Sip Di-î^'i (cf. i:»; M SipS aip^^i
sens inlrnnsilif; cf. GK 52 k. Bick. et Sieg. supprimenl li proposition. Ilaupt {Journal oft/ie american oriental Society, XXV. 72) donne à "i^ le sons concessif « bien que ». Le mieux paraît être, comme il a été dit, d'appliquer l'incidente, non aux « meunières », mais aux d<mts du vieillard, trop peu nombreuses pour faire un travail utile.
4. plu;, qui ne se lit pas en hébreu biblique hors de Prov. vu, 8; Gant, m, 2 et Eccl. XII, 4-5, mais est usité en néohébreu et commun en araméen, a tous les caractères d'un aramaïsme (Kautzscii, Aram. p, 88| : ce mot s'est substitué il l'hébreu yin. — L'inf. con.sti'uil SïDUJ revêt dans Prov, xvi, 19 la même forme, qui est peu fréquente (cf, GK 45 c). Le 2 qui précède ce verbe, peut aussi bien marquer seulement la simultanéité iGinsb. Wright, Now. Wild. Zapl.; cf. GK ll'i ei que la causalité (Del. Kiin. [III, 403 a]). R, Kraetzschmar {TLZ, 1900, p. 530) corrige on SsuJT que Zapl. reçoit, et qui peut s'autoriser de T. — n:m2n hapax désigne le moulin à main, mais l'appareil tout entier, et non pas seulement la meule (ainsi qu'on traduit trop souvent*, soit inférieure, qui restait immobilo, soit supérieure, qu'on faisait tourner sur la précédente. Le bruit du moulin et la lueur de la lampe marquaient qu'une mnison était habitée (.1er. xxv, 10; Apoc. xviii, 22-23|. — Tandis que Baer (p. 69) vocalise □ip''1, Michaelis, Hahn, Driv.-Kitt. écrivent Dlp^l : de fait la forme jussive n'a pas ici de raison d'être, non plus que le mode subjonctif auquel recourt GK, 72 t: voir d'ailleurs ci-dessous les corrections proposées, — Kam. [ZATW, 1904, p. 239) substitue r\tn « se taire » sous la forme ^^'^r\^^ à ^TW^^ « être courbé » ; mais ce dernier verbe est employé au sujet de là voix dans Is. xxix, 4 ot VkL'ntl, leçon plus facile, n'aurait pas été abandonné par les copistes. Tous les témoins sont avec M. ; Jér. obmutescet interprète plus qu'il ne traduit, — Le premier v(^rbe (l'imparf. lyti) de cette série de prop, temporelles a été suivi de parfaits consécutifs; l'imparf, reparaît ici et dans les prop, suivantes (4 b-ô], peut-être en raison de la longueur de la période, le caractère consécutif du parfait risquant de s'clTacer de l'esprit du lecteur (cf, Dniv. H.T. 116, Obs, 1).
L'identification des organes visés dans ce texte a beaucoup varié chez les tenants de l'interprétation anatomiquc. Le Talmud et le Midrach, suivis par Bick. et Haupt, entendent la fermeture de la porte sur la rue, de l'ischurie et de la sténose intestinale. Le Targum. auquel se rallie Ren,, y voit l'expression de l'état de faiblesse du vieillard, désormais incapable de sortir de la maison. L'affaiblissement du bruit du moulin se rapporterait à la nutrition, marquant, d'après le Talmud et le Midrach, l'insullisance de la digestion, d'après le Targum, le manque d'appétit, d'après Haupt, le lléchissement de la puissance d'assimilation. Mais la grande majorité des com. modernes (Zirk. Knob. E\v. Ilerz. Ililz. Klein. Ziickl. Del, Mot, Xow. Cheyne, Gietm. Me N.
460 l'ecclésiaste, xii, 4.
