GARE D'ORLÉANS
Eclairage de la Gare d'Orléans
L'usine d'éclairage de la gare d'Orléans a pour objet d'éclairer les cours d'arrivée, de départ, les bâtiments des voyageurs, des messageries et les voies jusqu'au boulevard de la Gare.
Cet éclairage est obtenu par lampes à arc exclusivement.
Les lampes sont placées par 7 en série et utilisent 12 circuits semblables ; un 13® circuit peut alimenter jusqu'à 30 lampes en série.
Les circuits de 7 lampes sont alimentés par deux dynamos sbunt Ganz à courant continu, couplées en quantité. Chacune d'elles donne 380 volts, 140 ampères.
Le circuit de 30 lampes est desservi par une dynamo à arc Thomson Houston de 1() ampères. 2500 volts.
La force motrice est fournie par deux machines horizontales Corliss de 75 chevaux chacune à 75 tours, pouvant marcher avec ou sans condensation.
Ces moteurs sont alimentés par 3 chaudières : deux, à foyer intérieur et tubes démontables, peuvent donner chacune 850 kilogrammes de vapeur à l'heure à 7,5 atmosphères; la troisième, du type Roser, peut fournir 1 200 kilogrammes de vapeur à l'heure.
La C^® avait prévu une dépense de premier établissement de 225 000 francs.
Nous signalons celte installation en raison de la modicité du prix de revient du kilovs^att-heure : 21,4 centimes. Mais nous n'avons pu savoir si l'on tenait compte de l'intérêt et de l'amortissement des capitaux représentés par les bâtiments, etc.
:J04 l'éclairage électrique
Eclairage: de la gare de l'Est
L'usine située faubourg Saint-Martin mesure 17 mètres (le longueur sur 11 mètres de largeur; elle est distante de i2() mètres du point le plus éloigné à éclairer.
Au deuxième étage se trouvent le magasin et Talelier, au premier les chaudières, au rez de-chaussée les machines à vapeur et les dynamos et au sous sol les condenseurs et les pompes alimentaires.
Le bâtiment est construit en briques et fer, et les charpentes sont en acier. Le plancher qui supporte les générateurs a été calculé pour une surcharge de 5,5 tonnes par mèlre carré et celui qui reçoit le charbon pour une surcharge de 2,2 tonnes par mètre carré.
L'eau d'alimentation est empruntée aux réservoirs d'eau de Marne de la gare ; l'eau de condensation est fournie par un puits de 93 mètres de profondeur et débitée par une pompe à vapeurd'une capacité de 90 mètres cubes à riieure.
4 chaudières produisant chacune 1 450 kilogrammes de vapeur à l'heure à 12 kilogrammes, pression qu'un détendeur ramène à 8 kilogrammes, alimentent trois machines il vapeur du type pilon à triple expansion et condensation de 140 chevaux à 160 tours par minute.
Chaque machine i\ vapeur conduit par courroie une dynamo compound de 1 200 ampères 75 volts à 300 tours.
Le service est assuré par deux groupes ; le troisième sert de réserve.
La distribution est faite à trois fils avec 65 volts sur chaque pont, et 10 volts de perte.
A l'usine se trouve seulement un tableau de connexion permettant d'&limenter l'un des ponts seulement et par l'une quelconque des dynamos. On n'y trouve point de tableau de distribution proprement dit.
Le tableau de connexion porto trois barres d'où parlent 6 circuits aboutissant chacun à un tableau local de distribution. Sur la Fig. 1 il ces tableaux sont désignés par les cbifTres 1 ù 6.
L EGLAinAGE ELECTRIQUE
Le tableau li, placé à 1 une des extrémités du grand hall des voyageurs, dessert à son tour 5 centres de distribution.
Le tableau de connexion ne porte aucun organe particulier qu'il soit intéressant de décrire.
Notons seulement que chacun des 6 circuits des tableaux est muni d'un voltmètre indicateur de tension à signaux optiques et acoustiques.
La canalisation générale a 71 kilomètres de développement ; elle est faite de cables et fils nus reposant sur des isolateurs en porcelaine ; quand cette disposition n'a pu. être adoptée, on a employé des câbles isolés, logés dans des caniveaux ou sous des moulures.
