou moins direc- ^ni€^t^^ dans la Dordogne. C'est à ces ruisseaux et à ces rivières ^^^^ lo groupo du Cantal, principal condensateur des nuages,
^^ntre de la France, doit cette multitude de ravins et de
^loxiî^ qui font à la fois sa beauté et sa richesse.
^^xxx* mettre un pou plus d'ordre dans la description des cours
^^vi ^^ plateau central de la France, nous avons subdivisé les
o^'^iicl^ bassins; nous avons considéré l'Allier et ses affluents
^^in^ une région hydrographique distincte. Nous ferons de
/'^^^ pour la vaste contrée où la Dordogne recueille ses eaux.
^xs; ^jj séparerons le bassin du Lot et celui du Tarn.
bassin du Lot a dans le Cantal une grande importance, et
" ^^^-que cette rivière n'y prenne pas naissance, elle en recueille,
^^ directement , soit par ses affluents , une bonne partie des
^^^ fournies par les sources de ces hautes vallées.
lu
Le Lot.
Le Lot est une des ri\'ières auxquelles la haute montagne ^*^' m-itnitique de la Lozère donne naissance. Il naît au nonl de c:r€^-^tt»* montagne sur le micaschiste. Sa source est située au soni¥~»i*'t d'une petite vallée, près du hameau des Alpiers, communes «lu Ble\inard. Il coule immédiatement a l'ouest, reçoit le ruis<^*jL?'smu de Combessoude (rive gauche', qui descend des hauteurs de?* la Lozèn^ et traverse le Bleymard. Il passe, encore faible e*.> m.» rs d*eau, à Saint-Jean-de-Blevmani et au.Tournel, emport^-s::». nt les eaux de plusieurs ruisseaux qui, sur ses deux rives, y d »-*»;cenden^à angle droit. Ceux de la rive gauche viennent des nites de la montagne de la Lozèi-e et ceux de la rive droitf* vallées primitives qui séparent le< causses démantelées du rain jurassique. Le Ijot coule dans la vallée pittoresque sortent les eaux thennales de Bagnols, au pied de la Lozt-- Il reçoit près de cette localité le ruisseau de Felgerette ( r gauche^ et celui de Villeret ^rive droite', puis il continue course dans la vallée et passe à Chadenet et à Sainte-Hélè? toujours sur le terrain primitif. Près de ce dernier village trouve Taftluent de la i>etite rivière de Lesdaneides Jrive dn)it qui va chercher ses eaux pures jusque sur les lianes de la Mî geride.
En arrivant au-dessous de la Rouvière et de Noujaret , le fait plusieurs contours , nécessités par des parties plus dui du terrain primitif et des caps calcaires qui devaient s'op] à son cours. Il reste néanmoins dans le sillon qu'il s'est ti sur le terrain primitif. Les eaux ilu Bouisset venant aussi la Margeride et passant au Born se rendent dans le Lot(riv drvùte\ A cet endrt)it , le Lot passe à Badaroux et ne tarde à sVûgager dans les grandes cassures des causses jurassique? Il tourne autour de la ville de Mende, après avoir reçu le Rieu. eios ^rive droite), venant emvre de la Margeride, puis tournait tout a coap au sud, dans une valK'^e calcaire, il arrive droit à Ba^ «ég^» où le Bréinont fait sa jonction rive gaucho' on conduisait ^ daa eaux doat quelques filets sont nés pr»>^ .le Bagnols ot sem ^ h» gianitM de la montagne d»^ la b»z»»r*».
L<e Lot continue sa course en se dirigeant à Touest au milieu
des calcaires jurassiques, il passe au Villar, à Salelles et arrive
îiu confluent de la Coulagnes, rivière à cours prolongé, naissant
sur la Margeride, passant à Marvejols et à Chirac et atteignant
^^ Lot sur sa rive droite. C'est sur cette même rive que le Lot
^"60011 encore de nombreux ruisseaux , mais c'est à gauche que
lui arrive l'Urugne produite par une belle source du terrain ju-
'■^ssique et qui passe à la Cauourgue, La rivière entre alors sur
le terrain de trias, l'abandonne pour reprendre le terrain pri-
Hiîtif , traverse Saint-Geniez , coule sur le grès du trias à Es-
palîon, sur le sol primitif à Entraigues, où la Trueyre descendant
du Cantal vient y verser ses eaux sur la rive droite.
