‹ L'Échinococcose secondaire bronchogène de F. Dévé en pathologie humaineChapitre 28 sur 32 · EN EE · texte numérisé non relu

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hydatique en évolution, mais un peu au-dessous du sommet gauche, on trouve une image claire à peu près régulièrement sphérique, correspondant à la cavité du kyste vidé par vomique au Dahomey.

Telle est l’histoire de son premier kyste hydatique du poumon, kyste primitif contracté en France, puisque

ses premiers symptômes apparaissent un mois après son

arrivée à Dakar et dont le diagnostic n’a jamais été fail

malgré une image de pleurésie enkystée du sommet gauche constatée à Dakar en 1926, malgré aussi une vomique de liquide clair comme de l’eau au Dahomey en1927.

Et dans l’immense majorité des cas d’échinococcose pulmonaire, cette histoire se serait arrêtée là, la guérison par vomique du kyste hydatique du poumon étant en effet la règle, si l’on s’en rapporte aux travaux classiques, en particulier à ceux de Dévé. Malheureusement, il est des exceptions rares à cette règle, dans lesquelles la rupture du kyste est suivie d’ensemencement de l'arbre bronchique par les vésicules proligères, ou par le sable échinococcique, et c’est ce qui allait se réaliser chez M. B.…. x

M. B... se rétablit si parfaitement pendant son séjour

en France, de mars 1928 à décembre 1928, qu’il obtint

malgré cette suspicion de tuberculose, de repartir pour la Côte des Somalis, le climat sec de cette contrée étant moins nocif pour les tuberculeux que le climat humide

de la plupart de nos colonies.

Il arrive à Djibouti fin décembre 1928 et, en avril 1929, |

commencent à apparaître des hémoptysies, d’abord discrètes, puis de plus en plus fréquentes et abondantes

(un verre à bordeaux) et elles aboutissent, en juillet

— 96 — A 1929, à une hémoptysie extrêmement abondante qui met ses jours en danger. Il est alors rapatrié avec le diagnostic de «bronchite du sommet gauche». Les hémoptysies cessent pendant quelque temps, puis réapparaissent en octobre 1929. |

Le D' Vincenti, d'Avignon, après radioscopie, porte le diagnostic de «kystes hydatiques multiples du poumon » et l'adresse à Lyon, à M. Garrin qui l'admet dans son service. Il note à ce moment-là (Lyon médical, t. CXLIV, p. 718) :

« L'inspection du thorax montre une voussure de « l'hémithorax gauche en arrière. Au poumon droit, < submatité du sommet et du tiers inférieur de l’ais- « selle, vibration augmentée à ce niveau. A l’ausculta- « tion, aucun bruit, mais le murmure vésiculaire est « uniformément diminué. Au poumon gauche, matité « franche sus-épineusé et dans la gouttière, submatité « à la base. Nouvelle zone de matité en dehors de la « pointe de l’omoplate, de l’éténdue de la paume de la < main. Rieñ dans l’aisselle, ni en avant. À l’ausculta- « tion, obscuürité du sommet en avant et en arrière. « Souffle inspiratoire et expiratoire net dans la gout- « tière vertébrale et en dehors de la pointe de l’omo- & plate, se prolongeañit dans l’aisselle. Pas de bruit « adventice. L’expectoration est nulle én dehors des & hémoptysies ‘Re

La radiographie faite par le D' Vincenti, le 2 octobre 1929, montre des kystes hydatiques dés deux poumons. Au poumon droit, un kÿste de forme ovoide, de 6 cmc. D, situé dans la région hilaire, à la hauteur des 8 et 9° vertèbres dorsaies. Au poumon gauche, des kystes de volume valable ayatit 2 à 6 centimètres de diamètre. Ils se

PLANCHE Il. Cas Botreau-Roussel.

Radiographie après intervention et guérison.

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one

superposent sur l’épreuve radiologique, mais il semble qu’on en peut compter six répartis de la facon suivante : deux petits à la partie supérieure du poumon, n’ayant pas plus de 2 centimètres de diamètre et situés au voisinage d’une bride fibreuse bien visible, reliquat de la cicatrice du kyste primitif; un kyste de 3 centimètres dans la région hilaire à la hauteur de la septième dor-: sale; trois kystes plus volumineux ayant environ 6 centimètres de diamètre superposés dans le lobe inférieur du poumon. La réaction de Casoni s’est montrée nettement positive.

