MOUVEMENT DRAMATIQUE
BEVUE MENSUELLE.
Nous avons vu, le mois dernier, que le premier trimestre de i834 avait fait éclore trentehuit pièces sur les divers théâtres de la capitale : un grand opéra français , un opéra italien , deux opéras-comiques, une comédie, vingt-cinq vaudevilles et huit mélodrames.
Nous avons vu également que la tendance générale de ces ouvrages était encore celle qui s'est manifestée depuis la révolution de i83o, désordonnée dans ses combinaisons , violente dans ses moyens , incorrecte dans son langage , et qu'à l'exception de la comédie de M. Scribe, encore exception conditionnelle, l'art dramatique n'avait fait aucun progrès , ou si l'on aime mieux , aucun retour vers des situations plus raisonnables, des mœurs plus pures, des caractères plus vrais, un style plus exact et plus élégant.
Les deux mois qui ont suivi celte première période de l'année , ont présenté un tableau , moral et matériel, à peu près semblable. On pourrait dire même que les choses ont empiré dans leur état de stagnation , en ce sens qu'aucun grand ouvrage n'est venu , par son succès
8o LA JEU>E FRANCK.
OU par son importance de composition ou de machines , faire compensation au nombre de petites œuvres dont le public a reçu le contingent accoutume I
L'Académie royale de musique , se reposant sur la re'surrection de Don Juan et sur les triomphes ordinaires de MlleTaglioni, n'a donne ni opéra, ni ballet. Le théâtre Italien a clos le i^'' avril sa session musicale. L'Opéra-Comique a ferme' ses portes aux rares spectateurs qui le visitaient encore quelquefois : il vient de les rouvrir avec Leslocq de MIM. Scribe et autres. Avec la reprise de V Éducation ou les Deux cousines y ouvrage aussi pauvre d'esprit que faux dans les caractères et dans les aperçus de mœurs , le théâtre français adonné, sans beaucoup de succès, deux ouvrages sur lesquels nous reviendrons tout à l'heure: une Liaison, de MM. Mazères et Empis, et une Journée sous Charles IX, de MM. F. Soulié et Emile Badon; et pourtant le mois d'avril adonne naissance à quinze ouvrages dramatiques! Et le mois de mai, jusqu'à son vingt-cinquième jour, 011 nous établissons son budget théâtral, en a vuéclore treize I Vingt-huit pièces en moins de deux mois I La proportion numérique est en faveur de ces derniers ; et ainsi le vaudeville et le mélodrame, dans tous leurs débouchés, ont encore empoisonné le public de vingt-cinq de leurs productions! Quel bon sens de peuple spirituel pourrait y tenir? Parmi les vaudevilles, il n'en est aucun, un peu plus, un peu moins, qui ne soit un exemple de sottise, d'inconvenance ou d'obscénité. Nous en réservons un à notre analyse, {le Premier Amour) et pour preuve de ce que nous avançons, et parce qu'il a obtenu plus de succès que les autres, et pour varier cette revue. Nous en ferons autant à l'égard du mélodrame. Il a poursuivi sa route d'extravagance sur les trois théâtres qui lui sont abandonnés pour l'exercice de ses stupides fureurs. Un seul ( les Mal-Contens de 1579), a fait plus de bruit que les autres. Nous en parlerons à part.
Voici par l'analyse des quatre ouvrages qui ont dominé dans le genre et dans le nombre, l'idée que l'on peut prendre de la situation et du mouvement de la scène di'amatique depuis quelque temps.
TuEATRE Français. — Une Liaison, comédie en 5 actes et en prose de MM. Mazères et Empis.
