‹ L'Écho de la jeune FranceChapitre 21 sur 120 · BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE

— L'Émancipateur de Flandre et d''Artois, fondé par M. A. Carion , public son premier numéro.

— M. Deroy, notre premier peintre paysagiste, fait paraître une vue générale de Prague , de son château , ses hautes tours et de ses environs , d'après un tableau rapporté par M. le viconte de Nugent. Les paysages sont d'une fraîcheur de printemps , les sites charmans , la perspective admirable. On voit dans les grandes et sombres allées du parc du château , un grouppe de cinq personnes , et l'on y reconnaît parfaitement un jeune homme de treize ans et demie , une jeune fîUe de quinze ans , un officier supérieur et deux suivantes. (Voyez aux annonces.)

— Sous le titre de Premières Pensées, M. Charles Ducros, un de nos amis, publie un volume de poésies où l'on remarque une harmonie et une pureté de style que Ton ne trouve pas souvent dans des auteurs plus k^és. Nous conseillons à M. Ducros de persévérer dans cette voie; les vœux et les avis de VEcho de la Jeune France ne lui manqueront pas. Qu'il nous donne, comme il nous en offre l'espérance, un poète de plus, et nous serons heureux d'enregistrer des succès que nous croyons pouvoir annoncer d'avance. Le livre de M. Charles Ducros se vend chez Renduel, libraire. Prix, 5 francs.

— Le Mécanisme de la Langue française ^ par M. Marchai , est un de ces livres de science et d'érudition destinés à répandre et à maintenir dans les écoles les vrais principes sur lesquels notre langue est basée. Cet ouvrage sera également utile à l'instituteur et à l'élève; au premier il servira comme de mémento^ et, rédigé de manière à être toul-à fait à la portée du second, il lui abrégera un grand nombre de difficultés. Le Mécanisme de la Langue française se vend 2 francs 5o cent., à Reims, chez Régnier, imprimeurlibraire.

— On trouve dans la nouvelle édition du Miroir des Salons, par Mme de Saint-Surin, que vient de publier le libraire Levasseur, une lettre inédite du général de Bonchamps , érite au général de la Rochejacquelin , la veille de la bataille de Cholet où Bonchamps fut blessé mortellement. Voici cette lettre : « Je vous fais savoir, mon cher Larochejacquelin, que les républicains, au nombre de dix mille hommes, commandés par ce ti^^re de Westermann, sont réunis aux environs de Cbolet. L'espion dont je tiens cette nouvelle, m'a dit aussi qu'ils comptaient beaucoup sur la mésintelligence qu'ils supposent exister entre nous deux... Dans une circonstance aussi épineuse, je crois que nous devons cesser de donner aux représentans de la république le spectacle de nos différcns , dont ils ne manqueraient pas de chercher à profiter. Au reste , que d'Elbée soit juge entre nous deux , mais après l'événement qui se prépare... Maintenant , ne songeons qu'à notre devoir, qui est de sauver la cause royale de tous nos moyens.

» L'affaire de Cholet sera chaude , je le prévois ; mais Dieu et le Roi sont pour nous ; et avec cette assurance, peut-être, donnerons bous une leçon aux bataillons de Maïence.

Adieu, mon cher ami- je voudrais vous en écrire davantage, mais le temps ne me le permet pas. Tout à vous et au Roi. Signe : Boncliamps.

A Savenay, ce septembre 1793. SM5cn^fi07i : MonsieurH. de Larochejacquelin. A la Ferme des Rieux.

— Muséum historique ou abrégé de l'Histoire universelle par M. Roche, maître de pension à Puylaurens (Tarn ). Cet ouvrage, par la bonne classification qu'on y remarque , est très-propre à initier l'esprit des enfans à la connaissance de l'histoire. L'ordre est la première qualité de ces sortes d'ouvrages, et il se trouve à un très-haut degré dans le Muséum Historique. Se vend à Toulouse, chez Benichet cadet, rue Fonbastard , 26. A Paris , chez Chaumerot , libraire. Prix : 3 fr. 5o c. — 7 5 c. en sus par la poste.

