TRAITÉ COMME J ÉSUS -CHRIST
S'il est dans la morale chrétienne un point qui révolte, et avec lequel on a une peine infinie à se familiariser, c'est celui qui nous annonce que nous serons un objet de mépris et de haine, de calomnie et de persécution, si nous faisons une profession ouverte de ne point rougir de l'Évangile et de le pratiquer aussi parfaitement que nous pouvons.
Nous sommes assez préparés à souffrir un pareil traitement de la part des infidèles et des hérétiques, des incrédules et des libertins. Mais qu'il nous faille avoir encore pour ennemis secrets, ou déclarés, ceux qui s'honorent, ainsi que nous, d'appartenir à Jésus-Christ, qui sont partisans zélés de la piété, et même de la haute dévotion : voilà ce que nous avons peine à concevoir, et encore plus à supporter dans l'occasion.
Cependant, c'est à quoi nous devons nous attendre, sans espérer, ni même désirer, être plus épargnés que ne l'a été Jésus-Christ. Il l'a prédit formellement, et plus d'une fois, dans son Évangile. Le disciple, dit-iP, n est pas au-dessus du maîtrej ni le serviteur au-dessus de celui qui lui commande. S'ils ont appelé Béelzébud le père de famille , combien plutôt donneront-ils ce ?2om à ceux de sa maison? Et ailleurs, parlant à ses Apôtres* : Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a pris en haine avant vous. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront de même.
^Matth., X, 24.
i Jkan, XV, 18, 20.
Nous lisons tous les jours ces prédictions comme si elles ne nous regardaient pas, et qu'elles nous fussent étrangères. Néanmoins, elles s'adressent à chacun de nous, et si nous ne pensons pas à nous les appliquer, c'est que nous oublions l'indispensable nécessité où est tout chrétien de marcher sur les traces de Jésus-Christ, et de passer par les mêmes épreuves, plus ou moins, selon les desseins de Dieu. Rien de ce qui pourra nous arriver, en suivant fidèlement ses maximes, ne nous étonnera, si nous sommes intimement persuadés qu'il est la loi, la règle, l'exemplaire unique, sur lequel doit être formé tout chrétien Ne perdons jamais de vue ce grand principe, et nous ne trouverons plus rien d'étrange dans les événements les plus fâcheux auxquels la pratique de la vertu nous exposera.
Quels furent parmi les Juifs ceux qui se déclarèrent contre le Sauveur?
En général, ce ne fut pas le peuple. Tout grossier qu'il était, il l'ccoutait avec admiration, et bénissait Dieu; il le suivait en foule jusques dans les lieux déserts, oubliant le soin de sa subsistance. L'animosité qu'il montra contre lui, au moment de sa passion, fut l'effet d'une impulsion étrangère. Les vrais ennemis de Jésus- Christ furent les prêtres et les docteurs de la Loi; ce fut la secte des Pharisiens, ainsi nommés parce qu'ils se séparaient et se distinguaient du commun par une pratique plus exacte des observances légales; c'est-à-dire : ce fut ce qu'il y avait dans Jérusalem et dans toute la Judée de plus savant et de plus saint, du moins à l'extérieur.
Et par où Jésus-Christ s'attira-t-il leur haine? Qui le croirait? par l'éminence de sa doctrine, qui, sans
porter atteinte à ce qu'enseignait la Loi, y ajoutait une nouvelle perfection ; par sa sainteté personnelle, d'autant plus grande, qu'elle était plus intérieure, plus simple, plus éloignée de toute affectation ; par la force invincible de la vérité, qui éclatait dans toutes ses paroles, et qui confondait ses adversaires; par la grandeur et l'évidence de ses miracles , qui rendaient témoignage à sa mission et à sa prédication.
Ainsi Jésus- Christ s'est rendu odieux et méconnaissable en qualité de Messie, à ceux qui en attendaient la venue prochaine, par les traits mêmes qui, selon l'Écriture, doivent caractériser le Messie, et par tout ce qui portait visiblement en lui l'empreinte de la Divinité.