Eugène de Rinville était, à Paris, le charme et l'orgueil d'une noble et riche famille. Entièrement livré à l'étude , à l'amour de son père , de sa mère et de sa sœur Marie, il ne connaissait pas le monde, ou du moins ce qu'on appelle ainsi; il n'avait pas payé, aux corruptions d'une grande ville, ce tribut fatal qu'il faut acquitter, dit-on , dans sa jeunesse , pour ne plus conserver, dans l'âge miir, des désirs et des illusions qui , à cette époque, sont plus funestes encore, parce qu'il reste à l'homme moins de temps pour se dégager de leur attrait et pour en réparer les suites. Cette expérience et cette leçon ne devaient pas manquer à Eugène. Rapproché, par le hasard, d'une femme, Henriette de Saint-Brice , que les premiers désordres de sa jeunesse ont entraînée dans la voie de la galanterie , Eugène s'éprend de ses charmes et de son esprit ; il sacrifie tout à cette passion , ou ce qui est pis encore à cette liaison , car son amour pour Henriette prend le caractère sérieux d'un attachement prolongé. En vain sa famille, en vain ses amis ont-ils essayé de lui faire rompre les liens de scandale et d'indignité qui l'unissent à madame de Saint-Brice ; Eugène , amoureux et opiniâtre , s'est au contraire enfoncé davantage dans l'intimité de sa liaison avec Henriette. M. de Rinville, le père, en est mort de chagrin; madame de Rinville a cessé de voir son fils ; rien n'y a fait ; bien plus , il semble que les obstacles que l'on apporte à cette liaison , toutes les tentatives que l'on a faites pour la rompre , ne servent qu'à en resserrer les nœuds. La partie généreuse , indépendante et passionnée du caractère d'Eugène le porte à considérer ces efforts et ces conseils comme des atteintes à sa liberté, comme une captation que l'on veut exercer sur lui , il est bon et tendie, mais faible et exalté, il se raidit contre ce qu'on semble exiger de lui; et il met toute sa force à résister à des instances qui lui paraissent de l'injustice et de la tyrannie. C'est, bien entendu, madame de Saint-Brice et l'empire qu'elle a pris sur lui qui poussent
LA JKUJNK FllA.NCt. 8l
Eugène à se conduire ainsi; de lui-même il céderait à la raison et aux convenances^ mais Henriette , par tendresse et par habileté , lui monte incessamment la tête sur les prétendues persécutions de sa famille, et pour se soustraire à cette injustice et à cette tyrannie elle l'a décidé à fuir la France, et à se retirer à Vienne, où la scène se passe et où, pour sauver quelques apparences, ils habitent chacun une maison sépare'e.
Là, ils se sont liés avec Mlle Augusta Kerler, cantatrice du grand théâtre , et avec le baron de Guttembcrg, membre du corps diplomatique et protecteur de la cantatrice. Celle-ci , désireuse de se marier, pour avoir une position sociale , et entichée de la manie nobiliaire , veut amener à l'épouser le baron qui, dévoué et faible en apparence, se moque, en réalité, de ses prétentions et de ses espérances. Mlle Augusta persuade à madame do Saint-Brice qu'elle doit également amener Eugène de Rinville à un mariage; et , en effet, Henriette y emploie bien tous ses soins. Mais Eugène ne se prête point à ce projet. Son amour pour Henriette a déjà décru. Le caractère violent et exigeant de cette femme fatigue la douceur et la soumission d'Eugène. La nullité de cette société habituelle et les sentiraens tendres qu'il a toujours conservés pour sa mère, lui font regretter quelquefois la situation où il s'est placé ; mais la faiblesse de sa nature et l'habitude du joug l'empêchent de prendre une noble et ferme résolution.
