‹ L'Éclatement Spontané du Globe OculaireChapitre 4 sur 9 · ON · texte numérisé non relu

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ques lambeaux membraneux, avait été chassé en dehors de la cavité oculaire à travers la cornée qui s'était rompue au moment où je m'étais mouché. Je désirais que le chirurgien les enlevâi d'un coup de ciseaux fins, mais il m’osa le faire. »

En moins de six semaines, la guérison fut complète; mais l'œil s’aplatit entièrement.

Observation Il. —— FLEMING. — The American Journal of the Medical Sciences. 1858. — Résumée.

R. P.., matelot, âgé de 59 ans, avait perdu la vision de l'œil droit depuis deux ans. Depuis lors il n’avait éprouvé rien de parparticulier. Après une journée passée à un travail qui l’obligeait à se baisser souvent, il s'entretenait avec un de ses camarades, lorsque subitement il sentit une douleur aiguë dans son œil droit, qui laissa presque aussitôt s'échapper un jet de sang. Il entre à l'hôpital de Pensylvanie, où l’on constaita une déchirure transversale de la cornée. Quelques jours après, le malade sortait de l'hôpital avec un œil cicatrisé, et un peu diminué de volume.

Observation HI, - VALUDE — Revue Médicale. 1894. — Résumée.

11 s'agissait d’un glaucome absolu ayant abouti à une rupture spontanée du globe. Mais ici la cornée, avant de se rompre, avait subi une infiltration, puis une exfoliation épithéliale, qui avait favorisé la rupture. :

Observation IV. — V. Morax. — Société d'Ophtalmologie. 1896. — Résumée.

M. N.., âgé de 52 ans, avait reçu à Forbach, en 1870, un coup de baïonnette dans l'œil gauche, qui a perforé la cornée, et à déterminée la perte de la vision. Depuis 10rs il n’a jamais rien éprouvé. En 1896, il ressentit pour la première fois quelques légères douleurs, qui ne l'empêchèrent pas de travailler, Un mois après, pendant qu'il était en train de tarer une voiture, il ressentit un écoulement transparent se produire sur sa joue gauche, puis un écoulement sanguin qui augmente très rapidement d’intensité. L'énucléation fut pratiquée.

Examen de la pièce, — Il s'agissait d’une hémorragie retrochoroïdienne, qui avait décollé et refoulé la rétine. Au niveau de la cornée, on constate des lésions inflammatoires en voie d'évolution.

I s'agissait donc d'un œil atteint de leucome adhérent, sur lequel s’est développé une infection à marche lente qui a perforé

la cornée.

Observation V. — MILLIKIRI — American Ophtalmological Society. — 1899. — Résumée.

Une femme, âgée de 78 ans, a une attaque de glaucome aigu au niveau de son œil gauche. Quelque temps après, la malade,

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étant assise, sentit brusquement une douleur très violente dans son œil, tandis que le sang inondait ses vêtements. L'œil présentait une fente verticale, s'étendant du bord inférieur de la pupille vers son bord supérieur. L'hémorragie était considérable, L’œil fut atteint d’atrophie.

Observation VI, — A. TERSON. — Société d'Ophtalmologie de Paris. 1900. — Résumée.

Une femme de 71 ans, attéinte à l'œil gauche d’un glaucome chronique depuis huit ans, et de perte de vision survenue de ce côté depuis un an, tandis qu'elle était couchée depuis une heure, a été réveillée par une douleur très vive dans cet œil, et une hémorragie tellement abondante que sa poitrine était inondée. Le lendemain A. Terson constata que la cornée était fendue dans son diamètre horizontal. Les membranes internes de l'œil faisaient au dehors une hernie du volume d’un gros grain de raisin noir. Après avoir coupé tout ce qui dépassait au ras de la cornée, il fit la suture, et quinze jours après, la plaie était cicatrisée sans incidents.

Observation VII -— \V. GILFIGAN. — Annales d'oculistique. 1902. — Résumée.

M. Y..,, femme âgée de 87 ans, était traitée à l'hôpital français de New-York pour paralysie agitante. Elle avait des cataractes séniles des deux côtés et une large opacité de la cornée sans Staphylone. Le 27 février 1901, à 3 heures de l'après-midi, elle venait de se remettre au lit, après avoir été au cabinet (te toilette, lorsqu'elle ressentit une douleur très vive dans le côté gauche de la tête. Le médecin de garde constata une hémorragie de l'œil gauche et une rupture de la cornée. La plaie se cicatrisa lentement et fut guérie en six semaines.