Mais quelle fut, dans les Scribes et les Pharisiens, la cause d'une aversion si violente et si injuste?
C'est que leur piété n'était qu'hypocrisie, et que, sous de beaux dehors, ils cachaient toutes sortes de vices, l'ambition, l'intérêt, l'esprit de domination, la jalousie. Or, la morale de Jésus-Christ et sa conduite étaient une condamnation expresse de ces vices. Il se voyait obligé d'ouvrir les yeux au peuple sur ces faux docteurs qui le séduisaient. Eux-mêmes le forçaient à les démasquer, par les reproches injustes qu'ils lui faisaient, par les questions insidieuses qu'ils lui proposaient, et dans lesquelles ils se trouvaient pris, tandis qu'ils avaient espéré le surprendre. En un mot, la vérité qu'il annonçait hautement ne lui permettait pas de ménager des hommes qui s'en déclaraient les ennemis, qui décriaient sa personne, qui calomniaient ses miracles, jusqu'à les attribuer au démon, qui mettaient tout en œuvre pour prévenir le peuple contre lui, et empêcher qu'il ne le reconnût pour le Messie,
Si Jésus-Christ est le modèle des chrétiens en toutCvS choses, j'ose assurer qu'il l'est, et qu'il veut l'être spécialement en ce point.
Son intention n'est pas sans doute que, parmi ceux qui croient, ou disent croire en lui, il y ait des hypocrites, des amhitieux, des envieux, des hommes enfin tels que les Scribes et les Pharisiens. Mais, par une suite de la corruption humaine, il y en a toujours eu, et il y en aura toujours dans l'Église; et, tant que cette ivraie se trouvera mêlée avec le bon grain , la piété sincère et solide sera en butte à la calomnie et aux persécutions.
Bien plus, sans supposer des passions aussi violentes et aussi criminelles que celles qui animèrent les Juifs contre le Sauveur, partout où l'amour-propre entrera et dominera plus ou moins dans la dévotion, non-seulement il rendra imparfaits et vicieux ceux qui en seront ])0ssédés, mais il en fera autant d'ennemis secrets de ceux qui aspirent à aimer Dieu purement, et qui, sous la direction de la grâce, tendent avec simplicité et avec droiture à la perfection évangélique. Cette aversion que l'on cache tant qu'on peut à soi-même et aux autres, parce qu'on en sent toute l'injustice, ne se porte pas communément à de grands excès; mais elle entretient dans le cœur une disposition maligne, qui donne ua mauvais tour aux choses les plus innocentes.
Rien n'est plus ordinaire entre les personnes pieuses qui vivent ensemble, soit dans le monde, soit dans les communautés religieuses ; et telle est la principale source des antipathies, des froideurs, des discussions, des jugements téméraires, des critiques et des médisances tant reprochées aux dévots d'un certain caractère. Pour être à l'abri de leur censure, de leurs aigreurs, de leurs contradictions, il faut leur ressembler, ou, ce qui souvent
n'est pas possible, n'avoir aucun rapport avec eux, et leur dérober entièrement la connaissance de nos sentiments et de notre conduite en tout ce qui concerne la piété.
