‹ L'EcclésiasteChapitre 29 sur 120 · ARRIÈRE-PLAN HISTORIQUE OU LIVRE · texte numérisé non relu

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tiques, et Bernstein (!• n'a pas eu de peine à la renverser. La mention du serment prête au roi est d'un très faible secours pour fixer la date du livre. Le texte même de Josèphe auquel Hitzig se réfère (2; nous apprend que si Ptolémée Lagus eut l'idée d'imposer le serment aux Juifs, c'était en raison de la fidélité avec laquelle, lors de la conquête d'Alexandre, ils avaient observé le serment déjà prêté à Darius IV Codoman. et celui-ci, en l'exigeant d'eux, n'avait sans doute fait que suivre l'usage établi par ses prédécesseurs. Plus anciennement, le serment avait été prêté, au moins dans certaines circonstances, aux rois nationaux (II Sam. v, 3) et les rois étrangers à plus forte raison devaient-ils avoir soin de l'exiger (cf. II Ghron, xxxvi, 13 et Ez. xviu, 12-19). Le point de départ d'Hitzig n'est donc pas certain. Eccl. vn, 10 et 26 émettent des propositions générales, et ne font allusion à aucune circonstance historique déterminée. Si Dora réussit à repousser les attaques d'Antiochus le Grand, ce ne fut pas, à notre connaissance, un sage qui la sauva, mais bien, d'après Polybe même (3), la forte position qu'elle occupait, et les secours qui lui furent apportés. Quant à l'interprétation de iv, 13-16, il y manque que ni Onias, ni Joseph n'ont porté le titre de roi. Le premier était grand prêtre et garda l'exercice des fonctions sacerdotales quand le second fut chargé, à sa place, de la perception des taxes. De plus, il n'est pas dit que Joseph ait jamais été pauvre et encore moins prisonnier (4).

Bôttcher (5) identifie le jeune homme de iv, 15 avec Antiochus III le Grand (223-187 . Il n'est pas nécessaire de s'attarder à la réfutation de cette hypothèse. Antiochus III, lils de roi, n'était pas né pauvre, et son rival Achaeus, qui tiendrait le rôle du vieux roi insensé, n'a jamais régné.

Delitzsch lui-même p. 222; propose de voir, dans le vieux roi, Astyage, roi des Mèdes, et dans le jeune homme sage, Cyrus, qui en 550 le dépouilla de son royaume et de ses richesses. Mais Cyrus, malgré certaines légendes, n'était point né pauvre et n'avait pas été prisonnier. Dans vi, 3, il serait fait allusion à la fois à Artaxercès II Mnémon (404-359), qui mourut à quatre-vingt-quatorze ans et, d'après l'historien Justin (x, 1), aurait eu cent quinze fils, et à Artaxercès III Ochus son successeur

(1) Quaestiones nonnullae Koheletanae, p. 52 ss. ; cf. Delitzsch, p. 220 ss. ; Nowack, p. 193.

(2) Voir aussi Ant. jud. XI, viii, 3.

(3) Loc. cit.

(4) Hitzig lit dans iv, 14 D^IIDn n''2 « maison des fugitifs », et voit dans l'emploi de ce terme une allusion à ^lyplci, lieu de naissance de Joseph. Comme s'il y avait un rapport quelconque entre ^lyô'k'x, faussement identifié d'ailleurs avec «ï>OY£/.a, et le grec çîûyeiv.

(5) Dans Delitzsch, p. 282.

(359-335), qui mourut empoisonné par Feunuque Bagoas et fut privé de sépulture. Ces identifications ne reposent sur aucune preuve solide.

