‹ L'Écho de la jeune France (volume 5)Chapitre 63 sur 129 · THEATRE DE L'OPÉRA · texte numérisé non relu

THEATRE DE L'OPÉRA

A la tète de tous les théâtres dont Paris peut à bon droit être fier, nous devrions

natique. D ailleurs, si 1 Opéra n ect pas le }).,.„

c'estdu inoins le plus élégant et le plus riche. La salle est magnifique, toute brillante d'or et de peintures, et éclairée comme en plein jour. A tout prendre, l'Opéra est un noble plaisir. On y chante ;\ ravir, on y fait de la grande et belle juusique, l'art du décorateur y est porté à son plus haut degré de perfection, chaque année apporte avec elle son chef-d'œuvre sur lequel le théâtre vit peu-

dant un an : tantôt la Miiellc dePortici de M. Auber, tantôt le Guillaume Tell de Rossini , tantôt le Rohert-le- Diable de M. 3Ieyeibeer. En général, le grand art

qu'on ne pense au dévergondage dans toutes sortes d'excès, le mélodrame et ledrame ont chassé tous les honnêtes gens, qui sont venus chercher à TOpéra un plaisir honnête, avoué par le goût, Tesprit, le bon sens et la raison. A l'heure qu'il est, l'Opéra monte pour cet hiver un opéra nouveau de l'auteur de Robert-le-Diaùlej et un ballet pour mademoisflle Taglioni.

Page 1