Des injections hypodermiques d’émétique et le repos améliorent l’état général de ce malade, et le D’ Garrin institue alors un traitement par de l’émétine en injection intraveineuse pour essayer de tuer les hydatides et obtenir ainsi l’arrêt d’accroissement du kyste. Les injections sont commencées le 1” novembre et il reçoit dans ce mois 1 gr. 20 de stibyal. Pendant cette période, il y a eu, soit par coïncidence, soit par action du stibyal, arrêt des hémoptysies. Elles réapparaissent dès le début de décembre; elles sont minimes, sauf le 17 décembre, où il en présente une très importante.

Hospitalisé dans mon service, le 10 janvier, pour reprendre une nouvelle cure de stibyal, Ses hémoptysies, quoique minimes, ont tendance à devenir un peu plus fréquentes. L’examen clinique et radiologique fait à l'entrée, soit trois mois par conséquent après celui du D: Vincenti, ne montre pas de changement appréciable. I semble cependant que les kystes aient légèrement augmenté de volume. Il reçoit alors 88 centigrammes de stibyal en un mois, mais cette fois, le traitement est

très mal supporté. Nausées très fortes, vertiges; le

P. Hébert 7

malade est obligé de rester couché, sans prendre de nourriture les jours de piqûre. On commence par espacer les piqûres, puis on est obligé de les supprimer,

l'intolérance gastrique étant devenue complète et le

malade maigrissant.

Fig. 1. — Diagramme du cas de Botreau-Roussel.

Nota : Comme dans les figures suivantes, le kyste originel est dessiné par un trait plein. Ici, le kyste primitif du sommet gauche était évacué. ?

Le 10 février, une réaction de Casoni a provoqué une urticaire généralisée, qui a commencé dans les minutes qui ont suivi l’inoculation, mais n’a duré que trois heures.

Une excellente téléstéréoradiographie faite au début

de mars, par mon ami le D' Garcin, montre une aug-

mentation notable des kystes et permet en même temps

LPO

de mieux les délimiter. II y a en réalité, huit kystes du

côté gauche, deux à la partie supérieure, deux dans la-

région hilaire, trois dans la partie moyenne du poumon, dont l’un arrive au contact de la paroi, enfin un, situé au voisinage du médiastin, au contact du diaphragme. On ne voit qu’un seul kyste à droite. Leur diamètre a augmenté de 1 à 2 centimètres en moyenne, depuis la radiographie prise en octobre.

L'examen le plus minutieux, n’a permis de constater aucune autre localisation de l’échinococcose en dehors de ces kystes du poumon. En particulier, le cœur est absolument normal, radiologiquement et cliniquement, le foie également, enfin le système osseux est indemne.

La présence d’hémoptysies fréquentes, l’accroissement relativement rapide de ces kystes, leur nombre, l’échec de tout traitement médical, font que le pronostic est très réservé. À tout cela, il faut encore ajouter la gêne respiratoire mécanique apportée par le volume de ces kystes. Peut-on, dans ce cas, espérer une évolution favorable de tous ces kystes et attendre leur évacuation par vomique? Je ne le crois pas. La stéréoradiographie faite par M: Garcin, nous montre que trois d’entre eux,

ceux situés dans le lobe inférieur du poumon gauche,

les plus volumineux, arrivent au contact de la paroi

thoracique, sur la 5° côte, au niveau de la ligne axillaire postérieure. On décide d’intervenir sur ces trois kystes, malgré le danger que peut présenter cette intervention à cause de la sensibilisation de ce malade au liquide hydatique, révélée par la dernière réaction de Casoni.

