‹ L'Écho de la jeune France (volume 5)Chapitre 15 sur 129 · A MESSIEURS LES ASSOCIÉS CORRESPONDANS · texte numérisé non relu

A MESSIEURS LES ASSOCIÉS CORRESPONDANS

Comptes du premier semestre depuis la constitution légale de la Société. — 3000 fr. de primes , 57 //*. 50 c. de dividende à chaque action après six mois. — Nouveau conseil de rédaction. — Comité de surveillance. — Jetions de jouissance de iOO fr. pour MM. les Correspondans.

Les résultats du premier semestre de la Société de la JiiiNE Fbance depuis sa constitu-

tion légale , ont dépassé toutes nos prévisions , et nous font espérer pour l'avenir les plus beaux succès.

Sous le rapport moral , on est heureux de reconnaître que l'influence de la Jeune France se fait sentir partout où le journal organe de ses principes peut pénétrer. Les rapports que nous recevons chaque jour , accompagnés d'observations aussi intéressantes qu'utiles , s'accordent à dire que l'Écho de la Jeune France , qui le premier a réveillé dans la belle partie de la jeunesse ce mouvement chrétien signalé de toutes parts , ralliera , pour les conduire à leur véritable destinée , toutes les jeunes intelligences égarées au milieu de la société actuelle.

Sous le rapport matériel , l'acte qu'on va lire en dira plus que tous les témoignages du monde. Il y a six mois , nous ne prévoyions que 20 fr. pour 0/0 par an de bénéfices ; nous ne sommes qu'au milieu de l'année , notre Société n'est encore bien connue que sur quelques points de la France , et voilà plus de II p. 0/0 qu'elle rapporte à ses associés-actionnaires!

Si ces succès étaient de nature à nous encourager, nous autres jeunes gens des provinces, qui n'avons eu de véritable appui que dans le concours des provinces , ils étaient aussi de nature à nous faire réfléchir davantage sur notre mission d'écrivains et de publicistes. Nous avons senti que plus on mettait de confiance en nous , plus nous devions nous appliquer à perfectionner notre œuvre et à la rendre populaire. Aussi redoublerons-nous d'efforts , et toutes nos veilles y seront consacrées. Quoi de plus beau , en effet , que de travailler à reconstruire l'édifice social que ceux-ci , par incapacité ou par imprudence , ont laissé périr ; que ceux-là , par inertie ou par indifférence , abandonnent au hasard ?

Nous voulons d'abord que l'Écho de la Jeune France soit bientôt au premier rang des recueils littéraires. Et à ce propos qu'on ne vienne pas nous dire que les colonnes de notre journal ne brillent pas par l'éclat de ces noms plus sonores que littéraires si fort en vogue aujo urd'hui ; nous répondrons que l'Écho de la Jeune France n'est point un recueil destiné , comme les autres , à recueillir les productions de tous les hommes en réputation , une espèce de champ clos ouvert à toutes les doctrines sociales et anti-sociales , spiri* tualistes et matérialistes , religieuses et athées. Nos doctrines seront toujours unes et entières , et l'Écho de la Jeune France ne se prêtera jamais au caprice de tel ou tel écrivain, quel qu'il soit, si les doctrines de cet écrivain pouvaient le conduire où nous ne voulons pas aller. Des hommes du premier mérite , jugeant de l'importance de notre œuvre , nous ont offert leur collaboration , mais à des conditions que nous n'avons pu accepter, parce que notre foi et notre indépendance en auraient souffert, et que nous ne transigerons jamais avec nos principes et notre liberté.

Ensuite nous voulons , et ceci est notre plus cher désir, que la Société de la Jeune France devienne la chose de toutes les personnes qui partagent nos sympathies. Si les uns peuvent acquérir pour leur argent des actions qui donnent droit à l'intérêt légal , à une part dans le capital social et dans les bénéfices , il faut aussi que ceux qui sont moins favorisés de la fortune, mais qui à la bonne volonté de servir une œuvre utile , unissent l'intelligence, le zélé et l'activité , toutes qualités qui font le succès des grandes entreprises , puissent acquérir des droits dans les mêmes avantages, par les services qu'ils rendront à celle-ci. Voici donc quelle sera leur part.

Outre les remises en nature qui leur seront allouées pour les mettre à même de faire des fonds de réserves et de donner des primes d'encouragement à quiconque les aidera dans la propagation de la Jeune France , des actions de 500 fr. sont converties en actions de jouissance pour être données gratuitement à MM. les correspondans et aux bureaux correspondans qui réuniront 500 souscripteurs, dont 200 au Journal et 300 au Li\re des Enfans.

200 abonneraens au Journal leur donneront droit à 70 abonneniens «-ratis soit , . , 943 fr.

300 abonnemens au Livre des Enfans leur donneront droit à 105 abonnemens gratis soit 630

Total,- . 1575 Retranchez de cette somme pour les frais de circulaires , correspondances et prunes d'encouragement à accorder aux personnes qui vovagent pour !e compte du bureau correspondant ' 575

Reste 1000

08 LA JELTsE FKAXCE ,

Ajoutez à ces mille francs les remises sur 100 souscriptions aux gravures de la Jeune France , la jouissance d'une action de 500 fr., etc., et vous porterez facilement les produits d'une correspondance active à lôOOf. p. an.

Ce sont les trois quarts des bénéfices de Tentrcprise rais à la disposition de tout membre qui prend une part active à son succès. Quant à son utilité morale , tout ce qui sait lire en France y prendi'a sa part le jour où la Jeune France aura des correspondans dans tous les arrondissemens de ce vaste et intelligent pays.

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