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kystes péribronchiques examinés par M. Dévé (ils avaient la taille d’une noisette) étaient restés acéphalocystes et présentaient une tendance manifeste à linvolution : colorabilité défecteuse de la germinale, affaissement et dissociation de la cuticule, présence de nombreuses cellules géantes adventicielles au contact de celle-ci (1).
C'est le lieu de faire remarquer que, d’une façon générale, le groupe des kystes bronchogènes corticaux «aura devant lui un plus long avenir » que celui des kystes centro-pulmonaires, lesquels sont « exposés, de bonne heure, à l'interruption de leur évolution par fissuration bronchique ».
CONCOMITANCE D'UN ANCIEN KYSTE PULMONAIRE ÉVA— Qué. — La source pulmonaire (2) des kystes bronchogènes secondaires sera retrouvée, soit sous forme d’un kyste multivésiculaire plus ou moins infecté, soit, et sans doute le plus fréquemment, sous l'aspect d’une caverne plus ou moins affaissée, plus ou moins
1. M. Dévé a montré que la présence de cellules épithélioïdes et géantes s'observe surtout au contact des vésicules en involution (Archives de Médecine expérimentale, mai 1907, p. 365).
2. Théoriquement, on pourrait imaginer d’autres sources éventuelles : hépatique, splénique, rénale et, d'autre part, thyroïdienne. Au sujet des premières, nous avons déjà dit que l'ouverture de kystes multivésiculaires ne saurait intervenir. Seule pourrait être en cause la déhiscence bronchique sous-diaphragmatique de kystes univésiculaires fertiles : éventualité tout à fait exceptionnelle. Quant à la rupture d'un kyste hydatique du corps thyroïde dans la trachée, elle est non moins rare. Récemment, Liberti en a relaté un cas (/! Policlinico, sez. méd. 1er août 1931) ; mais, là encore, il s’était agi de la fissuration spontanée d'un kyste multivésiculaire.
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chroniquement infectée, parfois devenue le siège d’une suppuration fétide. Presque toujours « déshabitée », vidée de ses membranes et vésicules, l’ancienne cavité kystique ne portera plus, alors, de « signature hydatique » reconnaissable (1). Cette lésion résiduelle pourra devenir elle-même l’origine de complications : elle a été la source d’une hémoptysie foudroyante, dans le cas de Meersseman. Beaucoup moins souvent, sans doute, l’ancienne lésion kystique, complètement affaissée et cicatrisée, sera réduite à une bande scléreuse logée quelque part dans le poumon.
ABSENCE D'AUTRES KYSTES VISGÉRAUx. — Une dernière constatation, d'ordretnégatif, mérite d’être soulignée à la fin de ce chapitre: c’est l’absence habituelle d’autres kystes viscéraux ; en tous cas, l'absence de kystes ayant pu être le point de départ d'un ensemencement métastatique du poumon par la voie du système veineux cave, du cœur droit et de l’artère pulmonaire. Nous visons en première ligne, les kystes hydatiques du cœur droit, puis, loin derrière,
ceux du foie, enfin ceux de l'os iliaque (2).
Cette absence d’autres kystes put être vérifiée. à l’autopsie dans les deux cas de Meersseman et de Calvo.