LA MAÇONNERIE DANS L'ÉCOLE
A. — ClKCLLAlRE ADRESSÉE ADX LOGES ilAÇONMQDES
(novembre 1905) PAR LES DIRECTEURS DC Délégué Cantonal Pithiviers, le l."j noveaibre 1905.
T.-. G.-. V.-., T.-. ce.-. FF.-.,
Nous avons la fav.-. d'appeler votre bienveillanle altention sur les lignes ci-après, en même temps que sur ie n» 1 du journal d'Action laïque Le Délégcé Cantonal, que nous vous adressons parce courrier.
Nécessité d'une action laiquc énergique et immédiate. — Le Congrès de Biarritz, se faisant l'écho de l'opinion publique légitimement émue, vient enfin de jeter le cri d'alarme : Laïcisons enfin! 11 faut laïciser sérieusement ! Il faut — ôironie — laiciser des écoles laiques laïcisées (!) depuis de longues années déjà!
Et, pris d'un zèle que nous ne saurions trop louer, il a décidé qu'il faut, au plus tôt organiser le Bloc Laïqle pour être prêt à lutter avantageusement contre le Bloc Clérical que, en prévision de la prochaine Séparation des Églises et de l'État, les Amis de l'Église sont en train de reconstituer plus solide que jamais.
Société d'action laiquc. — D'après les décisions du Congrès de Biarritz, les Amis de l'École laique devront fournir
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parlout des Sociclcs rioiles à paris sociales très minimes, en vue d'un placemenl plus facile ; — lesquelli's sociélés auront pour but de comhallre l'influence des Associations clcricales de pères de famille.
Ces Sociétés civiles, d'inspiration laïque, seront certainement une excellente institution ; mais encore faudra-t-il qu'elles ne manquent pas le but à atteindre, qui est de laïciser pour de bon l'enseigncmenl et non pas seulement de faire attribuer le nom de laïques à des l'^coles où l'esprit restera prorondoment clérical.
Inefficacité de la loi de laïcité : inertie de rAdminiitration. — Voilà vingl-cinq ans qu'on nous leurre avec une pseudolaïcisation de ce genre et il est grand temps de ron)pre avec ces désastreux errements. L'examen des causes de ce déplorable état de choses nous amènera au remède à uppli(|uer.
La première de ces causes est l'inertie de l'Administration toujours hypnotisée par la préoccupation de s'éviier des histoires, inertie contre laquelle est souvent venue se briser la bonne volonté de nos dévoués FF.-., ses collaborateurs : instituteurs et inspecteurs.
La seconde cause? Nous ne devons pas aller la cherctier ailleurs que chez nous. Nous avions eu le tort d'accorder notre confiance à celte même adminislialion et de nous en remettre, à peu près excliisivemenl, à elle du soin de laïciser nos écoles.
L'Action laitue, pour être efficace, doit s'exercer dans l'école même. Nous avons eu tort de n'agir qu'à coté, qu'eu dehors de l'École, par les œuvres post-scolaires, au lieu d'agir, surtout, dans l'École même. L'insistance des cléricaux à conserver à loul prix l'éducation de la jeunesse, ne fait-elle pas n.'ssorlir assez les avantages qu'il y a à agir sur des jeunes esprits pliilét (]ne sur des esprits déjà formés ?
Mais le moyen, direz-vous, de faire sentir notre action dans l'École autrement que par ceux des nôtres qui y enseignent ouy inspectent? Le moyen, TT.'.CG.*. FF.-.? M.iis il «•xiste, et il est léyal encore?
L'Action laïque doit être exercée surtout par la plus indépendante dcn autorités scolaires : le délégué cantonal. — Au
nombre des autorilés scolaires reconnues par la loi, il en est une toute |ietili', si humble, si modeste qu'elle est inconnue du plus grand nombre; c'est le délégué cantonal. Or, celte autolilé, d'apparence si chélive, se trouve être en réalité la plus indépendante et, par suite, celle qui peut rendre le plus de services à la cause laïque. Choisi presque toujours en dehors des l'onctionnaires, une fois nomme par le Conseil départemental de l'enseignement primaire, pourvu qu'il reste dans la légalité, le délégué cantonal ne relève plus que de sa conscience, et il n'a à craindre ni une disgrâce de l'administration, ni les représailles ou les rancunes de patents ou de citoyens dont il n'est pas Velu.
hit comme il a le droit il'inspecler les écoles publiques et privées, de s'assurer si les leçons de morale sont restées à la surface ou ont pénétré (voir n" 1 du Délégué Cantonal, page ti, ligne 37), vous voyez quel précieux collaborateur peut trouver en lui l'œuvre de la laïcisation effective.