Récemment, Barton (p. 61 ss. 120 s.) est revenu à l'époque marquée par Hitzig, sauf à expliquer autrement les textes. Le vieux roi est Ptolémée IV Pliilopator 1 222-204), qui d'après III Mac. i-vii aurait persécuté les Juifs, soit à Jérusalem, soit en Egypte (1), et s'abandonna d'ailleurs aux passions les plus honteuses. Le premier jeune homme (iv. 13) est à identifier avec Ptolémée V Épiphane (204-181). Ce prince serait appelé « pauvre et sage » en raison de la sympathie que les Juifs avaient pour lui et des espérances qu'ils fondaient sur son avènement. Sa famille aurait mérité d'être appelée « maison des révoltés « (2) à cause de l'attitude de son père à l'égard de la religion juive. Le second jeune homme (iv, 15) serait Antiochus III le Grand, qui, sept ans après l'avènement de Ptolémée Y. fut chaudement acclamé comme souverain par les Juifs i3). Eccl. x, 16 se rapporterait aux premières années de Ptolémée V et aux excès d'Agathoclée et de son frère, maîtres effectifs du pouvoir sous le règne de cet enfant. Antiochus III, auquel le v. 17 ferait allusion, profita de la faiblesse de Ptolémée V pour s'emparer de la Palestine et la ranger définitivement sous la domination syrienne (en 198). Quoi qu'il en soit de cette dernière interprétation, celle que Barton donne de IV. 13-16 n'est pas soutenable. Ptolémée V, enfant de cinq ans. ne pouvait être qualifié de sage à son avènement ; il n'était point pauvre ; et on ne pouvait fonder sur lui, dans les circonstances qui viennent d'être rappelées, aucune espérance immédiate.

Les hypothèses suivantes méritent plus de considération. H. Winckler(4) a jeté son dévolu sur Antiochus IV Épiphane (175-164) d'une part, et surDémétrius I Soter (162-150) de l'autre. A la mort d'Antiochus Epiphane, son fils Antiochus V Pliilopator, encore jeune (5), commença à régner sous la tutelle de Lysias. Mais Démétrius, fils de Séleucus IV Pliilopator et neveu d'Antiochus Epiphane, qui à la mort de son père avait été écarté du trône par son oncle et gardé en otage à Rome, réussit à s'échapper et, ayant pris la mer, débarqua bientôt à Tripoli sur la côte phénicienne. Accueilli par la population et par larmée, il s'empara aisément du pouvoir (6). Mais il fut renversé à son tour, quelques années après, par Alexandre Balas (150-146). Celui-ci serait le « second jeune

(1) Cf. Jo.sÉPHE, Contra Apionem. ii, 5.

(2) Di-iîiDn n''2,

(3) JosÈPHE, Ant.jud. XII, ni. 3.

(4) Allor. Forschungen, zweite Reihe, I, p. 143 s.

(5) Celle circonstance permet à Winckler de lui appliquer x, 16-17. Il serait le « roi enfant », et Démétrius « le roi dans la force de l'âge » selon la lecture de Winckler : Dimni"]! au lieu de Qinn-p.

(6) Cf. SCHURER, I, p. 210.

AnRIKRE-PLAX HISTOHIQUE Dt" I.IVIIE. li.'î

homme ». Acclamé de tous côtés lors de son avènement, il devait être rejeté par tous quelques années plus tard, comme on le dira bientôt. Une autre identification nous reporte à la même époque. La ville assiégée qu'un pauvre homme délivra par sa sagesse (ix, 15) ne serait autre que Sion investie par Antiochus Pliilopator et l^ysias. Nous savons par IMac. VI. 48 ss. que le siège fut levé grâce aune entente survenue entre les Juifs et le roi de Syrie. Winckler présume que l'accord ne dut pas se faire sans l'entremise d'Alcime, liellénisant passionné : celui-ci serait le pauvre homme sage de IRcclésiaste. Mais il n'y a pas lieu d'insister sur ce dernier argument. A supposer même qu'Alcime ait pris part aux négociations qui amenèrent la paix, il est certain qu'il n'était point pauvre, et si ses services furent méconnus dune partie de la population, du moins ne fut-il pas oublié, comme il le faudrait d'après Eccl. ix, 15. Et puis, Qohéleth eût-il appelé Sion « une petite ville »?