Bart.), à la suite d'Aben Ezra, estime que la porte à deux ballants désigne les lèvres ou les mâchoires (cf. Mich. vu, 5; Job, xli, 6; Ps. c\li, 3). Seuls Griitz, Wild. Sieg. Zapl, pensent qu'il est question des oreilles, par allusion à la surdité du vieillard. Le bruit du moulin serait, pour la plupart des com. (Knob. Hifz. Klein. Zôckl. Mot. Bick. Now. Gietm. Wild. Zapl.). une désignation de la voix qui va s afTaiblissant. l'articulation étant d'ailleurs d'autant plus défectueuse que les dents manquent; pour quelques-uns (Zirk. E\v. Herz. Del. Sieg. Bart.), c'est le bruit de la mastication qui diminue, parce que le vieillard mange la bouche fermée. En réalité, l'emploi du duel DTlSl «porte à deux battants « et la mention immédiate du moulin, c'est-à-dire de la bouche, comme on va l'expliquer, indiquent clairement qu'il s'agit des lèvres. Il est d'ailleurs impossible de ne pas être frappé du fait que les personnes très âgées et privées de dents tiennent les lèvres étroitement serrées, soit en mangeant, soit au repos. Dans le second membre, le moulin (3 b ne laisse aucun doute) désigne la bouche. Le bruit du moulin se rapporte-t-il à la mastication? Il ne semble pas, car celle-ci ne produit, ni chez les vieillards, ni chez les personnes saines, un bruit appréciable; elle a d'ailleurs été mentionnée déjà au V. précédent et il ne serait pas naturel d'y revenir. L'auteur ne veut pas dire non plus que le vieillard mange moins souvent ou peu; le point de vue de l'alimentation est réservé pour le v. 5. Si le moulin est la bouche, le bruit du moulin doit signifier la voix et mieux encore la parole. Il n'y a pas à objecter que la bouche n'est pas précisément l'organe de la voix et que celle-ci se forme dans le larynx. L'écrivain s"en tient aux façons ordinaires de s'exprimer. Nous disons encore que la bouche parle et même les lèvres. Nous connaissons même le moulin à paroles (« La Bury fait fort joliment tourner son moulin à paroles », écrit M"»" de Sévigné, le 26 janvier 1680). Il s'agit donc, dans la première moitié de notre v., des lèvres et de la parole, et l'auteur veut dire que celles-là sont habituellement fermées et celle-ci de plus en plus faible. La question de savoir si les vieilles gens sont plus souvent bavardes que taciturnes n'a pas grand'chose à faire ici. On oublie toujours que l'Eccl. ne dépeint pas la vieillesse, mais la décrépitude : l'homme qu'il a portraicturé touche à la mort (cf. v. 5).
La seconde partie du v. crée plus de difficultés. Le texte actuel « il se lèvera à la voix de l'oiseau (?) « (c'est la traduction, très contestable, de G Sh P Jér. ; le ms. n de G, G et V consurgent mettent le verbe au plur.) est interprété par le Talmud, le Midrach et le Targum au sens expliqué par Jér. : Ostendit quod frigescente jam sanguine et liumore siccato qitibus materiis sopor alitur, ad levem sonitum evigilet, noclisquc medio cum gallus cecinerit, festinus exsurgat, nequaquam valens strato saepius nicmbra converlere. Geier, Zirk. Herz. Mot. Ren., de même : « Le chant d'un oiseau suffit à éveiller et à faire lever le vieillard ». Del. : « ce chant l'ellVaic ». Knob. Griitz, Wright, Haupt, Bart. : « il se lève dès le chant de l'oiseau ». Mais le vieillard de l'Eccl. n'est pas assez ingambe pour se lever de si bonne heure; la prop. ainsi interprétée n'a plus aucun rapport avec son contexte; et il faut entin lui supposer un sujet qui n'est pas exprimé, et rompre avec la construction des propositions précédentes et de la suivante. E\v. Ilitz. Now. Bick. (bien qu'il efface DID''), Cheyne, Gietm., qui traduisent par allusion au chevrotement du
L ECCLÉSIASTE, XIF, fi. 461
