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HISTORIQUE

Il y a d’ailleurs très longtemps que les peuples civilisés ont compris l'importance de la formation de l'adolescence.

Les Grecs, les Spartiates, les Romains faisaient de l'éducation physique en plein air une de leur principale préoccupation.

Chez nous, le culte de l’esprit a longtemps fait négliger celui de la santé. Jean-J acques RoussEAU ne fut qu'une voix isolée. En 1836, Karl LoriNGer fit à son tour paraître un ouvrage sur la défense de la santé des écoliers.

Puis Vircaow, en 1869, et Korm, en 18383. proposèrent dans des Congri ès d’ hygiène ’ établissement de la surveillance scolaire médicale.

En 1793, la Convention avait cependant déjà étudié un projet qui prévovait la nomination d’un officier de santé du district, chargé de visiter « dans les quatre saisons de l’année, toutes les écoles nationales du district ; d'examiner les enfants et d'indiquer en général et en particulier, les règles les plus propres à fortifier leur santé ».

Mais ce projet fut sans lendemain.

Ce fut, à Paris, sur un rapport d'OrFiILA, en 1834, que l’on se décida à pourvoir chaque école de garçons d’un médecin.

Institution éphémère d’ailleurs, malgré la largeur de vue dont avaient fait preuve les auteurs en établissant : la visite hebdomadaire de l’école et l'examen individuel de tout élève nouvellement admis.

En 1910 seulement, on appliqua pratiquement cette

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mesure à Paris, et l’on se doit d'ajouter que notre capitale était à ce moment en avance sur toutes les autres capitales d'Europe.

En mai 1910 : projet de loi de M. Gaston DoumEr- GUE, indiquant que l’inspection des écoles devrait porter : sur les locaux, sur le mobilier scolaire, sur l’état sanitaire des élèves avec établissement d’un carnet spécial, sur la prophylaxie des maladies contagieuses et de la tuberculose.

Puis des rapports successifs de M. F. Buisson, du Docteur Dorsy et de Gilbert LAURENT, en 1912, complétèrent le service médical scolaire par la participation à celui-ci d’un nouvel élément : l’assistante d’hygiène scolaire.

Enfin, en 1930, rapport de M. Rémy Roux qui reprend un projet de loi de M. HerriorT et Paul SrrAUSs de 1924. Ce projet demande la création d’une nouvelle armée de médecins inspecteurs exclusivement fonctionnaires, chaque médecin ayant la surveillance de dix mille enfants environ.

Nous verrons plus loin leurs attributions et les inconvénients d’un si grand nombre d’enfants à surveiller.

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