‹ L'Ecole belge de peinture, 1830-1905Chapitre 12 sur 32 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Henri de Braekeleer expose en 1862 à Gand, un Cordonnier ; en i863 à Bruxelles, un Atelier de tailleur ; en 1864 à Anvers, un Jardin de fleurs ; ^Vi 1866 à Bruxelles, un Intérieur d'église; en 1867 à Anvers, un Intérieur dans les Flandres ; en 1869 à Bruxelles, la Fikîtse ; en 187 1 à Anvers, le Liseur ; en 1872 à Bruxelles, \ Atlas, la Leçon, Anvers; en 1873 à l'exposition universelle de Vienne, la Fête de la grand mère ; en 1875 à Bruxelles, la Rue du Serment à Anvers ; un Imprimeur en tailledouce ; le Retour dît marin ; en 1878, à l'exposition universelle de Paris, X Homme à la fenêtre. Ce ne sont là que quelques œuvres isolées dans l'ensemble de sa production : elles se compléteront plus tard par des pages, qui comptent parmi les plus admirables de l'école.

De Braekeleer clôture la tradition de Leys, en l'élargissant dans une formule naturiste et moderne ; elle ne peut plus, après lui, que s'amoindrir, et, en effet, les peintres, qui ont tenté de la perpétuer dans son mode archaïque, n'ont abouti qu'à exagérer les exagérations originelles, sans les renouveler par un sentiment nouveau de la vie. Il l'épure, au contraire, de son vice fondamental : la raideur figée des personnages inspirés des missels gothiques, la convention du style et du caractère substituée à l'impression directe de la nature, l'élément contingent, accessoires, costumes et ordonnances, prédominant sur l'élément humain

proprement dit, enfin la réalité permanente, la sensation profonde des êtres et des choses, le milieu social actuel oblitérés au profit d'une fabrication curieusement artificielle.

Tandis que le maître s'applique à refléter les primitifs, l'élève part de la vie même pour refléter certaines particularités de l'existence anversoise. Il ne représentera pas le large courant des rues avoisinant le port, le cahotement lourd des baquets au pas lent des énormes chevaux de la Frise, le mouvement des bassins et leur activité lythmée, les solides armatures des corps trapus et déployés dans de grands gestes réguliers : cette grosse dépense de sève ne va pas à son instinct de peintre et d'observateur. Il préfère, le spectacle tranquille des toits baignés de lumière, la vue d'un vieux corridor empli de pénombres, l'étude patiente d'un bout de cour envahi par les pariétaires ou d'une chambre tendue de vieux cuir de Cordoue. Fidèle à ses dilections, il peint les actions peu compliquées, l'appesantissement du sang chez les vieillards, la monotonie sommeillante et le végètement de la vie dans les ménages, ou bien la calme régularité des professions solitaires, le travail du cordonnier et du tailleur en chambre, la rêverie immobile d'un bonhomme pétrifié dans le coup de soleil d'un grand ciel pâle, et, d'autre part encore, la végétation fourmillante d'un jardin, petits intérieurs de peuple derrière les carreaux quadrillés des fenêtres, l'humidité froide d'un vieux parvis silencieux; enfin, la concordance de l'habitation et de l'habitant, exprimée au moyen d'une humanité gourde et rabougrie, les épaules et le buste tassés, les jambes hydropiques, les chairs molles, comme gangrenées par le mal des ancêtres.