Observation VHI, Hoscx, de Bâle. — Archir. für Augenheilkunde. 1903. — Résumée

Le 2? janvier 1901, le nommé B. M.., âgé de 83 ans, venait à la clinique du professeur Hosch avec le diagnostic de panophtalmie ; il avait horriblement souffert de l'œil, et une plaie laissait couler du sang ; le cristallin se trouvait au voisinage de la plaie. En 1888, le patient avait été opéré de ce même œil déjà aveugle pour des douleurs intenses ; l'œil était resté aveugle et douloureux il était très dur. L’énucléation fut pratiquée.

Examen de la pièce. L'œil est rempli d'une masse charnue molle et adhérente à la paroi externe supérieure et inférioure de la coque; dans la paroi extérieure, est une perforation de mm, intéressant la cornée et la sclérotique, et remplie d’un caillot sanguin adhérent de couleur tout à fait différente de la tumeur. Le tissu de la cornée était très altéré. Il s'agissait d’un hemangiosarcome peri vasculaire de [ubarsch Hippel.

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Observation IX. — Gama Pinto. — Encyclopédie française d'Ophtalmologie. 1906. — Résumée.

A... 63 ans, perdit la vu: de l'œil gauche il y a environ un an, après une inflammation subite. Son œil droit est atteint de glaucome chronique. On lui fait une iridectomie, et, six semaines après, elle revient avec un ulcère central de la cornée gauche, qui, malgré le traitement, creuse en profondeur, et atteint la membrane de Descemet. Douze jours après, la rupture a lieu, et on fait l’'énucléation du globe.

A l'examen anatomique, toute la cavité oculaire se montre remplie de sang, ayant décollé et poussé en dehors la rétine et la choroïde. Les vaisseaux choroïdiens sont très dilatés avec des parois épaissies, infiltrées de cellules et dégénérées.

Observation X. — Houpart. — Société française d'Ophialmologie. 1906. — Résumée.

M. J.. Henri, 72 ans, cultivateur, vigoureux, nephrétique, était atteint de cataracte glaucomateuse de l’œil droit depuis quelques années. Tandis qu'il fauchait, il sentit tout d'un coup son être s’écrouler. il entendit un bruit d’eau s'engouffrant sous pression dans une vanne ouverte, il perçut une douleur terrible, épouvantable dans l'œil droit. Il roula sans connaissance sur le sol. On le crut mort, et quand il reprit connaissance, autour de lui était installé l'appareil usité en Bretagne pour veiller les trépassés. Les vêtements étaient trempés de sang poisseux ef coagulé. Un caillot s'échappait par la rupture intéressant le milieu de la cornée, suivant un trait presque horizontal. Un pansement compressif prévient le retour de la crise, et permet la cicatrisation.

Quelques mois plus tard, le malade était emporté par une hémorragie foudroyante du bulbe.

Observation XI, — H. Coprez. — Archives d'Ophtalmologie. 1908. — Résumée.

Il s'agit d'un homme de 65 ans, atteint d'un glaucome chronique à l'état de repos. Une nuit, effrayé par quelque bruit, il se pencha fortement hors de son lit pour regarder dessous; il sentit au moment même une douleur atroce; un flot de sang jaillit de l'œil et inonda le parquet. Appelé aussitôt, le Professeur Coppez constata une rupture centrale de la cornée avec issue du fractus

uvéal. L'œil s’atrophia.

Observation XII. — H. Coppez. — Archives d'Ophtalmologie 1908. — Résumée.

Un homme, âgé de 69 ans, était atteint de glaucome chronique double. L’œil gauche, dont la vision était perdue depuis longtemps, se rompit en mars 1907. à la suite d’un violent accès de colère. Cet œil s’atrophia, mais resta sensible et larmoyant. On fut obligé d'en faire l'énucléation en décembre 1907.

On fait l'examen microscopique, et, fait remarquable, on ne trouve plus de trace de sang dans cet œil.

Observation XII, -— ViLLaRD. — Archives d'Ophtalmologie. 1908. — Résumée.

M. D.., âgé de 65 ans, est atteint de glaucome chronique de l'œil droit. À la suite d’une poussée grave de glaucome, Villard fait une iridectomie. Un an après, il se forme à la partie inférieure de la cornée une ulcération superficielle de cette membrane qui ne tarda pas à s’infecter. Quelques jours plus tard. après une nuit particulièrement pénible, la rupture se produisit au milieu de douleurs atroces. Elle siégeait à la partie inférieure de la cornée. La plaie $e cicatrisa et ïe globe s'atrophia.

Observation XIV, -- Vian. — Archives d'Ophtalmologie 1908. — Résumée.