Au-delà d'Entraigues, le Lot limite pendant A kilomètres environ les départements de TAveyron et du Cantal, sans toutefois X><'*i:iétrer dans ce dernier. Il n'en est pas moins pour ce département une rivière importante. Il n'offre sur la rive cantalienne qu'une immense oAte abrupte, très-sauvage, en grande partie Htérîle; on n'y voit que des Bruyères et des rochers, sillonnés par quelques sentiers en zigzag et ombragés par quelques Châtaigniers.
Presque tous les tributaires du I^t, dans le Cantal, lui parviennent dans le département de l'Aveyron par l'intermédiaire de la Trueyre; il est pourtant quelques cours d'eau qui se rendent directement sur sa rive dnjite, ce sont, d'après M. de I^Iaubie :
^ ruisseau de Comberousse qui se forme dans le voisinage "® Montsalvy et descend au petit pont de Vielle- Vie ; ce ruis- *®^^ n'a pas d'importance.
t-*Au2e, qui prend sa source au puy de l'Arbre, près de Mont-
^y» cx)ule vers le sud-est, parcourt la région du Cantal ^^^^^'^ttiée le Veynazès , baigne les environs de Junhac et de Se- '^«ergues et se jette dans le Lot près de Saint-Projet.
'-^ Celé est dans le Cantal , la rivière la plus considérable *^ l^assin du Lot après la Trueyre. Il se réunit au Lot au-delà ^ ï'igeac entre Saint-Cyrq et Rouziers.
Plus loin, 1p Lot traverse le terrain houiller de Livignac^ s'échappe tout-à-fait du plateau central. Après un long parcoi et une multitude de lacets, il passe au sud de Figeac, au no de Cahors, puis à Villeneuve-d'Agen et se jette dans laGaran sur sa rive droite à Aiguillon.
et
Ijo Oel(^. afllixent du r^ot.
« Le Celé naît dans la bruyère à peu de distance du hame du Ros, commune do Cal vi net. Descendu d'un coteau rougeàt il infléchit pc'ndant quelque temps de ses méandres des p bordés de Châtaigniers. La bnxierie d'Aulnes qui suit le cou du ruisseau décyre le paysage environnant, paysage pauvre faiblement accentué. Quittant bientôt cette plaine onduleuse le Celé, qui ne porte encore que le nom de Celeyrou (petit Celé s'incline et s'enfonce dans le fourré de grands bois de Chênes Ces bois couvrent les pentes du chaînon méridional de la vallée ils laissent n»gner au-dessus d'eux, une croupe uniforme et al— tcrnant avec de grands esi»act^s nus, aux tons jaunes et aur: chétives moi'^sons. Sur Tautre bord du torrent, figure un pay: tourmenté, dont les pentes de^icendent jusqu'à lui, rapides, ravinées et chargées de Châtaigniers.
k Le Celeyrou reçoit, dans cette partie de son cours, deur: ruisseaux dont l'un alimente l'usine de Sans-Souci. L'aut Imigne les murs d\i château de la Motte. C'est près de ces lieu:^^ que le Celevn^u se perd de plus en plus dans une gt»rge pauv et osseuse. Cette gorge est pressée par deux côtes escarpées, sumt lesquelles le granité se dessine de toutes parts en longues ver tèbres. Des Châtaigniers jiarsemés çà et là tachent ces roche de leur ombre. Dans ces solitudes retentissaient jadis , d'à; la tradition « tous les bruits d'une ville: une ruine pittoresque^ celle du château de Méallet en marque la place. Le village de Foumoulés accidente aussi ras[>eot des hauteurs. Plus Imi' se dresse ua promontoire aniu, au piinl duquel le ruisseau de là Resij^e vient tortueusement se réunir au Celeyrou pour HOr le Téritable Celé ; sur la j>ointe sauvage de ce promon- .», appArnit un oadavrt^ de pierre*. d»vapiti*, démembré, tout
F*n lacé de Lierre ; ce sont les débris du château de Cbaule-le-Merle lérDoli en 1579 par ordre du gouvernement d'Auvergne.