Comme toutes les villes qui ont un passé, Anvers se partage en deux cités nettement tranchées : l'une, qui est faite des agglomérations nouvelles, larges artères filant droit et bordées

d'édifices symétriques, d'une architecture souvent surchargée, avec des saiUies de balcons, des reliefs d'ornementation, un style décoratif pompeux et cossu, ainsi qu'il sied pour loger de récentes fortunes largement gagnées dans le négoce et la finance; l'autre, qui a conservé l'originalité primitive, l'usure du temps, le frottement des existences antérieures, enroulée, celle-là, dans un écheveau de ruelles noires emplies par la fumée des cheminées, avec des files inégales de maisons bâties en briques et en bois, aux profils rechignés, ici des auvents vermoulus et ourlés de moisissures, là des cages vitrées losangées de carreaux vert bouteille et demi croulantes sur le passant, puis encore des toits projetés, des pignons dentelant un pan de ciel entrevu d'en bas, des murailles lézardées, des portes massives, trouées de judas guillochés et garnies de serrureries compliquées ; des échappées de cours ou de jardins maraîchers, avec la silhouette étrange d'une pompe hérissée de ferrailles; c'est la ville de Leys, soupçonnée déjà de Wappers. Dans ce milieu vit un peuple lent, assoupi, attaché aux coutumes surannées, d'un aspect maladif et débile, l'œil dormant, la face blême, la tête pesante entraînant le corps, race à part dans la transformation incessante et le tumultueux mouvement de l'autre population, celle qui brasse l'or, trafique avec les Indes et habite des palais.

Un peintre et un intimiste, comme l'était Henri de Braekeleer, devait être séduit extraordinairement par le tassement de ces petits êtres rabougris dans des demeures closes griffées de coups de lumière obliques et sombrement reluisantes de l'éclair furtif des rampes polies, des cuivres soigneusement entretenus, des bahuts brillants comme des miroirs. En une telle atmosphère sourde et moite, la moindre tache de couleur, robe, meuble, tenture, carnation des mains et des têtes, par surcroit, prend une patine

particulière, à base de noir, un large chatoiement obscur, une sorte de vibration éteinte de tons appuyés dans le milieu et pâlissants sur les bords, à l'opposé des colorations égales et argentées que la lumière ample des grandes fenêtres répand dans les maisons bourgeoises.

Celui qui, à Bruges, à Amsterdam, à Cologne, a vu le contraste de la vie nouvelle en de spacieux appartements ouverts et de l'ancienne existence logée à l'étroit dans des chambres éclairées de baies exiguës, où l'humidité met des rougeoiements de rouille et une floraison vague de mousses, n'aura pas de peine à comprendre le charme de ce délabrement pour les yeux d'un coloriste; et, du même coup, il saisira l'une des significations essentielles de l'art de Henri de Braekeleer. Il faut voir en lui le beau métier de l'artiste en conformité avec les instincts de l'homme, lui-même lent, un peu lourd, porté aux songeries plus qu'à l'action, et, en vertu des lois d'assimilation, se complaisant parmi les créatures sommeillantes et les maisons muettes, près des vieilles gens fidèles au passé, les mains lasses, dirait-on, d'avoir bercé des berceaux et cousu des linceuls. Ajoutez l'influence initiale de Leys et une parente qui lui vient des maîtres de Hollande. Van der Meer, de Delft, surtout, lui laissa l'éblouissement de ses prodigieux ors roux. A son exemple, il rechercha les spirales enflammées des poussières montant dans un rayon, les effets de lumière vermeille jouant dans le fauve des atmosphères condensées, les tons mordorés des vieux cuirs constellés de floraisons, la tache sang de bœuf des toits flamands, tournant à la pourpre sous le soleil de midi, l'or d'un jour d'escalier plongeant dans des pénombres graduellement illuminées, et ailleurs, la filtrée d'un clair sous les joints d'une porte ou d'un

contre-vent, puis quelquefois, le ruissellement furieux d'une ondée de jour crevant sur les parquets, les murs et les tentures.