Mais les plus exposés à l'envie et à la malignité publique sont ceux qui, par vocation et par état, instruisent les fidèles des vérités du salut, les dirigevit dans les voies de la grâce, et, sans négliger leur propre sanctification, travaillent de tout leur pouvoir à celle du procbain. Plus la manière de penser et de vivre de ces ministres saints approche de celle de Jésus-Christ, plus leur doctrine est conforme à la sienne, plus ils s'étudient à exprimer ce divin modèle en eux-mêmes et dans les autres, plus aussi leurs concurrents et leurs rivaux, soit dans la carrière de la prédication, soit dans celle de la direction, s'attachent à les décrier sourdement, à les surprendre dans leurs paroles, comme faisaient les Pharisiens à l'égard du Sauveur, à dénaturer leur enseignement par de fausses interprétations, à affaiblir, à noircir même leur réputation, à ébranler la confiance qu'on a en eux, à inspirer enfin de l'éloignement pour eux aux âmes qui témoignent estimer leurs discours, leurs écrits, leur manière de conduire. N'est-ce pas là surtout ce qui, en différents temps, a prévenu et soulevé tant de personnes contre la vie intérieure et les voies d'oraison? Il suffît que dans vos sermons, ou dans vos livres, au tribunal delà pénitence, dans vos conversations, ou dans vos lettres, vous parliez de l'oraison, de la mortification du cœur, de la fidélité aux inspirations célestes; que vous appreniez à renoncer à sa propre conduite, pour se livrer à celle du Saint-Esprit; à s'appliquer au recueillement et à l'exercice de la présence de Dieu; à donner la préférence aux pratiques
intérieures sur les extérieures; à se tenir dans le silence à la prière, et à écouter le Maître qui paile au cœur; il suffit, dis-je , que votre doctrine sur tous ces points transpire au dehors, et qu'on sache qu'elle vous sert de règle dans la direction des âmes, pour vous attirer une foule de censeurs qui murmureront entre eux, qui vous condamneront, et vous accuseront de vous écarter des routes communes, pour en suivre d'extraordinaires.
Parmi ces censeurs, les uns sont savants, mais non deia. science de Dieu; les autres, médiocrement instruits, ne connaissent qu'une certaine méthode, à laquelle ils voudraient assujettir tous les directeurs et tous les pénitents. Les uns et les autres blasphèment ce qu'ils ignorent, et réprouvent ce qu'ils n'entendent pas, comme si leur intelligence était la mesure des opérations de Dieu dans les cœurs, et que la grâce qui, suivant saint Paul, prend tant de formes différentes, n'eût point d'autre marche que celle dont ils ont l'idée.
Au reste, quelque attention que vous apportiez à discerner dans ces matières délicates le vrai du faux, ce qui est assuré de ce qui est dangereux, ce qui est solide de ce qui n'est qu'illusion, ce qui vient de la grâce de ce qui vient de la nature ou du démon, vos paroles seront prises à contre-sens, et, soit ignorance, soit malignité, on vous fera dire ce que vous ne dites pas, ou même le contraire de ce que vous dites. En vain vous autoriserez-vous des ouvrages les plus généralement approuvés, de l'Imitation de Jésus-Christ, livre plus profond et plus intérieur qu'on ne pense, des écrits d'une Catherine de Gênes, d'un François de Sales, d'une Thérèse, d'un Jean de la Croix; en vain monlrerez-vous les fondements de votre doctrine dans les propres paroles de Jésus-Christ et des Apôtres, et les appliquerez-vous
dans le sens le plus naturel et le plus littéral; en vain vous appuierez-vous de l'expérience des Saints, et de ce qu'on sait par des voies non suspectes touchant leur état d'oraison, leurs tentations, et les épreuves par lesquelles ils ont passé : tout cela ne vous justifiera pas, et n'arrêtera pas les funestes efl^ts de la prévention.
Quel parti prendre en ces différentes conjonctures?
Renoncerez-vous à la piété, parce que le monde s'en déclare l'ennemi? Et, pour avoir la paix avec lui, deviendrez-vous impie et libertin comme lui?
Renoncerez-x'ous à la perfection, parce que vous vivez au milieu de personnes imparfaites qui ne connaissent pas, ou qui ne veulent pas connaître la nature et les principes de la vraie dévotion, et qui se font un plan de vie aisée, ou qui se gouvernent suivant leur imagination, leur caractère, leur amour-propre?
