‹ L'Échinococcose secondaire bronchogène de F. Dévé en pathologie humaineChapitre 17 sur 32 · AUD · texte numérisé non relu

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les kystes reconnaissant pour commune origine une même vomique scolicifère devraient offrir à peu près la même taille. Or, il n’en est rien.

C’est ainsi que les kystes constatés dans l’observation de Lamas présentaient une taille allant « du volume d’un grain de blé jusqu’à un œuf de poule », que ceux du cas de Botreau mesuraient « de2 à 6 centimètres de diamètre » (sur les radiographies) et que, dans le cas de Meersseman, « les plus petits atteignaient la grosseur d’un pois, les plus volumineux ceux d’une mandarine ». De même, dans le cas de Calvo, tels kystes secondaires montraient, sur la radiographie, la taille d’une grosse noix, tandis que d’autres (paraissant, il est vrai, entrés en involution) offraient, sur les coupes microscopiques, à peine la taille d’un petit pois et même d’un grain de miilet.

Ici encore, l’expérimentation apporte des constatations tout à fait conformes à celles de la pathologie humaine. Sur la pièce de M. Dévé concernant des lésions âgées de 8 mois 1/2 (fig. 17 de son mémoire), certains kystes atteignaient un diamètre extérieur de 7 millimètres, tandis que d'autres, provenant de la même inoculation unique, re dépassaient pas 2 millimètres de diamètre.

Ainsi, une énégalité de taille, même importante, parmi les kystes rencontrés dans un poumon ne constituera pas un argument péremptoire permettant d'écarter l'idée d’une méme origine et d'un même âge des lésions. |

P. Hébert 4

ee BD ee Peut-on indiquer, du moins, quelle taille maxima les kystes bronchogènes sont capables d’atteindre à un âge donné ? La réponse à cette question pour= rait avoir an certain intérêt pour apprécier, au moins approximativement, l’âge des lésions, en l'absence d’une histoire nette de vomique de liquide clair et salé, permettant de repérer, dans les antécédents, l’époque de l’ensemencement parasitaire bronchique. Deux observations seulement nous apportent, à cet égard, des renseignements précis et assez concordants : dans le cas de Lamas, les plus gros kystes constatés 2 ans. après la vomique inoculatrice atteignaient le volume d'un œuf de ‘poule ; dans celui de Botreau, 2 ans après la vomique initiale, l'ombre radiologique des kystes les plus volumineux mesurait de # à 6 centimètres de diamètre et six mois plus tard, « leur diamètre avait augmenté de À à 2 centimètres en moyenne ».

VirauiTé. — Chacun des germes ensemencés possède son coefficient de vitalité propre (Dévé). C’est précisément ce qui explique les différences de taille des kystes que nous venons de relever. De même, la vitalité variable des germes fait comprendre que certains scolex ayant à peine achevé leur évolution kystique s'arrêtent déjà dans leur développement et que d’autres entreront en tnvolution plus tardivement : cela, de facon spontanée, sans qu’intervienne aucune infection bronchique ou broncho-pulmonaire ambiante. Dans le cas de Meersseman, les petits

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