Sur ces entrefaites, madame de Rinville arrive à Vienne pour risquer une dernière tentative sur son fils ; elle est accompagnée de Marie,, sa fille , de son futur gendre , Alfred Darnay, et de Claire Préval, jeune personne que madame de Rinville a recueil. ie et élevée depuis quelque temps et qui se trouve être la fille d'un homme que madame de Saint-Brice a ruiné jadis. Sans que madame de Saint-Brice en ait rien su, Eugène a revu sa mère, a été' luuohé des grâces de Claire, et madame de Rinville, qui a mis le baron de Guttembcrg dans ses intérêts, se flatte de l'espoir de détacher complètement Eugène des fers d'Henriette. Le futur beau-fière, Alfred Darnay, est un noble jeune homme, mais léger, dissipé, autrefois amant de madame de Saint-Brice, et qui l'ayant aperçue à Vienne, au spectacle, a essayé de se rappiocher d'elle. Henriette l'a repoussé d'abord; mais lorsque, excitée par son inquiétude et sa jalousie, elle a découvert l'entrevue de famille qui devait avoir lieu chez Eugène, elle ne met plus de bornes à ses emportemens contre celui-ci , et en même temps elle accorde un rendez-vous à Alfred. Au moment où Alfred est prêt à en profiter, Eugène survient précipitamment chez madame de Saint-Brice, qui cache M. Darnay dans un cabinet dérobé. Eugène a eu , de nouveau , avec sa mère une scène horrible a propos d'Henriette, et madame de Rinville, exaltée dans son ressentiment contre cette femme, a laissé échapper le projet qu'elle a conçu et qu'elle va réaliser de la faire arrêter et mettre en prison par la police autrichienne. A celte nouvelle ^ la générosité et l'amour d'Eugène pour Henriftte se sont réveillés ; il croit toujours qu'elle est sans torts vis-à-vis de lui ; il regarderait comme une lâcheté de l'abandonner dans une crise pareille; il accourt donc chez elle pour la prévenir et la mettre à l'abri du danger qui la menace, et dans l'exaltation de ses sentiinens généreux il lui propose de l'épouser. Henriette ne laisse poirt échapper une si bonne occasion , et , malgré les observations subséquentes d'Alfred, qui ne veut pas que son beau frèie futur contracte une telle union, elle s'occupe sans retard des préparatifs d'un mariage secret au couvent des Augustins. Alfred , au risque de perdre la main de Marie, s'empresse alors de découvrir à Eugène les termes dans lesquels il était avec madame de Saint-Brice; et enfin , madame de Rinville se présente pour faire enlever Henriette... Tout cela vainement... Le mariage est consommé, et Eugène voit, mais trop tard, dans quel abîme il est tomb?'. Cependant madame de Saiot-Brice qui sait que, selon les lois françaises, ce mariage est nul , qui redoute les persécutions de la famille Rinville , et qui , d'ailleurs , semble touchée elle-même du trouble qu'elle a jeté dans cette famille, madame de Sainl-Brice déchire l'acte de mariage et déclare qu'elle s'éloigne d'Eugène pour jamais.
Ce tableau de mœurs corrompues et mauvaises ne manque ni de venté ni d'importance
Si
LA Jf-UNE FRANCE.
pour le repos et Thonneur des familles. Mais ces mœurs sont, heureusement, circonscrites dans le désordre habituel d'une grande ville, et là même elles ne sont le partage que d'un petit nombre de femmes perdues et de jeunes gens entraînés dans la basse compagnie. La masse des spectateurs , et surtout celle des spectatrices, ne peut porter aux vérités et aux intrigues d'un tel sujet , celte attention et cet intérêt sympathiques que Tait du théâtre doit toujours exciter. Les mœurs et les caractères d'exception , comme ceux qui se présentant dans une Liaison , perdent donc , par leur nature même , une grande partie des chaoc-s du succès , parce que les auditeurs ne peuvent comprendre ni les sentimcns ni la portée de pareils ouvrages. De plus, aucune pensée, aucune action, aucun personnage dominant ne venait concentrer l'intérêt et l'action de cette pièce, éparpillés que l'un et l'autre étaient 5nr madame de Punville et sur madame de Saint-Brice. Il aurait fallu ou que le scandale de la femme gnlante fût conduit très-loin pour captiver l'allention , ou que le malheur et les efforts de l'amour mnernel fussent extrêmes pour toucher tous les cœurs. En ne donnant point à leur pièce l'une de ces deux directions tranchées, les auteurs, tout en faisant preuve d'esprit , de hardiesse et de talent , sont parvenus seulement à effrayer beaucoup de susceptibilités délicates et fondées, et à obtenir un succès contesté, sans résultat fructueux pour l'art et pour la société.
