LA COMPOSITION DU LIVKE
qui termine le v. 12 : ^^ beaucoup d'étude est une fatigue de la chair », a peut-être ét<'' inspirée par le souvenir des infirmités précoces qui attristèrent l'existence de Qohélcth.
La contribution de l'Epiloguiste au livre est assez facile à déterminer. 11 ne faut point songer, comme l'a fait Me Neile, à lui attribuer le titre il, 1], dont l'auteur, beaucoup plus tardif et renseigné seulement par I, 12, n'a pas évité de confondre Qohéleth avec Salomon. On dira plus loin pourquoi les deux derniers versets du livre ixii, 13-14) ne doivent point non plus lui être adjugés. Mais par contre, il n'y a pas de bon motif de lui refuser la paternité de xii, 11-12, comme le veulent faire Siegfried et Me Neile. Outre que 9 et 12 débutent par des formules analogues, ce qui n'est qu'un léger indice, les derniers versets n'établissent pas d'opposition entre les sages et Qohéleth, entre leurs paroles et les siennes. Tout au contraire, faire l'éloge des sages (11) après que Qohéleth a été rangé en leur compagnie ^9 a) et représenté comme se livrant aux mêmes travaux ^9 6-10), c'est faire encore l'éloge de Qohéleth, Les vv. 11-12 peuvent donc appartenir à l'Epiloguiste. Me Neile a raison de lui attribuer encore i, 2 et xii, 8 qui, comme xii, 9 ss., parlent de Qohéleth à la troisième personne. Le savant critique se trompe seulement quand il prend les sentences relatées dans ces versets pour une création de l'Epiloguiste lui-même, lequel serait ainsi l'inventeur de la formule la plus caractéristique de tout le livre. En réalité, si l'Epiloguiste, qui d'après la teneur de xii, 9 ss. a certainement connu Qohélcth, nous affirme que celui-ci disait : « vanité des vanités, tout est vanité », c'est que Qohéleth avait en effet coutume de le dire. Nous sommes en présence d'une des paroles familières du Pessimiste. Le disciple, car il apparaît maintenant que telle fut la qualité de l'Epiloguiste, le disciple ne s'est pas mépris en considérant cette sentence corïime le résumé de la doctrine de son maître; il a eu raison de l'ajouter au début et à la fin du livre en nous indiquant son origine.
Cette hypothèse a l'avantage d'apporter une solution très satisfaisante au fait embarrassant, et jusqu'ici inexpliqué, de la présence des mots « disait Qohéleth » dans vu, 27, au beau milieu du livre, comme dans I, 2 et XII, 8. Ni Siegfried, ni Me Neile, ni Barton n'ont su voir que VII, 27-28 n'avait pas été écrit par Qohéleth. Barton attribue seulement la formule de citation à un éditeur. Mais pourquoi celui-ci aurait-il inséré pareille formule à cet endroit, sinon parce qu'il intercalait en effet ici un Xôy'ov de Qohéleth? Dans 26» l'auteur avait exprimé sa pensée sur la femme. Ce verset a naturellement rappelé au disciple la réflexion habituelle du maître sur le même sujet : la forme sentencieuse et paradoxale de cette réflexion explique assez qu'il l'ait retenue. Il a pensé qu'elle méritait d'être rapportée et il a eu soin
de nous avertir qu'il l'empruntait à l'enseignement oral de Qohéleth.
