‹ L'ÉCHEC du SYSTÈME 'ADMINISTRATIF' d'INTERNEMENT des ALIÉNÉS: Etude critique de la condition juridique des étrangers et des garanties de la liberté individuelleChapitre 177 sur 349 · RIGIDITÉ DE LA LOI · texte numérisé non relu

RIGIDITÉ DE LA LOI

La loi de 1838 ne connait que deux situations ; l’internement ou la liberté. La conception de l'asile est celle d’une prison. Nous l'avons déjà signalé mais nous avons le devoir de souligner l’importance de ce point. Il n’y a pas d’intermédiaire entre l’internement et la liberté complète. Cette idée, qui domine dans la loi se reflète tant sur la condition de la personne que sur celle des biens de l’aliéné : « c’est l’internement ou l’absence totale de protection » (1).

Ce système a conduit la loi de 1838 à l’échec. Il n’est pas assez souple pour s’adapter aux exigences de la thérapeutique. Le législateur de 1838 n'avait pas compris que la proportion des aliénés à

Page 1