La Laïque ne serait plus à laiciser si le délégué cantonal eût agi dès la première heure. Croye/.-vous, TT.'. CC". FF."., que si, dès le début de la période de laïcisation, chaque délégué cantonal conscient et soucieux de ses devoirs se fût attaché à suivre de très près les leçons de morale des institutrices bigotes, s'il leur eût fait à loccasion les observations nécessaires, si au besoin il eût transmis, avec l'insistance utile, ces observations à qui de droit, croyez-vous, TT.-. ce.'. FF.*., que VAd-mi-nis-tra-tion n'eût pas marché; et croyez-vons qu'il eût fallu plus d'un quart de siècle pour laïciser la laïque? Non, n'est-ce pas?
Le devoir maç.'. actuel est donc de faire bloc autour du délégué cantonal pour le pousser ou le soutenir. — Il n'est jamais trop tard pour réparer une sottise ou une faiblesse. Nous avons eu le tort de laisser l'aire. Ressaisissons-nous! Tâchons de faire entrer le plus possible des nôtres dans les délégations cantonales. Groupons-nous autour du délégué cantonal voisin, rendons-le d'abord conscient de sa lâche, [)uis incitons-le à agir. S'il est l'un des nôtres, la besogne ira toute seule. Dans le cas contraire, il faudra peut-être un peu plusd'insistance, un peu plus la pression du nombre. Mais la lâche n'est pas insurmontable : la libre pensée en a accom-
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pli de plus dilticiles. Ce qui importe, qu'il s'apisse d'un délégué cantonal maç.-. ou d'un prof.*., c'est de faire bloc autour de lui pour le soutenir ou pour le pousser. Il parlera, à roccasion, d'autant plus haut et il seia d'autant mieux écouté qu'il agira au nom d'une collectivité plus iiuiubreuse.
Sutre uryune, journal iln liloc laïque aconstiluer. — L'amliition de nuire journal est précisément d'aider à la réalisation de cette action laïque dans l'Ecole par le Délégué cantonal et par tous les Volontaires de réclucatiou laïque. Ceuxci devront se grouper autour de cette autorité scolaire presque inconnue jusqu'à ce jour et qui, vous venez de le voir, peut exercer la plus heureuse influence sur les destinées de l'enseignement laïque.
Comme nous le disons dans la page 4 du n° 1 du Délégué Cantonal, noire journal n'élanl pas une entreprise commerciale, il ne continuera à paraître que si le nombre de ses abonnés lui permet de faire ses frais.
Pressant appel à nos FF.-, et à tous les libres penseurs. — Nous comptons donc, T.-. C". V.'. et TT.*. CC.". KK.*., que, en raison de son importance sociale, vous voudrez bien encourager notre entreprise et l'aider à se développer, en souscrivant d'urgence (voir page 2 de la couverliire n° 1 du Délégué Cantonal, :
i° Un abonnement pour la bibliolhèquede votre R.-. .\tel.-. (prix : 4 francs) ;
2° Quelques abonnements pour les bibliothèques pédagogiques qui existent dans votre Or.-. : trois abonnements pour(//.r francs; cinq pour quinze ïramcs, ei «i/x pour vingtcinq francs. — (Selon vos préférences, le service du journal leur serait fait de votre part ou d'une façon anonyme. Nous n'insistons pas sur l'excellent moyen de se faire connaître, d'affirmer son existence, que constitue pour les U,.-.le don, aux Kcoles, de, livres ou de publications; ;
3" l^n engageant fortement les délégués cantonaux de votre connaissance à contracter' eux-mêmes un abonnement.
.Nous serons toujours très heureux. T.". C". V.-. et TT.". CC". FF.'., d'insérer toutes les con)municalions des LU.-, et des FF.-, qui voudront collaborer à notre œuvre; et nous \ous prions d'agréer, avec nos remerciements pour la
marque de sympathie que vous no voudrez pas nous refuser, nos plus fraf.". saluî.-..
Jean Uay.ma (A. Nameless)
Laun-at de IMnstitut
de la I..-. Éfiennc-Dolet, Or.-. ilOrléans.