Le 8 avril, sous anesthésie locale, on résèque la cinquième côte, sur 10 centimètres, entre les deux lignes

axillaires. On trouve des adhérences pleurales assez solides, On incise; et on vide par aspiration un premier kyste, puis deux autres qui bombaient dans la cavité du premier, L’aspiration avec une canule, large de un centimètre, facilite beaucoup l'intervention; non seulement le kyste est complètement et rapidement vidé de son liquide et des vésicules-filles, mais la membrane germinative elle-même est détachée et aspirée par la canule. Suture partielle de la plaie après drainage à la gaze. La cicatrisation est relativement rapide; elle est complète le 5 mai, et le malade part en convalescence d’un mois. H se trouve déjà très soulagé, reprend des forces, et son congé n’est troublé que par une hémoptysie le 12 juin. H revient dans le service le 16 juin. Une nouvelle téléstéréoradiographie faite par le D' Garcin, montre à gauche les résultats de l’intervention. Les kystes restants ont grossi, on en compte encore cinq à gauche. Celui du côté droit s'était rapproché de la paroi postérieure en se développant. On décide de s'attaquer à lui, de façon à débarrasser l’hémithorax droit avant de revenir aux | kystes du poumon gauche. Le 2 juillet, sous anesthésie locale, résection de huit centimètres de la dixième côte à partir de son angle postérieur. On trouve la plèvre libre, non adhérente, On décide d’opérer en deux temps, et on se borne, après ponction de la plèvre, à tamponner avec une compresse aseptique maintenue par une suture subtotale de la peau. Suites troublées par un point de côté à droite, de la toux, de la fièvre. Le 15 juillet, sous anesthésie, on ponctionne le kyste à travers les adhérences pleurales, et on le vide par aspiration. Ouverture du kyste et drainage. Les suites de cette opé-

ration, pourtant bénigne, sont très mouvementées.

Fièvre persistante se maintenant très élevée. Vive réaction pleurale.

Le 2 août, sans quinte de toux, sans effort, le malade sent un corps étranger dans son arrière-gorge et ramène une vésiculé hydatique entière, transparente, de la grosseur d’un pois. Les jours suivants, il continue à cracher ainsi, de temps en temps, des vésicules ayant de cinq à dix millimètres de diamètre.

Le 8 août, il évacue une membrane hydatique entière. Malgré cela, la situation reste grave, la fièvre persiste, les quintes de toux incessantes, sont très fatiguantes, l’expectoration purulente est très abondante. Il ÿ a de légères hémoptysies. La plaie opératoire se cicatrise mal, la suppuration est abondante et ne se tarira que fin octobre.

Ce malade présente tous les symptômes d’une affection aiguë du poumon; cependant, ce n’est pas du côté droit qu’on trouve maintenant des lésions, c’est à gauche qu’on constate un point douloureux, une matité étendue, des frottements pleuraux. Fin août, pensant à l'existence d’une collection purulente de ce côté, un de mes assistants qui me remplaçait alors, fait une ponction, et, à sa grande surprise, ramène, au lieu du pus qu'il s'attendait à trouver, quelques gouttes d’un liquide : clair, eau de roche. Craignant les accidents bien connus de la ponction, il l’interrompt et n’ose intervenir.

En septembre, l’état général s’aggrave de plus en plus, l’expectoration très fétide est très abondante, la maigreur est extrême, malgré le bon appétit conservé. Les signes classiques d’une collection purulente gauche per- (sistent: malheureusement, la radiographie ne peut four-

nir cette fois, aucun renseignement précis, Il y a dans

CONS »; . Te

toute la moitié inférieure du poumon gauche, une opacité diffuse, sañs image kystique, et dans laquelle il est impossible de ‘préciser ce qui revient au poumon, à la plèvre ou aux autres kystes. On se décide à intervenir le 20 septembre, et on est réduit à se laisser guider par les ponctions. Une ponction ramène du pus dans le neuvième espace intercostal. Sous anesthésie locale, on résèque la côte sur dix centimètres, et on doit alors pratiquer plusieurs ponctions avant de retrouver le pus. Aussitôt on incise et on vide la poche par aspiration.

Contrairement à ce qu’on attendait, les adhérences pleu-

rales ne sont pas complètes, et une fois la poche kys-

tique affaisée, par l'aspiration, il se produit un petit

pneumothorax qui provoque un état syncopal très in-

quiétant. On se hâte de terminer, en plaçant un drain.

et en suturant d’un point l’ouverture du kyste à la paroi.

