‹ L'eau sur le plateau central de la FranceChapitre 5 sur 43 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

ReTue de» S^vrce» d« plateav central de la Vrance.

La variété des terrains, tantôt primitifs, tantôt sédimentaires ou fréquemment volcaniques dans le centre de la France, occasionne de grandes différences dans le débit, la température et même dans la composition des sources. On conçoit qu'ici nous avons soigneusement éliminé les eaux minérales, dont l'étude a été pour nous l'objet d'un travail spécial. On n'exigera pas de nous de mentionner toutes les issues par lesquelles s'échappent les eaux sur le plateau central; il faudrait pour cela nous arrêter à chaque pas et remplir un volume, mais nous avons pu observer un assez grand nombre de sources pour tirer de leurs caractères quelques conclusions intéressantes. Nous les classerons sous les titres déjà indiqués, en conmiençant toujours par celles du département du Puy-de-Dôme.

Sources sortant du. Xerrain primitif.

Ces sources, conmie nous l'avons dit, ont moins d'importance que celles des autres terrains, en ce qu'elles sont ordinairement peu abondantes. Nous pouvons citer :

Dans l'arrondissement de Clermont. — Au Petit-Barreix , près Laqueuille, source abondante, sortant du micaschiste et formant un ruisseau, température 8° 3 (25 juillet 1853).

A Cevrat, près Clermont^ température 10« 5 (le 2 mai 1834).

A Chùteauneuf , sous le château même, sortant du granité: temp. 12* 1 ^14 août 1852'. — Près Cliàteauneuf , à Genestines, iK^lle source ombragée par des Saules (Salix rufinervis) et par les toufles de Fougères (Athyriiim filix feminea); elle occupe uu bassin entièrement garni de Fontinales dont les rameaux , d'un vert pur, sont en oscillation continuelle par le débit de la suurv.*e. Elle sort du terrain primitif et marque 10* ,1-4 août 1852] .

A Chiguat, domaine, près Montaigut, canton de Cliampeix, granité, temp. 13^5 ^12 juin 1848.

A Clémen^t, sur le bord et à droite du chemin qui conduit à Chamj^ix, Si>ureo sortant du granité, temp. 12* 21 mai 1843 -.

A Durtol. près Clermont, source sortant du granité, tarie en été, temp. Il*' 31 décembre 1826'.

A TEtang, coumiune de Chauat, source sous une ruche de granité, temp. 9* ^9 juillet 1842;. Il est probable que cette *»urce sort d'une coulée de lave cachée.

A Pasiedou, sortant du granité, temp. 9* 4 juin 1848'.

A Sauteyras, près Aydat, terrain granitique, temp. 9* 5 ;l«juiu 1848;.

Dans ranvmiissemeni de Biom, i^utoa de Pontaumur, il existe à Giat une s^nirv.v magnifique, d'une extrême abondance, sortant du graniti' et ne tarissant jamais.

Dans ran^nilissem<ni iflssoirt : prè> de Besse, en dessous de Combes, terrain de Guoiss, temp. ^-' 3 ,12 juin 184S\

Au village de ChaniKm, une source des^.n?ad du versant d'une montague de granité; s;i temp., T*' 2 ^23 août 1843".

A Flav, cautou d'ArvWs, dans lo gneiss, s^»urce, temp. 10* ^20 septembre* 1855\

A Jas^Y, canton d^V^le«i, skumv sortant du granité, temp. 9" (19 ^4^*pt.>mbr\^ 1855'.

V J\»g\\u» à la Ikiso du PuY-dt*-Sarran, canton dWrdes, source sortant du terrain priuùtil', temp. Il * 2 ^21 septembre 1855*.

.V Lameiraud» cautvui dWrvles. <*.»urw 'entant du porphyre, touip. T^^ ^24 septembre* IS55\

A Ma»\nr%*îi, canton dVVnlos, s^ninv s^rtaiii du gneiss, temp. 9* 'W «.'ptt^mbn^ IH.\5\

A Orbeil, près dlssoire, source sortant du granito, lemp. IS*» 1 (14 septembre 1852).

A Saint- Anastaise, canton de Besse, source sortant du granito, temp. 120 1 (27 août 185 1\

A Saint-Quentin, près Sauxillanges , sortant du granito, source abondante, temp. 12<>9 (12 octobre 1853).

A ServoUes, canton d'Ardes, source abondante, s'échappanl du terrain primitif, temp. 9° (24 septembre 1855).

Dans V arrondissement de Thiers : k Bourdier, canton de Thiers, source assez abondante , sortant du granito, temp. 11*^6 - [30 septembre 1853).