VI Atlas et la Maison hydraulique du Musée de Bruxelles, X Imprimettr et XHomnie à la fenêtre, du Musée d'Anvers, s'égalent aux plus splendides compositions du magicien de Delft : tous deux ont leur fournaise, qu'ils alimentent avec les braises ardentes du coloris, presque également prestigieux et minutieux dans l'exécution, avec un souci considérable des plis de la peau, des cassures d'un vêtement, des fibres d'un tissu, des déchiquetures d'un parchemin, des égratignures d'une tapisserie, du lent cheminement d'un rayon de soleil, comme un lézard vermeil grimpant sur l'or d'un mur. Chez l'un et l'autre, la prédominance d'un ton favori, le rouge chez le vieux peintre tourné chez le jeune au rose vif, au ton fraise ou mandarine. Ils peignent selon leur tempérament, l'un plus délicat, épris d'un métier lisse, l'autre plus massif, travaillant la pâte comme les sculpteurs travaillent la terre, amoureux des reliefs solides, des formes accusées, des valeurs puissantes, et ayant un outil robuste au service d'un œil étonnamment attentif. Toutefois il arrive un moment dans cet art de De Braekeleer, où il ne doit plus rien à personne et où il n'est plus que lui-même. On peut dire que, dès lors, il nous initie à un délice de lumière que nous n'avions point encore goûté.

Avant lui, même chez Leys et dans toute l'école, celle-ci n'avait été qu'un procédé plutôt que la lumière même : on l'apprenait à l'école : elle portait un nom barbare où s'atténuait son essence même. Le clair-obscur, pris à la cuisine de l'énorme Rembrandt, fut fait de plus d'ombre encore que de clarté, et ce qui manqua à la lumière, ce fut justement de demeurer cette nuance indécise entre l'obscur et le clair. On vivait dans un jour de

cave : la lumière ne dépassait pas l'artifice des lumières. C'est alors que Henri de Braekeleer tend au miracle solaire ses prunelles rondes, buveuses des frissons de la vie. Presque dès le début, il a la sensualité des beaux tons chamarrés, dans l'or et les phosphores. D'un instinct sûr, il s'est reconnu l'amant extasié des heures : mais son évolution ne s'accomplit que dans la clarification continue de laquelle jaillit sa miraculeuse lumière finale, douce, dorée, consubstantielle aux choses et qui les revêt d'une sorte de pulpe grasse, duvetée et vivante.

Celle-là est bien la lumière de la vie à la fois et la vie de la lumière, comme je l'écrivais dans une monographie du maître. Elle fut chez lui le miracle des yeux en même temps que la naissance d'une âme qui sommeillait encore et tout à coup s'éveille au prodige de la vie. Son âme sommeillait, en effet, bien qu'elle lût déjà l'âme enivrée d'un extraordinaire contemplateur.

C'est ainsi qu'il apparait aussitôt qu'il a échappé à l'influence des milieux : il ne se possède que quand s'est éteinte en lui la parenté consécutive qu'il doit subir d'abord pour témoigner qu'on est toujours le fils ou le neveu de quelqu'un; et il naît de ce Ferdinand de Braekeleer qui fut un doux bonhomme d'imagier comme ensuite il renaîtra de cet autre imagier fécond, subjugant et terrible, Henri Leys. Il peint le décor de la vie, il en peint la fiction et il ne peint point encore l'âme même de la vie qui est la lumière. Celle-ci, il ne l'exprimera que plus tard quand il aura épuisé le monde représentatif et extérieur, quand il semblera sortir d'un état trouble et dolent de son esprit, les yeux lucides et lavés d'une sorte de rafraîchissement de la vie de son âme.

Il avait commencé d'être mûr avant d'être jeune, et c'est une jeunesse qui soudain lui vient comme s'il dessillait pour la première fois ses paupières à une lumière dont les sources étaient

en lui. Il voit enfin, et ce qu'il voit, personne ne l'avait vu avant lui, parce que c'est l'émanation d'une âme ressuscitée d'elle-même et qu'on peut former des yeux, mais non créer une âme qui tient de la nature, de la destinée et des ancêtres ses seules puissances.

