y^i GSh CP Jér. VT; M yT» secundo
lui attribuent seulement 5-6 a, laissant le reste à Qoh. ; Haupl enlève à lauleur primitif tout 5-8. Bick. (p. 18) considérait déjà le v. 5 comme constitué par des gloses
6. nyi a été lu nyi par G Y^ôiai? Sh C 0, et est écrit ainsi dans 6 mss. K. de R. ; mais S P Jér. VT restent avec M pour attester la vraie leçon. Ce terme peut signifier la culpabilité de l'homme, laquelle pèse sur lui, ou le châtiment qui le menace, donc « la méchanceté » (T Klein. Del. Wright, Now. Sieg. Zapl.) ou « la misère » (Jér. V Knob. Bick. Wild. Bart. ; cf. vi, 1). — Nouvelles divergences sur l'interprétation de DINH, qui pour les uns (Me N. Zapl.) représente l'homme en général, pour les autres (Knob. Del. Wright, Now.) comporte une référence spéciale au tyran mentionné dans 2-4, et pour d'autres encore (Wild. Me N. ) est une désignation nette du sujet malheureux de ce tyran. — Enfin les quatre >D accumulés dans 6-7 prêtent aussi à des interprétations différentes.
On ne sortira de toutes ces difficultés que si Ion tient compte du but que se propose le hasid. Il est évident qu'il cherche à démontrer l'existence de la rétribution. Sa preuve se développe, dans 6-7 en particulier, en quatre propositions successives, toutes introduites par « car » (cf. ix, 4-5; xii, 13-14), et dont chacune justifie, dans la pensée de l'auteur, celle qui la précède immédiatement. Dès lors, n"1 désigne le malheur qui menace l'homme, et non pas la faute dont il a pu se rendre coupable. Le fait de la culpabilité du méchant prouverait bien qu'il doit être puni, mais non pas qu'il le sera en effet, et c'est à prouver qu'il le sera que tâche le hasid. ^lais pour apprécier toute la force de son raisonnement, au moins comme argument ad liominein, et aussi pour s'en expliquer les défectuosités très apparentes, il est nécessaire d'observer qu'il emprunte systématiquement tous les éléments de sa démonstration à Qoh. lui-même. Il s'empare de quelques-unes de ses assertions, de quelques bribes de sa philosophie, en vue d'établir la réalité de la sanction. Cette tendance était déjà sensible dans m, 17; elle devient une véritable méthode dans viii, 5-8. Les vv. 5-6 s'appuient évidemment sur la doctrine de m, 1-8 ; la première partie du v. 6 jusqu'à T\'J inclus reproduit même une proposition de m, 1; la seconde au contraire utilise vi, 1 (cf. ii, 22 s.; iv, 2; v, 12, 15, etc.). Le même procédé est employé, et avec plus de rigueur encore, dans 7-8 (voir ces vv.). Ce ne sont point là de simples renconti-es. L'origine de ces morceaux empruntés explique qu'ils s'adaptent plus ou moins bien au but auquel le hasid veut les plier, et d'autre part tel d'entre eux recevra, dans un contexte nouveau, une signification quelque peu différente. La proposition de Qoh. m, 1 : « pour toute chose il y a un temps », subit dans 6 a l'addition de "CSltrDT Or, « jugement » tombe assez mal sur ysn, qui n'a pas le sens d' « action » (niyya, cf. m, 18; xii, 14), mais celui de
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grand sur lui; ' car il ne sait pas ce qui arrivera; car qui lui indi-
« chose quelconque ». De plus, si nî? gardait le sens général que lui a donné Qoh., on devrait trouver ici : « chaque chose a son temps, donc le jugement aussi aura le sien >^ Le hasid n'éprouve pas le besoin de raisonner ainsi, parce qu'il prend D'J dans une acception spéciale, celle de « temps par excellence, terme fatal » : il dit « un temps », comme les prophètes disaient « le jour » en annonçant l'intervention divine (Is. ii, 11, 17, 20; m, 7, 18; iv, 1, 2; cf. Job, XXIV, 1, etc.). Dans 6 b, le même auteur parle simplement de « l'homme », DTNn, tandis qu'il devrait, semble-t-il, nommer « le pécheur » ou « le désobéissant ». On ne peut expliquer ce fait en disant qu'il généralise et tient tous les hommes pour coupables : 5 a suppose le contraire. La vérité est qu'il reproduit dans 6 b-S, et parfois textuellement, des pensées de Qoh. relatives à « l'homme » en général. Mais, des faits généraux constatés par l'auteur primitif, c'est-à-dire des maux qui menacent tous les hommes, il conclura, en fin de compte (8 in fine), au fait particulier du malheur qui atteindra le méchant.
