Gazomètres auto^mélangeurs Dickerson. — Ces
appareils ont été inventés dans le but de former automatiquement un mélange d'air et d'acétylène en proportions convenables, le but de M. Dickerson étant de distribuer par canalisations ce mélange qui aurait été ensuite
Fig. 100.
'Appareil auto-mélangeur de Dickerson.
brûlé dans les becs ordinaires employés pour le gaz de houille ; nous avons vu (§ 96) que cette pratique doit être condamnée.
La figure 100 représente un appareil de ce genre dans lequel l'acétylène engendré en B sous une pression assez forte, actionne par sa détente une pompe à air HL ; le mélange d'air et d'acétylène se forme dans le gazomètre P.
Lorsqu'on ne dispose pas d'acétylène sous une pression
L ECLAIRAGE A f ACÉTYLÈNE
suffisante, on doit engendrer au moyen de motcurat' comprimé à la nn'imc pression que rat-étyléne; on emmagasine les deux gaz dans des gazomètres séparés et le mélange se fait ensuite dans un troisième gazomètre. La figure loi représente un appareil basûsurce principe, dans lequel les trois gazomètres sont réunis en un seul; l'air arrive en F et passe par les fenêtres G
: fait le mélange avec l'acétyfèlff j
dans la cloche B
Gazomètre flulo-niélung-eur do Dickerson.
venant par II et passant par g. Le tuyau N relie Ip gazomètre aux appareils d'utilisation, la proportion des deux gaz est déterminée par leurs pressions respectives et par les dimensions relatives des ouvertures G et^; celles-ci sont calculées pour que le mélange soit fait en proportions convenables ; maïs si le débit d'un des deux constituants vient à diminuer ou à augmenter, les proportions du mélange varieront et celui-ci pourra
devenir
xplosif.
BECS lIBl/f-EUHS 101
Le danger peut être évité en employant des gazomètres séparés et en faisant commander l'arrivée de l'air au gazomètre central par la cloche du gazomètre à air, et réciproquement. De la sorte, si le débit d'un des deux gaz vient à cesser, l'autre sera également arrêté.
106. Gazomètre Thirert- — L'appareil de M. Thivert comprime automatiquement l'air nécessaire au mélange. Pour cela, l'acétylène pénètre dans un gazomètre N (fig. 102) dont la cloche est reliée, par un levier X pivoté en son centre, à la cloche d'un second gazomètre R.
Lorsque la cloche du premier s'élève, celle du second s'abaisse et chasse l'air qu'elle contient dans le premier par le tuyau T. Lorsque au contraire elle descend, celle du second remonte et se remplît d'air par la soupape U. La soupape T' empêche le mélange d'air et d'acétylène de s'échapper par le tube T. L'arrivée de l'acétylène en N doit être commandée par un robinet manœuvré auli>matiquement par la cloche E, afin que celle-ci reçoive un mouvement alternatif régulier de montée et de descente.