Renoncerez-vous à la vie intérieure, à laquelle Dieu vous appelle, et où vous avez déjà fait quelques progrès, parce qu'une foule de chrétiens sont prévenus contre elle, et que la plupart, refusan t par lâcheté de l'embrasser, dierchent à s'excuser, où même à se justifier en la décriant?
Renoncerez-vous à en inspirer l'estime et le goût aux autres, à seconder en eux l'attrait de la grâce, à établir le règne de Dieu dans les âmes, à procurer sa gloire et leur sainteté, parce que vous courez risque par là d'être confondu avec les faux mystiques, de passer pour un homme qui s'écarte des chemins battus et qui donne dans le travers et l'illusion?
Hélas! où en êtes-vous, si vous craignez de ressembler à votre Maître? Ne vous a-t-il pas prévenu de ce qui devait vous arriver? Ne vous a-t-il pas fait voir
en sa personne à quoi vous deviez vous attendre? N'a-t-il pas été la victime de la doctrine qu'il a enseignée, de la vertu qu'il a pratiquée? Ignorait-il ce qui se passait dans le' cœur de ses ennemis, la jalousie dont ils étaient animés contre lui, et les excès auxquels cette passion devait les pousser? En a-t-il eu moins de zèle pour la gloire de son Père? En a-t-il moins travaillé, même aux dépens de sa réputation et de sa vie, à établir par ses discours les principes de la véritable sainteté, et à se montrer dans sa personne le modèle le plus accompli? Aspirez à faire de même, ou renoncez à vous dire chrétien. Il n'y a point ici de milieu : l'amourpropre seul vous en fait imaginer un, et malheur à vous, .vi vous croyez l'avoir trouvé. Prenez donc généreusement votre parti. IMalgré ce que les hommes diront ou feront contre vous, soyez dans votre état ce que vous devez être, et ce que Dieu veut que vous soyez. Que p?.ut-il vous arriver de plus heureux et de plus glorieux, que d'être traité comme Jésus-Glirist? Tout Dieu qu'il est, il s'est abaissé à être votre Maître, et il ne vous a rien enseigné dont il ne vous ait donné l'exemple. N'at-il pas de toute manière le droit de vous dire que le disciple ne doit pas être au-dessus de son Maître, ni {)rétendre être dispensé de la loi que son Maître a voulu subir?
Écoutez cette leçon, gravez-la dans votre cœur, rappelez-vous-la dans le besoin , et servez-vous-en pour vous soutenir.
Vous trouvez étrange que la vertu soit calomniée et persécutée, et vous me demandez pourquoi la chose doit être ainsi. Je vous réponds que c'est un grand mystère, dont vous n'aurez la pleine explication que dans l'autre vie; qu'il vous suffit, en attendant, de savoir que, par
un conseil arrêté de Dieu, Ja vertu a été ainsi traitée dans Jésus-Christ, et dans les saints, soit de l'Ancien, soit du Nouveau Testament, qui ont le plus parfaitement figuré ou exprimé Jésus-Christ. Il ne vous faut point ici-bas d'autre raison que celle-là; et, si elle ne satisfait pas votre esprit et votre cœur, nulle autre raison ne vous contentera.
J'ajoute néanmoins que le sort de la vertu sur la terre est une conséquence de ce que Dieu permet le péché, et il n'y a rien en cela qui blesse les attributs de Dieu, qui préjudicie en rien à sa gloire, ou qui nous soit nuisible si ce n'est par notre faute; que c'est parce que Jésus-Christ est venu pour expier le péché, qu'il a éprouvé la haine et la malédiction du monde; que le monde, selon l'expression de saint Jean, n'étant que malignité, et se complaisant dans le péché, il ne peut pas ne point se déchaîner contre ceux qui ont le péché en horreur, et qui s'efforcent de détruire son empire; que les épreuves attachées à la vertu, l'exercent, la purifient; que serait-elle, en effet, si elle necoûtaitni efforts, ni sacrifices; si elle était toujours applaudie, toujours honorée; si elle n'essuyait jamais la moindre contradiction? enfin, que dans l'état d'innocence, l'homme eût pratiqué le bien, sans y trouver aucun obstacle, ni dans son fonds, ni de la part de ses semblables ; mais que, depuis qu'il est devenu pécheur, pour être vertueux, il faut qu'il lutte contre lui-même, et contre les autres.
