Retrancher ".l'en
Haupt considère comme une interpolation ~pi21 NaI; Bart. retranche aussi "SgS. Les suppressions de ces deux exégètes sont en rapport avec leur interprétation du 12 initial du v. par « bien que » : « bien qu'il soit d'humble origine et né pauvre en son royaume » (Haupt), « bien qu'il soit sorti de la maison des révoltés et né pauvre dans son royaume » (Bart.). Cette interprétation introduit entre les affirmations du v. 13 et celles du v. 14 une incohérence à laquelle on n'échappe qu'en retranchant "Sc? dans celui-ci. Mais cette suppression est arbitraire. Elle réduit d'abord le v. 14 à n'être plus guère, au moins dans la traduction de Haupt, qu'une paraphrase du pDD du V. 13. Et surtout, "i7î2'7 est nécessaire pour nous apprendre que ce jeune homme est par suite devenu roi, car nous ignorons au v. 13 l'avenir qui lui est réservé : c'est un adolescent et un pauvre, lequel n'a pour lui que sa sagesse. La même considération interdit de traduire nï^ par un passé. Bien que Qohéletli ait en vue un fait déjà ancien (cf. v. 15). il considère au v. 13 le jeune homme pauvre avant son accession au trône, il laisse même sa personne dans l'indétez'mination et n'évoque l'événement passé que par voie d'allusion encore couverte. On ne peut donc traduire Nï"i que par le présent tout au plus. L'imparfait Njfi (cf. G ci-dessus) paraîtrait même assez indiqué, pourvu qu'on lui donnât le sens d'un potentiel : « il peut sortir » (cf. GK 107 r). Mais le parfait s'explique et même convient mieux, parce que l'allusion à partir de ce moment devient claire et que la réalité historique surgit, comme le montre bien la mention de la prison.
Les com. sont très divisés sur la question de savoir quelles personnes et quels événements sont présents à la pensée de l'auteur dans les vv. 13-16. Notre ignorance des circonstances historiques du temps, et pour une part l'incertitude qui peut subsister dans l'interprétation de quelques parties du texte, rendent le problème dilhcilement soluble en l'état actuel des connaissances. Voir Vlntrod. p. 110 SS.
15. he pi. de "jSn, sauf I R. xxi, 27, est d'usage poétique et tardif. Il a ici comme souvent le sens d' « aller et venir », nous dirions s'agiter, donc vivre (cf. Is. XLii, 5); la même idée est exprimé dans vi, 5; xi, 7, par l'expression « voir le soleil ». Q'J « avec, auprès de »; le peuple entoure le nouveau roi et fait cause commune avec lui (cf. Gen. xxi, 22; xwi, 3; Jos. i. 5; Math, xii, 30). Cette préposition ne doit pas être rattachée au participe qui la précède immédiatement. Elle forme avec son complément l'attrilmt d'une proposition complétive dont Diinn est le sujet; □i^'Tl^n est en apposition à celui-ci comme la présence de l'article le prouve. L'accentuation massorétique est conforme à cette interprétation.