Une Journée sous Charles IX, comédie en 3 actes et en prose de IMiVL Soulié et Badon.
Poursuivi par la cour catholique de Mcdicis, pour fait de religion huguenote et de révolte politique, le duc Hector de Rohan s'était réfugié en Angleterre avec la douairière sa mère; et là, afin d'arrêter le cours des persécutions dont il aurait été l'objet sur le continent, il avait fait courir le bruit de sa mort , et s'était tenu pendant deux ans si bien éloigné de toute affaire, qu'en effet personne ne doutait plus de son trépas. La personne qui en est le plus affligée est Mme de Nangis, devenue veuve dans cet intervalle, et qui jadis, amante et aimée du duc de Rohan, a conservé à sa mémoire une telle fidélité, qu'elle n'a pu se décider encore à donner sa main à M. de Nevers , malgré les qualités de ce noble prince, et malgré les sollicitations du roi et de la reine-mère, qui désirent vivement ce mariage. M. de Nevers commande l'armée catholique qui assiège la ville protestante de la llochelle, au moment où le duc d'Anjou, depuis Henri HI , va quitter le généralat de cette armée pour se rendre en Pologne avec les officiers polonais qui doivent composer sa maison royale. M. de Nevers, qui a établi son quartier-général dans un château-fort situé près de la Rochelle, vient de recevoir des dépêdies de la cour; elles lui sont apportées par le comte de Rosenval ; elles sont importantes; car, outre le contrat de mariage en blanc que Charles IX et Catherine de Médicis envoient à M. de Nevers pour son hymen avec madame de Nangis, elles contiennent le signalement du Gars, partisan déterminé des protcstans de la Rochelle, et de plus l'avis secret que ce Gars n'est autre que le duc Hector de Rohan , caché sous ce nom , et qui doit être fusillé dans les vingtquatre heures s'il est pris. A cette dernière nouvelle le prince de Nevers se hâte, tout troublé, de renvoyer les dépêches au duc d'Anjou. 11 ne pourrait se résoudre à exécuter l'ordre donné contre M. de Piohan, lui à qui la duchesse douairière a sauvé la vie dans les massacres de la Saint-Barthélémy. H a d'autant plus d'inquiétude à cet égard qu'il a tout lieu de croire que le Gars va être arrêté. Ce guerrier, à la suite d'une sortie qu'il a faite de la Rochelle, a été poursuivi et traqué dans le bois de la Meilleraye. On pense quM ne pourra se sauver, et l'espoir de sa capture même cause une grande joie dans le château où se sont réfugiés toutes les femmes de la cour qui sont venues au siège, suivant l'usage du temps, et parmi lesquelles on voit figurer madame de Chateauroux, madame de SiUery, fort galantes et fort médisantes , la marquise de Sauves, qui n'est pas cruelle envers le roi de Navarre, depuis Henri IV, et cnGn madame de Nangis, aussi belle que vertueuse, et qui fait partie, ainsi que les autres dames, de la suite de Marguerite de Valois. Les chances et le tumulte de la guerre n'empêchent pas ces dames de se livrer à
tous les plaisirs de la danse, et surtout madame de Saures, coquette, légère, mais excellente femme, au dcmeuiant, et amie intime de madame de Naugis, qu'elle a enfin décide à épouser M. de Nevers , ravi de cette détermination , laquelle doit être proclamée le soir au bal de la reine.
