‹ L'EcclésiasteChapitre 105 sur 120 · Da 13 (cf. G); M DN · texte numérisé non relu

Da 13 (cf. G); M DN

profite tout le long de son existence, 8 a ^, et comme, au cours de celle-ci, tout lui arrivera à tort et à travers, sans égard pour ses efforts ou son mérite, et que tout le décevra, 8 c, qu'il cueille dès sa jeunesse les joies qui lui sont offertes, 9 a i et 10, sans oublier pourtant le jugement de Dieu, 9 c. Qu'il se souvienne de son créateur, xii, 1 a, avant que viennent la décrépitude et la mort, 1 hc-1 . Tout est vanité, 8. — L'ensemble de cette conclusion est attribué parles critiques, en particulier par Me N. Ilaupt, Bart., à Qoh. lui-même; seul Sieg. la lui enlève pour en faire l'œuvre du glossateur épicurien (Q^). Mais dans quelques versets (xi, 9 b; xii, 1 a) on reconnaît avec raison (Sieg. Me N. Bart.) la main du hasid. D'autre part, tout est métrique d'après Driv.- Kitt. ; Bick. excepte \i, 7-8, 9 b, 10 b; xii, 1 a, 4 a, ^ bc, 7, 8; Ilaupt, xii, 7, et dans v. 8 les mots « dit Qoh. » ; Bart., xi, 7-8, 9^; xii, 1 a, 8. On ne peut guère constater avec certitude la présence de la forme poétique que dans xii, 2-6, qui brode sur le thème primitif contenu dans 1 b, 7, et qui, pour ce motif et pour d'autres (voir le com. de xii, 2), a toutes chances d'appartenir au hakliain.

7. Le ^ initial de ce v. surprend. Il est omis par C P V; mais ce fait est sans valeur au point de vue textuel, car l'omission est naturelle dans le présent contexte et commise encore volontiers par les traducteurs modernes (Zirk. Klein. Mot. Ren. Bart. Zapl.). Le 1 est certainement original, et son sens, de même que l'intention de l'auteur dans la mise en vedette de pinQ, devient clair, si l'on reporte le v. à la place qu'il occupait d'abord à la suite de x, 5-9, 14 b; XI, 5. Qoh. vient de constater une fois de plus que la vie est mauvaise et l'avenir toujours inquiétant. Quoi de plus naturel que d'écrire ensuite : « Et néanmoins nous aimons la vie et nous lui trouvons des charmes ! » On sait que le waw prend assez souvent un sens adversatif (cf. Gen. ii, 17 ; iv, 5, etc.), et il exprime exactement la même nuance qu'ici dans Gen. ii, 20; Lév. v, 3; Jos. xvii, 8 ^'; Is. V, 4 6; lxiv, 4 ^; Job, x, 8 (cf Driv. H. T. 74 [i, 79; Kôx. III, 360 bc, 369/"). — plDD signifie ordinairement « doux au goût»; mais cf. V, 11. Il est impossible de ne pas citer Euripide, Iphigénie en Aulide, 1218 s. : 'flôù Y«p TÔ (pôîç Xeuaaeiv. — Sur la vocalisation D''3''j7S, cf. Baer(p. 68); « voir le soleil », c'est vivre (iv, 15).

Sieg. attribue ce v. à Q2; Haupt en fait une glose.

8. Les deux éléments de DX "iD paraissent à tous les com. devoir être interprétés séparément, aucun sens convenable n'étant fourni par la locution composée, exceptive ou adversative. Le sens de « car » est généralement reçu pour l3 (Herz. Ginsb. Del. Bick. Wright, Now. Ruet. Kcin. [III, 372 ï], Sieg. Me N. Bart.). Mais on le justifie de différentes façons. Herz. Ginsb.

l'eCCLIÎSIASTE, XI, 8.