vieillard : x la voix s'élève en voix (faible) d'oiseau », ne sont pas plus heureux. Outre que le parallélisme ne favorise point ce sens, que môme la prop. suivante le contredit, on ne voit point que S Dip marque le passage d'un état à un autre. L'interprétation de Elst. Ginsb. : « l'oiseau s'élève avec un cri », n'est pas plus conforme à l'usage de la langue et reste solidaire d'ailleurs de la théorie de ces com., laquelle a été condamnée (cf. vv. 2, 3). L'insuflisance évidente de tous ces essais a conduit à des corrections de texte, pour lesquelles S xal rajaetai çojvt) tou oTpouOîou, bien qu'il ne soit pas ordinairement un témoin des plus silrs, fournit cependant une certaine base. De Jong, au lieu de Sipl □ip''1, veut lire Sip iDpl « la voix de l'oiseau s'éteint », con-ection reçue par Wild. Kraetzschmar, Me N. Zapl. (qui met l'imparfait Sap''t). Mais ce verbe a dans Is. xix, 6; xxxiii, 9 le sens de « se flétrir » (cf. en syr. « se gâter, se moisir »), qui ne semble pas convenir ni correspondre au terme employé par S. Sieg. préfère lipil de np « se prosterner », qui n'est pas meilleur. Enfin, Kam. [ZATW, 1904, p. 239) propose DiTiT de DE" « cesser, se taire, se tenir coi », qui paraît pouvoir être accepté. ^ se sert en efTet de rcaÛEiv pour rendre DDI dans Job, xxx, 27 et nm, racine apparentée, dans Jér. XIV, 17; Lam. iii, 49.
La dernière prop. « toutes les filles du chant se courbent » est diversement comprise. Le Talmud interprète : « Tous les chants pour le vieillard ressemblent à la parole ordinaire ». Del. Wild. et, semble-t-il, Ren. qui est peu littéral, vont plus loin encore : « Toute musique doit se taire, parce qu'elle est insupportable au vieillard » (cf. II Sam. xix, 35). Mais plus généralement on explique : « les chants n'arrivent à ses oreilles que comme des sons étouffés » à cause de la surdité (Jér. Knob. Herz. Mot. Me N. Bart. riaupt);ou bien : « sa voix s'est affaiblie », il ne peut plus chanter (Targum, Zirk. Hitz. Klein. Now. Gietm. Sieg. Zapl.), ou même parler (Ew. Bick.). Enfin Elst. Ginsb. : « les oiseaux se taisent », et Wright : « la voix humaine se tait », ne pouvant rivaliser avec l'oiseau. Comme on voit, les « filles du chant » sont aussi diversement interprétées. Ce sont ou les chanteuses (Knob. Mot. Ren.) ou les oiseaux chanteurs (Elst. Ilerz. Del. Ginsb.), ou encore les chants en général (Talmud, Targum, Jér. Zirk. Hitz. Klein. Wright, Gietm. Sieg. Me N. Haupt, Zapl.) ou les noies du chant (Wild. GK 128 v), ou simplement les paroles (Ew. Bick. Cheyne). On ne voit pas pourquoi les « filles du chant », au sens naturel des termes, ne seraient pas des chanteuses, puisque les gardiens, les hommes forts, etc. désignent aussi bien des personnes. La X voix » de l'oiseau fait allusion aux chants de ceux des oiseaux qui se groupent ordinairement autour des habitations humaines, peut-être à des oiseaux gardés en cage (cf. Job, xl, 24; Jér. v, 27; B. S. xi, 28). Jér. etGriitz nomment le chant du coq, mais à tort sans doute. Le coq et la poule, non mentionnés dans l'Ancien Testament hébreu, ont été introduits en Syrie à une époque antérieure à l'Eccl., bien que relativement peu ancienne; mais le contexte semble réclamer un chanteur plus harmonieux. Quoi qu'il en soit, on obtient pour le V. 4 un sens très cohérent et qui continue celui du v. précédent. Au sens propre, c'est la vie des habitants de la maison qui s'éteint peu à peu : la porte se ferme, le bruit du moulin va baissant, l'oiseau familier ne chante plus, ni les jeunes filles ou femmes qui avaient accoutumé de le faire (cf. ii,
i62 l'ecclésiaste, xii, 5.
■^ 'Et en haut' c'est la crainte'
et dans le chemin ce sont des transes,