‹ L'EcclésiasteChapitre 107 sur 120 · Ssuri T; M SsttJn · texte numérisé non relu

Ssuri T; M SsttJn

veillent à rentrée d'un palais; les « hommes forts » désignent sans doute les maîtres de la maison ; « celles qui moulent » sont les servantes chargées de réduire chaque jour en farine grossière le blé destiné à la fabrication du pain (cf. Ex. \i, 5; Is. xlvii, 2; Job, xxxi, 10; Math, xxiv, 41), et « celles qui regardent par le treillis », les maîtresses (Jug. v, 28-29). Ces quatre classes de personnes sont respectivement identifiées, et dans le même ordre : par le Talmud, avec les reins et les côtes, les jambes (il omet les « meunières »), les yeux; par le Midrach, avec les genoux, les côtes ou les bras, l'estomac et les dents, les yeux; par le Targum, avec les genoux, les bras, les dents, les yeux. Les com. indiqués au v. 2 comme acceptant l'interprétation anatomique sont unanimes à reconnaître, dans les « meunières », les dents, et dans « les dames aux fenêtres », les yeux. Il ne peut en effet y avoir aucun doute ù ce sujet. Ilaupt croit seulement pouvoir préciser et dire que l'obscurcissement de la vue est le résultat de la cataracte sénile. L'accord se fait encore suffisamment au sujet du premier symbole, les « gardiens », dans lesquels tous voient les mains ou les bras (sauf Ren.. pour qui les « sentinelles » sont les jambes; cf. B. S. xxv, 22|. mais un peu moins complèlement sur les « hommes forts » : tandis que. pour la grande majorité des exégètes. ceux-ci désignent les jambes ou quelquefois les pieds (cf. Ps. cxlvii, 10; Gant, v, 15), Ren. donne la préférence aux bras, Gietm. se prononce pour le dos, et Ilaupt pour les os et en particulier la colonne vertébrale. Ces deux symboles doivent être interprétés sans ti'op de recherche et d'après ce qui frappe l'observateur au premier aspect du vieillard. Le rôle du gardien suppose une certaine action, le geste de défense, ce qui favorise les mains, et le tremblement sénile achève de les désigner. Pour les « hommes forts », les jambes réunissent la majorité sans doute parce qu'elles portent le corps, mais surtout en raison de leur parallélisme naturel avec les bras et aussi parce que le texte présente un pluriel. Mais, les bras étant exclus du débat pai'ce qu'ils sont déjà attribués, la force d'un homme est ])eaucoup plus dans ses reins que dans ses jambes (Deut. xxxni, 11; I R. xii. 10: Nali. ii. 2: Prov. xxxi, 17; Ps. i.xvi, 11; cf. Job, XL, 16), et ce qui frappe d'abord dans un vieillard, c'est qu'il est courbé. La courbure des jambes est beaucoup moins sensible à l'œil, surtout avec le costume oriental. Quant à la forme du plur.. elle convient aussi bien aux reins (D'ijna, duel). Il semble donc que Gietm. et Ilaupt aient raison et qu'on doive se prononcer pour les reins ou le dos.

Reste une dilllculté au sujet de TcS?a ij; car, de ce que les servantes sont en nombre réduit, il ne s'ensuit pas qu'elles doivent s'arrêter de moudre. Ew. et Elst. traduisent « parce qu'elles ont peu à faire », mais le verbe n'a pas celte signification. Le sens transitif « amoindrir ». que le j)i. possède en néohébreu, ne serait non plus ici d'aucun secours; on doit lui reconnaître un

l'ecclésiaste, XII, 4. 459

Et 'se fait silencieuse' la voix de Toiseau

et s'affaiblissent toutes les filles du chant;

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