La nécessité d'éclairer pendant le jour certains locaux obscurs, et Taléa d'avoir à éclairer les voies en temps de brouillard avant l'allumage des chaudières, ont engagé la C*° de l'Est à adjoindre au matériel ci-dessus une batterie de 92 accumulateurs de 200 kilogrammes, qui, pour la décharge, est dédoublée en 2 batteries de 46 éléments que Ton monte chacune sur l'un des ponts du trois fils.
On dispose ainsi, sur chaque pont, de 1 iOO ampèresheure.
L'usine alimente :
iO<) lampes à arc de 7 ampères
122 )» à incandescence de 20 bougies
Ces foyers ont été répartis sur les 11 tableaux que nous avons précédemment indiqués. Notons seulement que les quais d'arrivée et de départ éclairés au début par
GARE DE l'est 307
des lampes à incandescence fixées sous les marquises le sont aujourd'hui par des lampes à arc.
Lampes à arc ou à incandescence marchent sous 63 volls aux bornes.
Les bureaux de la C»« utilisent près de 2 800 lampes à incandescence.
Cette installation a coûté 647 000 :
Bâtiments 122,200
Cheminées en briques 17,200
Puits . . . 15,000
Réservoirs, monte-charges, wagons, etc. . . . 8,300
Dynamos, tableaux, cÂbles principaux .... 207,200
Machines à vapeur et accessoires 89.000
Chaudières et accessoires 57,000
Lampes à arc, tableaux, canalisation secondaire,
appareillage 7e5,700
Lampes à incandescence, canalisation secondaire,
appareillage 54.400
Total 647,000
Ces dépenses de premier établissement correspondent au début du service d'éclairage qui utilisait seulement 128 lampes à arc et 2 125 lampes à ijicandescence. A ce moment» rinsfallation des lampes, tableaux, conducteurs secondaires ressortait à :
590 francs par lampe à arc 90 » » ampère pour arc
36,26 » » lampe à incandescence 46 » » ampère pour incandescence.
D'après M. Dumont, le prix de revient du kilowatt heure était à la même époque de 0 fr. 5134, se décomposant comme suit :
Intérêt 0,2250
Dépenses du matériel moteur 0,2525
» n éicctrique 0,03."39
Total 0.5134
L ECLAIRAGE ELECTHIQLrE
Dépense par foyer heure, — Eq comprenant le remplacement des crayons des lampes à arc, et celui des lampes à incandescence, les frais de surveillance, et les frais de production d'énergie électrique, on arrive aux résultats suivants :
Lam
pe
à arc de 7 ampères
. fr. 0,313
» ij »
incandescence de 20 bougies . . .
rr
A la Gare d'Orléans, la lampe heure à arc de 10 ampères revient à IG centimes.
Eclairage klectrique de la gare Saint-Lazare
En 1889, la C'« de l'Ouest résolut d'utiliser la lumière électrique à Téclairage d'une partie de ses services et en conGa le soin à la Société Ciance.
Une station de 420 chevaux de puissance fut installée près du tunnel des BatignoUes.
En 1892, la C^" de l'Ouest décida d'établir un service d'éclairage électrique ininterrompu jour et nuit et la Société Cance fut appelée à établir une usine pouvant desservir :
250 lampes à arc et 3 000 lampes à incandescence, représentant au total une consommation d'énergie de 400 kilowatts.
L'ancienne usine ne pouvait être utilisée en raison de l'exiguité de ses dimensions et la C^® de l'Ouest ne disposait que d'une bande de terrain très irrégulière de forme aux abords du pont de la place de l'Europe.
GARE SArNT-LAZARE 30!)
De plus, 1a hauteur des toitures ne devait pas dépasser i-\SO.
C'est dans ces conditions défectueuses que la nouvelle usine a été créée.
L'usine comprend :
5 générateurs de vapeur Delaunay-Belleville vaporisant chacun 2 000 kilogrammes d'eau à l'heure à la pression de 12 atmosphères.