Gaston Perrenot I-e Pic)
de la L.-. L'Étoile de la
Haute-Marne. Or.', de Chaumont
Professeurs à l'Éroie primaire supérieure
de Pithivier.s ^Loiref^.
B. — Propagande maçonmql'e en favecr du Délégué Cantonal
La L. Klienne-Dolet, Or.-. ilOrléans, dans sa tenue du 15 novembre 100"> (E.-. V.-. a voté à l'unanimilé la motion suivante :
« La L.-. Elienne-Doiet,
« Après avoir pris connaissance de la circulaire adressée aux Loges par les FF.-. Dayma et Perrenol et du i*"" numéro du Délégué cantonal.
« Considérant que l'œuvre tentée par ces FI".-, paraît éminemment propre à servir la cause laïque dont la mai;onnerie s'est toujours .«i justement préoccupée,
.< Décide d'inviter les Loges à faire autour de cette œuvre la plus large propagande. »
Le vk.nkrable : Fernand Kabier.
hinoDicrinN.
l.a portée complexe des lois scolaires. — Sollicitude de la Hépublique pour le développement des écoles primaires et des écoles normales. Dpportunilf den e.xaniiner les résultats.. . 2
I . — Ini^énicuses iuitiativesde Jules Ferry pour faire accepter 1 idée d (tblifjatiiui scrdairc — Les caisses dos écoles : les commissions scolaires. — Ahseuce actuelle des caisses des écoles dans plus de la moitié des communes. — Échec partiel de l'institution des conunissions scolaires : témoignages d'après lesquels elles ne fonctionnent pas. témoignages d'ai>rés lesquels elles ne produisent rien. — Projet de réforme des coumiissions scolaires. — La fréquentation scolaire actuelle. — In succès apparent : abaissement sensible, dans les statistiques, du chiflre des illettrés. — La réalité : tristesse de M. l'inspecteur général (la/.es. — L'école buissonnière : chiftres inquiétants. — Ignorance de beaucoup de conscrits non classés comme <■ illettrés».
— Nécessité et bienfaisance du rôle pédagogique de la caserne.
— Le clergé et la fréquentation scolaire : population croissante des écoles libres. — Influence de la personnalité de l'instituteur sur la fréquentation scolaire b
II. — Le « péril primaire »: un article de M. Ferdinand Buisson.
— Les vocations pédagogiques !en France et à l'étranger: témoignage de? statistiques sur la rareté de ces vocations en France. — Décroissance de ces vocations: une monographie relative au Jura. — Principale cause du dépeuplement des écoles normales : la loi du recrutement. — Remède proposé par .M. Aulard : exemption des instituteurs du service militaire. — La '^ manie égalitaire « : les « curés '^ de 1889 et les instituteurs de 1906 22
III Paroles expresses de. Iules I^'erry interdisant â l'instituteur la « politique militante et quotidienne >>. — Inroinpatiliilitefréquente entre lalistentionnisuie |)oIitique des instituteurs et leur subordinal ion aux préfets. — Kchanfjes de serviras entre instituteurs et députés. — I.es conseils de M. Carnaiid: l'abstentionnisiuc répudié; la perspective politique d'un « fleuve de largesses ». — Les amliilions électorales des Amiculrs. — Le gouvernement des instituteurs 30
IV. — Les revendicationsdes instituteurs. — Dépenses croissantes de l'État pour l'amélioration de leui- situation. — Jean Cosfe. de .M. Antonin Laverj^nf. — La foi île la Republique dans l'institiiteiir et la foi de l'instituteur dans la Répiihlique. — Symptômes de lassitude dans le parti républiiain. — Symptômes de révolte dans le personnel scolaire : la grève des œuvres postscolaires; les circulaires électorales: l'état d'esprit des Amicales. — Les Amicales et les syndicats révolutionnaires. — Ce que doivent être les Amicales et ce qu'elles doivent éviter d'être. — Groupements professionnels ou clubs politiques? — Les exigences pécuniaires des Amicales: 44.800.000 francs de pins. Les dépenses budgétaires nécessitées par la loi du 8 juillet l'.*04 supprimant aux congréganistes le droit «l'enseigner : 44.800.000 francs. — Co'incidence exacte entre ces deux cliitTres. — Les intérêts du personnel scolaire sacritics à un <- anticléricalisme •> destructeur m
L'ÉCOLE ET LA PATRIE 1. — Le Passé. — L'Étranger
L uistituteur allemand et les victoires allemandes. — l'réoccupations patriotiques des auteurs des lois scolaires. — L' « esprit militaire et patriotique •> dans l'école : discours de \l. Ferdinand buisson en 1887. — intérêt que présente, au moment de la crise du patriotisme â l'école, l'étude de notre passé scolaire et l'étude de l'enseignementprimaire à l'étranger.. H(t
I. La doctrine de Paul lîert. — L éducation militaire et l'éducatiuii civile. — .\p(dogic du vrai chauvinisme. — Les commissions de léducation militaire et du chant choral. — L'unification des Français dans la religion de la patrie fi.'>
II. — La doctrine de Jules Ferry. — L'instituteur professeur d'exercice- ndiitaires. — Le fusil a l'école. — Le concours entre
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instituteurs sur la question de l'éducation militaire à l'école.
