‹ L'EcclésiasteChapitre 97 sur 120 · Retrancher -,^2.-; iD"i hz avec G (A 68) Jér. T · texte numérisé non relu

Retrancher -,^2.-; iD"i hz avec G (A 68) Jér. T

addition, due à une dittographie, doit être retranchée (Del. Now. Eur. Sieg. Me N. Haupt, Zapl. Bart.). D'autre part, -]bnn "iQi Sd VJIZ^^n nnn "jS ]n5 1tt;N manque dans 10 mss. de R., dans G (106 261) et P. La cause de cette omission doit être une distraction d'un copiste dont le regard aura passé par mé- ^arde de ~^2n primo à "jSin secundo. Si cette explication est juste, il est par là même établi que les témoins cités avaient déjà l'addition "jSin tal Sd, et par conséquent il n'y a pas lieu d'invoquer P, ainsi qu'on le fait généralement comme témoin de l'absence de ce doublet. — Un ms. K. supplée DTiSn iiprès ^rj, et T ajoute le nom divin; G et V ont lu le niph.; d'après v, 17 et VIII, 15, il ne peut y avoir aucun doute sur le sens. — Nln doit être maintenu, bien que les mss. orientaux aient nM pour kethib. Ce pronom est un neutre qui représente les jouissances énumérées dans 7-9. La formule mas- <juline peut s'expliquer par l'attraction de IpSn (cf. m, 22; v, 17; vu, 2), mais elle pourrait exister aussi sans cette circonstance (cf. m, 14, 15; v, 18; viii, 15). — Haupt retranche du v. 'i;i "jnj "lUJX jusqu'à "jS^n et en outre lUJN bay nn»s; Zapl. rejette 'cJGurn nnn primo, -^Snn ia"i Sd et ^ aiina, mais ajoute dmSnm après "S'^nj.

L'absence de l'art, devant nu?N n'autorise pas à interpréter avec Ginsb. et Bart. et à la suite de s. Jérôme : quaecumque tibi placuerit feminarum ejus gaude complexu. Qoh. n'a en vue que les jouissances normales de la vie humaine (cf. ii, 1-3; vu, 25-26; ix, 3, et voir Vlntrod. p. 189 s.). On ne peut non plus prétendre qu'il y ait contradiction entre ce v. et vu, 26. La femme sans doute est loin d'apporter à l'homme le bonheur qu'elle semble lui promettre. Elle est cependant la compagne naturelle de sa vie et peut contribuer à la joie de son existence. La richesse aussi est vaine (n, 4-8 a, 22- 23, etc.) et cependant Qoh. conseille d'en jouir (v, 18; vi, 2). L'exhortation contenue dans ce v. n'est pas quelque chose d'unique dans la Bible. Les Proverbes recommandent aussi les mêmes jouissances licites (v, 18-19; xviii, 22), alors qu'ils s'élèvent avec énergie contre les désordres des mœurs (ii, 16 ss.; v, 8 ss.; VI, 24 ss.; vu, 6 ss.). On peut comparer aussi B. S. xiv, 11-16. Dans Sag. Il, 5-9, au contraire, l'exhortation au plaisir est mise dans la bouche des impies.

10. Tout ce que la main trouve à faire, c'est « tout ce qui se présente à toi que tu puisses faire » (cf. Lév. xii, 8; xxv, 28; Jug. ix, 33; I Sam. x, 7; xxv. 28). On rattache le plus souvent "jn33 à ce qui précède, conformément à l'accentuation ordinaire : « ce que ta main trouve à faire avec ta force ». Mais plusieurs mss. accentuent ~r\Z1 miryS (Wickes, p. 139). permettant de join-

l'ecclésiaste, IX, 11. 417

^1 Je me suis tourné et j'ai vu sous le soleil que la course n'est pas aux agiles ni le combat aux vaillants, et il n'y a pas non plus de pain pour les sages, ni de richesse pour les intelligents, ni de faveur pour les savants ; car le temps et le sort (adverses)

dre ce mot à ce qui suit, comme l'ont fait GVT (cf. Gen. xxxi, 6). Del. croit que dans ce cas on devrait avoir "jriD Sd2, ce qui ne paraît pas nécessaire, car on peut entendre : « emploie ta force à le faire ». G et Sh ont lu "n3D. — hMiV! est le mot particulier aux Hébreux pour désigner le séjour des morts. Le tableau qui est fait de ce séjour dans Qoli. ne diflére pas de l'idée qu'en donne le reste de l'Ancien Testament : cf. v. 5. — Haupt écarte du v. HGU; "jSn nnx "ltt?N; Zapl. retranche, d'une part -jTi, de l'autre r\VT\ "jinuJm

n>2Dn'i.

La mention du cheol n'autorise pas l'interprète, quoi qu'en dise Sieg., à refuser à Qoh. la paternité de ce v., sous prétexte que dans m, 22; vi, 6 il envoie après la mort l'homme tout entier à la poussière. Le Ps. xxx, qui croit au cheol (v. 4), parle aussi de l'homme comme retournant à la poussière (v. 10). Voir d'ailleurs le com. de m, 22.

Il reste à remarquer que le pessimisme de Qoh. ne sombre pas plus dans le découragement que dans l'excès de la jouissance. Il conclut à l'activité, ce qui achève de démontrer qu'il se prononce de toutes façons en faveur de l'acceptation de la vie normale.

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