C'est une chose bien triste, direz-vous encore, que pour acquérir l'amitié de Dieu, il faille s'exposer à perdre celle des hommes. A la bonne heure; mais, puisqu'il faut opter, y a-t-il à balancer? Si je cherchais à plaire aux. hommes, dit saint Paul,ye ne serais pas
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serviteur de Jésus-Christ\ D'ailleurs, les hommes dont il s'agit ne méritent pas qu'on recherche leur amitié, et, loin d'être un bien, cette amitié est un très-grand mal, quand, pour l'obtenir, il faut lui sacrifier la vertu.
Ainsi, contentez- vous de l'estime du petit nombre de chrétiens qui pensent comme vous, et qui préfèrent l'intérêt de Dieu à tout autre intérêt. Contentez- vous, dans le mépris et le mauvais traitement que vous avez à souffrir, d'avoir Jésus-Christ pour témoin, pour juge et pour rémunérateur; vous partagerez sa gloire, si vous partagez ses opprobres. Les opprobres passeront; ia gloire subsistera éternellement. Endurés pour l'amour de Jésus- Christ, les opprobres seront pour vous une matière abondante de consolation, comme saint Paul l'atteste de luimême ; vous les porterez avec résignation, ensuite avec joie, et vous finirez par vous en glorifier.
Le goût de la croix est une faveur que Dieu accorde aux âmes qui l'ont généreusement embrassée; et ce goût est tel qu'elles le mettent au-dessus de toutes les d 'lices du ciel.
0 mon Sauveur! que je suis éloigné d'avoir ce goût de la croix, que vous avez préféré aux joies ineffables dues à votre Humanité sainte en vertu de son union avec le Verbe! Je crains le mépris; je crains \t& calomnies; je crains les persécutions; c'est-à-dire que je crains d'être votre disciple, et de pratiquer la grande leçon que vous m'avez donnée. Néanmoins, tant que cette crainte me dominera, tant qu'elle m'arrêtera, et m'empêchera de me déclarer hautement pour être à vous, je ne méri-
' Galat.y I, 10.
terai pas de porter le nom de chrétien; je n serai qu'un lâche soldat, aussi indigne qu'incapable de combattre sous vos enseignes; le monde me fera peur; je n'aurai point le courage de lui résister; et la moindre menace de sa part me mettra en fuite.
Je ne sens que trop que ma faiblesse est extrême. Un regard, un sourire, une raillerie me déconcertent. En combien de rencontres n'ai-je pas résisté à la grâce et à ma conscience, pour ne pas déplaire au monde ! Que de ménagements, que d'adoucissemenls, que de plans de dévotions n'ai-je pas imaginés pour m'accommoder aux préjugés du monde, et me soustraire à ses censures! Qu'y ai-je gagné? Rien. Plus je lui ai accordé, plus il a exigé. En voulant éviter sa haine, je me suis exposé à ses mépris; car il a méprisé ceux qui le craignent. Je n'en ai pas fait assez pour lui plaire, et je n'en ai que Irop fait pour vous offenser. Vil esclave du respect Immain, je n'ai goûté ni les plaisirs du vice, ni les consolations de la vertu.
Ayez pitié de moi. Seigneur! et pardonnez-moi! Après m'avoir.fait sentir toute l'indignité de ma conduite, apprenez-moi à mépriser le monde avec ses ennemis, puisqu'il a été le vôtre, et à mettre ici-bas mon bonheur à être traité par lui comme vous l'avez été vous-même. Ainsi soit-il!