Ces emprunts du hasid ont fait illusion à Me N. et Bart. et leur ont donné à croire que 6 b-8 était de Qoh. Mais, dans ce cas, on devrait laisser aussi à celui-ci 6 a, qui, sauf un mot, a été pris chez lui, et même 5 b, qui s'inspire de III, 1-8 (tout en contredisant m, 11), et encore viii, 11-13, qui reproduisent diverses propositions ou locutions de ix, 3; vi, 12; vu, 15. Il est vrai qu'une bonne partie des idées et formules contenues dans 6 b-8 sont de Qoh., mais elles servent au hasid à établir l'existence d'un fait, le fait de la rétribution (5-6 a, 8 in fine) que Qoh. n'a pas reconnu, dont il a même constaté et affirmé l'absence dans vu, 15; viii, 14-15; ix, 1-10. Il serait d'ailleurs impossible de détacher les vv. 6 b-8 a b de leur contexte immédiat, pour les laisser à Qoh. en les rattachant aux réflexions antécédentes (vu, 26) ou subséquentes (viii, 9) qui sont de lui.
7. Au lieu de mn"', 5 mss. K de R. P Jér. quia nescit quod factuni ait (non dans la traduction, mais au cours du com.) V quia ignorât praeterita lisent n\"l. — Ti'ND est interprété « comment » (Knob. Hitz. Del. Wright, Now. Bick. Sieg. Haupt) ou « quand » (Ginsb. Bart.); le v. suivant, où il est question du jour de la mort, indique un sens temporel (cf. iv, 17; v, 3; viii, 16). G y.aGw; est suivi par Sh C; P Jér. (au cours du com.) quid fulurum sit S xi Ia6p.£va V futura ti-aduisent comme s'ils avaient seulement 1w\S*, et en outre C P Jér. (ibid.) V remplacent le '13 secundo par la simple copulative. On peut donc se demander si la leçon 1U?N1 (cf. x, 14) ne serait pas à prendre en considération. Mais il est probable que les témoins indiqués ont seulement simplifié le texte en s'inspirant des passages parallèles (m, 22; vi, 12; vu, 14; X, 14). Le fait que P Jér. 1 ms. de R. TiiriNQ ajoutent « après lui », qui est certainement emprunté aux mêmes passages, favorise cette manière de voir.
Les com. se divisent encore sur l'interprétation de ce v. Tantôt c'est le sujet du tyran qui ignore ce qui lui arrivera, soit que l'auteur décrive le triste sort qui lui est réservé (Bart.), soit qu'il représente à ce malheureux les motifs de ne pas se révolter (Knob.) ; tantôt c'est le tyran lui-même qu'un
i.'ecclésiaste. vin, 8. 397
quera quand cela arrivera? ^ Il n'y a pas d'homme (qui soit) maître du souille (de vie) pour retenir le souille (de vie), et il n'y a pas de maître du jour de la mort, et il n'y a pas de dispense de ce combat, et la méchanceté ne sauvera pas son homme.
avenir inconnu menace (Ginsb, Del. Wright, Wild.). Mais le hasid reproduit dans leur généralité les formules de Qoh. (m, 22 et parall.), en vue seulenicnl d'en faire tout à l'heure une application spéciale aux méchants (8 in finr], parmi lesquels il rang-i» naturellement l'homme désobéissant (cf. 2 b, o a). L»' grand mal qui menace l'homme (6 b), dont il ignore la modalité et l'heure (7), mais dont l'existence constitue pour le méchant la sanction et prouve qu'il y a un jugement (8 in fine, 6), c'est d'après le v. suivant la mort même, mal auquel personne n'échappe et dont personne ne peut retarder l'instant.
