LIBERTÉ
C'était de former une alliance contre les mauvaises productions de la presse : nous en avons dit quelques mots dans un rapport que nous avons publié, il y a trois mois, et dans notre chronique du mois de juillet. Pendant ce temps, nous avons mûri notre projet et établi notre plan, que, dans les premiers jours du mois d'août.
nous avons eu occasion de soumettre à plusieurs personnes, et entre autres à MM. Dreux-Brezë, de Noailles, pairs de Fi'ance; Berryer, Janvier, Hennequin , de Lahoulie et Du^jabé, députes, l'abbé Deguerry, le comte de Pasloret, etc. Ces Messieurs l'ayant approuvé, la Gazette de France , dans quelques articles sur le suicide; la Quotidienne et tous le,s journaux de province aysini '\un;é utile d'en favoriser l'exécution , nous avons résolu de lui donner aujourd'hui la plus {grande publicité , afin que chacun puisse en prendre connaissance et concourir à son exécution.
Il y a donn dès ce jour, entre les personnes qui donneront leur adhésion à ce projet , alliance contre toutes les mauvaises productions de la presse, et pour la propagation des productions uliles.
L'alliance prend le titre de Société de la Jeune France et des PiibUcaiions vdJes: son but ï° est (le rechercher , toutes les productions de la lilirairie et de l'art ; c'est-à-dire les livres, brochures , journaux, dessins, peintures, lilliograpliies, sculptures, j^ravures, etc. , qui sont contraires à la religion, aux bonnes mœurs et aux progrès de la civilisation , et d'en empêcher la distribution et la vente ; 2' de rechercher les mêmes productions de librairie et d'an qui ont pour objet les progrès de la civilisation et la défense de la religion et des bonnes mœurs, comme aussi les ouvrages et publications qui, ayant un autre but, n'auront rien de conliaire aux règles du bon goiit, d'en encourager la propairatioti et tïen favoriser la vente et la distribution par tou«> les moyens qui seront au pouvoir de la sociélé.
VEcho de la. Jeune France aura dans cha(pie chef lieu de déparlement un bureau correspondant , et dans chaque connnune principale un conespondant , lescpiels lui rendront compte des produrlions utiles qui auront paru dans leur ressort. Leurs rapports seront imprimas dans le bulletin de VEcho delà Jeune France, sous la rubrique de leur département.
Les libraires, éditeurs d'ouvrages, de dessins, gravures et lithoicraphies, eslam[>es, emblèmes, images, etc., déposeront, s'ils lejugent conven;;blc, un ou deux exemplaires, selon l'importance desdits ouvrages, au l)ureaude VEcho de la Jeune France, pour Paris, et aux bureaux correspondans, pour les j)rovinces.
Il sera rendu compte des productions utiles ; elles seront annoncées, publiées et vendues gratis au profil des auteurs, libraires , éditeurs, à Paris, au bureau central de la Jeune France, dans les bureaux correspondans, et chez Ions les corresfiondanscomnvvinaux de la Sociélé, !es(juels devront au liesoin les faire colporter dans les villes et les campagnes.
D'un autre côté, VEcho de la Jcvne France, les bureaux correspondans, les correspondans et tous les adhérens aux présentes, emploieront tous les moyens qui seront en leur pouvoir pour empêcher la publication, la ])ropagalion et la vente des ouvrai:es dangereux et inutiles.
Il n'est rien drmandé aux adhérens qu'une coopération active et loyale.
Il sera établi à Paris sous les auspices de la Société de la Jeune France, un local destiné à recevoir, pour y être vendues au bénéfice de leurs auteurs et propriétaires, toutes les productions utiles en fait de librairie et d'art. Ce local servira de dépôt des Productions utiles.
Le bineau central en publiera tous les ans, à ses frais, lui catalogue complet qui sera distribué chez les correspondans de VEcho de la Jeune France.
Tous les bons citoyens , et le nombre en est {jn'and encore , sont appelés à concourir à cette entreprise qui ne peut manquer d'avoii* des r(\sultats dont chacun s'applaudira avant peu. (Note du Bureau central.)