SUI^ETE GENERALE
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tout en approuvant le mouvement révolutionnaire, blâmaient les excès de leurs amis dont ils n'avaient voulu accepter aucune fonction officielle ; ils étaient au courant de leurs projets et ce qu'ils en dirent à l'abbé Lagarde lui firent présager les borreurs qui devaient précéder le triomphe du gouvernement de Versailles.
Le voyageur avait docilement acce >té l'itinéraire choisi : mais ce n'était point le plus court ni le plus facile !
De Paris à Fontainebleau, il eut pour compagnons M. Chardon et quatre personnes de sa famille (1). A Melun, il dut louer une voiture, et malgré qu'il eût déboursé 80 francs, le cheval était si mauvais qu'il s'abattit sur la route à dix heures
(1) M. Chardon affirmera plus tard, en parlant de l'abbe Lagarde, avoir combattu vainement la détermination où il était de retourner dans sa prison. Voir pièces justificatives.
du soir. L'abbé Lagarde dut faire une heure de marche pour gagner la ville la plus proche, Longjumeau; là, ce ne fut point sans de nouvelles difficultés qu'il obtint d'attendre le jour dans la salle à manger d'un hôtel, couché sur la banquette du comptoir. . .
Parti de Paris le mercredi à quatre heures du soir, il arriva enfin à Versailles le jeudi vers midi. — A une heure, il était chez Thiers qui le reçut immédiatement.
Remarquons ici que si la Commune avait fait prendre à l'abbé Lagarde le chemin des écohers, elle avait su s'arranger pour que l'abbé Bertaux, curé de Montmartre, dont nous parlerons plus loin, arrivât à Versailles le 13, jour même de son départ.