SUD
En résumé, il est donc souhaitable au point de vue de l'éducation physique scolaire :
1° Qu'une plus grande place soit faite à celle-ci dans les écoles primaires.
2° Que les instituteurs reçoivent en tant que futurs instructeurs une éducation physique plus poussée et que les cours soient donnés par des professeurs spécialisés.
3° Que cette éducation physique s'inspire des méthodes Hébertiennes — adoucies à l’usage des écoliers.
4° Qu'on aménage pour toutes les écoles, des terrains de jeux, à proximité des groupes. Que dans ces terrains soient un vestiaire, des lavabos et autant que possible des douches.
5° Que soient préparés des maîtres à une spécialisation en tant que moniteurs de svmnastique corrective. Que le dépistage des enfants justiciables de celle-ci, fait par le médecin inspecteur, soit renforcé et les parents informés des cours mis à leur disposition.
Cantines (21)
La question de l'alimentation des écoliers se pose elle-même de façon angoissante à l'heure actuelle. Plus d’un instituteur m'a en effet fait la remarque que certains enfants qui présentaient des symptômes de fatigue et d'énervement le matin avouaient ne pas avoir reçu chez eux de petit déjeuner.
Il y aurait donc intérêt, après enquête discrète auprès des familles par l’assistante scolaire, à servir à ceux qui nettement ne peuvent avoir ce repas, un petit déjeuner à l’arrivée à l’école.
Ce repas a en effet une grosse importance dans la nutrition de certains enfants.
Il pourrait se composer de :
DEN RO RS PRE 0 kg. 015 GICOTÉE RE RUN. 0 0 kg. 003 DONMEUReRT ere TL 0 kg. 040 LENS MESSE 1/5 de litre (DENTS LT ONERRREREE 0 kg. 200 DCR POP PERRET EE 0 kg. 025
Ce menu type pourrait d’ailleurs alterner avec un autre où le café serait remplacé par du chocolat et les confitures par du beurre.
Quant au repas de midi, il devrait être confectionné
par dés personnes spécialement éduquées à cet effet et connaissant exactement les besoins physiologiques des enfants aux différents âges. De telle façon qu'on ne trouve plus ce genre de menu par exemple :
Lundi : soupe, bœuf bouilli pâtes.
Mardi : soupe, haricots.
Mercredi : ragoût de mouton, pâtes.
Vendredi : soupe, bœuf bouilli, riz.
Samedi : soupe, lentilles.
On n’est pas forcé de servir deux fois par semaine du bœuf bouilli et les légumes verts et le poisson doivent figurer au menu.
Dans beaucoup de cantines ce sont les élèves qui apportent leurs aliments, on veillera à ce que ceux-ci soient sains (pas trop souvent charcuterie ou conserves) et à ce que la boïsson ne soit pas une boisson alcoolique dangereuse.
Les élèves seront classés par groupes, selon les besoins physiologiques de leur âge et de leur organisme.
Chaque écolier aura son couvert complet et sa case où le ranger.
Voici un type de menu mieux établi pour écolier de
10 à 14 ans :
Lundi :
Soupe, bouillon gras.
Bœuf bouilli légumes.
Riz.
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Mardi :
Ragoût de mouton.
Pommes de terre.
Mercredi :
Veau rôti.
Nouilles.
Vendredi :
Epaule de moutox rôtie ou poisson. Haricots ou lentilles.
Samedi :
Purée de pommes de terre ou de pois.
Rosbif.
Dans les écoles de filles on fera collaborer à tour de rôle les plus grandes à la cuisine, lavage de vaisselle et calcul des prix de revient. Ces exercices pratiques donneront à la petite fille le début d'éducation sociale qu'elle n'aurait peut-être pas chez elle.
En outre, pendant les repas le maître donnera aux enfants des conseils pour la propreté et la bonne tenue, de même que pour la bonne mastication des aliments.
Les programmes (22)
On s’efforcera enfin d'établir les programmes de telle façon que les efforts de l’élève soient bien répartis, pour cela on tiendra compte de l’âge de l’élève, du coefficient de fatigue de la matière. On sait, en effet, que par ordre décroissant les matières les plus fatigantes sont : mathématiques, gymnastique, histoire et géographie, langue maternelle, histoire naturelle et dessin.
Le pouvoir d'attention varie avec l’âge de l’écolier :
De 6 à 7 ans il est en moyenne de 2 heures par jour.