Peters (1) s'attache à la même période, mais s'en tient exclusivement à Démétrius et à son successeur Alexandre Balas. Alexandre, né dans le royaume de son prédécesseur, était en effet jeune et pauvre. Qu'il ait été habile, c'est ce que démontre sa prompte fortune, et l'Ecclésiaste pouvait lui donner le nom de sage, car il favorisa les Juifs (I Mac. x, 20 ss. 62 ss.). Un seul trait semble ne pas lui convenir : il n'a pas été prisonnier. Mais Peters corrige an'on ni2 en Din'Dn ni2 : « il est sorti de la maison des ententes pour régner ». N'a-t-il pas dû en effet son succès à une coalition d'Attale II de Pergame, de Ptolémée VI Philométor d'Egypte, et d'Ariarathe Vde Cappadoce, tous désireux de susciter des difficultés à Démétrius P', leur trop puissant voisin? Le triomphe d'Alexandre fut de courte durée. Grisé par ses succès, il ne sut pas résister à l'attrait des plaisirs; et incapable de gouverner, il laissa des ministres indignes pressurer son peuple. Il ne tarda pas à recueillir la désaffection de ses sujets. Démétrius II, un fils de son prédécesseur, sentant le moment favorable, se hâta de s'élever contre lui. Alexandre se vit en un instant abandonné de tous, même de ses soldats, et dut s'enfuir en Arabie ; il y mourut assassiné 2i.

Haupt (p. 28 ss.) emprunte à Winckler son premier personnage, Antiochus Epiphane, pour le rôle du vieil insensé, et à Peters son second, Alexandre Balas, pour le rôle déjeune homme sage, bien que celui-ci n'ait pas succédé immédiatement à celui-là. Le texte ne ferait allusion à Démétrius Soter que d'une façon indirecte, en appelant Alexandre « le second jeune homme ». C'est Alexandre qui posséda toutes les qualités énumérées dans iv, 13-14 (.3) et connut la faveur popu-

(1) BZ, 1903, 1, p. 130 ss.

(2) Cf. SCHUERER, I, p. 227 SS.

(3) □l"i!iEn n^2 (( maison des gens de rebut )> (cf. Is. m.ix, 21 ; Jcr. ii, 21 ; XVII, 13 qerû] indiquerait l'humble origine d'Alexandre.