Del. "Wright, Xow. Rûet. traduisent : « car, si l'homme vit de nombreuses années, il doit se réjouir tout ce temps et se souvenir... », ou encore : « qu'il se réjouisse et se souvienne... ». Et l'on explique ordinairement avec Del. : « Il est agréable à l'homme de voir le soleil : Dieu l'a ainsi voulu, parce que l'homme doit pouvoir trouver la joie dans la vie présente, en raison de la longue nuit qui l'attend api-ès sa mort ». Ren. et Haupt suppléent la copulative devant la seconde proposition et font commencer l'apodose à la troisième : « Pourtant, bien qu'un homme vive de nombreuses années et n'éprouve jamais que de la joie, qu'il se souvienne que les jours de ténèbres seront très nombreux ». Bart. les suit, mais en traduisant ")2 par « car ». Ces com. adoptent en réalité la construction de phrase reçue par H (dans Jér.l : Si annis niultis vixerit Jtoino, et in omnibus liis laetatus fuerit, recordari débet et dies tenebrarum, et aussi par V. Mais le fait que ces deux témoins omettent "iD, attesté par tous les autres, montre bien qu'ils corrigent un texte embarrassant en vue de l'aplanir. Hitz. E\v. Elst. rendent iz par une particule affirmative (cf. Prov. Il, 3i dont on ne voit pas la portée dans le contexte.

Le texte ne serait-il pas corrompu? G (106 253 26 1| a on zaf ye lav Xr\m-:a.'.. Ces trois mss. sont hexaplarisés : est-ce qu'ils n'auraient pas porté d'abord Sti xa( yc (rïJoETai), traduction ordinaire (iv, 14; viii, 12) de 03 "is, à laquelle èâv aura été ajouté en vue de conformer le grec à l'hébreu du ii<' .siècle, lequel était comme aujourd'hui dn ^2'^ L'indicatif ?r|a£Tai n'indique-t-il pas la priorité de oti ■/.«( v; qui gouverne ce mode, et le caractère adventice de lâv qui eût exigé le subjonctif? Mais au fait, pourquoi la leçon commune de G (suivie par Sh) est-elle on y.a\ iàv Z-f^mxa.'.'^ Pourquoi -/.af et pourquoi l'indicatif? Certes, au point de vue du sens : « même si, etc. », )ca( est bien en place. Mais G traduit ordinairement les mots plus que le sens. Quelles sont ses habitudes pour DN '13? Si on laisse de côté les cas où la locution a un sens restrictif et où les deux termes ne doivent pas être séparés (m, 12; v, 10; viii, 15), on trouvera que le traducteur n'emploie jamais xa'. sav. mais èav seul pour rendre DK (iv, 10; V, 7: vi, 3; x, 4, 10, 11; m, 3i; /.a't lav représente DNl (iv, 12; xi, 3 bis; xij, 6), et x.aî y^ av, QN Q; iiv. 11; cf. vni, 17), tandis que DN "is est traduit par oTt Èav (IV, lOi. Il n'est donc pas vraisemblable, étant donné les habitudes serviles de l'auteur de la version, qu'il ait introduit /.ai de lui-même pour le sens. De plus, Hv à la place de QX met toujours le verbe au subjonctif (voir les mêmes textes). Il en est naturellement de même quand oîv ou âav sont introduits par le traducteur (m, 22; iv, 17; v, 3, 17; vu, 13; viii, 17; ix, 10) à la suite des relatifs. Il n'y a d'exception à la règle que pour rav o Èàv (A àiv) 6£).iîa£i (mais B»^ OsXrJîjr,) dans vin. 3, où la particule pourrait bien être d'insertion postérieure. Si donc Èâv était primitif dans notre v., il aurait introduit le subjonctif, tandis que Çr^(i£-ai était naturel après 5n /.aî ys (cf. iv, 14; vin, 12|. Mais on comprend que l'indicatif, s'il existait antérieurement, ait échappé à la revision qui a introduit ÈdÉv. Cette conjonction aura pris dans le texte la place de y^; dans trois mss. seulement la particule y£ est restée. Mais xaî a subsisté partout, de même que le mode indicatif. Ainsi nous discernons des traces certaines d'une leçon primitive Sn zaî y£ Çr^aEiat laquelle suppose dans l'hébreu es "^2. On comprend que cette dernière locution, rare cl exclusive-

l'ecclésiaste, XI, 0. 451

^Réjouis-toi, jeune homme, dans ton adolescence, et que ton cœur te donne de la joie dans les jours de ta jeunesse, et marche dans les voies de ton cœur et selon les regards' de tes yeux; mais sache

Page 1