‹ L'éclairage a ParisChapitre 93 sur 109 · IS · texte numérisé non relu

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* Le gaz et ses applications .

Ce bec ne donne donc 13 carcels que dans une seule direction. En calculant, comme on le faisait, Téclairement produit, en divisant la surface éclairée par 13, on obtenait évidemment un éclairement trop fort.

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Figure 194.

Courbe photo métrique du bec intensif du Quatre-Septembre (débit de 1.400 litres).

Il faut remarquer, toutefois, que ce bec est avantageux, parce que les radiations croissent en intensité avec leur inclinaison sur la verticale.

La comparaison de la courbe photométrique du bec avec la courbe photométrique d*éclairement de 0*><>"8'«,5 montre bien dfes avantages. Pour calculer cette dernière nous avons pris K = (3,35*) X 0»>o»«»«,5 = 5»>oogies^61. Elle correspond aune hauteur de bec au-dessus du sol de 3", 35.

[c) Becs à récapératioD. — Les becs à récupération les plus répandus sont ceux de 750 et de 550 litres. Ils appartiennent surtout au type Parisien ou au type Industriel.

On considère ordinairement le bec de 750 litres comme un bec de 13 carcels. Mais, comme pour le bec du Quatre-Septembre, cette intensité n'est obtenue que suivant Thorizontale. Voici d'ailleurs les éléments de la courbe photométrique de ce bec*.

Bec a récupératcon de 750 litres

VALEUBS de 6

(angle du rayoD lumiaeax

avec la verticale).

Intensités (en carcels).

7c»rcel.,00

iCoO

* Les cbifTres indiqués résultent de mesures pbotométriques efTectuées sur des becs, système Parisien et système Industriel^ par le laboratoire central d'Electricité.

La courbe photométrique, comparée avec des courbes d'éclairement uniforme de O^oiigie^so et de 1 bougie, donne les résultats représentés par la figure 195.

Ces courbes d'éclairement uniforme correspondent à une hauteur de candélabre de 3",50.

En rapprochant la courbe photométriquedu bec à récupération de 750 litres de celle qui caractérise le bec intensif de 1.400 litres on voit de suite tout

Figure i95.

Courbe photomélrique du bec à récupération de 750 litres.

l'avantage du bec à récupération*. L'intensité horizontale seule est commune aux deux becs. Pour tous les autres angles, la radiation du bec à récupération est notablement plus élevée que celle du bec intensif.

L'intensité hémisphérique moyei\ne inférieure du bec à récupération de 750 litres est de 10 carcels. On voit qu'elle est inférieure à l'intensité horizontale (13 carcels).

La figure 196 représente la courbe photométrique d'un bec à récupération de 550 litres (système r/7irfw5/n>/). Nous l'avons comparée à la courbe d'éclairement uniforme de 0*x>"«'«,5 pour une hauteur de foyer de 3"". Alors qu'avec le bec papillon de 140 litres nous n'obtenions l'éclairement de Qbougie^S que dans un angle de 39°, la limite se trouve ici reportée jusqu'à l'angle de 68°.

Voici tes éléments do la courbe photométrique de ce bec*.

^ Sans corapter que la consommation de gaz est réduite dans le rapport de 750 à 1,400. ' Les chiiïres indiqués résultent de mesures photométriques efîectuées par le Laboratoire central d*électricilé.

Bec a récupération de 550 litres (système V! Industriel).

VALEUR de »

(angle du rayon lumioeux

avec la terlicale)

Intensités (en carcels).

Scarcel.,gO

Figure 196.

Courbe photométrique du bec à récupération de 550 litres (système rindudtriel).

[d) Lampes à arc. — Nous avons déjà donné quelques courbes photométriques de lampes à arc (chapitre XII). Nous ne reviendrons ici que sur celle qui se rapporte aux lampes employées pour l'éclairage des voies publiques. Nous prenons comme type la lampe de la Société Alsacienne de Constructions mécaniques de Belfort. Cette lampe est employée par le secteur de la place Clichy. Le globe est en opaline.