L'article de T7M paraît bien indiquer qu'il s'agit du jeune homme déjà nommé au v. 13. Mais "ijUTH qui vient ensuite est singulier. On devrait régu-
LtccLKSiASTi;, IV, IG. 333
place : '** il n'y avait pas de fin à toute la foule, à tous ceux à la
liùremcnt traduire « le scM^ond jeune liomme ». De fait, Me X. Bart. pensent qu'il s'agit d'un second jeune homme, différent du premier. Mais l'opinion commune n'est pas avec eux. Si un seul jeune homme est en cause, l'histoire racontée par Qohéleth osl très cohén'nte et favorise une conclusion pessimiste. A un vieux roi que luge a rendu incapable succède inopinément un jeune homme dont la sagesse est reconnue : tout le peuple l'acclame et met en lui ses espérances. Quelques années plus tard, on le déteste à l'égal du vieil insensé dont il avait pris la place. Si, au contraire, nous avons affaire à deux j(ïunes hommes, il n'est pas dit que le second ait été sage, et la faveur populaire qui l'accueille ne s'explique pas aussi bien, comme aussi son échec linal est moins surprenant et moins probant en faveur du pessimisme de l'auteur. Aussi, la plupart des com. cherchent à interpréter autrement le mot malencontreux. Zirk. a soutenu que "ijurn était l'équivalent de "^ish HJÏ^p « le second après le roi » (Esth. x. 3), et Ew. a reproduit la même opinion en se référant à Gcn. xli, 43. Un plus grand nombre d'interprètes (Knob. Mitz. Elst. Del. Wright, Gietm. Now. Zapl.) admet que ^l'én désigne le second, dans l'ordre du temps, des deux rois dont il vient d'être question, c'est-à-dire le jeune homme. Mais dans ce cas ijcn devrait occuper la première place et "îSnt venir ensuite en apposition : « auprès du second (roi), le jeune homme ». Del. essaie d'expliquer que dans le texte actuel le mot « second » n'entraîne pas plus l'existence de deux hommes que irspo; twv |i.a6YiTwv (Math. VIII, 21) ne prouve qu'un premier disciple ait parlé avant cet « autre » (cf. Luc, xxin, 32). De même donc qu'il faut traduire « un autre (interlocuteur qui était un) des disciples », de même devrait-on interpréter « le jeune homme, le second (roi) ». Mais la locution est bien peu naturelle et peu claire; "î'Tin à lui seul désignait sullisamment le personnage.
Aucune de ces explications n'est satisfaisante. Aussi Bick. (p. 16) estimet-il que ''JU?n est une glose, « réminiscence maladroite des sentences précédentes sur les avantages de la société ». Il est suivi par Sieg. Ilaupt, et avec hésitation par Driv.-Kittel. Bick. a raison. Il lui manque seulement d'indiquer l'origine réelle du mot superilu. Cette origine est très claire, "^zvin qui surabonde ici et trouble le contexte, fait vivement sentir son absence au v, 10. Omis à cet endroit dans un des premiers manuscrits, il aura été d'abord recueilli en marge. Le copiste suivant se sera mépris sur la place à attribuer à cet égaré et l'aura incorporé à la colonne de gauche au lieu de le réintégrer dans celle de droite. Il aura ainsi maladroitement enrichi notre V. d'un mot embarrassant au détriment du v. d'en face. L'erreur est antérieure à toutes les versions, car toutes lisent ici ijXL*n et l'omettent au v. 10.
Tw*î< peut signifier « qui » ou « quand ». 1)2" se dit de l'accession au trône (Dan. vin, 23; xi, 2, 3, 20), et est construit aussi avec nnn dans Dan viii, 22; sur des emplois analogues de nnn, cf. II Sam. x, 1; II Ghr. i, 8. Le suffixe de cette préposition désigne le vieux roi. — Haupt rejette l'innn l'D'J'^ 1U?X.
16. G (sauf N oTt syÉveTo) S G ï: P Jér. V ont tous fait de *1U?N le sujet de n'in ; mais il faut traduire « ceux devant lesquels il était », comme T l'a
334 L*l-CCLlisiASTl', IV, IG.
tête desquels il était. Pourtant les descendants ne se réjouiront pas à son sujet, car cela aussi est vanité et poursuite de vent.