I A Fetut, canton de Courpiore, source assez abondante, sortant Ides granités blancs assez élevés, temp. 9<^9 (14 juin 1853). f A Landrodie, canton de Saint-Remy, source du village, sorf tant du granité, temp. 9<»8 {22 septembre 1853^.

Dans l'arrondissement d'Ambert : à La Bourlhonne, en dessous de Pierre-sur-Haute, canton d*Ambert, source à la base des forêts de Sapins, sortant du granité, temp. 9'»8. A la lisière supérieure des Sapins, source très-abondante, temp. 5<»9(21 juillet 1843).

A Favet, canton de Saint-Germain-riIerm, source sortant du granité, temp. 8<>1 (7 juin 1852).

A Lafayette, canton de Saint-Germain-l'Herm, source peu abondante, amenée au village, sortant du granité, temp. lO* (7 juin 1852).

Aux Deux-Frères, près Echandelys, canton de Saint-Germainl'Herm, sortant du granité, temp. 8<» (8 juin 1852).

A Echandelys, canton de Saint-Germain-rHerm , source abondante, sortant du granité, temp. 10<>7 [8 juin 1852).

A Grandrif, canton d'Ambert, source non minérale, sortant du granité, temp. 12® (14 septembre 1856).

Entre Grenier et Tire-Chèvre, canton de St-Germain-rHerm, !50urce abondante, sortant du granité, temp. 8^1 (9 juin 1852).

Entre Lamarge et Longevie, canton d*Arlanc, belle source

<u>rtant du granito, temp. 10<» 1 (18 octobre 1856).

A Montgeol, canton de Saint- Amant-Roche-Savine, une belle source sort du granité, temp. 6® 8 (6 juillet 1855).

Aux Montilles, canton d'Ariane, près du village, source assez abondante sortant du granité, temp. 9® (15 octobre 1856).

A la Pascaille, canton d'Ariane, source assez abondante sortant du granité, temp. 11^ 5 [20 octobre 1856).

A Pierre-sur-Haute, sommet de la chaîne du Forez, plusieurs sources sortent du granité sur le versant qui descend à La Bout- Ihonne. La température de ces sources varie de 4° à 4° 6.

A Recolles, canton de St-Germain-l'Herm, commune de Ste- Catherine, source sortant du granité, temp. 8** 2 (9 juin 1852).

Aux Ronchoux, canton de Saint- Amant-Roche-Savine, une belle source sort du granité, temp. 6° 5 (9 juilet 1855).

A Sauvessanges, canton de Yiverols, une source assez abondante s'échappe sur la place, sortant du granité, temp. 10^3 (10 septembre 1856).

A Séphos, canton de Saint-Anthême, source abondante sortant du granité, temp. 8® 6 (13 septembre 1856).

A la Viade, canton de Saint-Gcrmain-l'Herm , commune de Sainte-Catherine, source très-abondante sortant du granité, temp. 8« 8 (9 juin 1852).

En dehors du département du Puy-de-Dôme, nous avons aussi observé quelques sources s'échappant du terrain primitif.

Dans le .département du Cantal : en entrant à Chaude,saigues par la route de la Guiole, source froide, sortant du granité, temp. 13» 2 (30 juillet 1847).

Dans le département du Oard: au-dessus du Vigan, source très-élevée, sortant du granité, sur ce cap avancé des Cévennes, temp. 50 (27 avril 1846).

Dans le département de la Haute-Loire : A la Chaise-Dieu, au regard qui conduit l'eau à la ville, près de la butte du Signal, granité, temp. 8° 5 (22 juillet 1843).

A Fix, source très-élevée, peu abondante, temp. 12<*, probablement influpnofV par la température de l'air (12 juillet 1846).

- lÔ —

Dans le département de la Lozère : on voit sur la montagne même de la Lozère, un grand nombre de filets d'eau dont la température varie, selon la hauteur, entre 7 et 5<». Ces eaux trèspures, très-agréables à boire, se sont creusées de petits sillons tortueux et coulent sur le terrain tourbeux qui recouvre la roche primitive. Souvent les deux bords du petit cours d'eau se rejoignent, et Teau s'écoule alors dans un conduit souterrain d'où elle se décèle seulement par son murmure.

Au-dessous du Born, une source sort du granité, temp. 8** 5 (17 juin 1845).

Source à Luc, entre Langogne et la Bastide, temp. 9° (13 juillet 1846).