Voici les éléments de la courbe photométrique pour un débit de 10 ampères (courant continu) * .

VALKURS lie 0

(aogle du rayon lumineux avccla

verticale).

Intensités (en carcels).

* Les mesures photométriques ont été effectuées, sous la direction de M. de Nerville, Ingénieur des Télégraphes, par le laboratoire central d'électricité.

L ÉCLAIKAGE Â PARIS

L'intensité hémisphérique moyenne inférieure est de 52 carcels. C*cst ce chiffre, tout au plus, — et non celui de 70 à 80 carcels — que Ton devrait adopter lorsque Ton veut avoir une idée approchée de Téclairement superficiel. (On diviserait alors 52 par la surface éclairée ; mais nous démontrerons plus loin que cette méthode est encore inexacte.)

La figure 197 permet de comparer la courbe photométrique aux courbes d'éclairement uniforme de 1 carcel ou 10 bougies, de 5 bougies et de 1 bougie pour une hauteur de candélabres de 5",95. Comme on le voit, on a 1 carcel jusqu'à 33", 5 bougies jusqu'à SO*" et 1 bougie jusqu'à 66**.

Figure 197.

Courbe photométrique d'une lampe à arc à courant continu de 10 ampères

(globe en opaline)

Il n'existe pas de lampes à arc et à courant alternatif en service sur la voie publique. Nous renvoyons, pour la répartition des intensités lumineuses, à ce qui a été ditprécédemment*.

Eclairement des voies publiques. — L'éclaifement des voies publiques est très variable. Non seulement il varie avec l'importance de la voie — ce qui se justifie pleinement — mais encore, dans une même voie, il oscille entre des valeurs assez éloignées, suivant les positions respectives

» Voir Chapitre XII.

des candélabres. L'examen, qui a été fait, des courbes photométriques des divers foyers en usage, a montré que ces foyers étaient loin de produire des éclairements uniformes. Il faut donc se résigner à avoir dans une même rue des éclairements variables. Mais encore est-il certaines limites inférieures au dessous desquelles on ne devrait jamais descendre. C'est environ 0*»®"'^«,05 pour les rues à faible et moyenne circulation et O'^^^^'^^jSO pour les rues ou boulevards à grande circulation. Pour les voies à circulation exceptionnelle, comme les grands boulevards, les abords des grands théâtres, des gares, etc.. un éclairage particulièrement intense est nécessaire. Il faudrait au moins l bougie, intensité qui permet de lire sans fatigue.

Remarquons bien qu'il ne s'agit là que de valeurs minima. Celles-ci n'ont d'ailleurs rien d'absolu. Aujourd'hui elles nous paraissent acceptables; demain, vraisemblablement, nous les trouverons trop faibles, car nos exigences en éclairement croissent de plus en plus*.

Les valeurs maxima des éclairements dépendent surtout des intensités des foyers employés. Elles se produisent généralement au pied des candélabres. Avec une lampe à arc de 10 ampères placée à 4", 45 au-dessus du sol on obtient 20**®"''**',57. C'est là, évidemment, une lumière excessive. Avec un bec à récupération de 750"^®" (hauteur 3'",50) l'éclairement n'est plus que de 5boagîet 22 . il s'abaisse à 1 bougie jj g^yg^ ^^ jj^^ papillon ordinaire (hauteur 3»).

L'éclairement du sol est la résultante des éclairements produits par tous les candélabres voisins. Soit une rue éclairée par des becs identiques L,, U, Ls, , L«. Un point P du sol situé à des distances j:,, Xt^ Xz^,,,, Xn des candélabres reçoit des éclairements ^i, ^2, ^3, e». L'éclairement total est

On pourrait calculer cet éclairement en appliquant, pour chaque éclai-

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