De Braekeleer est tout le génie en couleur de la race qui, parmi toutes les autres, fut la mieux douée pour exprimer par la couleur la joie sacrée de la vie. Il n'est point de plus grands peintres que les peintres flamands : il semble qu'une prédestination merveilleuse les ait voués à manifester de la beauté, du bonheur, de la prière et de l'héroïsme par le moyen unique de l'image et de ce qu'il s'en projette de résonnances dans les parts obscures de notre être. Ils sont si près du Dieu qui peignit les jardins de la terre qu'ils semblent avoir été mis au monde pour en magnifier les merveilles en des hymnes de tons somptueux et légers.

De Braekeleer participa à ce don divin d'être de beaux peintres qui était dans son ascendance. Il n'eût été toutefois que l'égal des maîtres, ses prédécesseurs, s'il n'avait reçu la grâce d'être un peintre qui vers la fin ajouta quelque chose à l'histoire de la vision.

Avant le Repas et les autres toiles du même cycle, de Braekeleer peint le silence et le sommeil de la lumière : elle entre, comme à pas de loup, par une fissure, une fenêtre ou une porte qui s'entrouve et elle dort, elle stagne, elle fait à terre de petites mares dormantes. Plus tard, à l'époque de X Homme assis et de la Maison hydraulique, elle s'anime, elle est comme la criblure d'un blé d'or bluté dans le van de l'ombre. Les atomes tourbillonnent ; la spirale vermeille est le coup de fouet qui fait danser le serpent d'or dans une filtrée de soleil. Et puis, tout d'une fois l'ombre s'en va ; la lumière sort de ce qui était encore pour elle le sommeil. Elle n'est plus l'accessoire, elle devient le

principal : ce n'est plus le silence, mais la chaleur, la joie et la vie sorties des ténèbres et de la mort. Elle est l'âme même de l'œuvre. Elle est, pour en revenir à ce sens de la vie sublime des grandes œuvres, une part de l'univers réalisée. Le peintre, lui, ne le sait pas : il a la simplicité ingénue de tous ceux qui, à force de vivre avec eux-mêmes, ignorent si ce qu'ils font est près de l'éternité, ou non.

De Braekeleer n'avait point d'orgueil ; il y avait à ses yeux, ses gros yeux débordés comme des globes d'or noir, un pli malicieux quand la louange qu'on faisait de ses œuvres devant lui, était trop insistante. Il disait : « C'est Leys qui m'a appris cela ». Et sans doute il pensait comme il le disait. Mais Leys n'avait été que l'éveilleur.

Le seul maître de Braekeleer, quand il eut tout oublié du passé, ce fut de Braekeleer lui-même. Avec le Repas, il entra dans l'art l'émerveillement d'une chose qui, sous l'action essentielle de la lumière, est la vie intime, profonde, heureuse du bahut, de la table, des tentures, de la buire, des fleurs trempant dans un vase, de l'assiette de fraises, d'un haillon pendu au mur.

Tout vibre, tout émane, tout bruit à travers le rythme lumineux. Une palpitation de vie circule, joyeuse et déliée. Toute heure passe et n'est plus que cendre ; mais de la mort renaît la fête éternelle de la vie, et cette vie est exprimée ici par la lumière.

Il a suffi de cette unique magie pour que l'œuvre en devienne elle-même un acte de vie qui ne saurait être plus grand ni par le sujet ni par le geste du personnage. Le créateur ne démêle pas à quelles incitations obscures il cède et son labeur l'explique sans qu'il se l'explique à soi-même. De Braekeleer semble ne peindre des êtres négligeables, plutôt faits pour vivre loin des hautes clartés du jour, que parce qu'ainsi c'est encore la lumière qui règne sans partage. Leur présence accompagne simplement les meubles et

les accessoires comme une figuration qui n'a d'importance que par la vie qui leur vient de l'en dehors.