Ainsi, toutes les fois que, par un procédé inconnu au reste du livre, il est question de Fauteur à la troisième personne, c'est le disciple qui parle, et la formule « disait Qohéleth » a partout même origine et même portée. Saurait-elle avoir un sens plus naturel, et de quelle autre le disciple aurait-il dû faire usage ? Il est vrai que dans cette hypothèse le mot « Qohéleth « est employé une seule fois par l'auteur du livre (i, 12) et pour désigner Salomon, mais cinq fois (i, 2 ; vu, 27 ; XII, 8, 9, 10) par le disciple, pour désigner au contraire l'auteur luimême. La difficulté est plus apparente que réelle. « Qohéleth » n'était pas une appellation reconnue et traditionnelle de Salomon : notre auteur est le premier et le seul à la lui avoir donnée. Ce n'était pas un nom propre, car tantôt il a l'article (vu, 27; xii, 8) et tantôt ne l'a pas (i, 2, 12 ; xii, 9, 10). Ce ne pouvait être qu'un titre, correspondant sans aucun doute à une fonction exercée par notre auteur de son vivant. Comme Salomon avait la plus haute réputation de sagesse et était même considéré comme le créateur du genre sapientiel, l'auteur a pu lui transférer son titre ou du moins s'en servir pour le désigner, dans une fiction d'ailleurs transparente, en supposant que le grand roi avait, le premier, présidé aux travaux des sages assemblés. De fait, ce titre à lui seul ne suffisait pas à indiquer la personne de Salomon, car l'auteur a soin (i, 12) de lui adjoindre tous les traits et les précisions nécessaires pour que le lecteur ne puisse se méprendre. Le disciple (i, 2, etc.) n'a pas eu à observer de pareilles précautions : l'auteur avait tellement illustré sa fonction dans l'assemblée des sages (peutêtre l'avait-il créée i, que dans l'esprit de tous il était le Qohéleth par excellence. Le nom ne désignait que lui.
La première retouche à l'œuvre de Qohéleth est donc celle de son disciple. On lui doit, i, 2; vu, 27-28; xii, 8, qui reproduisent des paroles de Qohéleth, puis xii, 9-12, qui fait son éloge. Tous ces versets se donnent ouvertement pour l'œuvre d'un éditeur. Nous n'avons eu, pour le reconnaître, qu'à accepter le sens naturel des textes, et il faudrait lui faire violence pour échapper à notre conclusion,
S 2. Le hasid.
Si XII, 9-12 n'est pas de Qohéleth, il en résulte nécessairement que les versets 13-14 ne lui appartiennent pas non plus : la place qu'ils occupent suffit à les dénoncer. Mais leur contenu n'est pas moins significatif. 11 ne s'harmonise pas avec la pensée essentielle de Qohéleth. D'après 13-14, la conclusion du livre est que Ihomme doit craindre Dieu en raison de la rétribution qu'il exercera. Or, s'il est une doctiine formulée par Qohéleth et une conclusion répétée, c'est que Ihomme
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doit cueillir ici-bas les joies que Dieu met à sa disposition, précisément parce qu'il n'existe apparemment aucune différence entre le sort des bons et celui des méchants. Qohéleth affirme à plusieurs reprises que la sanction morale ne se réalise point en ce monde, et c'est là le principal motif pour lequel il déclare que la vie est vaine et ne mérite pas d'être vécue. Non seulement il constate des cas particuliers dans lesquels des méchants sont toute leur vie heureux et des bons toujours malheureux (vu, 15; viii, 10, 14 , mais il affirme énergiquement que d'une façon générale les justes ne sont pas sur terre lobjet d'un autre traitement que les pécheurs, et cela, bien que Dieu gouverne le monde et que tout y dépende de lui ix, l-3a . Et comme d'autre part le cheol ne renferme à sa connaissance aucune espérance (ix, 4-G, 10 , il conclut que l'homme doit prendre ici-bas les jouissances que Dieu met à sa portée viii, 15; ix, 7-10). Il est indéniable que xii, 13-14 représente une autre conception. Sans doute, le sentiment moral et la crainte de Dieu ne sont pas choses étrangères à l'œuvre de Qohéleth (m, 14; IX, 3', mais ils n'y occupent pas le premier plan de la pensée et n"y sont point basés sur la croyance à la rétribution.
