‹ L'Écho de la jeune France (volume 5)Chapitre 30 sur 129 · THEATRE DE MADAME SAQUI · texte numérisé non relu

THEATRE DE MADAME SAQUI

Autrefois au théâtre de madame Saqui, comme aux Funambules, on dansait sur la corde. Ces théâtres-là n'avaient pas le droit de chanter le couplet, ou de débiter la tirade. C'était de l'oisiveté pure et simple, mais enfin ce n'était que de l'oisiveté; ce n'était pas le vice loué pubHquement, et la révolte publiquement enseignée. Les privilèges étaient maintenus sévèrement, car ils avaient été donnés par l'Empereur, et maintenus par la restauration. — La révolution de juillet à changé cela. Elle a laissé aux danseurs de cordes la permission de jouer le mélodrame et de chanter le couplet, d'où il est résulté que, même chez madame Saqui, on voit des femmes séduites par des hommes, des enfans qui se révoltent contre leurs pères, des princes ridicules, des magistrats baffoués , en un mot tous les ingrédiens de cette drogue qu'on appelle le mélodrame ou le vaudeville. A l'oisiveté on a joint le vice, c'est toujours autant de gagné.

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