‹ L'Échinococcose secondaire bronchogène de F. Dévé en pathologie humaineChapitre 9 sur 32 · DÉFINITION · texte numérisé non relu

DÉFINITION

Les éléments parasitaires qui constituent le sable hydatique — et parmieux, d’une façon plus précise, les scôlex — répandus dans l'appareil respiratoire par la rupture intra-bronchique d’un kyste fertile et non compliqué du poumon, peuvent se greffer dans le parenchyme pulmonaire, dans l'intimité duquel ils auront été amenés par la voie canaliculaire bronchique. Ils pourront y devenir l’origine de nouveaux kystes.

C'est à cette modalité pathogénique d’échinococcose pulmonaire que M. Dévé a donné le nom d’échi-

nococcose secondaire bronchogène du poumon.

On n'ignore pas que, pour les kystes primitifs du poumon également, la possibilité d’une origine aérienne a été soutenue jadis par Dougan Bird. On sait aussi que, dans une de ses expériences, M. Dévé a pu obtenir le développement d’un kyste pulmonaire (ayant donné lieu à un pneumothorax hydatique) après inoculation d'œufs de ténia échino- - coque — c’est-à-dire d'embryons héxacanthes — dans la trachée du lapin (1).

1. F. Dévé, « Échinococcose primitive expérimentale. Pneumothorax hydatique ». C. R. de la Soc. de Biologie, séance du

à ER Si nous rappelons la théorie pathogénique et l'expérience en question, c'est pour bien spécifier que les faits que nous aurons en vue dans notre travail sont d'un ordre tout différent : il sera question ici, non d’un processus de primo-infestation hydatique, mais d’un processus secondaire, d'un processus de - rétnoculation, bref d’une modalité d'échinococcose secondaire du poumon reconnaissant une voie d'apport broncho-alvéolaire.

11 avril 1908. — Notre maître devait d’ailleurs exprimer, tout le premier et par avance, des réserves au sujet de la valeur de cette expérience. Cf. Soc. de Biologie, 19 octobre 1907.

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