reconnu (cf. Nonil). xx\ii, 17; Dent, x, 11; I Sam. viii, 20; xvin, 13, 16; II Ghr. I, 10; Ps. lxviii, 8). Ew. suivi par Bick. écril cependant « ceux qui ont vécu avant eux (avant les deux derniers rois) », ce qui ne convient pas au contexte, n*^:] est suivi par G (n) Sh S T, mais les autres témoins de G et C P Jér. V mettent le pluriel. Celui-ci représentait la leçon la plus facile quand on faisait l*w'N sujet : il n'est donc i)as douteux que M ne soit original. □niasb est attesté par M GSh S Jér. T; au contraire, CP V font du pronom un singulier. Mais P n'est pas toujours exacte dans la traduction des suffixes (Kam, ZATW, 1904, p. 216) et V assez souvent n'est pas très littérale. Le sing. était encore ici la leçon la plus facile dès lors qu'on faisait de 1U7N le .sujet et qu'on mettait le verbe au pluriel. — DS primo pourrait être compris « aussi, de même «, puisque tout comme ce vieux roi, le nouveau cessera bientôt d'être populaire; mais le sens de « néanmoins » est plus naturel (K6s. III, 373 n). « Les descendants » ne sont pas une iiostérité très éloignée, mais seulement la génération suivante. — Ce qui est vain, ce sont les espérances fondées sur un nouveau règne. Elles ne se réalisent pas, du moins pas longtemps, et la postérité n'a pas plus à se féliciter de son roi que les générations précédentes. Qohéleth n'accuse pas de versatilité la faveur populaire; il s'inquiète avant tout de l'utilité des peuples, et il est l.)ien plus enclin à accuser les rois (cf. v, 7; x, 5 ss.). — Zapl. efface ^jh secundo qu'il considère comme une dittographie : le suffixe pluriel de cn'':::'^ se rapporterait au collectif □"H.
Voir au chapitre v, vv. 7-8 la fin du sujet traité dans iv, 1-8 et 13-16.
Second groupe de sentences : Conseils relatifs au culte, iv, 17-v, 6.
Les vv. IV, 17-v, 6 énoncent une série de conseils, tous relatifs au culte. Ne pas agir d'une façon inconsidérée et précipitée en ce qui concerne les sacrifices, iv, 17, la prière, v, 1-2, les vœux : accomplir ceux-ci sans relard, 3-5, et surtout craindre Dieu, 6. Ce développement contraste fortement avec ce qui précède et ce qui suit, et il est impossible de lui trouver un rapport quelconque avec l'ensemble du livre. Au lieu d'expériences personnelles et d'observations sur la vanité et les misères de l'existence humaine, nous avons affaire à un petit ri'cueil de conseils impersonnels sur la conduite à observer dans l'accomplissement des devoirs religieux. Le moi de Qohéleth a disparu comme dans iv, 9-12 et dans une bonne partie des chapitres vu, x et xi.
îSieg. considère iv, 17-v, 7 comme une interpolation de Q' (le hasid), à l'exception de v, 2, 6 a, 8 rangés sous la raison sociale Q\ Me N. arrête au V. 6 l'interpolation du hasid et ne reconnaît le caractère de glose postérieure qu'à la première partie du dernier v., soit 6 a. Ilaupt et Bart. laissent la paternité de toute celte section à Qoh., mais rejettent tous deux comme gloses 2 et 6 a. Ilaupt exclut en outre 6 è et de ci de là des mots isolés. On a dit dans Ylntrod. p. 168 s., que le caractère de ce morceau et le fait qu'il coupe
l'ecclksiaste, iv, 17. 335
'^Prends garde à 'ton pied' quand tu vas à la maison de Dieu, et approche-toi pour écouter : ton sacrifice' (vaudra) mieux que 'l'offrande' des insensés, car ils ne savent [que] faire le mal.
17. Tj'^il qerê, 130 mss. K. de R. Gt>h CP Jér. VT; M keihib -,l^:i. —
r|nn-? G'(saurNVi sh ca; m 'aspvt n27. — nrien G (saur x'-^- v 253) sh CP- M G (x-» V 253) nna. — noSo; M T\ic'f.
en deux une série de réflexions portant sur lo même sujet, n, 13-16 et v, 7-s, rendent difllcile son attribution à Qohéleth; il doit provenir dun sage difTéront du hasid. Quant à v, 2 et 6 a, voir ci-dessous.