Mais quel est donc ce Gars rayste'rieux , et ce comte de Besenval , qui a apporté les de'pêclies et que personne ce connaît, et ce duc de Rohan , que l'on croit mort et que l'on dit vivant? Ces trois personnages sont une sorte de Trinité dans le même individu. Le duc Hector, toujours inconnu , est venu au secours des calvinistes , et s'est jeté dans la Rochelle, oi!i, sous le nom obscur de Gars^ il a fait des prodiges. Après une sortie malheureuse et traqué dans un bois d'où il ne sait comment se tirer, il a arrêté au passage le comte de Besenval, porteur de dépêches pour le camp ennemi. Il a pris ses missives, ses habits et sa qualité, et il est ainsi arrivé, au travers des gardes catholiques, jusqu'au château dont il sait les portes secrètes, et les issues cachées, et d*où il espère bien se sauver s'il n'est pas découvert et pendu. Mais l'un i.t l'autre semblent ne pas devoir lui manquer; car, avec le signalement du Gars qu'il apporte lui-même, M. de Nevers le reconnaît et sait en même temps qu'il est le duc de Ruhan. Hector se soumet à sa destinée; mais il prie seulement M. de Nevers de ne le faire connaître à personne. Vaine espérance! Madame de Nangis , en le voyant inopinément , et sans savoir le danger qu'il court , le nomme tout haut, et M. de Rohan, qui apprend à la fois que madame de Nangis est auprès de lui, et qu'elle va épouser le duc de Nevers , regrette moins la mort qui l'attend. Il veut la braver même, et se montre joyeux à la fête de Marguerite.
Cependant les deux amans s'expliquent. Hector voit bien que madame de Nangis ne lui était pas infidèle, et celle-ci pour dissiper entièrement ses soupçons déclare à M. de Nevers que, décidément, elle ne peut l'épouser. Sensible à ce refus dont il est loin de soupçonner, malgré les avertissemens de la marquise de Sauves, que le duc de Rohm soit l'objet, puisque cet infortuné jeune homme doit être fusillé le lendemain, M. de Nevers veut se venger et soumettre la résistance de madame de Nangis. Alors ;, et par le conseil de la marquise, il pénètre la nuit dans l'appartement de Diane, dont il ne veut sortir que le lendemain à la pointe du jour , afin de compromettre madame de Nangis et de la forcer à lui donner sa main. Elle se récric vainement; le duc est inflexible et lui proposesculcment, par capitulation, designer le contrat en blanc qu'il a reçu et qui est déjà revêtu des signatures du roi et delà reine-mère. Diane refuse d'abord, et accepte ensuite. Voici pourquoi. M. de Rohan a précédé le duc de Nevers chez elle. En voyant arriver le prince, Hector s'est jeté dans la chambre de madame de Nangis , et là, derrière la portiC et inaperçu, il décidcDiane à prendrele contrat; il le signe, elle en fait autant; etdevenus ainsi époux, madame de Nangis consent à ce que le duc de Nevers passe la nuit à la porte de son appartement, dans lequel elle rentre.
Mais quand cette aventure nocturne a fait le bruit que M. de Nevers en espérait , que madame de Nangis à son tour , pour se venger de la ruse , fait connaître que c'est le duc de Rohan qu'elle a épousé, et que M. de Nevers, alors, lui apprend le sort qui attend cet heureux époux, la joie se change en tristesse, la comédie redevient drame, et madame de Nangis voit qu'elle a perdu M. de Rohan, qui vient lui-même se livrer à la mort. Nul n'oserait désobéir à Charles IX et à Catherine, qui ont donné l'ordre de faire fusiller le Gars et le duc de Rohan, à tous les titres de huguenot et de révolté; nul... excepté le duc d'Anjou , roi de Pologne, encore généralissime de l'armée catholique. La marquise de Sauves, qui avait inventé cette belle incartade du duc de Nevers, répare alors sa faute, en donnant à ce prince un conseil que sa générosité se hâte de suivre; et au moment où les gardes vont entraîner le duo de Rohan, M. de Nevers accourt avec un brevet par lequel Hector est nommé grand-écuyer du roi de Pologne, ce qui le soustrait à la juridiction française et lui permet de sortir du royaume avec la duchesse de Rohan.
Cet imbroglio comico-dramatique est écrit avec esprit. Quelques détails d'une légèreté