Au Palais-du-Roi , on voit sortir plusieurs sources sous les blocs de granité. Celle de Las-Fadas marque 7<*. Une autre plus abondante, quoique située à un niveau inférieur, indique 5<» (17 juin 1845).

Près de Langogne, dans un ravin sur le bord de la route de Pradelle, source sortant du granité, temp. 10°; à Langogne même, les fontaines de la ville ont une température de ll*'^ (14 juillet 1846).

Sources des Terrains jurassiques.

Le terrain jurassique forme une large ceinture tout autour du plateau central de la France. Les sources y sont peu nombreuses, mais très-abondantes et semblent n'être que l'issue de cours d'eau souterrains.

On voit une de ces magnifiques sources à Florac , dans la Lozère, sa température est de 10<» (18 juin 1845.) Une autre source sort aussi, à Nojant du calcaire jurassique et marque 10*2 (18 juillet 1845).

A St-Laurent, entre Florac et l'Hospitalet, nous avons encore trouvé la température presque constante de 10 ^ (21 juin 1845).

A Bozouls, dans T Aveyron , on remarque, dans une grande cassure du terrain jurassique, plusieurs sources qui déposent encore du calcaire et qui en ont déposé autrefois des masses considérables ; leur température est de 13o.

jar:: e: az^vut:, a <^^ii3Ç £:.

^ bi^e c'^in zrii.i €-*':arj:e:i.ez: calcair?. L'-ea- e?: s: abondasse q -V.Ie c::L«::r-e iii^2i^i-aieii.r-: :ir.'r liet^jc rivière qui Ta «« j<<er daz.* m*:»::::- C-rne *. -ir:^ a -rir- r/r-ec 'i":iiie nolîoE: ii«ié.*^ pir il.^nrrrî, iai.? !e> zi-kii'"jLr=< Crr lAcad^^riie des «(ciftï/xr? an.--^ IT7T. r. 6«î . C-et a-^E--^ ^î izerir^n i"îr:ter-

«ioarj^, ei ziJfZJz i'^n arr^: x-nile: :»e::iii:: rrv-> de i:!:: -our? as mr/i'T i'^riil ITlf^.

Ua pié-'TT.'-rie pius 'jiiirr^^ arriva en IT^S. dar^? la ville de VAjpKnt,^Tf:. Nous le trouvons ra: rorté en ♦>?? termes dans les méxnoii^^ de l'A^jadéinie des 5»:-:eii2ie> de 1TS9. p. ÎT :

> La vilîe de r.Vxzentière, en V: vara:?. es: Wûe en amphitieitre sur le Y^jpi dun ruisseau qui cjule tf>uj 'ir-, mais qoi n"a que três-peu d'eau hors îe temps des inondai: l'ns ; il y en eut une Ters la fin de dAi-embre IT^S, qui le fi; eniler pî»îi^eu«emeal ; mai* les pluies qui la causaient ayant ee^sê, il o>îûia;^n';a à baisser la nuit du 2 au 3 janvier par un temp*^ irès-^reia. Le 3, sur les 10 Leures du matin, on vit ave*? la plus grande surprise, naître dans les en»ln>its bas de plusieurs maisons, des sources abondantes d'une eau très-claire, qui, après avoir rempli les caves, se répandit dans les rues ; dans le même temp> ou vit jaillir, dans plusieurs endr«jits du lit du ruisseau dont les eaux étaient encore troubles, des eaux très-claires et fumantes. Ce phénomène [dura trois jours, et la quantité des eaux jaillissantes, s^>rties (^ndant les trois jours fut évaluée à 43,:?00 toises cubes. On soup^nna que les eaux du ruis^au, dans rinondation précé^iente, s'étaient fait jour dans quelque cavité souterraine, placée sous la ville de rAiwntière, et que c'était cette même eau laquelle avait reparu par les différentes sources elles différents jets qu'on avait obser\-és. Cette explication, d'ailleurs asv-z naturelle, n'était pas propre à rassurer le> habitants de la ville de l'Argentière ; aussi furent-ils dans la plus vive inquiétude' qui n'a été ralmée que par le long temps qui s'est

écoulé sans accideut depuis l'observatiou de ce phénomène. Tout ce détail est tiré d'une lettre écrite à M. le prince de Beauvau, que ce seigneur avait remise à M. le comte de Maillebois, pour la communiquer à TAcadémie. »

Nous terminons ces détails curieux sur les sources si puissantes des terrains jurassiques , en rapportant les observations si intéressantes du baron d'Hombre-Firmaz. Elles sont consignées dans le tome XXVIII des Comptes-rendus des séances de l'Académie des sciences, page 501.