17. T]Si"1 avec le qerc, 130 mss. K. de R., G Sh G P Jér. VT. Le singulier est encore plus usité que le pluriel : cf. pour l'un Ps. cxix, 105; Prov. i, 15; IV, 26 etc., et pour l'autre I R. xiv, 12; Ps. cxix, 59. — Lire "|U?nd « quand, toutes les fois que » avec M et non pas TkTXl^ comme ont fait par erreur 22 mss. K. de R. G 6. — a'inSxn n'iZ désigne le temple comme dans Dan. i, 2: Esdr. I, 4; Xéh. vi, 10 et dans dautres écrits postexiliens ; cf. nin"' ï)'^2 dans II Sam. xii, 20: Is. xxxvn, 1.
La presque unanimité des exégètes modernes (Zirk. Knob. E\v. Hitz. Elst. Klein. Del. Wright, Ren. Bick. Now. Kon. [III, 232 a], Ruet. Sieg. Bart. Haupt) rend llIpT par l'infinitif. On fait ensuite de cet inf. le sujet de 2TC dont on admet, et avec raison, l'ellipse devant T\T\12 (GK 133 e; Ku.x. III, 308 c; cf. Is. X, 10; Mich. vu, 4 etc.) et que P a même introduit en syriaque. L'infinitif nn a pour complément n27, qui est à l'ace, (cf. GK 115 h et Kun. III. 232 a) et pour sujet a''^''Din, qui peut être soit au nominatif (cf. Job, xxxiv, 22) soit au génitif, l'inf. construit étant un véritable nom verbal (cf. Deut. i, 27). Il n'est donc pas nécessaire d'intervertir avec P et Sieg. l'ordre des mots de façon à faire de aib''D3n le régime de n2' « le sacrifice des insensés » ; l'introduction d'un nouveau sujet dans le second membre de la comparaison a également lieu dans vu, 5. On obtient ainsi littéralement : et appropinquare ad audiendum melius est quam insipientes dare sacrificiuin. Mais une autre interprétation de IT'p^. est possible. Linfinitif absolu peut équivaloir à l'impératif, soit au commencement du discours (cf. Deut. v, 12; Ex. xui, 3 etc.), soit lorsqu'il est précédé d'un autre impératif qu'il continue (cf. Is. xxxvn, 30 b, et voir GK 113 z, bb). Ici le ^ coordonne lyyp à l'impératif qui commence le v. et lui confère la valeur de ce mode. De fait G (X'"-'' V 253) 'éyYtaov Sh C "ASP Jér. VT ont traduit par l'impératif (tandis que les autres mss. de G ont l-c'p;). Geier, Gietm. Mot., sans doute sous l'influence des versions anciennes, et Me N. Zapl. traduisent de même.
La suite du v. nécessite dans M quelques corrections ; les divei'gences des témoins sufliraient d'ailleurs à prouver que le texte a souffert. Au lieu de nnc, 'A0 Jér. ont lu rri'2. o6;j.a, donuin et G (excepté X"" V 253) Sh C P, nnî2*2 uTrèf ôd;j.a, qui est la leçon préaqibienue et sans doute primitive. Ce qui confirme
-^LIOTHiJ
330 l'ecclésiaste, iv, 17.