» Le Celé s'échappe en bouillonnant de ces lugubres défilés ; I s^ précipite vers des lieux plus riants. La montagne s'abaisse 'éloigne départ et d'autre et prend la forme d'agréables coln^55. Dans l'horizon qu'elles entourent, se développe un largp. t fortile bassin paré de bois et de prairies. Ici l'œil retrouve i ^r-âce et la vie. Le bourg de Saint-Constant baigne ses pieds a.Jïs la rivière, tandis que des villages et des hameaux scin- Il^r^t sur chaque éminence. I-a belle habitation de Lacan paraît ^ loin comme une perle agraffant au coteau méridional la ceinc3e cet aimable paysage, puis la vallée se referme ; ses deux irs grandissent ; des forêts de Chênes étendent sur eux leur '^rie, tandis qu'une lisière de belles prairies accompagne "vière dans ses contours. Ce j)aysage d'un ton calme et
La
caractère élégant et pittoresque , se prolonge ainsi quelque s, puis se dénude et s'appauvrit. Près du village des Au- ^3, il re(;oit la Rance.
ette petite rivière vi(»nt de la croix du Puech, voisine par urce, du ruisseau de Ressègue; elle coule d'abord dans un opposé, du sud-est au nord-ouest, puis, décrivant un long it autour du bourg de Marcolès, elle s'avance du nord-est id-ouest, arrose les prairies de Saint-Etienne-de-Maurs et aurs et se réunit au Celé, près des Aurières, commune de xs, après avoir reçu le ruisseau de Bouygues, venant de ilvetat, le ruisseau de Mouzat, venant de Saint-Mamet, le eau de Molègro, né daus la commune de Roumegoux et ^^^^5i.nt de Boisset , le ruisseau d'Anes, grossi de celui de Toursac, "^^ ^vii passe près de Saint-Julien; le ruisseau de Névolès, et ^•^fiii le ruisseau d'Arcambie qui baigne Maurs.
* Le Celé reçoit encore la Veyre, petite rivière qui a son ori-
R^Tïe dans les mamelons de la commune de Saiut-Saury, près
de Saint-Sylvestre , qui baigne les environs de Parlan , limite
le Cantal, et entre dans le département du Lot, à peu de distance
de Lacamp, commune de Maurs.
» Grossi de ces cours d'eau , le Celé entre près de la Darse, dans le département du I^)t où pénètre avec lui la route
de Pigeac. Il Itiiigue celte ville et so jette Jaus le Lot prc;^ de Bouziès. > [Dict. kisl. et stat. du Cantal, I. III, p. 65.)
l'tt rrniorre' affluent du tjot.
La iioui-ce de cette rivière est dans la Lozère, aux environs ^-^ village de Villedieu, sur le versant ouest des montagnes de Mai^ride. Elle s'introduit dans le Cantal par le sud-ouest, de Pouges, commune de Chaliers, se dirige d'abord au nonl-e? arrive â 14 kilomètres environ de la ville de Saint-Flour, di ensuite de nombreux contours en inclinant vers le sud, s'appi clie de Chaudesaigues, passe au-dossous de Sainte-Marie, a.^^^" pont de Tréboul, sépare le canton de Pierre-Fort de l'Aveyroc^*où elle pénètre non loin de l'Hermitage, commune de Paulbeucr^ -* continue son trajet dans ce département, et réunit ses eaux celles du Lot sous les murs de la petite ville d'Entraigues,
Sa pente moyenne est de deux millimètres par mètre; sa larr^ geur varie de 30 à 60 mètres ; la longueur totale de son parcourut est de 130 kilomètres, et la superficie totale de son bassin peu-»" être évaluée à 306. 000 hectares. Cette rivière traverse ou effleuir!^t-i dans le Cantal, les communes de Chaliers, Faverolles, Alleuzi-* * la Vastrig, Neuve-Eglise, Oradour, .Sainte-Marie et Paulhenc— — -
Dans la majeure partie de son cours, la Trueyre est par des rochers granitiques très-escarpés et souvent inacccE
sibles. Cependant , près de Chaudesaigues , son lit est à lot ^rf
plat.
