‹ L'EcclésiasteChapitre 109 sur 120 · nnanïi G (B 68 i47 155) C: M n2aa na. — nxii: M ^si^v · texte numérisé non relu

nnanïi G (B 68 i47 155) C: M n2aa na. — nxii: M ^si^v

8). Au sens allégorique, comme il a été dit, la porto l'cprésente les lèvres; le bruit du moulin, la parole afTaiblie et rare ; la voix de l'oiseau, la voix humaine en tant qu'organe musical, et les chanteuses enfin, les chants ou notes que les personnes âgées sont impuissantes à faire entendre. La dernière proposition pourrait en elle-même signifier la surdité, mais l'économie de la description paraît exiger que l'émission des sons, comme tous les autres actes indiqués, soit le fait du vieillard lui-même. Dans ce v. encore, il semble que les verbes employés, en particulier Ss;y et *in*kl?% expriment les actes des organes figurés, beaucoup mieux que les actes des « figurants ». Ceux-ci ne semblent pas avoir eu dans la pensée de l'auteur l'existence indépendante que nous leur donnons volontiers en imaginant un sens 2)ropre sous-jacent au sens allégorique de toute la scène. Il n'y a pour lui qu'une série d'actions, celles du vieillard, qui sont décrites par le sens propre des verbes : seuls les organes reçoivent des appellations imagées, lesquelles, il est vrai, présentent un enchaînement de métaphores.

5. n2:^n aa de M G InAC) Sh i: P Jér. T devient nnaiT dans G (B 68 147 155) C. La dernière leçon est primitive dans G et plus conforme au parallélisme. On verra plus loin si le sens ne la recommande pas aussi, nsa peut être un neutre pris substantivement; cf. I Sam. xvi, 7. — iNl't'i « ils craindront » (M Jér, VT) a été lu au sing. par P (Nil''), tandis que G Sh G 2 ont lu INI'' « ils verront ». Le plur. n'a aucune raison d'être. î\Ic N. Bart. et Driv.- Kitt. le suppriment, et les deux premiers expliquent sa présence par une dittographic du T initial du mot précédent : une erreur de ce genre est toujours possible, cependant rien n'invitait à la commettre. En réalité, on ne s'explique pas ici la présence d'un verbe, sans sujet d'ailleurs : la i^rop. suivante étant nominale, le parallélisme indique un nom. Il semble qu'on doit rétablir nxT' « la crainte » : la leçon de G montre qu'à l'origine le mot ne comportait qu'un seul "i et on sait avec quelle facilité les désinences ont été confondues et échangées dans le texie hébreu à une certaine époque (cf. F. Buiii., Kanon und Tcxt, p. 256).— ainiinn est un hapax. — "pïfn est « l'amandier « (BDB; cf. Jér. I, 11) ou « l'amande » (GB; cf. Gen. \liii, 11; Nomb. xvii, 23) selon les interprètes. — yN*:i peut être pris pour l'imparf. Jiipli. de ysj (BDB, GB) et traduit par « fleurira » (G Sh C P Jér. V), si l'on considère x comme une méprise d'un copiste (cf. Gant, vi, 11; vu, 13). P mérite une mention spéciale à cause de sa double traduction : « Et l'insomnie (primitivement « le veilleur » "Tpt'n, d'après J. GuTTsnERGi:r., BZ, 1910, p. 7; cf. Jérémie, i, 11-12) surgira sur lui, et l'amandier pous.sera ». La première traduction doit être originale et non pas s'inspirer de il et obdormiet vigilans (dans s. Jérôme) ; la seconde est empruntée à G. Mais si l'on tient le N pour radicale (et il n'existe aucune

l'ecclésiaste. XII, 5. 463

Et l'amande 'est rejetée'

et la sauterelle devient lourde et la câpre 'est sans effet',

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