MOBILES DE LA SÉQUESTRATION
Les auteurs de séquestration sont toujours de très proches parents (ascendants, descendants, frères ou sœurs) ou des personnes de l’entourage immédiat de la victime (domestique, gouvernante). Lorsque les coupables sont de proches parents, il y a, selon IzARD, une hérédité névropathique ; les coupables sont souvent en partie irresponsables p. c. qu’eux-mêmes frappés de tares mentales manifestes ; or les gens tarés auraient une tendance à se séquestrer mutuellement (1).
Les mobiles varient : cupidité, égoïsme, orgueil, méchanceté. La cupidité est certainement le mobile prédominant dans les campagnes. Souvent on essaye de hâter la disparition d’un proche dont on attend avec impatience l'héritage. DEMOLOMBE notait « les parents et l’époux lui-même, hélas ! peuvent être suspects pour plusieurs motifs. Ils peuvent vouloir économiser et accumuler les revenus et, par suite, éviter de payer à un établissement d’aliénés une pension quelconque et quelquefois considérable ; l’aliénation mentale peut même devenir, à leurs yeux, une garantie utile à maintenir contre les dispositions à titre gratuit qui leur enlèveraient leurs espérances, ou contre la révocation des dispositions qui avaient déjà été faites en leur faveur... la loi du 30 juin 1838 n'est-elle pas, sous ce rapport, insuffisante et incomplète ? » (2).
Lorsque la séquestration est opérée par des gens de service, c’est toujours dans un but de captation.
Chez les cultivateurs, il faut souligner particulièrement l'absence