Aussitôt après cette dernière intervention, l’amélioration commence. La fièvre tombe dès le surlendemain et ne reparaît plus. L'état général se remonte malgré une expectoration toujours abondante ramenant de temps en

temps des vésicules hydatiques. Le16 octobre, le malade

-a une nouvelle vomique; le 24 octobre, il expulse des membranes hydatiques provenant de deux et peut-être de trois kystes, et à partir de ce moment, il entre nettement en convalescence, se lève, reprend du poids, voit diminuer considérablement son expectoration. En novembre, les plaies opératoires sont complètement cicatrisées, et M. B.. quitte l'hôpital le 16 décembre, pour aller en convalescence dans sa famille, Avant son dé-

part, une radiographie nous montre le poumon droit

complètement dégagé, mais du côté gauche il existe

encore une opacité de la moitié inférieure de la plage

pulmonaire, moins prononcée cependant que sur les épreuves du mois de septembre.

Il ne cesse de s'améliorer jusque vers le 15 janvier 1931, date à laquelle il recommence à être oppressé. Le 20 janvier, vomique abondante (2 litres prétend le malade) de sang et de liquide noirâtre, qui est suivie de la reprise de l’expectoration. Le 24 janvier, hémoptysie de 100 grammes environ. Revient dans le service le 2 février. À son arrivée, la radiographie donne les mêmes renseignements qu’au début de décembre et n’explique guère cette vomique survenant à un moment où le malade paraissait débarrassé de tous ses kystes. Les renseignements cliniques montrent seulement une submatité de toute la base droite. Le 6 février 1931, il fait dans la journée deux vomiques de pus jaune assez fétide, de 160 grammes environ chacune. La fièvre reparaît et est accompagnée d’expectoration abondante pendant une semaine, au cours de laquelle il crache à trois reprises une vésicule hydatique entière. Puis, tout rentre dans l’ordre, l’état général redevient excellent. Le malade sort définitivement de l’hôpital le 15 mars. On le revoit néanmoins tous les mois, et actuellement, 20 mai, il paraît complètement rétabli. Il n’a présenté aucun incident depuis février, a repris son poids normal et doit repartir pour Djibouti en juillet.

Pour résumer cette longue observation, M. B... contracte, avant son départ pour le Sénégal, un kyste du poumon gauche constaté en 1926, mais non diagnostiqué, kyste qui se vide par vomique en octobre 1927. M. B... se rétablit, se considère comme guéri, quand, en avril 1929, apparaissent des hémoptysies, premier symptôine de son échinococcose secondaire, bientôt révélée

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par une radiographie qui montre huit kystes du poumon ‘gauche, et un kyste du poumon droit. Cinq de ces kystes ont été évacués en trois interven-

tions, quatre kystes se sont vidés par vomique.

Obs. III. — MEERSSEMAN (1930).

Il s’agit d’un indigène nord-africain entré dans le service du D' Meersseman pour bronchite chronique. Ce sujet se présentait, en effet, comme un vieux tousseur, comme il est assez fréquent d’en rencontrer chez ces indigènes. Cette toux s’accompagnait d’une expectoration muco-purulente très abondante, atteignant 300 centicubes par jour; au repos, cette expectoration se partageait en trois couches, comme le fait est classique dans la dilatation des bronches; elle avait une odeur fade, désagréable, mais n’était pas franchement fétide. L'état général était touché; on notait une température irrégulière, moyennement élevée.

L'examen de l'appareil pulmonaire faisait entendre, dans l’étendue des deux poumons, une respiration rude couverte par de très nombreux râles de toute nature : sibilants, ronflants, râles humides de moyen calibre. A cela se bornaït la symptomatologie stéthacoustique; on ne pouvait déceler aucun signe de foyer. Cependant, l'examen radiologique montre, de la manière la plus nette, l'existence, à la base droite, de deux cavités paraissant de la grosseur d’une mandarine et avec niveau liquidien parfaitement visible. Par ailleurs, le reste des champs pulmonaires montrait” par endroits, des ombres très légères, très floues, qu’on ne put, à ce moment, interpréter avec certitude.

Entre temps, des examens répétés des crachats avaient montré l’absence de bacilles de Koch.

Le malade fut soumis à un traitement par désinfectants pulmonaires (hyposulfite de soude, teinture d’eu-

calyptus) et à l’émétine en injections intra-muscu-

Fig. 2. — Diagramme du cas de Meersseman.