celte manière de voir, c'est que nz" est ordinairement construit avec le verbe de même racine ni", parfois avec d'autres, comme nil*" et Ni^n, mais jamais avec ^n;, comme il le serait ici si l'on devait suivre M. Enfin, au lieu de ni" G (sauf N V) Sh C A ont lu Tini", Oo^'a (253 Ouaiav) oou. Or le suffixe a bien des chances d'être primitif, sa disparition s'expliquant aisément par un phénomène d'haplographie, puisque le mot suivant commence par la même lettre. G fournit ainsi un sens très satisfaisant : « ton sacrifice est (ou serai meilleur que l'ollVande des insensés », et qui a été reçu par Me N. Zapl. On ne man- ([uera pas d'objecter que nsf est un terme technique et ne peut servir à désio-ner l'action d'écouter un enseignement, laquelle serait déclarée meilleure qu'une otïrande de victimes. Cette objection prouve seulement qu'on comprend mal la pensée de l'auteur. Il n'a pas du tout l'intention de blâmer l'usage d'olTrir des sacrifices; sa recommandation ne coïncide pas, comme plusieurs com. le prétendent à tort, avec les exhortations des prophètes, et même des sages, recommandant de préférer la justice et la charité, l'obéissance et la piété intérieure, aux sacrifices (I Sam. xv, 22 s.; Is. i, 11-17; Os. VI, 6: vin, 13; Ps. xl, 7-8; i., 7-14; Prov. xxi, 3, etc.). Il est d'ailleurs plus que douteux qu'une sorte d'enseignement moral ou de prédication, ou même une lecture expliquée des prophètes, ait fait partie, surtout à l'époque de notre auteur, du culte célébré dans le temple, comme elle fit partie de celui qu'on exerça dans les synagogues (cf. Math, xxvi, 55; Luc. ii, 46, 49; Act. xv, 21 1. Notre v. fait allusion à l'explication de la Loi, et particulièrement (le la loi cérémonielle; nous savons en elfet que la Loi était expliquée par les prêtres dans le temple à cette époque du judaïsme (Lév. x, 11 ; Deut. xxxiii, 10; Mal. ii, 7; cf. Agg. ii, 11; Esdr. vu, 6, 10; Néh. vin, 13 s.). Notre auteur ne veut pas dire que laudition à laquelle il invite son lecteur le dispense d'otlrir un sacrifice, mais tout au contraire qu'elle l'y prépare. ni7 désigne bien l'acte rituel que son disciple accomplira, mais après s'être fait instruire des règles à observer afin d'éviter toute méprise. Ce premier v. est pénétré du même esprit sacerdotal et des mêmes préoccupations formalistes que le reste du morceau. La pensée est très claire : avec Dieu ne pas aller à l'étourdie, peser ses démarches et ses paroles; avant d'offrir un sacrifice, s'informer auprès du prêtre des conditions à remplir et de la liturgie à pratiquer; autrement, on s'expose par ignorance à mal faire (17 in fine), ce qui n'est point sans conséquences icf. en particulier v, 1, 5). On n'a jamais été plus convaincu de l'importance capitale des rites. n27 est souvent opposé à nSiy « holocauste » ou à nn-D '< oiîrande » et désigne par conséquent les sacrifices dans lesquels la victime n'était pas dévorée parle feu et qui étaient suivis d'un repas (Ex. xviu, 12). Mais le même mot est aussi employé comme terme générique pour désigner toute sorte de sacrifices, et c'est ici le cas.
La clause finale du v. est également dilficultueuse. Littéralement : « ils ne savent point faire le mal ». Del. : « ils sont ignorants, si bien qu'ils font le mal », leur ignorance les conduisant à mal faire. La pensée conviendrait; mais la locution est singulière et peu claire. Il est inutile de s'arrêter aux autres essais d'interprétation dont aucun n'est recommandable. Del. examinait déjà, sans vouloir s'y arrêter, l'hypothèse d'une corruption du texte qui aurait
l'ecclésiaste, V, 1-2. 337
V. •Ne te hâte point avec ta bouche, et que ton cœur ne se presse pas de proférer une parole devant Dieu, car Dieu est dans les cieux, et toi sur la terre : pour ce motif, que tes paroles soient peu nombreuses.