Il n'y a pas d'exemple d'un grand artiste qui ne se soit écouté dans son art et tout art est une décantation profonde des âges, dont soi-même on est l'aboutissement. Je sais, en me plaçant devant un tableau de Rembrandt, de Jordaens, de Vermeer de Delft, à quel homme j'ai affaire ; je conjecture sa filiation ; je me persuade la destinée qui le relie aux antécédences. Je vis ainsi de sa race, de ses renoncements, de ses espoirs. Et voici chez de Braekeleer toute la Flandre des petites gens de laquelle il sortit lui-même. Peut-être un aieul, dans une petite maison au bout d'un vieux jardin, imprimait en taille-douce ou suivait du doigt sur un globe terrestre la route fabuleuse par laquelle étaient partis les ancêtres.

C'est le filet de sang épuisé qui survit aux grandes dépenses de sève. Le Géographe regarde sur un vieil atlas du xvr siècle les territoires vides renseignés : Hic simt leones. Le Tailleur découpe dans le suaire de ses hardes des vêtements pour des enfants pâles qui mourront en bas âge. Un bruit d'armées et d'étendards claquant au vent monte de l'antique mémorial que feuillette le Liseur et il ne se doute pas que quelqu'un bientôt, pour lui, tournera le dernier feuillet. Un petit homme pauvre de sang réchauffe à la lumière vitale d'un grand ciel laiteux ses lombes démolis par des servages sans gloire. Tel autre, assis parmi les ors d'une tenture en coup de soleil, rêve à des jardins miraillés parmi lesquels rouent des paons de turquoises et de topazes. Des Potiers de village, sous la poudre des solives, modèlent dans l'argile les tire-lires pour les petits sous et les télés pour le lait frais. Le Retoîicheur , comme s'il faisait des points de couture à un manteau, à petits coups de pinceau répare l'usure des nuages et des arbres que peignit un maître inconnu. Ou bien une bonne femme, aux confins des hameaux, un pauvre

cœur de bonté en bonnet ruché, enseigne à des fillettes comment il faut prier Dieu. Pileuses, dentellières, savetiers, jardiniers, petits vieux et petites vieilles sont les élus de cet art, resté proche du peuple des villes et des campagnes. Une mélancolie de désuétude les enveloppe : ils végètent en des chambres anciennes et démodées ou lont des gestes humbles dans des courtils fleuris comme des reposoirs de procession.

Mais attendez que midi sonne : de par là les toits et les tours, le soleil a jailli, et les poussières de la vie révolue se remettent â vibrer ; une vie merveilleuse dégèle les vieux sangs coagulés. Or midi, c'est aussi l'heure de ce peintre admirable et c'est son apogée. Elle n'aura qu'un instant puisque la vie lui est comptée, mais dans cet instant aura tenu un long jour d'art réalisé.

Infatigablement il travaillait à se rapprocher des buts qu'il s'était assignés, se cherchant et se découvrant à mesure dans ses manières successives : on en pourrait compter jusqu'à cinq. A travers toutes, il demeure un réaliste exact, aimant les cassures d'étoffes nettes et splendides, les surfaces grenues et mordorées, les cuirs fleuris, les patines chatoyées. C'est encore la part de l'influence de Leys et des Hollandais : leurs ors roux correspondirent, en ses prunelles sensibles et ardentes, aux reflets filtrés par quelque mystérieux atavisme personnel. Mais il ne les imite pas : il peint selon son tempérament, solide, requis par les valeurs puissantes, les pâtes grasses, les tons sonores et veloutés. Dès le commencement, il est un des plus beaux peintres qu'a produits l'école : il est l'égal des plus grands le jour où il se met à battre sur l'enclume la braise d'or, où elle rejaillit en éclaboussures vermeilles dans l'atmosphère ardente de l'Hoinine à la fenêtre et de /'Homme assis. Il les dépasse quand enfin il fait le Repas ] et il meurt sitôt après, ayant touché les limites de son art.

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