8. nn désigne le vent d'après Del. Wright, Ren. Xow. ^^'ild. Sieg. RQet. Me N. Haupt, Bart., l'àme ou l'esprit d'après T Jér. Grég. Thaum. Knob. Ew. Ilerz. Ilengst. Ginsb. Zockl. Zapl. Le vent est considéré comme une des grandes créations de Dieu (Am. iv, 13), un instrument de sa puissance (Xah. I, 3i, dont il s'est réservé la maîtrise (Prov. xxx, 4) et dont il fait l'exécuteur de sa justice (Is. xli, 16; lvii, 13; Jér. iv, 11-13, etc.). Il pourrait donc être indiqué ici comme une des forces qui échappent à la domination de l'homme (cf. xi, 5"?). Mais 6 b-1 , qui menacent l'homme d'une catastrophe, et % b c, qui indique nettement la mort, ne permettent pas de douter que niT ne désigne le souflle de vie au même sens que dans m, 19-21. — "jItdSu peut être ici un substantif, comme dans B. S. iv, 7. — rinSu?D ne se lit pas ailleurs, si ce n'est dans Ps. lxxviii, 49. — riGnScil devient dans G Sh G P hi T);j.Épa -oXifiou, sans doute sous l'influence du << jour de la mort » qui précède. — La loi accordait en certains cas des congés ou dispenses en temps de guerre (Deut. XX, 5-8; I Mac. m, 56). Les Perses devaient être plus sévères, si l'on s'en rapporte à certains récits d'Hérodote (IV, 84; VII, 38 s.). Maisil n'est pas nécessaire, pour l'interprétation de notre texte, que, du tem])s de l'auteur, l'usage de dispenses pour les soldats n'ait pas été reçu. Ce serait plutôt le contraire; car le mot « combat » a l'art., ce qui indique une lutte spéciale qui échappe aux lois ordinaires. D'après le contexte, c'est la lutte de l'homme contre la mort : personne ne peut s'en faire exempter. Knob. interprétait déjà ainsi ce v. à la suite de Séb. Schmidt, Doderlein, etc. — TiS"3 a la forme du pluriel comme dans v, 10, 12; vu, 12, mais désigne un singulier (cf. Kox. III, 263 k).
Les com. ne sont pas non plus d'accord sur la portée de ce v. La plupait cependant y voient exprimée sous des figures l'impuissance de l'homme, et particulièrement du tyran, en face de la mort (Zirk. Knob. Ginsb. Del. Wright, Wild.). Sauf la mention du tyran, dont il n'est aucunement question, puisque le hasid connaît seulement un roi auquel on doit obéir (2 b\, le point de vue énoncé n'est pas faux, mais il est incomplet. Les premières propositions concernent l'homme en général et affirment la menace de l'inéluctable trépas. L'idée, ici encore, est empruntée à Qoh. et spécialement à ix. 12 (cf. Il, 16 ss. ; III, 19 ss. ; v, 14 ss.; vi, 6, etc.). Mais seuls, les derniers
398 l'ecclésiaste, yiii, 9.
^ J'ai vu ces deux choses en appliquant mon cœur à toute Tœuvre qui se fait sous le soleil en un temps où l'homme domine sur un
mots livrent la pensée du hasid, et en la découvrant expliquent la présence de 6 b-S b : il a longuement parlé de la mort, parce que c'est ello qui constitue le châtiment du pécheur, annoncé dans 5-6 a.
Bick. Zapl. Haupt retranchent min'riN NISdS. Bick., à la suite de Griitz et de Ren., veut en outre remplacer "uh par yùiy « richesses ». Maisî?tt,"1 convient parfaitement au contexte. C'est grâce à ce mot que la pensée de l'auteur se dévoile, apparaît logique et progressive, et fait retour, en finissant, à son point de départ.
11° SECOND DÉVELOPPEMENT DU THEME RELATIF .\U DEFAUT DE SANCTION MORALE,