iû?îro 7 mss. or. GShC Jér. VT; M r\mn
outre, Bick. Haupt, Zapl. Driv.-Kittel, Bart. lui reconnaissent la forme métrique. Il n'est évidemment pas impossible que l'auteur de cette section ait incorporé lui-même une réflexion de ce genre dans son développement. Si elle surcharge un peu le contexte, elle ne le dérange pas précisément. Mais son caractère versifié et sa saveur sapientielle la dénoncent plutôt comme une insertion postérieure du hakham: cf. v. 6 a.
3. '^J^ ysn '[*iK, littéralement « il n'est pas de complaisance dans les insensés », a d'après l'emploi de ysn dans xii, 1; Mal. i, 10 (cf. Is. lxii, 4; Ps. xvi, 3) un sens très clair; « les insensés ne plaisent pas », et en conséquence on ne les favorise pas. 11 s'agit évidemment de la faveur divine refusée à quiconque en use trop légèrement avec Dieu. — It^N nN dans M 6 Jér. a été lu It^N T\T^'^ par 'A au Saa et Sh; mais dans G, suivi par G P, au ouv Saa doit être une corruption de aùv Soa. — Haupt élimine de ce v. D\"ibNb, et Zapl.
Le conseil donné est conforme au précepte du Deut. xxiii, 22-24, dont le v. 22 a est reproduit presque littéralement dans 3 a. Voir un développement parallèle dans Eccli. xviii, 21-23, et cf. Lév. xxvii, 1 ss. ; Nonib. xxx, 3; Mal. i, 14; Ps. L, 14, etc. Sur l'abus des vœux dans le judaïsme tardif et sur les échappatoires inventées pour se dérober à l'obligation de les exécuter, il est très instructif de lire dans le Talmud le traité Nedarim. L'emploi constant de l'imparfait (sauf un impératif) dans toutes les propositions de ce v. et du suivant semble indiquer que l'auteur considère l'émission de vœux comme étant d'une pratique courante et pour ainsi dire quotidienne.
4. "l'kTN introduit une énonciation qui joue le rôle de sujet dans la proposition dont 2112 est l'attribut; cf. Ew. Lehrhuch, 336 a; GK 157 c. Sur UJG exprimant le comparatif, cf. lUJNa dans m, 22.
5. S "in^ au sens de « permettre » n'est point rare : cf. Gen. xxxi, 7 ; Ex. in, 19 ; Jug. I, 34; Job, xxxi, 30. N''^n est l'inf. hipli. dont le le n a subi la syncope : cf. Is. XXIX, 15; Jér. xxxix, 7; Ps. lxxviii, 17, etc. (GK 53 q)\ k mss. K. de R. écrivent le n. Le verbe a le sens d' « engager dans le péché » et par conséquent faire encourir une pénalité, attirer un châtiment; cf. Deut. xxiv, 4; Is. XXIX, 21. Les paroles qui risquent d' « engager la chair dans le péché » sont celles par lesquelles l'auteur d'un vœu a formulé sa promesse, et non pas celles par lesquelles il cherchera ensuite à se disculper. Ce n'est pas que la langue ait pu pécher en émettant le vœu ; mais si celui-ci n'est pas
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accompli, c'est en raison de l'acte antécédent de la langue prononçant la formule qui lie, que la personne toute entière devient coupable et punissable. "lira désigne en efTet le corps tout entier ou mieux encore la personne (cf. xi, 10; Prov. XIV, 30), et nullement la sensualité.
"Nbcn « le messager » est rendu par tou if^élou dans 'A I. 0, et de même dans Jér. angeli, V angelo, T NDnSd, mais par tou ôeoû dans G suivi par Sh G P. Me N. et Bart. concluent que G P ont lu D\-SKn et que telle était la 1 eçon primitive : "Nbcn serait une révision rabbinique opérée en vue d'éviter l'irrévérence qu'il y aurait eu à présenter à Dieu lui-même, pour se disculper, le prétexte d'une inadvertance. Mais Eur. (p. 67) a raison de faire observer que "Nim a toutes chances de représenter la leçon originale, précisément parce que c'est un terme difficile à expliquer. G, que P n'a fait que suivre, l'a interprété d'après la fin du verset ; comme c'est Dieu qui dans 5 b doit se fâcher contre quiconque cherche un faux-fuyant pour échapper à son vœu, le traducteur a supposé que c'était aussi devant Dieu qu'on faisait valoir le prétexte de l'inadvertance, et cette interprétation était d'autant plus naturelle qu'au v. 1 on lit précisément CiriSiSn ''jeS. L'auteur de G a pu aussi se souvenir que dans certains récits de l'Ancien Testament, le .T:""! "jnSd paraissait identifié avec Dieu même (cf. Lagraage, L'ange de lalivé, dans RB, 1903, p. 212 ss.). Quelques com. (Herz. Ginsb. Gietm.) ont suivi saint Jérôme et traduisent par « ange ». D'autres (Ren. Zapl.) ont supposé l'existence d'un messager du temple chargé d'inscrire les vœux et de recueillir ce qui pouvait être dû de ce chef. Mais la plupart des exégètes (Zirk. Ges. Knob. E\v. Elst. Klein. Del. Mot. "Wright. Now. Rùet. Sieg. Wild.) reconnaissent ici le prêtre, et avec raison. Dans Mal. ii, 7, le même titre plus développé, « messager de lahvé », est aussi donné au prêtre, en tant que celui-ci est chargé d'une fonction d'enseignement (cf. ibid., 6, 8), tout comme il était donné aux prophètes chargés d'un message divin (Agg. i, 13). Or précisément, le même titre désigne ici aussi le prêtre comme exerçant un ministère doctrinal. C'est du moins ce qui apparaît d'après tout le v., lequel suppose une discussion entre le prêtre et l'auteur du vœu sur la validité de celui-ci ou sur la compensation due pour sa non-exécution, iv, 17, qui n'est pas moins instructif, nous fait voir le prêtre-docteur à l'œuvre dans le temple. Nous savons d'ailleurs i^Lév. xxvii, 8, 12, 14, 18, 23) que les prêtres devaient surveiller l'exécution des vœux. Peut-être le nom "^Sa était-il le titre officiel du prêtre chargé de fournir les renseignements relatifs à la célébration des sacrifices et à l'exécution des vœux, et de résoudre les cas de conscience qui pouvaient surgir à cette occasion. On peut rappeler encore que le substantif n::xSa est employé pour désigner l'exercice des fonctions sacerdotales (Néh. xiii, 30; I Chr. ix, 13; II Chr. xxix, 34) ou lévitiques (Néh. XIII, 10, 30; I Chr. xxiii, 4; II Chr. xiii, 10).
naaur (exclusivement dans Eccl. v, 5; x, 5 et dans P) désigne tout péché commis par inadvertance icf. Lév. iv, 2, 22. 27; Nomb. xv, 22-29); pour les fautes de ce genre l'expiation était réduite à un minimum. L'auteur du vœu essaie de faire passer pour une inadvertance, peut-être pour un oubli involontaire, la faute qu'il a commise en n'accomplissant pas ce qu'il avait voué : il espère ainsi s'en tirer à meilleur compte en ce qui concerne la vie-
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de les mains? *^Car de la multitude [des soucis] (naissent) les songes, et 'de' la multitude des paroles, des sottises. Mais crains Dieu.