Le cours de la Trueyre est extri^memeiit sinueux dans le d^e: parlement du Cantal ; on voit que ses eaux ont lutté lungtem^p) contre des obstacles qu'il a fallu vaincre et plus souvent oomtmtourner. Sa vallée, quelquefois très-profonde, accuse un trsTO'ï actif et prolongé dû sans doute à des crues considérables que la rivière éprouvait autrefois. On voit en dehors des temps d'orage, ses eaux pures, jaunâtres ou verdàtres, couler rapidement en quelques endroits, au fond de leurs précipices.
Do nombreux afQuents se rendent dans la Trueyre. Nous froo- Tons d'abord (rive droite), les ruisseaux de la Faye, de Lorcièr», le Morle ou Ëspiral, qui baigne Ruines et le niisseau de La^s, venant tous de la Margeride,
Sur la rive gauche, le ruisseau d'Arcoiiiy, originaiie de Falciinagne, commune de Saint- Just, qui après avoir coulé du sud au nord, près du village et dans la commune de Bournoncles, '^^J^iint la Trueyre au pont de Garabie.
I^a rivière d'Ande est un des principaux tributaires de la rive «iroite. Sa source est au-dossous du puy de Niermont et s'écoule ^*abord vers Test, puis vers le sud, parcourt une partie de la r^lanèze, passe à Ussel, à Roftiat près d'Andelat, au faubourg "^ Saint-Flour et atteint la Trueyre près du Féchadour, com- M^xine d'Anglards. Avant sa jonction, elle reçoit le Dauzan, ^G l'uisseau du Saillant , celui de Colzac et le Chabrillac.
« Le Chabrillac est un grand ruisseau qui prend sa source à Post de Saint-Flour, dans les montagnes de laFageole. Il arrose la. oommune de Mentières et celle de Thiviers, reçoit au-dessous He Bron l'affluent qui lui vient de Vabres, traverse près de Vareillettes la route de Saint-Flour à Monde et se jette dans la rivière d*Ande, au-dessous de Saint-Georges.
» Le bassin que baigne ce cours d'eau est un des plus gracieux et des plus déployés des environs de Saint-Flour. Ses campagnes, accidentées de monticules et de petits plateaux, se dessinent agréablement au milieu do la contrée qui les entoure. La Margeride le borne à l'orient, semblable à un long rideau bmn, profilé de Sapins, frisé de taillis et déchiré par des ravins ïougeàtres d'où s'écoulent plusieurs faibles ruisseaux. Près <ie là est le pitt<:)resque rocher de Vabres, et en descendant ^ur les bords du Chabrillac on apercjoit Belgus , beau château lue jx)ssède Tévêque de Saint-Flour. Au-dessous de Belgus, 'horizon se resserre, le Chabrillac dépouillé de tout charme ^ précipite dans une gorge étroite , morne , profonde où l'œil '^^ découvre que roc et bruyère, et le ruisseau va se réunir à ^ rivière d'Ande après un cours d'environ 12 à 15 kilomètres. » (De Lalaubie. Dict. du Cantal, 1. 111, p. 83.)