l'ecclésiaste. s

laire (v. 15), sauf à tromper bientôt toutes les espérances (v. 16). Il faut bien le reconnaître, l'histoire des rois sous la domination desquels les Juifs ont vécu dans les derniers siècles de leur histoire, même si l'on remonte jusqu'à la captivité, ne fournit pas de faits ayant avec le récit d'Eccl. iv, 13-16 autant d'analogies qu'en présentent les événements dont Alexandre Balas fut le héros. Mais en quels personnages reconnaître le jeune homme sage et le vieux roi? Démétrius 1" doit être écarté du rôle du « jeune homme sage » (contre Winckler). Certes. Démétrius était jeune; il fut habile; la faveur populaire l'accueillit d'abord, puis sa tyrannie et ses excès lui aliénèrent le cœur de ses sujets (1) : tous traits qui s'accordent avec Eccl. iv, 13, 15, 16. Mais le fait qu'il fut envoyé à Rome et gardé en otage permet à peine de dire qu'il sortit de prison pour régner. Surtout, lEcclésiaste insiste à deux reprises sur ce que le jeune homme était pauvre et né pauvre (vv. 13-14). Pouvait-il parler ainsi duu fils de roi? Démétrius ne saurait non plus tenir le rôle du vieux roi insensé contre Peters). L'épithète d'insensé est déjà bien forte, même pour un roi qui avait mérité la désaffection de son peuple et fait du mal aux Juifs (1 Mac. vii-ix). Mais Démétrius ne pouvait être appelé un vieillard. Monté sur le trône à vingt-trois ans (2), il n'en avait que trente-cinq quand il périt dans la bataille que lui livra Alexandre Balas. Restent donc en présence ce dernier d'une part et Antiochus IV Épipliane de l'autre (hypothèse de Haupt). Antiochus, le grand persécuteur des Juifs, était d'un caractère si extravagant qu'il mérita d'être appelé 'ETCtaavr'i; <c insensé » au lieu de 'ETClçav/iç « illustre » (3). Alexandre Balas était bien un jeune homme pauvre : sortis extremae jiivenis (4). Il se montra habile et sage, particulièrement dans sa conduite à l'égard des Juifs (I Mac. X, 15 ss. 51 ss.), fut d'abord accueilli de tous, malgré ses origines plus que modestes : pristinaruin sordium oblitus, totius ferme Orientis viribus succinctus[p), mais finit mal, comme on l'a dit : quem insperataeopes et alienae felicitatis ornanienta veliit captuin inter scortorumgreges desidem in regia tenebant (6 . D'autre part, Eccl. x, 16 s'appliquerait fort bien au même personnage, du moins à partir du moment où il se livra à la débauche. Et pourquoi ne verrait-on pas dans le verset suivant (v. 17;, dont Ilaupt ne fait aucune application, une allusion ù Ptolémée IV Philométor (181-146)? Les premières années de son règne ne furent pas heureuses, on l'a dit; mais à partir de 150, il devint et resta jusqu'à sa mort l'arbitre des destinées de la Syrie. Artisan de la fortune

(1) PûLYiiE, XXXI, XXI, 8; XXXIII, xiv. 1 ; .Iosèphe. AnI. jiid. XIII. ir, 1.

(2) POLVDE, XXXI, XII.

(3) POLYDE, XXVI. x; cf. SCHVERER, I, 101 SS.

(4) Justin, xwv, 1.

(5) Justin, ibid.

(6) Justin, xxxv, 2; cf. Schueker, I, p. 227,231.

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d'Alexandre Balas, il le fut aussi de sa chute, et il avait été assez habile pour s'emparer sans coup férir du royaume de ce parvenu et se faire couronner roi d'Asie à Antioche (I Mac. x-m) (1). Il serait assez naturel que l'auteur d'Eccl, x, 16-17 eût opposé le sort malheureux de la Syrie, jetée par l'avènement d'un aventurier dans des compétitions et des troubles sans fin, à la destinée plus heureuse de l'Egypte, où la couronne passait régulièrement de père en fds. Bref, l'hypothèse de Ilaupt est à plus d'un égard séduisante. Elle reste néanmoins douteuse. Outre qu'Antiochus Epiphane n'était pas très âgé quand il mourut, le texte de TEcclésiaste (iv, 15; cf. Dan. xi, 20-21) ne permet guère de douter que le jeune homme ait immédiatement succédé au vieux roi. D'ailleurs les autres indices que nous pouvons posséder n'invitent pas à placer à une date si basse la composition du livre de Qohéleth.

On mentionnera seulement pour mémoire deux autres hypothèses. Alexandre Janaée (103-70), auquel a songé Leimdorfer ^2), est sorti de prison pour régner; mais il n'était pas né pauvre et son avènement ne fut point accueilli avec une faveur particulière. Son prédécesseur et frère, Aristobule P"" (104-103), mourut assez jeune, et si l'on ne devait pas tenir compte d'un règne si court, leur père à tous deux, Hyrcan (135-104), ne mérite en aucune façon, môme sur ses vieux jours, la qualification d'insensé (3). Alexandre, fils d'iïérode le Grand (37-4 av. J.-C.) et de Mariamne, a été proposé par Gràtz (p. 13 ss. 79 s.). Ce prince fut en effet jeté en prison par son père ; mais il n'était ni pauvre, ni sage, et en outre il n'a jamais régné (4).