Il est vrai que dans le corps même de l'ouvrage nous trouvons une série de textes (ii, 2G aè ; m, 17; vu, 26ô; viii, 5-8, 11-13; xi, 9 c qui sont dans l'esprit et même dans la lettre de l'addition précédente : ils affirment aussi que Dieu distribue sur terre les biens aux bons et les maux aux méchants, ou qu'il jugera les uns et les autres. Mais la concordance étroite de cette série de textes avecxii, 13-14, ne démontre aucunement que cette conclusion ait pu être écrite par Qohéleth, Tout au contraire, elle jette la suspicion sur tous les passages énumérés et donne à penser qu'ils sont l'œuvre de la même main étrangère qui a apposé au livre la réflexion finale. De fait, plusieurs des termes que contient celle-ci se retrouvent, avec la pensée, dans l'un ou l'autre texte de la série susdite : NT) ainSN.TriN* de xii, 13 rappelle des expressions de viii, 12- 13; ^"'^w* "'"n*i**2~nx du même verset est apparenté à viii, 5; n2i nTiSN" 'CZ'C'^z du v. 14 reproduit à peu près littéralement une proposition de XI, 9c et se rapproche aussi de m, 17 et viii, 5-6. Surtout, ces textes sont tous en opposition, aussi bien que xii, 13-14, avec vu, 15; viii, 10- 14; IX, 1-6, 10, qui nient l'existence d'une sanction terrestre et ignorent la rétribution future. Ils s'opposent également à la pensée fondamentale du livre, qui est l'affirmation de la vanité de l'existence, et à sa conclusion pratique, qui est de jouir ici-bas. Si Dieu punit toujours le méchant et récompense toujours le juste, il n'est pas vrai que la vie soit vaine, que l'homme n'en puisse rien espérer et qu'il n'ait rien de mieux à faire que de cueillir les joies qui passent ; il n'est pas vrai qu'on ne puisse rien comprendre aux conduites de la Providence ni découvrir d'après quels principes elle dirige le monde (m, 11; vu, 14; viii, 16-17 ; tout, au contraire, devient l'ecclésuste. U
très simple, la petite raison humaine est satisfaite et les plaintes de Qohéletli manquent de motif. Par conséquent, si les versets qui atTirment l'existence de la rétribution sont de Qoliéleth, son œuvre échappe difTicilement au reproche de contradiction et d'incohérence. Ces versets enlevés, elle gagne incontestablement en unité et en logique. D'autre part, leur introduction s'explique aisément. En l'ignorance des récompenses futures, certaines propositions de Qohéleth sonnaient comme la négation de toute sanction morale. Frappé d'une aussi grave lacune, un Juif pieux aura jugé bon d'introduire dans l'ouvrage la doctrine traditionnelle de la rétribution temporelle. On peut lui attribuer ii, 2Q>ab\ m, 17;
VII, 26 6; viii, 2è, 5-8, 11-13; xi, 9c; xii, ia, 13-14. Les réflexions du hasid sont toujours en prose. Elles procèdent par voie d'affirmation simple et absolue, et expriment régulièrement les mêmes idées : certitude de la rétribution temporelle et du jugement, et nécessité de craindre Dieu. Presque toujours elles sont provoquées en quelque façon par leur contexte et prennent à son égard une allure de correctif; il n'y a guère d'exception que pour l'addition finale dont l'introduction s'explique assez naturellement d'ailleurs.
On ne peut songer à identifier le hasid avec le disciple qui a écrit l'épilogue. Le disciple se distingue expressément de l'auteur du livre; le hasid ne cherche pas à s'en distinguer. Le disciple ne parle point à la première personne cf. cependant xii, 12); le hasid le fait ordinairement. L'Épiloguiste professe envers Qohéleth une admiration sans réserve et ne doute pas de la vérité de ses observations (xii, 10); le hasid estime que son œuvre a besoin d'être amendée. On peut difficilement comparer le style de textes si courts ; néanmoins les additions du hasid (sauf peut-être viii, 5ss.) diffèrent notablement de xii, 9-12. Ces derniers versets, bien que prosaïques, ressemblent plutôt aux sentences dispersées dans le livre et dont il sera question tout à l'heure.