— Les bataillons scolaires 10
III. — L'instruction civique. — M. Compayre et le cosmopolitisme. — Les manuels civiques et le cosmopolitisme : un article lie M. liuutroux. - Les livres de pri\. — Hécits et j:ravurcs patriotiques l.'i
IV. — Rôle patriotique assigné à l'instituteur : un article de (Charles Bigot. — Un instituteur professeur de gloire française.
— Caractère patriotique de l'enseignement historique à l'école primaire. — Le culte « laïque» de Jeanne d'Arc— Les lectures patriotiques pour adultes. — L' « emphase » du patriotisme : ua mot de .M. Lavisse V.)
\. — L'enseignement primaire ."i l'étranger. — L'Allemagne; la Heihnatkunde. — L'éducation liistorique du petit Allemand. — La poésie patriotique allemande. — Les résolutions patriotiques des Congres des instituteurs allemands. — Le pangermanisme et l'école allemande. — Un beau mot du pédagogue Herbart 86
\ I. — L'école japonaise : caractère nationaliste de son enseignement. — L'école anglaise : initiatives de M.M. Bryce et Forster.
— Le drapeau anglais ù l'école. — L'école américaine et l'Impérialisme. — L'unification nationale par l'école américaine 96
Vil. — L'école primaire servante du vouloir-vivre national. — Trois conséquences : 1" impossibilité absolue pour l'école, si elle veut demeurer nationale, de servir les intérêts d'un parti ; 2° nécessité d'une collaboration dévouée de l'école avec l'armée; 3» obligation pour l'école de se complaire dans une certaine partialité pour la patrie iO;j
U. — La crise actuelle
Les évolutions de l'école à l'endroit de l'idée de patrie : témoignage de M. Devinât. — Jugement de M. Georges Leygues sur la crise du patriotisme à l'école 112
l. — De 1886 à 1900. — Réplique des instituteurs de la Seine, en 1S86, aux avances pacifistes de .M. Molkenboei'. — Prédications pacifistes de M. l'inspecteur général .Marlel eu 1900. —
Trausformatitin de l'eiiseigneinent historique à l'école primaire.
— Les projections « pacilistes » pour a-uvres post-scolaires. — Le pacifisme à l'école : livres île lecture, gravures, bons points.
