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émis l'hypothèse que nous allons reproduire en pro: pres termes. Disons par avance que rien ne l’imposait, en l’espèce : car la coexistence d’un ou deux kystes prémitifs du poumon avec un kyste primitif du foie n’est pas rare. D'ailleurs cette hypothèse était, dans le cas particulier, bien probablement controuvée, puisque, nous le verrons, une vomique de vésicules hydatiques plus ou moins affaissées ne peut guère donner lieu à une échinococcose bronchogène :
« La constatation faite dans le poumon gauche se laisse très difficilement accorder avec la supposition d'une infection secondaire sans le secours de la circulation sanguine. Nous devions donc penser à la possibilité, jusqu'ici non encore démontrée, que lors de l’expectoration, des vésicules (Blasen), des germes (Keime) auraient été aspirés, à gauche, dans les plus petites bronches, auraient traversé leurs parois, comme la muqueuse de Vintestin dans la forme habituelle de Pinfection et qu'ils auraient poursuivi leur développement individuel » (1).
On voit combien confuse était la suggestion des auteurs allemands. [ls supposaient qu’un kyste multi-vésiculaire rompu dans les bronches peut contenir des « germes » — ne pouvant être que des embryons hexacanthes, d’après le conteste — capables de traverser la muqueuse bronchique, « comme (ils
1. Levy Dorn et Zadek, « Zur Untersuchungen mit Roentgenstrahlen bei Lungenechinococcen ». Berliner klin. Wochenschrift,
15 mai 1899, n°20, p. 432.
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traversent) la muqueuse intestinale dans la forme habituelle de l'infection » !
D'ailleurs, dans: ce cas encore, aucun examen radiologique n'avait été pratiqué, au départ, et il apparaît extrèmement vraisemblable qu'on avait eu tout simplement affaire à un double kyste primitif du poumon.
Néanmoins, nous avons tenu à rappeler iei l'hypothèse de Levy Dorn et Zadek et de Lemaire, comme
celle de précurseurs.
Depuis 1904 jusqu'à ces dernières années, les auteurs se sont bornés, lés uns (c'est la majorité), à mentionner « les expériences de Dévé », les autres, à signaler de facon impersonnelle « la possibilité expérimentale » d'une grefle hydatique pulmonaire par voie bronchique.
Tuffier et Martin, amenés à étudier en 1910 l’ana- tomie pathologique des kystes hydatiques du peumon (1), réservaient un petit chapitre aux « greffes hydatiques v. |
« Quelle est l'importance de l'échinocoecose secondaire ? Il semblerait, @ priori, que de la fréquence de l'évacuation du kyste par l'arbre bronchique dût résulter souvent la greile d'hydatides à ce niveau ». Cependant « la greffe hydatique par rupture d'un kyste pulmonaire est très rare. La raison de ce fait est-elle que la vomique à lieu, dans
ï. Tuffier et J. Martin, « Kystes hydatiques du poumon ». Revue de Chirurgie, 10 janvier LAS p.g et 10. :
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‘la Majorité des cas, seulement après la suppuration et la mort de l’hydatide ? C’est possible, et Dévé admet cette explication. Il est également possible qué là muqueuse bronchique fournisse un milieu peu favorable au dévéloppement des kystes. Quoi qu'il en Soit, il nous faut retenir, et c'ést pour nous le fait intéressant, la rareté de ces greffes ». Escuder6, envisageänt le pronostie de «lPhydatidosé pulmonaire abandonnée à elle-même», écrivait; en 1912: « L’Aydatidose secondaire contribue encore à obscurcir le pronostic. Elle apparait comme complication des kystes ouverts par vomique, chez les malades qui ont guéri spontanément de leur prerüier kyste » (1). C'était, d'ailleurs, de la part de l’auteur argentin, une simple affirmation : il n’apportait ni ne citait, à l’appui, aueun exemple précis. Däns sa thèse, élaborée sôus linspiration du Profésseur Dévé, Lepicard avait relevé cette affir: mation : « Nous ignorons sur quels faits a pu se baser Escudero ». Et, tout en rappelant la possibilité théorique d’une grefte hÿdatique broncho-pulmonaire comme complication de la vomique hydatique, Lepicard ajoutait : « Expérimentalement démontrée, cette échinococcose secondaire du poumon d'origine bronchique paraît être pratiquement éxcéptionnelle.… L’éventualité dont il s'agit est tout à fait rare en clinique humaine » (2).