Il n'y a guère qu'un moyen de faire disparaître la personnalité du hasid et de sauvegarder dans une certaine mesure l'unité du livre, c'est celui que suggère Driver (1). Il consiste à supposer que Qohéleth luimême aurait inséré après coup dans son œuvre les correctifs signalés, et dans le même dessein qu'on prête au hasid. Le livre serait d'un seul auteur, mais non pas d'un seul jet. On pourrait invoquer à l'appui de cette théorie les analogies de termes et de pensée incontestables entre
VIII, 56 et m, 1-11, entre viii, 6a et m, 1 ; entre vm, 6b et vi, 1 ; entre viii, 7 et III, 22 in fine, vi, 12 in /"., vu, 14 in /"., x, 14 b ; entre viii, 11 et
IX, 3; le style de viii. 11-13 est embarrassé comme il arrive souvent à Qohéleth. Dans cette hypothèse, xii, 13-14 devrait être attribué à l'Epiloguiste et résumerait le second point de vue de l'auteur.
{1} Introduction, p. 477.
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1^, 3. Le hakhatn.
D'autres textes, groupés surtout dans vu, i-12 et x, éveillent lattention du critique. Ils sont caractérisés par 1 emploi du genre sentencieux et de la forme métrique. Le parallélisme y est régulièrement marqué, et sauf de rares exceptions, dues peut-être à des accidents de manuscrit, le nombre des accents dans chaque membre est sensiblement égal. Ces vers coupés net, fermes de pensée, d'un style assez froid, mais ordinairement imagé, tranchent fortement sur la prose de Qohéleth. lc\che et peu colorée, œuvre d'un homme déprimé, incapable de se passionner même pour la beauté littéraire : « car cela aussi est vanité ». S'est-il vraiment amusé, au temps où il écrivit TEcclésiaste, à tourner ou à ciseler des vers? Qu'il ait pu citer tel ou tel proverbe, qui se trouvait rendre exactement sa pensée, que parfois, emporté par la force de l'idée ou dominé par la profondeur du sentiment, il ait rencontré, sans trop la chercher, la forme du mâchai traditionnel, c'est chose possible. Mais, dans l'ensemble, la poésie contenue dans le livre ne lui ressemble guère et sans doute ne lui appartient pas. Aussi bien, elle vient souvent à la traverse de ses réflexions et de ses développements, et les coupe fort mal à propos. On voit très bien dans quelques cas ^v, 2 ; ix, 17-iS: cf. iv, 9-12, qui n'est pas métrique) quelle association d'idées a provoqué l'insertion des sentences. Mais d'autres fois le contexte ne les appelait pas et on se demande pourquoi elles sont là (vu, 1-12, 19; viii, 1-4; x, 16- 20). Il arrive même que leur présence heurte la logique la plus élémentaire. Dans VII, 7, 20 par exemple, on dirait de gloses marginales que le copiste n'a pas su placer au bon endroit; dans v, 6, d'une glose illisible, doublet corrompu de v, 2. Souvent les vues que les sentences développent ne rentrent pas dans le cadre des idées de Qohéleth. Ainsi, tandis qu'il proclame en simple prose la vanité de la sagesse (i, 17; ii, 15 ss. ; vu, 23, etc.^, une autre main fait en vers son apologie (vu, 11-12; vin, 1 ; x, 2-3, 12-14 a). Ailleurs, comme dans vu, 1-6, une intention de correction, ou du moins la volonté de prévenir une interprétation peu morale de l'auteur, est assez transparente. Parfois, on croit entendre successivement deux voix dont l'une répond à l'autre, ou plutôt dont la seconde rectifie les assertions de la première (iv, 5; vi, 7; x, 10-11, 15 ; xi, 1-4, 6). On peut conclure, avec une probabilité plus ou moins grande suivant les cas, que IV, 5, 9-12; v, 2, 6a; vi, 7; vu, 1-12, 18-22; viii. 1-2 «, 3-4; IX, 17-x, 4, 10-14 a, 15-20; xi, 1-4, 6 sont l'œuvre des sages ou du hakham, étant admis que ce vocable ne représente pas nécessairement un individu unique.