5 machines à vapeur horizontales Lecouteux et Gar-nier admettant la vapeur à 6 kilogrammes ;
10 dynamos shunt à courant continu de 550 ampères, 80 volts.
Un groupe de 70 chevaux de puissance comprenant :
1 moteur pilon travaillant à 6 kilogrammes ;
1 dynamo shunt de 65 ampères, 80 volts ;
1 détendeur ramenant la pression de la vapeur de 12 à 6 kilogrammes.
Ce groupe assure le service de jour.
Toutes les machines à vapeur sont à échappement libre.
La puissance totale de l'usine est de 485 kilowatts et l'un des groupes sert de réserve.
Les produits de la combustion sous les chaudières et la vapeur d'échappement des moteurs sont conduits par un caniveau de 80 mètres de long à une cheminée en briques de 50 mètres de hauteur éditiée près du bâtiment des Messageries.
La distribution est effectuée par deux cables coniques en boucle, formant un circuit à section décroissante. Au départ, chacun d'eux comprend 16 cables de 200 millimètres carrés de section chacun, soit un total 3 200 milimètres carrés. A l'autre extrémité, la section n'est plus que de 200 milimètres carrés.
La canalisation a 840 mètres de développement et les
GARE SAINT-MZABE 311
câbles soat en partie sous plomb, en l'air, et en partie
sous terre ; dans ce dernier cas, ils sont supportés par des isolateurs en porcelaine.
Le départ des cdbles se fait par deux côtés opposés de l'usine ; l'un deux passe sous les voies du Havre, rejoint un égout, suit la salle des Pas Perdus, la ligne d'Auteuil et revient aux BalignoUes ; rexlrémilédu premier cable arrive ainsi au bâtiment de la Traction, rue de Rome.
Le deuxième cable sort de l'usine par un caniveau en ciment, et rejoint'par un égout transversal la ligne direction d'Auteuil. A partir de ce point, il suit, mais en sens inverse, le même chemin que le premier câble et aboutit rue de Londres au bâtiment de la direction des travaux.
La perte consentie est de 10 volts et les lampes marchent sous 70 volts aux bornes.
Deux tableaux de disiribulionsont affectés aux lampes cl arc : Tun vers le centre de la salle des Pas Perdus, et l'autre à l'usine.
Chaque groupe de lampes à incandescence a son tableau de distribution : il y en a 43. A chacun d'eux est affecté un compteur Brillié.
L'ensemble des lampes à arc produit une intensité lumineuse de 10 173 carcels, ce qui représente pour une superficie éclairée de 80 000 mètres, 1, 27 lux par mètre carré.
Les lampes à incandescence donnent ensemble 3 000 carcels pour 3 000 mètres carrés, et i ,50 lux par mètre carré.
Les deux cables principaux partent de deux barres collectrices A. B qui peuvent être reliées à une ou plusieurs des 1 1 dynamos groupées en quantité. A chaque dynamo correspond sur le tableau une série d'organes,
fiABE ST-I,AZARE 313
les mêmes pour toutes les machines ; nous décrirons l'appareillage de l'une d'elles.
Le circuit d'excitation des induclours part de A. B; il comprend : un commutateur bipoluiro à rupture rapide c, un rhéoslat 11 et une résistance supplémentaire R^. Quand c est fermé, le courant de la dynamo arrivera au\ deux masses M, et M, d'où parlent deux dérivations passant l'une dans une lampe témoin et un indicateur de sens de courant, l'autre dans un voltmètre (Fïg. lil).
On peut ainsi contrôler le sens du courant et la valeur du voltdge avant d'introduire une machine sur le circuit par la manœuvre du commutateur rapide bipolaire C.
Les commutateurs C et c sont enclenchés de telle sorte que l'on ne peut fermer C que si c l'est, ni ouvrir C avant que c ne le soit.
Avant d'arriver aux barres, le courant traverse un ampcreraètre I.
Tous ces appareils sont répartis sur des gradins et placés en ligne ; en haut, les appareils d'indication et de mesure, sur le gradin suivant les commutateurs C et e, et en dessous la commande des rhéostats (Fig. lia).