2 Car de la multitude des occupations naissent les songes, et de la multitude des paroles, des propos d'insensé.
consisté dans la disparition de ON 13 devant n'iryS (cf. m, 12; viii, 15); Ren. et Now. l'ont acceptée. De Jong, Sieg. Me N. Driv.-Kittel, Bart. corrigent de préférence en riirySc et Driv. fait obsener que c'est là une locution de la Mirhna, qu'on ne doit donc point s'étonner de rencontrer dons l'Ecclésiaste. La disparition de la particule s'explique par un phénomène d'haplographie, le mot précédent se terminant par un Q. — G (N et la plupart des minuscules) ont xaXov au lieu de xaxdv; de même C et P. Il peut y avoir là un essai de correction en vue de rendre cohérent un texte qui ne l'était pas. Peut-être néanmoins, comme dans ix, 12, est-on en présence d'un lapsus, mais favorisé par le sens général de la proposition. Jér. : nesciunt, r/uod faciunt, malum; V nesciunt quid faciunt mail.
Zapl. corrige en 7ji~l'? I^C D''S^D3n nriDG et 3*112 mrv'7. Haupt et surtout Bick. insèrent des propositions de leur cru avant les deux derniers mots du V. pour les relier logiquement à ce qui précède.
V, 1. Littéralement : « ne te hâte point sur ta bouche »; sur ''5~'?y cf. Ex. XXIII, 13; Ps. L, 16; Prov. xvi, 10. DXnSN.I iJsS, c'est-à-dire devant Dieu et en l'adressant à lui; l'expression est mise en parallélisme avec « dans le temple », dans Deut. xv, 20; Is. xxxvii, 14. D''T2Î?C employé au plur. et comme attribut ne se rencontre ailleurs que dans Ps. cix, 8 {Kos. III, .334 ^^ : usage probablement tardif. — G (BC 68 147 159 253 254 298) h tÇ oùpvw $\oi, par répétition des deux dernières syllabes du substantif, d'où l'insertion de /<!!■:'.) après Ît:\ xr,ç yr^ç dans G {a 254 298 299) Grég. Nyss. Origène, Athanase. Les deux additions pourraient être dues à Ex. xx, 4 d'après Me N. ; l'influence de Qoh. III, 21 est tout aussi probable. — Haupt supprime 7D~S!7.
Sur la sobriété à garder dans les paroles qu'on adresse à Dieu, cf. B. S. vi:, 14 et Math, vi, 7. « Dieu est dans les cieux, etc. » marque non pas l'éloignement et l'indifférence de Dieu à l'égard de sa créature, mais sa puissance; cf. Ps. cxv, 3 : « Notre Dieu est dans les cieux : tout ce qu'il veut, il le fait ».
2. XI peut être un participe marquant le caractère de fréquence du fait énoncé. C'bnn, avec l'art., jour désigner l'espèce ou le genre; cf. GK 126 /. Dans :;'^2. le 2 indique la cause ou la provenance. Sip est précédé du «atv adaequationis, « ainsi » (voir GK 161 a, et cf. vu, li; sur le sens du substantif, cf. V, 5 et aussi x, 20, où il est en parallélisme avec ^zi. b"iC3 est un nom, mais a seulement la portée d'un qualificatif.
Sur la pensée, cf. x, 14 a et Prov. x. 19. L'excès de travail et de préoccupation rend le sommeil agité et troublé de rêves; de même trop parler échauffe la tête et conduit à dire des sottises. Ce verset est considéré con me glose par Sieg. (de Q'^, divers glossateurs), Haupt, Bart. (du hahliam). En l'ecclési.vste. 22
338 l'ecclésiaste, v, 3-5.
3 Lorsque tu fais un vœu à Dieu, ne tarde pas à Taccomplir ; car il n'y a pas de faveur pour les insensés. Ce que tu voues, accomplisle : * mieux vaut pour toi ne pas vouer, que vouer et ne pas accomplir. ^ Ne permets pas à ta bouche de rendre ta chair coupable , et ne dis pas devant le prêtre que ce fut une inadvertance : pourquoi Dieu s'irriterait-il au sujet de ta parole et détruirait-il 'les œuvres'