‹ L'Écho de la jeune France (volume 2)Chapitre 33 sur 82 · MORCEAU MÉLANCOLIQUE · texte numérisé non relu

MORCEAU MÉLANCOLIQUE

Si la terre est aussi le globe oîi tu respires, O divine beauté, comme moi tu soupires.

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Unissons nos soupirs et formons un lien ; Tu trouveras un cœur qui comprendra le tien. Le mien, pour traverser le désert de ce monde, Éprouve le besoin d'un cœur qui lui réponde. Tous les êtres qu'ici je trouve sur mes pas Me jettent des accens que je ne comprends pas, Et ma voix à son tour leur paraît étrangère. Je vois fuir loin de moi leur troupe passagère, Et, poursuivant ma route ainsi qu'un pèlerin, Mon sort est de rester seul avec mon chagrin. Il n'est pas toujours seul l'aigle de la montagne ; Comme le ramier veuf, j'appelle une compagne. Toi qui ne m*apparais que dans mes rêves d'or. Toi que je cherche ici comme on cherche un trésor, Viens te montrer à moi comme je te désire Avec ton doux regard et ton tendre sourire.

Prêtons-nous sur la terre un mutuel soutien. Tenons bien en marchant nos mains entrelacées. N'ayons qu'un même but, que les mêmes pensées ; Et, n'éclairant nos yeux que du même flambeau, Suivons du même pas le chemin du tombeau. Comme les sons touchans des saintes harmonies, Que nos âmes d'accord restent toujours unies ; Et vivons et mourons, par la faveur du sort, »'lj? Et de la même vie et de la même mort !! !

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