Avant de mettre une dynamo sur le circuit, on amène sa force électroraotrice à une valeur convenable par la
manœuvre de R,, rhéoslat que nous avons décrit au Tome II,
Tous les rhéostals R, peuvent élie rendus solidaires et
Fi).'. 145. — Coupe du tableau de riglage.
être actionnés par un seul volant.
La Société Cance a pris à sa charge l'installation, l'entretien, le remplacement des crayons. Elle perçoit de la C'« de l'Ouest :
METROPOLITAIN d
s par Umpe-beure k ave de 8 ampères 40 carneU
— — 6 — !5 carcelt
— i iacandencence de 16 bougies
Si l'on efîecluc les calculs donnant la consommation en énergie électrique fi pleine charge et la recelte correspondante, on trouve que la C'" de l'Ouest paie le kilowatt-heure 0 fr. S56.
ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DU PROLONGEMENT MÉTROPOLITAIN DE LA LIGNE DB SCEAUX
Cette importante ÏDstallation a été exécutée par la maison Saulter-Harlé, et nous ne saurions mieux la décrire qu'en reproduisant des extraits de la communication à la Société Internationale des Electriciens faite par M. Rochet, chef du service d'éclairage chez MM. Sautter- Harlé.
Nous laissons à dessein de cùlé ce qui est relatif à la commande électrique des réceptrices.
« Le tronçon métropolitain nouvellement établi se détache de l'ancienne ligne de Sceaux, au droit de la rue de la Tombe-lssoire, c'est-à-dire à 230 mètres du bâtiment des voyageurs de l'ancienne gare ; il longe l'avenue Montsouris, traverse souterraincmcnt la place Denfert- Rochereau, suit la rue du même nom, une partie de l'avenue de l'Observatoire et, enfin, le boulevard Saint-Michel {Fig. Ii8). La ligne est souterraine sur presque toute sa longueur ; les seules parties à ciel ouvert sont à la traversée du square de la place Denfert-Rochereau et du terre-plein de l'avenue de l'Observatoire.
310 L*ÉCLA1UAGK ÉLECTRIQUE
» Trois stations ont été établies sur la nouvelle ligne de Sceaux.
» L'une à la place Denlert-Rochereau, en remplacement de Tancienne gare tète de ligne ; la deuxième à Tintersection de Tavenue de TObservatoire et du boulevard de Port-Royal ; enfin, la troisième, au terminus, c'est-à-dire à Tangle de la rue Gay-Lussac et du boulevard Saint-Michel.
» Le souterrain se prolonge à 230 mètres de cette dernière gare, c'est-à-dire jusqu'au droit de la place de la Sorbonne, pour réserver deux voies de garage en prolongement des voies principales.
» La dépense totale, y compris l'acquisition de l'immeuble du boulevard Saint-Michel où est installée la gare du Luxembourg, s'est élevée à 8 800 000 francs pour une longeur totale de 2 11)5 mètres.
» Le projet à réaliser comportait Téclairage des gares et de tous les services, au moyen de 96 lampes à arc et environ de 500 lampes à incandescence, l'installation de la commande électrique d'une plaque tournante au dépôt des machines de Montrouge, de deux ascenseurs à la gare Denfert, de trois ascenseurs à la gare du Luxembourg et, dans cette même gare, de la commande électrique de deux plaques tournantes, d'une pompe d'épuisement et d'un ventilateur.
» En outre, le courant devait être fourni pour actionner tous les signaux. Ces appareils d'utilisation étant répartis sur une longueur de 3 200 mètres.
» Le programme tracé par la Compagnie comportait l'établissement d'une usine électrique unique dans les dépendances de la gare Denfert.
Cette usine devait alimenter l'éclairage et les moteurs
JLITAIN ;tl"
répartis sur toute la ligne, jusqu'au terminus du Luxembourg, c'esl-à-dire à une dislance de 2 000 mètres de l'usine génératrice.
V Le système adupté devait permettre de prolonger la distribution jusqu'à Cluny, soit à une distance de 3 000 mètres environ de la gare Donfert, le maximum de la perte de charge de l'usine à Cluny n'excédant pas 15 pour 100.
