‹ L'école de J Volumes 1 and 2Chapitre 22 sur 71 · JÉSUS-CHRIST, VOIE, VÉRITÉ ET VIE · texte numérisé non relu

JÉSUS-CHRIST, VOIE, VÉRITÉ ET VIE

Vous avez dit : Je suis la voie, la vérité , et la vie ' .

Quelles paroles! que le sens qu'elles renferment est profond ! Donnez-moi de les entendre selon ma capacité et mon besoin,

« JiiAs, xiy, 6.

JÉSUS-CTir.TST, VOIE, VÉRITÉ ET V[E. 13

Avant votre venue, tout le jjenre liuniain, à l'exception d'une seule nation, livré à ses sens et à la corruption de son cœur, s'égarait dans ses propres voies. A chaque pas, il s'éloignait de plus en plus de la vérité, et le mensonge qu'il suivait en aveugle le précipitait dans la mort éternelle. De là l'idolâtrie, de la les faux systèmes de la philosophie, de là le règne de tous les vices. Vous avez paru sur la terre, et vous vous êtes annoncé par vos discours et par vos actions comme le législateur et le docteur des hommes, comme étant vous-même la Voie par laquelle il faut marcher, la règle unique qu'il faut suivre. Vous avez parlé avec une autorité qui n'appartient qu'à un Dieu fait homme, et vous avez prouvé votre Divinité par une foule de miracles éclatants et de prédictions qui ont eu ieur accomplissement. Vous avez dissipé l'erreur et le mensonge, montrant aux hommes dans votre divine personne la Vérité éternelle, la vérité par essence, la seule qu'il leur importe de connaître pour leur bonheur, d'où partent et où aboutissent toutes les autres. Vous avez rappelé par votre grâce les âmes à la véritable Vie qui n'est autre que VousiTiême, et qu'on ne peut posséder que par l'unioii avec Vous.

Le bonheur est la vie de l'âme, comme le malheur est sa mort. Le bonheur est la possession du souverain bien, comme le malheur est la privation de ce même bien, qu'aucune autre jouissance ne saurait remplacer. Parce que vous êtes Dieu, vous êtes donc le souverain bien, et le bonheur, et la vie de l'âme. Mais rien n'est réel, rien n'est vrai que le bien, et le souverain bien est souverainement vrai.

Gomme Dieu, et comme souverain bien, vous êtes

donc encore la souveraine vérité, la source ainsi que le terme de toute vérité.

La vérité! nous la cherchons tous, nous la désirons tous, comme nous désirons et cherchons le bonheur, qui n'est qu'en elle. Mais nous ignorons la voie qui conduit à l'un et à l'autre; et nous l'ignorerions encore, si vous ne vous étiez fait homme, pour devenir vousmême par votre doctrine, par vos exemples, par les lumières et les grâces intérieures que vous nous communiquez, la voie qui conduit à la vérité et à la vie, c'est-à-dire à l'éternelle possession de votre Divinité. Ainsi, nous devons tout à votre sainte humanité, et sans elle, l'erreur et la mort proprement dite, la mort de l'àme, seraient pour toujours notre partage.

Hélas! Seigneur! un si grand bienfait sera-t-il donc inutile pour moi? Et, au lieu de servir à mon bonheur, tournera- t-il à ma perte par le mépris ou l'abus que j'en aurai fait? Si vous êtes la voie, si l'on ne peut parvenir au Père et au royaume céleste que par vous, pourquoi jusqu'ici ne suis-je pas entré dans cette voie, en suivant vos leçons et vos exemples, et en correspondant à vos grâces? Ou pourquoi m'en suis-je écarté après y être entré? Pourquoi y marché-je avec tant de lâcheté, tant de répugnance, comme si une force étrangère m'y traînait? Pourquoi m'arrêté-je, ou fais-je des chutes à tout instant? Si vous êtes la vérité, pourquoi mon cœur qui est fait pour la vérité, qui au fond n'aime et ne désire que la vérité, ne vous embrasse-t-il pas, ne s'attache-t-il pas inséparablement à vous? Si vous êtes la vie, si mon âme ne peut avoir de paix, de joie, de félicité que par vous et en vous, pourquoi ne yais-je pas puiser sans cesse à cette source de vie? Pour-

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