TULIPES. — LANTERNES
La lampe à incandescence nue ne peut être utilisée comme peut Tètre la lampe à arc, car elle ne porte ni crochet de suspension, ni prises de courant auxquelles on puisse fixer les fils conducteurs.
II faut donc adjoindre à la lampe un accessoire destiné à établir la communication avec le circuit et un dispositif qui permette de la fixer soit à un support fixe, ^it à Textrémitè d'une cordelette.
Aujourd'hui, les pièces destinées Tune à prendre le culot de la lampe et l'autre à établir la communication électrique ne font qu'une, et leur ensemble porte le nom de douille.
Pour la facilité du montage, les culots des lampes à incandescence sont d'une longueur et d'un diamètre uniformes, et il en est de même des douilles.
La douille est destinée à être fixée au support définitif de la lampe, bras, branche de lustre, crochet, cordelette, dont elle doit être isolée par un raccord pour plus de sécurité. Son extrémité est à cet effet taraudée intérieurement ; le pas des filets est toujours le même.
DomLtes 4i9
Les accessoires de la lampe à lacaodescence peuvent doDc se diviser en :
Douilles.
Raccords.
Bras.
Griffes pour abat-jour.
Abat-jour.
Douilles. — On a vu que les lampes à incandescence sont munies d'un culot à pas de vis ou d'un culot à goupilles (Fig. 341 à 344), et il en résulte que les douilles doivent être faites suivant deux modèles distincts suivant qu'elles devront recevoir l'un ou l'autre de ces culots.
Douille à vis. — Destinée à recevoir les lampes à culot fileté, cette douille est faite d'un tube cylindrique en laiton estampé, monté sur un socle isolant approprié à la destination de la lampe.
L'estampage a produit sur le tube une série de cannelures convexes à l'extérieur et concaves à l'intérieur et disposées en filets de vis dont le pas est précisément égal à celui des filets du culot de la lampe.
Le socle porte une patte de laiton soudéeà la douille et munie d'une borne de prise de courant, et un bouton de laiton placé à l'inténeur et communiquant avec la seconde borne de prise de courant. C'est sur ce bouton qu'appuiera celui qui est , fixé à la base du culot de la lampe.
Le circuit est donc formé par la -—
douille, le culot, le filament, le bon- '^\-^^ Bu7"paièM. ton du culot et celui du socle.
Si la lampe est destinée à être fixée directement au
mur ou au plafond, le socle est un cylindre de bois (Fig. 349) dénommé paière.
Quand la lampe doit être fixée à un bras, la patère est remplacée par une pièce soit en bois soit en ébonite, terminée par une partie taraudée intérieurement pour recevoir l'extrémité filetée du bras.
Le vissage du culot de la lampe dans la douille exige un calibrage exact des pièces pour que le bouton du culot vienne appuyer sur celui du socle. Un défaut de calibrage s'opposerait à la mise en circuit de la lampe.
Pour permettre un certain jeu, la douille est faite en métal très mince, mais il en résulte qu'un choc, même léger, la fausse.
Quand on visse la lampe il faut avoir soin d'envelopper l'ampoule d'un linge et de détourner le visage, pour le cas où, en forçant, on ferait éclater l'ampoule. Douilles à spirales élastiques. — Construites sur le même principe que les précédentes, ces douilles sont formées d'un socle portant, au lieu d'un tube estampé, un ressort cylindrique enroulé en spirale, formant ainsi une sorte de tube taraudé intérieurement et du même pas que le culot.
Ces douilles sont d'un emploi plus pratique que les précédentes, car elles sont résistantes et présentent une élasticité suffisante pour compenser les défauts de calibrage.
Les fils conducteurs se fixent chacun à l'une des vis indiquées sur la Fig. 331.
Le socle en cuivre, bois ou ébonite, est creux et taraudé intérieurement.
Douilles à baïonnette. — Elles sont destinées à