* Le Dauzan est une petite rivière qui naît dans le haut de ** oomn^une de Paulhac, qui baigne cette conmaune, celle ^^ Tanavelle et se jette dans l'Ande, au-dessus de Luchat. **lle porte plusieurs noms et entre autres, ceux de ruisseau ^^ î^ozières et ruisseau d(» Latga. Elle passe près de Mal-
zargues, du château de Bressauges , do .Sauvage, àNoziércs-^, non loin de la Peyre, du village de Dauzan qui lui a don riKit son nom, à Latga-Soutro , à Latga-Soubro. Dans ce traj^^t, lo Dauzan alimente plusieurs moulins.
> Comme d'autres vallons de la I:*lanèze, celui du Dauz. m
ressemble, pendant longtemps, plutôt à une inflexion de la plau ne
qu'à un vallon proprement dit. Il est froid , nu et triste. A s^^q extrémité ee vallon se cruuso et prend l'aspect d'un profond -p-
vin vêtu d'un pâle duvet do gazon et au-dessus duquel rèt^^Bne une douille corniclie de rochers.
» Le cours du Dauzan a une loiigueur de 17,500 mètres t — =30-
viron. Ce cours présente les hauteurs suivantes : 1191 mèti es,
1124 mètres, 1091 mètres, 1008 mètres et 983 mètres près de
son embouchure, » [De Lif.aubie. Dîcl. du Cantal, t. I II.
IjB Jurol naît dans la commune de Paulhàc, coule de l'oi- ^ ftsl à l'est, passe ii Seriors et à AUeuze, et va se jeter d^^'is le Trueyre [rive droite), un peu au-dessous de cette demi *re localité.
< Le Bex [rive gauche) est une petite rivière qui nait f^ rps de Saint-Urcize , canton de Chaudesaigues. Elle coule a- -«ts le nord et séftare, dans presque toute la longueur de son cot^ rv. les dtux départements du Cantal et de la Lozère. La gorge t*3rtueuse au fond de laquelle se dessine son lit, est découpée dsBJi^ un sol granitique, tantôt couvert de taillis, tantôt déchiré ^^w des ravins et accidenté par des rocheri. Quelques villages ^^ montrent sur les pentes des montagnes, mais ne suflisenl j^^'* pour animer leur pauvre physionomie. Parfois, cependant, ^^ bassin de la rivière s' élargit et laisse voir de bonnes pralrit? -"^■ Le Bex arrose, en les bordant, les communes de Saint- Urciz<^> Saint-Remy, les deux Verges; celle d'Antérieux, près delà-" quelle il forme l'Ile ou la presqu'île de Saiut-Juéry, autretuH dominée par deux châteaux et qui dépend de la Lozère; Mau- TÎûeâ, Ma^nac, Mallet, dont le chef-lieu est situé sur la rivière, «t enfin la commune de Sarrus. C'est dans cette dernière, au-dela ^■Pradal, que le Bex se jette dans la Trueyre après un cours de 40 kilomètres.
» Il est grossi par divers ruisseaux appartenant au Cantal, ontre autres par celui de Riouniou, celui de l'Hère qui passe près de Saint-Urcizo et celui de Poirebesse. » (Dict. hist. et siaiisi. (lu Cantal, t. I, p. 262.)
1^ Remontalou (rive gauche) est un joli cours d'eau qui vient de la commune des deux Verges, dans la direction du sud au nord. Il traverse la commune de Chaudesaigues, où il recueille et entraîne ses eaux minérales presque bouillantes. Quelques sources thermales arrivent môme au jour, au milieu des eaux nhaudes du ruisseau. Il se jette dans la Trueyre près de Ventu6jols.
Un peu plus bas, sur la rive droite, vient le ruisseau de la Près. Il descend presque directement du plomb du Cantal, se dirige au sud, passe à peu de distance de TOradour et finit son cours à l'extrémité de cette commune, après avoir reçu la Gazonne ou ruisseau de Cézens.