Les textes les plus significatifs, parmi ceux qui pourraient servir à dater le livre, ne fournissent donc pas de résultat assuré. D'autre part, le tableau général que l'Ecclésiaste trace de son époque ne permet guère que des conclusions négatives. Ce tableau est fait presque uniquement de critiques à l'adresse de ce que nous appellerions l'administration et le gouvernement. Les juges abusent de leurs pouvoirs pour commettre l'injustice (m, 16). La hiérarchie des fonctionnaires, viciée d'une extrémité à l'autre, organise, peut-on dire, la violation du droit (v, 7). La plus haute autorité locale est aux mains d'un homme qui ne gouverne que pour le malheur d'autrui (viii, 9). Le roi choisit mal ses collaborateurs, distribue les hautes charges à rebours du bon sens (x, 5-7) et accueille volontiers la délation (x, 20). On ne s'étonnera pas que dans un état ainsi gouverné les faibles soient de toutes parts opprimés (iv, 1). Chose plus attristante encore peut-être, il semble que les fonctions sacerdotales, à une certaine date du moins, aient été confiées à des

(1) Cf. JOSÈPHE, AnI.jiid. XIII. IV, 7.

(2) Der Prediger Salomonis in historischer Beleuchfung, Hamburg, 1892.

(3) Cf. SCHUERER, I, p. 27-J.

(4) Cf. JosÈmiE.Anl.jud. XVI, m, 1 ss ; tv, 2 ss.

IIG INTIîODUCTlON.

mains indignes (viii, 10). Même si l'on fait la part du pessimisme de

I auteur, et qu'on ne généralise pas trop les traits de mœurs qu'il a relevés, on devra reconnaître que le tableau tracé est encore assez sombre.

II ne convient pas au règne de Salomon, le plus habile administrateur qu'Israël ait jamais possédé. Les abus incontestables qui s'introduisirent dans les dernières années de ce grand roi n'ont pas eu toute la portée de ceux que l'Ecclésiaste décrit. Si en effet on laisse de côté la conduite privée du monarque, qui n'entre pas ici en ligne de compte, les dix tribus ne se plaignirent en somme à Roboam que des charges trop lourdes qui pesaient sur le peuple (I R. xii, 1-20) (1). Les critiques de l'Ecclésiaste sont autrement nombreuses, et embrassent un ensemble de désordres dont il ne peut être question dans les plus mauvais jours de Salomon. La majeure partie de son règne fut un des temps les plus heureux et les plus prospères de toute la vie d'Israël ; « Juda et Israël étaient nombreux comme le sable qui est sur le bord de la mer : ils mangeaient, buvaient et se réjouissaient... Juda et Israël habitaient en sécurité, chacun sous sa vigne et sous son figuier, de Dan jusqu'à Bersabée, tous les jours de Salomon » (I R. iv, 20; v, 5). Or, l'auteur de l'Ecclésiaste, qui n'est point jeune, raconte ce qu'il a vu pendant toute sa vie. Il considère les maux dont souffre le peuple comme anciens. La situation actuelle lui paraît être un état de choses non pas accidentel fv, 7), mais ordinaire et permanent, et il n'espère rien d'un changement de règne (iv, 16). Un écrivain qui aurait voulu dépeindre le règne de Salomon n'eût point parlé ainsi, et ce n'est pas de cette façon que s'exprime le L'" livre des Rois (iii-xi).

La suite de l'histoire d'Israël laisse dans un réel embarras le critique désireux de reconnaître l'époque décrite par l'Ecclésiaste, les périodes tristes n'ayant pas manqué dans la vie de ce malheureux peuple. La convergence de tous les indices relevés jusqu'à présent permet cependant de déterminer dans une certaine mesure la date de composition du livre, sinon de préciser le sens de toutes les allusions de l'auteur aux événements contemporains.

(1) L'EcclésiasIe ne mentionne pas, du moins cxpressénienl, cet abus.

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