€ Je me propose, dit le savant narrateur des merveilles des Cévennes, d'indiquer dans cette note quelques fontaines ascendantes très curieuses, très-abondantes et que je ne crois pas connues ; par conséquent, je ne parlerai point des fontaines de Nîmes, d'Eure .près d'Uzês, de Sauve, etc; Non plus que de nos sources minérales d'Alais, d'Euzet, de Silvanès, etc., décrites dans divers ouvrages.

» Latour est un hameau adossé contre une montagne à droite du Gard 5 ^'^ 6 au nord-nord-ouest d'Alais ; la roche ainsi que toute la chaîne qui encaisse la vallée du Gardon , jusqu'à Pomarède, après les Salles, appartiennent à la formation du lias et de l'infralias. La source qui coule au pied de la montagne de Latour, serait prônée entre les plus remarquables si elle était plus connue. Elle sort de quatre à cinq principales ouvertures, ou pour mieux dire, de toutes les fissures des bancs du lias dans la longueur de l'écluse d'un moulin d'où elle s'échappe dans le Gardon. La source de Latour est une des plus abondantes du département du Gard ; il me suffit de dire qu'elle alimente seule le Gardon dans le temps de sécheresse, quand plus haut cette rivière se perd dans les sables.

> La Font-d'Arliude, 600 mètres au sud de ce village, 14^^ 80 au nord-est d'Alais, quoique moins considérable que celle de Latour, n'en est pas moins fort remarquable. Elle sort ras terre de la montagne néocomienne du Bouquet, arrose de belles prairies qui sont à sa base, et remplit un béai qui met en jeu deux moulins à farine ; elle fuit ensuite dans la Cèze, à un kilomètre et demi de sa source.

c^ la plus coasi]iféffabl& da Gard, après ceiie de Nimes, et je oe ws trop si, en éfé, elJe œ l'est pas «iaTantage. Elle sKud piês da TÎUajze, de plosiears éreots, dans une Sj^job uzé^abêie d^eariroa 25 mètres daos sa plas zrande iarp^nr ; elle soord aussi dans on basdn aa miiiea de Te^plasade, à cCié et dans les jardins à YenU'jHT, Deox canaax serrent à suq ée^olemeat : le principal , de six métrés de large, b>rié de parapets, tra- Terse en ligne droite on cours ombragé de Placanes d'enriron kù mètres de longoeor, toome ensuite derrière i'ëgiîse, Ters an moulin qai ne peat jamais chômer que £uite de blé ; le 9eoowi canal traverse les terres au sud de Goudargoes, mais trop an-dessous de leur niveau p>ur qu'elles en profitent.

> La BwUide dOmiol, l'^iô an sud de Goudargues, dépend de cette commune. Il sort du rocher sur lequel est bâti ce hameau, une source assez abondante pour «kre citée avec les précédentes. Comme à Latour, des filets d'eau nombreux coulent dans le réservoir même d'un moulin : mais ici, le trop-plein verse et circule dans les champs voisins et arrose les prairies entre la Bastide et la Cèze. Les paysans prétendent que cette source offre une intermittence singulière : elle cesse paifois de couler, le réservoir baisse, se vide en partie ; quelque temps après Teau revient abondamment. Os n'ont pas remarqué que ce phénomène arrivât à des époques réglées, ni plus fréquemment dans la saison pluvieuse ou dans les temps de sécheresse. >

iSonrc^s €lo« Terrains tert lettres.

Dans Farrondissemenl de Clermont : source près Beauregard. sortant du terrain tertiaire, temp. \^\ {i. décembre 1843).

Près de Chadeleuf, source sortant du terrain tertiaire, temp. l^\ ;i8 septembre 1848^.

Source à Gondolle, près Coumon , sortant du terrain tertiaire, temp. 1207 (29 juillet 1840\

A Lachaux, près Vic-le-Comte, source du terrain tertiaire, temp. Il* 9; à Brolac, temp. 1P7 (14 mars 1848>.

Dans PnrrofhdUsefnenl de Riom : à Aigueperse, source de Itoussel sortaût du terrain tertiaire temp. 13® 2. Source de NantUkt, même terrain , temp. 20*. — Source deLamatre, même terrain, temp. 13<>3 (24 octobre 1828).

A Artonne, près du château de Saint-Cirgues, source assez abondante, un peu calcarifère, sortant des calcaires tertiaires temp. 12» 8 (23 octobre 1848).

