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ù Ÿ È ‘x k a AT = = N Y w © D{SL+ 0,413 0510 0,617 1 Fig. 1
Variation de la sensibilité lumineuse en fonction de l’éclairage du fond d’adaptation (d’apres Charpentier)
L'expérience se faisait en commençant par l’éclairage le plus fort. Les yeux étant dirigés un certain temps sur le fond éclairé, on déterminait ensuite rapidement, avec le photoptomètre, le minimum d’ouverture du diaphragme nécessaire pour donrier lieu à une sensation lumi-
neuse.
Quant au temps nécessaire pour une adaptation com-
plète de l’œil, Charpentier pensait qu’il suffisait d’une durée de 3 minutes pour obtenir une valeur sensiblement fixe du minimum perceptible, mais qu'un temps moins long ne serait pas admissible.
Cette valeur peut surprendre au premier abord, mais il faut bien se souvenir que les plus faibles éclairement employés n'étaient dans les expériences précédentes que le centième environ des plus forts.
Lorsque Charpentier s’est proposé le problème un peu différent qui consiste à déterminer les variations du
UE
minimum perceptible en fonction du temps de séjour dans l’obscurité totale, il a fait usage de temps beaucoup plus longs. Il a trouvé ainsi les résultats consignés dans le tableau ci-dessous
Après une adaptation Le seuil lumineux est
à l’obscur de proportionnel à 0 minute 121
1 minute 81
2 minutes 27
3 minutes 27
4 minutes 20
5 minutes 9
6 minutes J
7 minutes 6
8 minutes
9 minutes 4,4 10 minutes — 11 minutes | 2,2
Ayant prolongé jusqu’à 40 minutes le séjour dans l'obscurité, Charpentier déclare que la sensibilité lumineuse, quoique croîfssant d’une façon continue, ne le fait plus que de façon insensible à partir de la vingtième minute. Ces résultats, obtenus par un observateur minutieux, méritaient d’être rappelés à côté des résultats différents obtenus dans la suite. Dans le cours des 11 premières minutes, la sensibilité lumineuse n’est en effet multipliée que par 60, ce qui est inférieur aux résultats plus récents, et d'autre part on tend beaucoup à dire maintenant que la sensibilité croît encore d’une façon notable pendant des durées très supérieures à 20 minutes. Quoiqu'il en soit, le problème qui nous intéresse, dans ce travail, est beaucoup plus la diminution de sensibilité dûe aux éclairages excessifs que l'accroissement dû à