‹ L'Échinococcose secondaire bronchogène de F. Dévé en pathologie humaineChapitre 30 sur 32 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Établie pour la première fois expérimentale: ment, des 1904, par le professeur F. Dévé, de Rouen, et définitivement identifiée par lui dans un travail récent, l’échinococcose secondaire bronchogène du pournôn consiste dans le développement kystique, au milieu du parenchyme pulmonaire, de germes hydatiques microscopiques (scolex) répandus dans l'arbre aérien: par la rupture intra-bronchique d’un

kyste hydatique uni-vésiculaire fertile,

II. — Cette modalité d’échinococcose secondaire du poumon semble assez exceptionnelle, puisqu'on n’en connait guère à l'heure actuelle, que cinq ou six observations vraiment probantes. Mais il est fort possible que, mieux connue dans ses formes discrètes et abortives, elle apparaisse, dans l'avenir, beaucoup moins rare qu’elle peut le sembler aujour-

d'hui,

III. — La rupture kystique inoculatrice antérieuré se sera produite tantôt spontanément, tantôt à la suite d’une ponction, tantôt enfin au cours

d’une opération,

IV.— Dans les cas typiques, les lésions de léchinococcose secondaire bronchogène seront caractérisées par des kystes hydatiques pulmonaires multiples, dont le nombre ira de cinq ou six jusqu’à plusieurs dizaines. Les uns auront pris naissance au voisinage des bronches centrales (échinococcose bronchogène centro-pulmonaire, para-bronchique). Les autres se seront développés d'emblée dans le - parenchyme périphérique et continueront d’évoluer

vers la surface du poumon (échinococcose bronchogène cortico-pulmonaire, sous-pleurale).

À côté de ces lésions hydatiques en activité, il ‘est probable qu’un examen méthodique des poumons révélera, chez l'homme, comme il le montre sur les pièces expérimentales, des lésions parasitaires entrées plus où moins précocement en involution, ayant tendance à se caleifier ou surtout à s’éliminer dans les bronchioles (pseudo-tuberculose échinococcique bronchogène, de guérison).

Certaines vésicules parasitaires se développent librement dans la lumière même de petites bronches. La plupart de celles-là, sinon toutes, sont destinées à être ‘expectorées de bonne heure. D'autre part, le plus grand nombre des kystes évoluant au contact des bronches de moyen calibre s’éliminera, un jour ‘ou l’autre, dans la canalisation respiratoire.

Ce double processus d’involution et d'élimination

des lésions parasitaires fait prévoir que les kystes

bronchogènes poursuivant leur évolution pourront ne rester qu’en très petit nombre : deux ou trois ;

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