Source au village de Glenat, près Aigueperse, dans le calcaire lacastre, temp. 11^8 (14 avril 1849).

A Persignat, près Aigueperse, il existe à la base du village, \me source très-abondante et le sol même, formé de calcaire recouvert de cailloux roulés, contient aussi beaucoup d*eau; pour atteindre la couche liquide, on creuse des puits dans lesquels on trouve Teau , au-dessous du calcaire lacustre blanc , dès qu'on atteint une espèce de marne bleue compacte qui se délite à lair, marne que Ton retrouve sur plusieurs points de la Limagne.

Aux Carteaux , près de Randan , dans un champ , au milieu des cailloux roulés, source magnifique faisant continuellement osciller des sables blancs, temp. 12«2 (12 octobre 1856).

Petite source en sortant de Gimeaux pour aller à St-Bonnet, terrain tertiaire, temp. 12« (15 mai 1842).

A Teilhède, source, temp. 12<» 5. — Autre source un peu a^-dessous, temp. 12® 8. Ces deux sources sortent du calcaire ^anieux (28 mai 1842).

^^ns r arrondissement d'Issoire : source sortant des argiles ^'>leuses, temp. 15<» (9 août 1843).

^^ domaine de Boissat, canton dlssoire, source du terrain ^^aire, temp. 10« (l"mai 1849).

^ Saint-Martin, source sortant des argiles sableuses, temp. 13» (1^ septembre 1852).

•^ î^^onette, près Saint-Germain-Lembron , source sortant des ^^^ires tertiaires, temp. 12« (19 août 1843).

^^ns l'arrondissement de Thiers : à José , source en desc^^iant vers TAIlier, temp. 16® ; elle sort des cailloux roulés, «Miri qu'une autre source située plus haut dont la température «st 13o (9 septembre 1842).

Source k Laiiat, près Maringues, sortant des cailloux roulés, assez abondante : temp. 13*» 2 (9 septembre 1848).

Dans les terrains meubles, et particulièrement dans les terrains tertiaires composés de sables, de calcaires et d'argiles, les sources occasionnent quelquefois des glissements très-curieux qui viennent modifier la surface du sol. C'est ainsi que, dans la Limagne d'Auvergne, après les pluies continuelles et abondantes des derniers jours du mois de mai 1856, une foule de lambeaux de terrain ont glissés et se sont déplacés , par suite, de l'apparition de sources momentanées ou permanentes.

A Mezel, village placé sur la rive droite de l'Allier, une masse considérable de terrain situé à la base du puy de Mur était descendue et menaçait d'engloutir le village ; la base de ce terrain, déjà fortement détrempée, avait été délayée par les sources qui vienent du puy de Mur, et alimentent le village. Cette masse de terrain entièrement meuble et formée des débris accumulés sur les flancs de cette montagne, était descendue avec bruit jusqu'auprès d'un château appartenant à M. Ligier de la Prade, et laissait voir une énorme crevasse de 20 mètres d'écartement , avec un affaissement considérable. On y voyait un pele-mêlo affreux de Vignes, de Sainfoins et de pans de murailles.

Il s'est présenté dans cette circonstance un phénomène de plissement très-curieux : la partie supérieure du terrain commençant à glisser a comprimé la partie du milieu et Ta bombée et soulevée en la bouleversant, jusqu'à co que la partie inféreurc, délayée elle-même ou chassée par la masse accumulée contre elle , ait pu glisser en laissant retomber pêle-mêle les fragments du sol qui auparavant et pendant quelques instants en formaient la partie la plus élevée. Ou ne peut douter qu'un jj;rand nombre de brisures, de cassures et de saillies observées sur tous les points du globe n'aient eu une origine semblable, à une époque surtout où ces causes étaient plus énergiques.

Les habitants de Mezel ont remarqué que les eaux pluviales qui , ordinairement , se rassemblaient dans la dépression du plateau basaltique du puy de Mur, lesquelles mettaient un laps de temps très-long pour s'évaporer, avaient disparu subitement.

— io —

trouvant sans doute dos fissures pour pénétrer sous la couche basaltique. Cette infiltration subite n'est sans doute pas étrangère au phénomène de glissement que nous venons de décrire.

Nous ajoutons ici comme appendice en dehors du département du Puy-de-Dôme, des sources observées dans le grès rouge du département de TAveyron, Tune à Espalion même, assez abondante, située près du pont, et marquant Ib^ 5, l'autre sortant du même terrain, mais sous un dyke basaltique situé sur la rive gauche du Lot, en amont de la ville, temp. 15® (28 juillet 1847].

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