La distribution est directe au "£
moyen d'un réseau à trois Ii!s, "^
la tension entre les deux ponts g
étant maintenue constamment —
à 220 volls et l'alimentation de "^
ce réseau étant assurée au g
moyen d'artères partant de |
l'usine et aboutissant à chacun ^
des centres principaux. —
» Tracé général de la distri- -^
billion, — Le schéma ci-contre reproduit le tracé général de la distribution (Fig. 147).
D L'usine électrique comprend deux ensembles formés chacun d'une chaudière, d'un moteur à vapeur et d'une dynamo double d'une puissance de 80 kilowatts.
» Chaque induit des dynamos doubles peut donner 40 kilowatts sur chtucun des ponts du Irois-llls.
» De Tusiae parlent trois artères aboutissant respectivement aux gares Denfert, de Port-Royal et du Luxembourg. Les artères rejoignent à ces divers centres le réseau général qui rè^^ne sur toute Tétendue de Tinstallalion et maintiennent, comme nous le disons plus haut, 220 volts entre chaque pont de ce réseau à trois fils.
» En raison de cette dillérence de potentiel, les lampes a arc sont montées par quatre en tension et les lampes à incandescence par deux.
» Les divers groupes de lampes de chacune des gares sont commandés par un tableau secondaire placé dans la gare môme.
» Tout cet éclairage est branché directement sur le réseau. Il en est de même pour les électromoteurs dont le service est continu, c'est-à-dire ceux actionnant le ventilateur et la pompe d'épuisement du Luxembourg.
» Au contraire, les électromoteurs dont la marche est très intermittente, c'est à-dire ceux actionnant les ascenseurs et plaques tournantes, sont desservis au moyen de deux batteries d'accumulateurs dont Tune est installée dans Tusine électrique elle-même et l'autre dans la gare du Ijuxembourg. Si l'on avait du commander directement, par le courant de Tusine, tous ces appareils, il aurait fallu augmenter dans une très forte proportion la puissance de cette dernière et toute la canalisation, car il eût été nécessaire de rendre possible le fonctionnement simultané de tous ces appareils, afin de parer à toute éventualité.
» Au contraire, des batteries d'accumulateurs, de puissance relativement faible, chargées d'une manière continue et prenant, par suite, une charge bien régulière à l'usine génératrice, assurent dans d'excellentes
conditions ralimentation de tous les appareils à marche intermittente.
» De plus, ces accumulateurs permettent d'éclairer les points utiles de la ligne pendant les courts arrêts du service, arrêts de quatre heures chaque nuit.
» Ces batteries d'accumulateurs empruntent leur courant de charge directement au réseau ; mais, comme elles doivent fournir le courant à la tension même du réseau, il faut disposer, pour leur charge, d'une force électromotrice supérieure à celle disponible sur ce réseau. Pour obtenir ce résulat, il a été établi, pour chaque batterie, yn survolteur permettant de remonter la tension à la valeur voulue pour la charge.
» Comme on peut le remarquer sur le schéma cicontre, chacune des batteries n'est en communication qu'avec l'un des ponts du trois-fils ; mais la batterie de la gare Denfert est reliée à l'un des ponts, tandis que celle de la gare du Luxembourg est reliée à l'autre pont.
1» Ce dispositif nous a permis de limiter le nombre d'éléments de chaque batterie à 122, c'est-à-dire au nombre nécessaire pour fournir le courant à 220 volts, et, grâce au montage de chaque batterie sur un pont différent, le courant des accumulateurs peut desservir l'ensemble de Tinstallation, de telle sorte que, pendant l'arrêt des machines, on peut mettre en activité un appareil quelconque sur le réseau ; bien entendu, en limitant le débit à la puissance des batteries.
iD Usine génératrice. — L'usine électrique de la place Denfert comprend deux groupes formés chacun d'une chaudière mullitubulaire, système Roser, de 90 mètres carrés de surface de chauffe, timbrée à 12 kilogrammes, d'un moteur compoundChalignyet C^®,