— Les Amicales et le pacilisme. — Les illusions de la pressipéilagiigitpie en nialitre internationale 111
II. — Le conranl paciliste dans l'enseignemenl primaire : M.. Iules Payot. — Le «surhomme» primaire. — La façon de patriotisme que préconise M. Jules Payot. — Le patriotisme de .M. (ieorgcs Leygues et les objections de M. Jules Payol. — 1/liostilité contre la politique coloniale. — Critiques contre l.i « superstition ilu kilomètre carré ». — Éducation de régoïsme pur la pi'dagogie paciliste. — Suggestions pacifistes de .M. Jules Payot à 1 adresse des ménages ouvriers et ilcs <> marchands de fromages». — KHaccment de l'idée dhoimeur national.. . 1"2"
III. — l>e courant révolutionnaire dans l'enseignement primaire : M. Gustave Hervé. — Analyse i\e<^ idées de .M. Ilervt sur la patrie. — Sa clientèle : quatorze mille instituteurs. — L'Avenir scu/airr, organe de la Ligne inleriiutiunitle des inslituleui's socialisles. — Les résultats de la propagande de M. Hervé. — Attaques intéressées de la presse pédagogique contre le budget, de la guerre. — Les instituteurs de la Drôme et leur rêve d'un « lleuve d'or '^ l.'iS
IV. — Un concours delà. Petite liépuOlique en \'ue ile la mise à l'index des livres scolaires suspects de chauvinisme. — La présidence de M. Uuisosn : ses allégations successives et contradictoires au sujet de cette présidence. — Les <^ empoisonneurs > dénoncés et condamnés : Paul Bert, Burdeau, Charles Bigot, M.\l. Charles Dupuy, Compayré, Jost, Kmile Lavisse. .Mabilleau. -Marinontel, .\!é/.ières. — Le lion IHeu laïi/ue: adhésion puhliipie de M. Buisson. — Les Amica/es : autres dennnciation^. — l. Ilisloin' itr France de M. Hervé. — Le courant anlipatrioticpie et les maisons de librairie scolaire : l'incident de M""^ Paul Berl UT
V. — Fondation de Vi'tiion îles insliluleurs laïques patriotes (mars tllOi). — Riposte du (Congrès nlniois de la paix ; vote en faveur des soldats refractaires. — l/intcrpellation île .M. (Irosjean (juin 190'») : un vote patriotique de la l^liamhre. — La riposte des M//(/c«/e.s' aux déclarai ions de W. (Hiaumié. — llevanche des instituteurs pacilistes : échec de .M. Comte au Conseil superifur de l'Instruction publique. — Beprésailles successives du pacilismc : 1" vtde du congrus socialiste contre l'enseignement du patriotisme à l'école; 2" discussions au Cimgrés de la /./'/i/c lie riùiseif/nenienl sur la présence des mots : l'ar l'épée, dans l'en-téte des imprimés de la l.i'jue, et suppression de cet entête l^S
\l. — Dfiix prot«^stations patriotiques (190;i : M. le génf-ral de NY-griiT ; M. Honé Goblet. — La crise extérieure de mai 1905. — Résipiscence des journaux pédagOf;iqucs. — Ln aote de M. Bienvenu-Martin : rexclusion du livre de M. Hervé. — Alarmes de M. Sigismond Lacroix au sujet des sympathies du personnel scolaire pour M. Hervé 169
Yll. — Le Congrès lillois des Ainicalet (août 1905). — La nominalion du bureau et les manifestations contre M. Bocquillon : portée exacte de ces incidents. — Discussions sur renseignement de l'histoire. — L'histoire doit-elle servir à la « culture des sentiments » ? — Opinion affirmative de M. Devinai; opinion négative du Congrès. — Attitude des congressistes lillois à Icndroil du patriotisme. — Echec du projet «le déclaration de M. Devinât. — Caractère limitatif de la fornmle patriotique votée. — Critique de cette formule. — Coïncidence entre l'épanouissement des divers impérialismes nationaux et les prédications antimilitaristes des instituteurs — L'n discours de .M. Milliard sur la crise du patriotisme. — La crise à la fin de I9C.5 : les « conscients » et les « inconscients» m
L'ÉCOLE ET DIEU
I. — Dieu et les lois scolaires. — Les programmes de ^L Janet.
— <( Quel Dieu ?» (Jules Ferry). — Protestation de M. Buisson contre le mot d'école sans Dieu. — L'idée de Dieu n'était pas donnée comme le fondement de la morale. — Place insignifiante de ridée de Dieu dans notre établissement scolaire : témoignages de Félix Pécaut, d'.Vuguste Sabatier. de M. Devinât. 193
II. — Mouvement récent contre le déisme dans l'école. — Les manifestations des Amicales. — L'expulsion des livres déistes.
— La philosophie actuelle de la Ligue de l'En^eigneinenf. — La morale réduite aux opinions radicales socialistes: douloureuses critiques de M. Darlu. — Attaques contre les concessions faites par Jules P'erry au déisme. — Labrochure de M.Alfred Moulet. — L'existence de Dieu soumise à la «raison majeure» des écoliers — La loi de la raison à l'école 199
III. — Conséquence de ce mouvement : disgrâce de l'idée de neutralité confessionnelle. — Déclarations des instituteurs de la Seine contre la neutralité. — La théorie de !'« enseignement critique ». — Disgrâce des instituteurs imbus de croyances
(■onfes<ionnt'll(>s. — L'idéal do lécolp future, d'jiprès M. Moii-
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