T\12vh ''3 G Sh C P Jér.; M rEÎ?-S
15. m pronom neutre sujet a pu être vocalisé ri" par attraction à l'attribut fém. (cf. II, 2). Dans nS'n nyi, G Sh C P Jér, V font du premier terme l'adjectif et du second le substantif. Me N. pense que G a lu ibn nvi, le second substantif étant en apposition au premier, conformément à la syntaxe hébraïque, et qu'il a traduit par 7:ovTipta àppwaTÎa; un copiste, peut-être influencé par vi, 2, aura altéré le texte en rov^ipà àppioan'a. — nci* exprime la correspondance, la conformité, et serait employé ici comme accusatif de manière pour introduire le premier membre de la comparaison, le second étant précédé de p; ^2 serait employé adverbialement comme dans II Sam. i, 9; Job, xxvii, 3 (Kô.v. III, 371 n, 339 ;■). Partout ailleurs cependant nC3/ est précédé de h (une fois de St2), ce qui a donné à penser que ncvbw était composé de 3 et ncvS (Mayer- Lambert [JREJ, XXXI, p. 47]; Rahlfs [TLZ. 1896, 587]; w'ild. McN.; GK, p. 523, note 2), de même que l'araméen '^ip"'^^ serait pour hl'phj de 3, S et hlp (Marti, Gram. der biblisch-aramàischen Spraclie, 2» éd., Berlin, 1911, 95 d). Mieux vaudrait, dans cette hypothèse, vocaliser riTZySs; cf. isSs dans Levy, NHW, II, 342 b. Cette lecture est reçue par Ginsb. qui cite déjà Ibn Giat en sa faveur, par van Gilse et de Jong- (dans Wild.), et donnée comme probable par Wild. Me N. Driv.-Kittel. Cette interprétation a néanmoins l'inconvénient que le 3 surabonde : il fait double emploi avec rCîfS qui à lui seul exprime déjà la comparaison. Un pareil pléonasme n'est sans doute pas impossible; cf. I Chr. xxv, 8. Mais G fournit en fin de compte une solution meilleure. G waTiep -^i^, suivi par Sh C P Jér. quia sicut a dû lire riEïS ''S. qui doit être original. l3 sert dans ce cas, comme iwa dans v, 4, à introduire la proposition complétive qui représente le sujet de la proposition principale; on trouvera dans II Sam. xviii, 3 un emploi identique de 13, tandis que dans Qoh. m, 12, 14, cette conjonction annonce des prop. complétives qui jouent le rôle de complément. La correction proposée a, en outre, l'avantage de restituer à TVQnh sa formelle usuelle. Si on ne la reçoit point, on devra considérer la proposition comparative comme une sorte d'apposition explicative de la prop. principale (Kôn. III, 385 n) : « ceci aussi est un malheur, savoir... x.
La façon dont la question '^l^ nCT s'achève fournit la réponse et montre bien que l'interrogation, ici encore, n'est qu'une manière de parler et recouvre une négation. Sieg. compare très justement Ps. xiii, 2 : « Combien de temps m'oublieras -tu, pour toujours? » La vocalisation du S devant n""! s'explique en raison du caractère adverbial de l'expression, le mot étant d'ailleurs monosyllabique et placé à la pause : cf. GK 102//, /, et voir dans i, 14, 17 etc. des expressions analogues qui n'invitent pas à lire ici l'article.
Ce v. serait une glose d'après Haupt. Zapl. écarte seulement la premier» proposition. Sur la pensée, cf. Is. xxvi, 18; Prov. xi, 29.
l'ecclésiaste, V. 16. 351
vent? i''En outre tous ses jours (se passent) 'dans les ténèbres' et le deuil' et 'l'aigreur' extrême et 'la souffrance' et l'irritation,
16. TjUJna GShC; M "i^'n^. — SiNl G Sh C; M P Jér. VT ^:nV — Dysi G Sh C P Jér. V; M Dpt — iSm G Sh C P Jér. V; M i^Sm.
16. Les ténèbres expriment souvent d'une manière figurée la tristesse ou une condition misérable (cf. Mich. vu, 8); si l'on s'en tient à G pour la suite du V., "'ki'n ne devra pas plus avoir l'art, que les noms suivants. — SdnI est attesté par P Jér. VT, mais G xa\ h jrÉvOet (ms. V omet Iv) ShC ont lu SsNT, tandis que le Midrach Qohéleth et plusieurs mss. K. de R. ont TîS") qui a été suggéré paru, 14 et surtout vi, 4. M ne fournit pas un sens satisfaisant et la correction de Houbigant SaN*! « il se lamente » ne serait point mal venue, si l'on devait maintenir une forme verbale. Or, si on lit un verbe, on peut encore faire de même pour ci'3 conformément à M, mais les deux substantifs qui suivent restent en singulière posture, n'étant rattachés à rien et ne pouvant à eux seuls former convenablement une prop. nominale. Régulièrement, et conformément à la syntaxe observée dans ii, 24; m, 13; xii, 3, il faudrait aussi trouver des verbes dans les deux dernières expressions : trois parfaits seraient consécutifs à un imparfait. Mais, sans compter la vocalisation massorétique, iSn s'y oppose. Il est beaucoup plus correct de suivre G et de lire partout des formes nominales : cinq substantifs sont rangés en série et dépendent tous du 1 qui précède le premier d'entre eux. Bien que les prép. soient assimilables à des états construits et, comme telles, ne régissent en principe qu'un seul nom, l'usage a en fait étendu leur portée et on trouve jusqu'à trois ou quatre termes sous la dépendance d'une seule particule prépositive (cf. Gen. XIV, 9; Ex. xv, 17), surtout si les noms régis expriment des concepts apparentés (Kôn. III, 319 /). Reçoivent SzNl : Zirk. E\v. Ren. Bick. Riiet. Sieg. Me N. Haupt, Driv.-Kitt. Bart. dîTjT a été lu d^jT par toutes les versions et le substantif doit être reçu avec Ew. kow^. Bick. Eur. Riiet. Sieg. Me N. Haupt, Zapl. Driv.-Kitt. Bart. pour les motifs ci-dessus. Si le *l final de l*iSm était maintenu, on devrait l'interpréter comme une réduction de i'^, mais Kon. (III, 23) fait observer qu'on ne peut citer aucun exemple biblique d'un suffixe nominal faisant fonction de datif. GK 147 e fait de l'expression entière une prop. nominale abrégée, et Del. une exclamation. Mais le suffixe manque dans toutes les versions et dans un mss. K. Il constitue une ditlographie du ^ qui suit et est à rejeter avec Ew. Knob. Now. Bick. Eur. Ruet. Sieg. Wild. Mo N. Zapl. Driv.-Kitt. Bart, Dans cette interprétation du v., T'D'i'Sd ne pourrait être considéré avec Haupt, Bart. comme un accusatif adverbial que si l'homme en question était représenté par un pronom dans la proposition pour eu devenir le sujet : « tous ses jours il est dans les ténèbres etc. ». Comme ce n'est pas le cas, Tiî2i~S2 est sujet lui-même (G Sh C ; Ew. Ruet. Sieg. Me N.).
Haupt considère le v. comme une insertion postérieure dont il élimine
352 l'ecclésiaste, v, 17.
1^ Voici : ce que j'ai reconnu bon, (c'est) qu'il est convenable (pour l'homme) de manger et de boire et de jouir du bien-être dans tout son travail, auquel il peine sous le soleil durant les jours de