‹ L'école d'aujourd'huiChapitre 48 sur 113 · Paix par le hroil. 190.1. p · texte numérisé non relu

Paix par le hroil. 190.1. p

'A. Voir l'arliclc de M"" OdeUe Lapuerre dan< les Annules de la jeiirii'.ise laïque, juiliel 1904, p. 49.

Brisons fusils, brisons canons.

Ainfions-nous par delà les monts '.

Le poèlt.'priinain;, iuterjxîllaiit tous les peuples, les convie, qu'ils soient Slaves, Germains ou Francs, à venir au banquet de la paix. Précisément un banquet se tient à Paris, dans lequel la Paix doit être célébrée : les instituteurs et institutrices de la Seine s'y font tout de suite représenter par un convive et par un toast ; ils promettent de « façonner le cerveau et le cœur des ii,énérations futures » pour « d'autres revanches plus lucratives, plus dignt's de la France, plus nobles que celles de la guerre » ; et dans une phrase que nousnenous chargeons pasd'expliquer, ils déclarent « abandonner de leur enseignement tout ce qu'ils ont jugé susceptible d'éveiller les instincts de combativité en faveur de la force brutale- ». De jour en jour les horizons s'élargissent, les rêves s'exaltent : sans espérer d'ailleurs un résultat immédiat, un collaborateur du Journal ries Instituteurs projette un rendez-vous entre les éducateurs de toutes les nations : il voudrait leur

1. Bulletin de l'Amicale de l'Oise, mars 1904. A côté de cet lli/mne des Amicales, de M. Tabary, on trouve, dans le mèuie bulletin, une chanson intitulée : Vive Varinée ! signée de Herniin Dubus, instituteur-adjoint ù Marissei : le poète signifie à l'armée : « Tes canons m'empêchent de boire au progrés », et s'écrie ironiquement : *v Vive l'armée! Le riche a besoin deUingots contre les purotains. »

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