Restent deux sections, l'une prosaïque, iv, 17-v, 6, l'autre de forme poétique, xn, 2-6, dont l'origine est à déterminer. La première consti-
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tue un petit traité sur les pratiques de religion, qui coupe en deux un développement de Qoliéleth sur le régime monarchique : iv, 13-lG et V. 7-8. L'obscurité de ce dernier fragment n'est pas telle qu'on no puisse voir qu'il continue iv, 16, et que iv, i7-v, 6 vient maladroitement à la traverse. Ce petit morceau n'a d'ailleurs aucun rapport avec le but général de Qohéleth, ni avec aucune de ses conceptions particulières. Sans doute, Dieu y est conçu d'une façon un peu sévère, mais il en est ordinairement de même dans les livres de sagesse. Siegfried et Me Neile, qui seuls enlèvent cette section à Qohéleth, l'attribuent au hasid. Mais toutes les autres intercalations de ce personnage se rattachent directement à leur contexte et avec l'intention de le corriger ; les vv. IV, 17-v, 6 n'ont aucun point d'attache dans ce qui les précède ou dans ce qui les suit, et on ne saurait dire pourquoi ils sont à cette place. En réalité, ils peuvent aussi bien être l'œuvre du hakham, carie thème des vœux était traditionnellement développé chez les sages (cf. Prov. XX, 25; Eccli. xviii, 21-23). Il est vrai qu'ils sont en prose, mais il en est de même de iv, 9-12; vu, 10, 18-19, 21-22; x, 3-4; xi, 2-3 qui semblent bien avoir une origine sapientielle. Nous sommes donc en présence d'un fragment de l'œuvre d'un sage plus préoccupé du service divin que ne le sont ses pareils, et sans doute apparenté aux classes sacerdotales. Le même casuiste a peut-être écrit vu, 18,21-22.
Presque tout le monde admet le caractère primitif de xii, 2-6. Siegfried est seul à attribuer les vv. ib-1 a au glossateur épicurien; mais il n'y a pas lieu, avons-nous dit, de reconnaître une existence réelle à ce personnage. Cependant, les w. 2-6 contrastent singulièrement avec leur contexte : ils sont métriques, tandis que 1 et 7, qui les encadrent, les introduisent ou les prolongent, sont en prose. La forme versifiée a été reconnue à 3-5 par Renan, à li-3, 46, 5 a. 6 par Bickell, à 1-8 par Driver !l) et à 1 b-1 par Barton. Bickell et Haupt ont avec raison laissé le v. 7 à la prose. Le premier n'a pu trouver le mètre dans ib qu'en pratiquant des coupes sombres dans son texte, et le second, en séparant les deux mots "i*2xn nuTN et en attribuant chacun d'eux à des membres parallèles différents; le P. Zapletal ne vient à bout de la difficulté qu'en variant le mètre au cours du verset (2-f-2;2 -\- 2 -j- 2; 2-)-2 accents! et en acceptant une disposition qui s'accorde mal avec le parallélisme. Tout exégète que l'esprit de système n'aveugle pas reconnaîtra que le v. 1 est en prose. Mais ce n'est pas seulement la forme extérieure, c'est le caractère du style qui varie brusquement entre 1 et 7 d'une part, et 2-6 d'autre part. Les vv. 1 et 7 sont sans images et la pensée est tout unie. Au contraire, 2-6 contient une série de métaphores cherchées et présente quelque chose d'artificiel, voire de précieux et de subtil, qui
(1) Dans K[TTEL, BiblLa Itcbruicu.