L'auteur se désigne lui-même à mots couverts
Si deux sont couchés ensemble, ils ont il.
chaud ; mais Thomme seul, comment se réchaufifera-t-il ? Quand le brigand s'attaque 12. au voyageur qui a un compagnon, tous deux se réunissent pour lui tenir tête. Le fil tressé de trois brins ne se rompt pas vite.
[Vanité d'espérer que les afTaircs humaines iront mieux sous un autre
gouvernement.]
Mieux vaut un garçon pauvre et avisé, iv, 13. qu*un vieux roi absurde, qui ne sait plus se laisser éclairer.
Tel passe en un moment de la prison au trône; 14.
Tel est né misérable en ses futurs états.
J*ai vu tout le monde s'empresser à la lo.
suite du jeune héritier qui doit succéder au vieux roi. Infinis ont été les maux qu'on a I6. soufferts dans lo passé ; mais, dans l'avenir,
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on n'aura pas plus à se réjouir de celuici Toujours vanité et pâture de vent !
[Vanité de la religion qui ne se réduit pas<à la crainte de Dieu.]
V, 17. Observe bien tes pas quand tu vas à la maison de Dieu *. Mieux vaut l'obéissance à la loi que les sacrifices des sots, qui ne V, 1. savent que faire le mal ^. Réprime les empressements de ta bouche, et que ton cœur ne se hâte pas de proférer des promesses en présence de Dieu ; car Dieu est dans le ciel, et, toi, tu es sur la terre. Que les paroles soient donc en petit nombre.
1. C'est-à-dire mels-y de la réflexion, n*y va pas à tort et à travers.
2. Le faux dévot, avec sa conscience étroite, ne distinguant pas la vraie dévotion de la fausse^ déplaît à Dieu par les actes mômes qu'il croit lui être le plus agréables.
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Les songes, en effet, viennent à tout propos \ 2*
La voix du sot se perd en un flot de paroles.
Quand tu as fait un vœu à Dieu, ne tarde pas 3. à Taccomplir; Dieu n'aime pas les sots. Acquitte ce que tu as voué ; mieux vaut ne pas ^ faire de vœux que d'en faire et de ne pas les accomplir. Ne permets pas à ta propre bouche 5. de te constituer pécheur, et ne te mets pas en situation d'être obligé de dire à l'envoyé des prêtres ^ : « C'était une erreur % » de peur que Dieu ne s'irrite et qu'il ^'anéan tisse l'œuvre de tes mains. Tous ces songes n'a- 6. boutissent qu'à un tas de paroles vaines * ; crains plutôt Dieu !
1. La plupart des vœux étaient faits à la suite de songes, qu'on croyait fatidiques.
2. Quand les vœux étaient faits solennellement au temple, et qu'on tardait à les accomplir, les prêtres envoyaient des agents pour réclamer l'argent qui était dû.