M. A.., âgé de 74 ans, est atteint de glaucome absolu de l'œil gauche, et de cataracte glaucomateuse avec hyphéma. Quatorze mois plus tard, Villard revoit le malade, qui depuis quelques jours éprouvait des douleurs atroces. Le bulbe était très rouge; très dur, et il existe une ulcération de toute Ja partie antérieure de la cornée. Dans la nuit qui suivit l'examen, après quelques heures de douleurs atroces, l'œil gauche se rompit, inondant de sang le pansement qui le recouvrait. L'œil se cicatrisa et s’atrophia rapidement.

Observation XV. - Vian — Archives dOphtalmologie 1908. — Résumée.

Un homme de 70 ans entre à l'hôpital pour un ulcère hypopion, qui eut une évolution particulièrement grave, et résista à tous les traitements. Il était accompagné d'une hypertension qui subissait des exacerbations manifestes. Un jour, au moment où le malade se livrait à de violents efforts de défécation, il sentit une douleur atroce dans l'œil malade. La rupture se produisit, inondant de sang le visage du malade, I] ne restait plus rien dans la coque oculaire. Les suites de l'accident furent simples et l'œil s’atrophia.

Observation XVI, - BrALETTI. Annali di Ottalmologia 1908. — Résumée.

B. O..., âgée de 70 ans, avait perdu la vision de l'œil droit depuis quatre ans, à la suite d’un traumatisme. Cet œil était atteint de glaucome absolu et de cataracte glaucomateuse complète. L’œil gauche était atteint de glaucome Chronique. Le 10 décembre 1900, On fait à Fœil droit l'opération de la cataracte, qui fut suivie d'une hémorragie expulsive immédiate. Le 14 décembre, on fait une iridectomie à gauche.

Trois ans plus tard, la malade entre à l'hôpital pour rupture Spontanéa de l’œil gauche, survenue brusquement sans aucun traumatisme ni effort. Elle siège à la partie inférieure de la

cornée. Les membranes de l'œil font hernie à travers la plaie. On enlève aux ciseaux les parties procidentes et on fait la suture de la cornée. Les suites opératoires furent normales.

Observation XVII — Brarerrz. — Annali di Ottalmologia 1908. — Résumée.

G. P.., 75 ans, atteinte de glaucome en 1890; iridectomie en 189% ; nouvelle poussée en 1902. À la fin novembre 1906, elle ressentit une forte douleur à l'œil droit, avec issue de liquide aqueux et perte presque totale de la vision. Quelques jours après, nouvelle issue de liquide aqueux. Les douleurs cessèrent pendant quelques jours pour reprendre plus violemment et en même temps une hémorragie abondante inonda la face du malade. Appelé le 3 décembre, je constatais une conjonctivite muco-purulente et une tuméfaction noirâtre de la grosseur d’une amande. L’entourage de la malade assura que vers la région supérieure de la cornée il existait une petite tumeur noirâtre du volume d'un grain de mil, qui était apparue lorsque la malade avait accusé les premières douleurs. Je supposais qu'il existait primitivement un ulcère de la cornée avec enclavement de l'iris, causé par le processus infectieux, et où s'était produite la rupture de la cornée et la hernie des membranes de l'œil. Malgré l'infection, les suites furent normales et l'œil s'atrophia.

Observation XVIII, — CHARDIN. — Ruplure spontanée du globe oculaire. — Thèse de Paris. 1910. — Résumée.

Mae P.., 78 ans, est atteinte de glaucome chronique des deux yeux, depuis plusieurs années. En faisant un effort pour monter dans son lit, elle ressent subitement une vive douleur dans l'œil droit, tandis que le sang ruisselle sur sa figure et inonde le lit. On constata une large perforation de la cornée à la partie interne, Resection aux ciseaux et cicatrisation de la plaie en trois semaïines. L'œil s'atrophia.

Observation XIX, - CHARDIN. — Thèse de Paris. 1910. — Résumée.

A. B.., 80 ans, vient le 7? mai à la consultation de l’Hôtel-Dieu. On note sur l'œil droit une taie ancienne de la cornée, ulcérée depuis un mois environ, perforation de la cornée avec adhérence de l'iris, douleurs periorbitaires, injection perikeratique, tonus plutôt au-dessus de la normale, acuité visuelle nulle.

Le lendemain matin, à 6 heures, la malade était au lit, lorsqu’elle ressentit brusquement une vive douleur dans l'œil droit. qui se mit à saigner abondamment. L’'iris et les membranes faisaient hernie par la plaie cornéenne. Ils furent réséqués aux ciseaux. La plaie se cicatrisa et l'œil s’atrophia.

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