— De toutes les publications qui naissent et meurent chaque jour , une des plus importantes et dont le succès est déjà assuré par l'actualité qu'elle présente à ses lecteurs , est sans contredit la réimpression de la Conjuration de H. P. J. d'Orléans , par Montjoie. L'éditeur ne s'est pas arrêté à donner le texte pur de l'ancienne édition, il a orné celle-ci dénotes précieuses sur les principaux personnages qui figurent dans cet ouvrage, il en a fait un ouvrage neuf , un livre de bibliothèque, un livre que tous les hommes curieux de connaître la vie du prince Égalité, s'empresseront de se procurer.

La Jeune France est interressée à constater le beau succès dont joint l'ouvrage de son rédacteur en chef, V histoire fantastique de la révolution de juillet en soixantedix articles , par M. Nettement, 1 vol. in-8'*. Chez Dentu , Palais Royal, et dans nos bureaux. Prix i5 fr. franc de port.

La seconde édition du livre de M. H. de Jailly encore deux années ou \ 832 et \ 833 , obtient

un succès aussi beau que la première. On sait quelle destination l'auteur a donné k celte histoire j elle est consacrée à un acte de bienfaisance. Afin qu'il y ait au moins une personne en France qui ait des actions de {^raccs a rendi-e aux années \ 852 et \ 833. A Paris il en a été vendu 500 exemplaires.

Le premier volume de V histoire de la révolution Française, par jM. le vicomte de Conny vient de

paraître. Nous avons cité un fragment de cet ouvrage pour le faire apprécier, en même temps , noufe

avons ouvert une souscription dans nos bureaux. L'ouvrage aura 6 vol. in-80, papier superfin 7 fr. ou 10 vol. in-18, prix 2 fr. S5 5 i fr. 50 ensus par la poste pour les vol. in-8°, 50 pour le vol in-<8.

Jieures de l'imitation ou méditations et prières, tirées de meilleures sources et particulièrement

du livre de l'imitation de J.-C, dédiées à la jeunesse catholique. A Lyon chez Rusand, imprimeur libraire. Paris , a la librairie ecclésiastique , rue Haute-Ville, n. 9 , prix 4 fr.

]\L Ernest Legouvé vient de meure au jour un petit volume dont nous aurons occasion de rendre

compte, il est intitulé les vieillards avec cette épigraphe. « On doit respecter dans un vieillard le père » que l'on a perdu , ou le père que l'on craint de perdre.» Chez Ad. Guyot, place du l'ouvre , 18 ,

prix 3 fr. 50.

Contes aux enfans du peuple. — La direction de la Jeune France ne cosse de s'en occuper, toutes la "ravures vont être terminées , le texte des 6 premières volumes est très avancé , mais dans un moment où le personnel de notre administration ne suffit pas au travail occasionné par le renouvellement , et où il va nous être indispensable de prendre un plus grand local , nous avons reconnu l'impossibilité de faire paraître ces contes le premier mai. — On souscrit toujours sans rien payer d'avance.

Procès. — Le mois dernier, nous avons encore plaidé pour l'exécution de nos deux jugemens

auxquels le fisc a osé résister ; nous avons obtenu un troisième jugement qui est actuellement a l'exp<<dition, c'est sans doute le dernier , et nous espérons que les numéros saisir partiront dans le courant du mois. — Le dernier numéro étant étranger a la politique, nous ne devions pas le faire timbrer pour ne pas faire de concession. ^

La no'e intercalée dans le numéro dernier , ne s'adrcssaii qu'à MM. les abonnés qui n avaient

pas renouvelle.

— Nous insistons pour que le présont numéro soit mis sous les yeux du plus grand nombre àc personnes possible. ^^^^ FORFELIER.

Paris.— Imprimerie d'ÉVERAT, rue du Cadran, n" 16.

LA JKUNK FRANCP:. 6(j

Nous avons promis qu'au chiffre de i2,oo'> abonnes, PJ^cho de la Jeune France paraîtrait deux fois par mois sans augmentation. Au i" juin le chiffre est de 8200. En attendant, nous annonçons de nouvelles améliorations.

MOUVEMENT LITTÉRAIRE

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