Plu? loin (rive gauche) , c'est la petite rivière de THyrisson , formée des ruisseaux de Levaudès et de Tailladez, ce dernier originaire de la commune de la Trinitat, et qui passe non loin de Jabrun. Son affluent est situé vis-à-vis du bourg de Sainte- Marie. Puis la Trueyre reçoit sur la même rive et près du pont rie Tréboul , commune de Siiinte-Marie, le ruisseau Lebot venant de TAvevron.
A droite , se joint le Vézou , ruisseau formé dans l'extrême Planèze, dirigé du nord au sud, lequel, après avoir baigné les environs du bourg de Pierrefort et la commune de Paulhenc, %e jette dans le Trueyre près de Champaguac.
Trois autres affluents (iescendent encore des montagnes lu Cantal et se dirigent sur la rive droite de la Trueyre qu'iN [l'atteignent eej)endant que dans le département del'Aveyron; :re sont la rivière de Brézons, la rivière de Siniq et le Goul.
^ Le Brezons a sa source au Plomb du Cantal; il coule du [lord au sud, arrose les communes de Brezons, Saint-Martinsous- Vigouroux , Pierrefort et Paulhenc , et se décharge dans la Trueyre près de Laussac , sur les frontières du département Je l'Aveyron.
» La vallée qu'il arrose est certainement une des plus belles de Tarroudissement de Saint-Flour. Une riche nature, de fraîches et spacieuses prairies, d'amples horizons sur les montagnes; à leur front, d'immenses pendentifs de basalte; sur leurs flancs, des ruisseaux qui se précipitent dans l'épaisseur des forêts ; des sites nouveaux à chaque pas ; des accidents pleins de grâce au fond de la vallée ; des contrastes de rocaille et de verdure, de bruyères et de feuillage , d'abondance et de misère, de vie et de mort sur le versant des coteaux. L'ombre des hauts sommets qui enveloppe de son voile les solitudes où la rivière prend sa source, solitudes qui ressemblent à une conque de gazon rayée par des ravins, et festonnée sur ses bords par quelques rubans de rochers ; les villages qui se succèdent le long de la rivièi-e ; les fragments de châteaux en ruine qui rappellent çà et là d(?s traditions chevaleresques et de rudes exploits; de vieilles tours qui ont leurs légendes et leurs apparitions surnaturelles ; mille autres causes encore rendent attrayant le paysage de ce bassin. ^ [Dict. hist. et stat, du Cantal, t. I, p. 300.)
« Le Siniq ou le Sinq est une petite rivière qui pnmd sa source près de I^ Chapelle-du-Cantal, traverse la foret à laquelle elle a donné son nom, et aprî^s s'être creusé une vallée peu large et peu profonde dans le département du Cantal, va se jeter dans la Trueyre, .au-dessous de Valcailez, département de l'Aveyron.
» Les eaux du Siniq sont probablement les plus froides du département. Son cours n'est pas rapide; son lit est en quelque sorte une série de trous profonds de 1"» 50 à 2 mètres, au fond desquels il surgit beaucoup de sources qui entretiennent sa fraîcheur. Il est presque partout bordé d'Aulnes. Le fond de la vallée est couvert de prairies dont un grand nombre sont mar«>cag<Hisos. Le village de Malbo, assis à mi-coteau sur un avanet^ment , dcmiine cette vallée. La fonte des neiges transforme (|uolquefois le Siniq en un torrent impétueux. ï> (P. de Chazelles. IHci, du Cantal, t. V, p. 393.)
« La source du Goul se trouve à la montagne de Fronida-6oul, près de La Chapelle-du-Cantal. Il descend à travers les forêts de la Goulesque, forme la belle vallée de Roulhac,
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passe au pied des châteaux de I^s-Douloux, de Cropières, Puech-Mourier , Missilhac, Cros de Montamat et du bourg de Raulhac, s*encaisse dans des précipices effroyables, au fond desquels il limite les deux départements du Cantal et de TAveyron, passe à Pons et jette dans la Trueyre. Il reçoit le Cambon, la Vauze et le Languerou. » (Deribier. DicL du Cantal, t. m, p. 464.)
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