‹ L'ÉCHEC du SYSTÈME 'ADMINISTRATIF' d'INTERNEMENT des ALIÉNÉS: Etude critique de la condition juridique des étrangers et des garanties de la liberté individuelleChapitre 132 sur 349 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

10% - (1) Cf. Izard, p. 42. ù (2) Demolombe, « De la minorité », t. 11.796 (cité par Dayras).

de sentiments affectifs (3). Durs pour eux-mêmes, ils le sont tout naturellement pour les autres et ne voient pas dans la séquestration un fait repréhensible. « Ceci est tellement vrai — dit IzARD — que l'on voit parfois un village entier avoir connaissance d’un individu séquestré par sa famille sans s’en émouvoir ; le fait est trouvé tout naturel ». Et cet auteur cite à l’appui un exemple typique : dans une affaire de séquestration arbitraire qui avait duré 40 ans et conduisit enfin les coupables en Cour d’Assises, on vit la défense affirmer que les accusés avaient partagé l’erreur commune ; que s’il y avait crime, il faudrait punir tous les complices, y compris le médecin, le maire, les voisins et amis car tous étaient au courant de ce qui se passait ; et le Jury prononça l’acquittement (4).

Parfois le malade est tout d’abord traité avec affection. Il arrive même que ce soit par affection que l’on se refuse à le faire hospitaliser. Mais au fur et à mesure que l’incurabilité se manifeste, la tendresse cède la place à l'indifférence puis à la cupidité (5). Il arrive ainsi que la crainte de la publicité, de la divulgation de Ja maladie mentale soit le mobile déterminant de l'attitude de Ja famille.

Page 1