‹ L'école d'aujourd'huiChapitre 5 sur 113 · Volunie, 4 novembre 1905, p · texte numérisé non relu

Volunie, 4 novembre 1905, p

PRliFACli XI

tiouse des méthodes de recherche enseignées à l'Ecole normale supérieure entre 1888 et 1892.

M. Payot, lorsqu'on lui objecte des textes et des laits, ne s'occupe point do contester ou de réfuter, il n'aime point porter le débat devant le public. 11 raconte avec aisance qu'ayant interrogé sa conscience, il a jugé ces objections indignes de le faire rélléchir'. Gela suflit, M. Payot croit avoir répondu.

M. Ferdinand Buisson, lui, ne se lasse pas de répondre. Sa façon de paraître vaincre, c'est de ne jamais laisser à l'interlocuteur que l'avant-dernier mot. Soyez galant en dialectique, laissez-lui le dernier mot: vous n'aurez, j'en suis sûr, qu'à feuilleter ses écrits ou discours antérieurs pour prier cet esprit ondoyant et divers de se mettre d'accord avec lui-môme ; et c'est ainsi que le dernier mot de M. Buisson n'est jamais que le premier motd'unediscussionnouvelle. Dans le Temps, depuis un ou deux ans, une main de velours, parfois un peu racheuse, s'amuse à tâter, tour à tour, l'une et « l'autre face » de M. Buisson ♦; de quelque façon qu'on les adapte l'une à l'autre, il serait malaisé d'en tirer une photographie composite un peu présentable. Lorsqu'à M. Buisson l'on objecte M. Buisson lui-même, l'uu et l'autre sont au rouet,

1. Ce n'est pas apparemment l'avis de M. le pasteur Louis Comte, de Saint-Etienne, qui, dans /e Relèvement social du ■15 janvier 1906, a ouvert une enquête au sujet du « péril primaire » signalé par la Revue des Deu.r Mondes.

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