Ont seuls été figurés les kystes bronchogènes reconnaissables sur la radiographie adressée par l’auteur.

laires. On se préparait à pratiquer chez lui un examen radiologique des poumons après injection lipiodolée, lorsque brusquement, en pleine après-midi, le malade ‘süccombe à une hémoptysie foudroyante.

L'examen nécropsique permit de vérifier l’existence des deux cavités signalées par l’examen radiologique.

: ; | ADO ; es … Ces cavités, situées profondément dans le parenchyme de la base droite, étaient limitées par une paroi déchiquetée et irrégulière de teinte chocolat: elles contenaient une petite quantité de pus coloré de même teinte par le sang épanché. Mais, en outre, le parenchyme des deux poumons était semé d’un nombre important, que l’on peut très approximativement évaluer à 40 ou 50, de vésicules hydatiques parfaitement typiques, les plus petites atteignant le volume d’un petit pois, les plus bis volumineuses celle d’une mandarine. Le reste de lexa-

men nécropsique n’a montré rien de particulier : il

ee n'existait en aucun autre point de l’économie de lésions

analogues; il n’y avait en particulier aucune trace d’échinococcose du foie ou du cœur. L'examen anatomo-pathologique a porté sur l’une des vésicules et sur un fragment de la paroi de l’un des abcès. La vésicule montre, au sein du tissu pulmonaire atteint de quelques lésions d’alvéolite, sa paroi chiti- : neuse, formée de plusieurs couches concentriques; épars dans sa cavité, se trouvent des crochets assez facilement reconnaissables. Quant à la paroi abcédée, elle

montre un tissu inflammatoire, avec zônes de nécrose,

mais sans aspects qui puissent rappeler la nature pri-

mitive de la poche. :

Obs. IV. — G. AïRALE (1931).

Homme d’âge moyen qui, à un premier examen exécuté chez un autre radiologiste, présentait une « notable hypertrophie des ganglions du bhile, spécialement à

gauche », tellement accentuée que fut soulevée l’hypo-

thèse d’un processus néoplasique aux dépens des gan-

glions et que le malade avait été soumis à la radiothérapie. |

Après un certain temps, environ vingt jours, le malade rejeta un abondant liquide limpide mêlé de nombreuses vésicules-filles. Il retrouva la santé.

Fig. 3. — Diagramme du cas de Airale.

D’après le film adressé par l’auteur,

Plus de deux mois après l'incident, le malade se présente à notre observation. L'examen objectif ne révèle rien de spécial. A l’examen radiologique on constate des” hiles chargés, spécialement le gauche vers le bas, ce qui doit faire soupçonner que le siège du kyste primitif devait être dans la région hilaire, et en outre de nom-

FR 0e = à

breuses formations kystiques, de diverses grandeurs, distribuées dans les champs pulmonaires, à droite, comme à gauche (1).

Remarque de M. Dévé. — La présence de < nombreuses vésicules-filles > au milieu d’un «abondant liquide », lors de la vomique que l’auteur sicilien relate comme premier incident, laisse soupçonner qu’une fissure du kyste avait dû se produire antérieurement. Cela expliquerait le développement de kystes pulmonaires secondaires constaté sur les radiographies déjà deux mois

après la vomique vésiculaire.

Obs. V. — DA PASSANO et A. p1 BARBAZZA (1931).

Mme A.…, âgée de 30 ans, habitant une région montagneuse de la Corse, vient consulter pour des troubles dyspnéiques le D' Da Passano. Dans ses antécédents pathologiques, rien ne semble devoir retenir l’attention, Elle a présenté cinq grossesses normales, la dernière datant de seize mois environ. Jamais d’avortement. Elle n’a jamais vécu dans la promiscuité de chiens et n’a jamais eu d’urticaire. Le début de laffection pour laquelle elle consulte, remonte au mois de novembre 1929, où, à la suite d’un refroidissement, elle aurait présenté une douleur à la partie: supérieure de l’hémithorax gauche, accompagnée de crises de dyspnée assez rapidement calmées. En mars 1930, elle est éprouvée par des accès de palpitations avec dyspnée et douleurs tho-

raciques erratiques. Au mois d'avril, elle se décide à

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