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Un ressort antagoniste r dont la tension peut èlre réglée à volonté, au moyen de la vis V, permet de faire équilibre :
1*^ A Tattractioa magnétique qu'exerce Télectro-aimant e sur Tarmature G du cadre mobile ;
2° A la traction exercée sur le cadre c par le poids du porte-charbon supérieur et de ses accessoires.
Un petit ressort à boudin /, fixé d'une part au socle qui supporte le mécanisme de la lampe, d'autre part à l'extrémité d'une petite ficelle qui s'enroule autour de Taxe du tambour /, au fur et à mesure que le portecharbon supérieur descend, a pour eilet de maintenir constante la traction exercée sur le cadre mobile c par le poids des organes suspendus au ruban, en compensanty par une augmentation de sa lension, la diminution du poids due à l'usure du charbon supérieur.
Une pompe à air, dont le piston est relié au cAdre mobile, permet d'éviter les oscillations brusques de ce dernier.
Ces dispositions jointes à une forme spéciale des pièces polaires de l'électro-aimant e contribuent à assurer à cette lampe un fonctionnement silencieux.
L'une des bornes de la lampe est fixée au couvercle qui protège le mécanisme, et l'autre borne, isolée du socle et du couvercle de la lampe, est reliée au portecharbon inférieur au moyen d'un conducteur isolé passant à l'intérieur de l'un des guides du portecharbon mobile.
Les porte-charbons sont munis de pinces mobiles faciles à transformer pour des charbons de différents diamètres. La pince intérieure est assemblée par une
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genouillère avec le porte-charbon, de façon à permettre la coïncidence parfaite des axes des crayons.
Lorsque Ton ferme le circuit, Télectro-aimant e se trouvant fortement excité par le courant qui traverse ses bobines attire l'armature du cadre G mobile c et déclenche le mouvement d'horlogerie.
Le ruban sollicité par le poids du charbon supérieur se déroule d'un mouvement lent et régulier et permet au charbon supérieur de descendre et de venir au contact du charbon inférieur.
A ce moment, l'électro-aimant e se trouvant mis en court-circuit, le courant très faible qui traverse les bobines n'est plus suffisant pour attirer Tarmature du cadre c. Ce dernier est rappelé en arrière par le ressort antagoniste r. Les pointes des charbons s'écartent et en même temps, le mouvement de descente du porte-charbon supérieur étant arrêté, l'arc voltaïque se forme.
La tension du ressort antagoniste r étant réglée pour une intensité lumineuse donnée, correspondant à une différence de potentiel déterminée aux bornes de la lampe, quand, par suite de l'usure des charbons, la longueur de l'arc augmente, la tension aux bornes de la lampe augmente ainsi que l'attraction magnétique de l'électro-aimant sur son armature G ; celle-ci peut, à un moment donné, vaincre la tension du ressort antagoniste r, et déclencher de nouveau le mouvement d'horlogerie.
Les charbons se rapprochant, la force électromotrice aux bornes de la lampe et en même temps l'attraction magnétique de l'électro-aimant sur son armature diminuentpeu à peu, jusqu'au moment où, l'arc
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ayant repris sa longueur normale , le mouvement d'horlogerie est de nouveau enclenché.
Le réglage de la lampe à ruban s'obtient par action sur la vis Y qui permet d'augmenter où de diminuer la tension du ressort antagoniste r, jusqu'à ce que la tension^ correspondant à l'intensité lumineuse que Ton veut avoir, soit obtenue avec une longueur d'arc de 2 millimètres.
La lampe à ruban s'emploie pour les courants continus et les courants alternatifs.
Avec les courants continus la lumière est presque tout entière dirigée vers le bas ; elle atteint son maximum d'intensité sous une incidence de 40^ avec l'horizontale.
Avec les courants alternatifs la lumière est dirigée autant vers le haut que vers le bas ; mais très peu dans une direction horizontale ; il convient, dans ce cas, d'employer un réflecteur, tandis que l'emploi des courants continus rend le réflecteur pour ainsi dire inutile. L'intensité lumineuse de cette lampe, d'après les constructeurs, peut être estimée en moyenne à
100 bougies par ampère avec les courants continus
et à
60 — — — alternatifs.
Pour les lampes à courants alternatifs le bobinage des électro-aimants varie avec le nombre d'alternativités.
Les chiffres indiqués ci-dessus sont un peu élevés pour des lampes de moins de 4 ampères, et, au contraire, un peu faibles pour des lampes de plus de 9 ampères.
LECLAIRAOE ELECTRIQUE